billet d'humeur
Le silence
Le hasard est parfois bien curieux,
Pensez que ce matin, au moment de tourner le volet de mon éphéméride, je découvre :
« Le silence est un ami qui ne trahit jamais »
Alors, replantons le décor.
Il est presque trois heures du matin.
La chaleur est accablante .
Je décide de me lever pour boire.
Et me promenant dans la maison aux seules lueurs émises par les LEDs des différents appareils électroniques, j’aperçois soudain une petite lumière bleue au coin supérieur gauche de mon smartphone.
J’appuie sur un des boutons, et l’écran m’affiche :
Alerte canicule.
Ah ! comme si je ne m’en étais pas encore rendu compte.
Et puis un pictogramme annonçant l’arrivée d’un mail. Que j’ouvre.
Là, acceptez que je taise, du moins provisoirement, sa teneur ainsi que le nom de son auteure.
Je lis, je relis.
Mais d’une lecture intérieure, en silence.
Pas un seul mouvement des lèvres, aucune vibration des muscles phonateurs.
Et pourtant, j’entends ces paroles. Avec leur courbe mélodique, les pauses, les reprises…
Comme un morceau de musique.
Je décide alors de m’installer assis sur le pas de la porte.
Les deux coudes plantés sur les genoux… le menton calé entre les deux mains… et je savoure.
Je savoure la (relative) fraîcheur de la nuit.
Je savoure le silence. Un silence quasi parfait. Pas un bruit audible.
Soulevant légèrement le menton, j’observe le ciel, peuplé d’une myriade d’étoiles. Certaines semblent me faire un clin d’oeil.
Pas un souffle.
Il me semble pourtant pressentir l’arrivée d’une faible risée.
Apparaissant du fin fond de la nuit, le bruissement imperceptible des feuilles au bout du bosquet… qui approche lentement, avec retenue.
Et petit à petit, dans ma tête, arrivent les premières notes. Timidement...
"Dans les steppes de l'Asie Centrale"
Puis mon visage se trouve soudain touché par une douce caresse. Qui s’estompe peu à peu.
Comme la musique de Borodine, se terminant par une longue note tenue. Et qui disparaît dans le lointain.
Combien de temps suis-je resté ainsi dans cet océan de silence ?
J’ai fini par me recoucher.
Mais dans ma tête, tournaient encore et encore quelques musiques.
Dont la sonate Arpeggione de Schubert…
Sans doute en rapport avec le mail que je venais de découvrir, rédigé par une violoncelliste.
Les premiers trilles d’oiseaux me sont parvenus vers 5 heures du matin.
Suivis quelques dizaines de minutes plus tard par les criaillements d’un coq à la voix éraillée.
Puis les tourterelles ont entamé leurs roucoulades…
Et le sommeil a fini par me rattraper, en silence.
Insidieusement...
Choucas des villes, Lapins des champs
Suite à mon billet de la veille, où je vous narrais les aventures de mes corvidés, j'ai reçu quelques commentaires, dont celui-ci:
"Ces corvidés ce sont des choucas reconnaissables à leur relative petite taille et à leur tête grise. Je les subis depuis plusieurs années dans les grands arbres et je fais tout pour les chasser plus loin. Aurais-je réussi ???? Signé: R.M."
Ce à quoi j'ai répondu: "Merci du renseignement. Quoi qu'il en soit, je leur ai balancé une pancarte sur laquelle j'ai écrit:"Veuillez avoir l'obligeance de retourner chez R.M...!"
Reste à savoir si ces volatiles savent lire...
Je verrai bien comment ils se comporteront suite à mon message."
Et puis ce matin, petit-déjeunant à nouveau sur mon balcon, j'ai eu tout loisir d'admirer les alentours.
Les choucas braillaient encore; certains revenaient vers le bosquet sur ma droite avec une cerise dans le bec.
Et puis, dans le pré en pente situé sur ma gauche... alors que je lorgnais ces "gueulards" semblant picorer dans l'herbe...
Des lapins sauvages!
Cohabitation parfois pacifique. Mais si Jules Renard définissait l'âne comme un lapin devenu grand, mes ânes devenus petits semblaient fuir la proximité des corvidés.
Bien que pas du tout intéressés par la même nourriture, les choucas semblaient vouloir varier leur alimentation fruitière en y adjoignant des vers ou des insectes... voire de petits rongeurs?
N'avez-vous déjà pas oublié que je vous avais signalé des retours de lecteurs?
Parmi lesquels je vous propose celui qui va suivre:
Et vous?
C'est sur ce beau sujet de réflexion que je vous quitte pour aujourd'hui!
La chasse aux coquelicots
Un bon petit diable à la fleur de l'âge,
La jambe légère et l'œil polisson,
Et la bouche pleine de joyeux ramages,
Allait à la chasse aux... coquelicots!
Cela faisait déjà un certain temps que, en descendant du Montaigu, j'apercevais sur le versant d'en face un champ aux couleurs vives.
Et que je me promettais d'aller y voir de plus près, avant que ces fichus coquelicots ne perdent leurs pétales.
Et tout en essayant de soigner le premier plan, de ne pas trop amocher l'arrière-plan, de cadrer au moins mal... je chantonnais la chanson de Georges Brassens, dont j'ai emprunté les paroles en introduction de mon billet.
Ce sera tout au niveau commentaires.
Ouvrez les yeux, et savourez...
Qui sont ces corvidés qui braillent au-dessus de nos têtes?
Qui sont ces corvidés qui braillent au-d'ssus d'nos têtes?
C'est exactement la question que je me suis posée ce matin sous forme d'un alexandrin un peu boiteux.
J'avais décidé de prendre mon petit déjeuner sur le balcon, à la fraîche.
Mais c'était sans compter sur le ballet aérien noir et bruyant auquel je devais assister.
Il faut dire que juste à côté de chez moi se trouve un gros cerisier, que les bestioles avaient sans doute décidé d'investir spécialement aujourd'hui.
Pour ce faire, les volatiles semblaient utiliser le bosquet tout proche comme base avancée.
Aujourd'hui, il grouille de bestioles noires qui braillent comme des malades.
Venant s'y poser à l'aller, ou au retour avec parfois une cerise dans le bec.
Et puis, vers dix heures, après avoir bien titillé mes oreilles, tout ce petit monde a subitement changé d'aire de jeux!.
Pour aller où?
Va savoir.
Et revenir quelques instants plus tard en une meute encore plus importante!
Mais alors que j'avais passé une partie de mon temps à lever le nez... je venais tout à coup de découvrir un autre prédateur, nettement plus terre à terre.
En la personne d'une "gentille chatte", qui avait décidé de "jouer" avec un innocent lézard.
Pauvre lézard... Qui n'avait sans doute aucune chance de sortir vivant de ce duel inégal.
Ah...
Selon que vous serez puissant ou misérable.
Voire peut-être:
La raison du plus fort est toujours la meilleure.
Ainsi est donc faite la vie...
Le petit gardon de l'Aron
Suite à mon précédent billet de (mauvaise) humeur, un lecteur qui se voulait anonyme a tenté de glisser subrepticement une enveloppe dans ma boîte aux lettres.
Il se reconnaîtra, bien évidemment!
Mais dans la mesure où sa Mercedes ne passe pas inaperçue, et que je l'ai vu faire, j'ai pensé qu'il ne dédaignerait pas de prendre un petit café en ma compagnie.
Il venait me confier des photocopies issues d'un Bulletin Municipal... paru en décembre 1994!
Ces deux pages pleines d'humour se suffisent à elles-mêmes.
Et de ce fait, je n'ajouterai aucun commentaire à leur propos!
La seule question que je me pose, c'est à propos de l'auteur de ces lignes... bien que...
Parce que j'ai tout de même ma petite idée sur le sujet, hein René?
Si vous me le permettez...
Ce long week-end de Pentecôte était très chargé autour du Montaigu.
Avec le passage de la course "les Boucles de la Mayenne"...
Retransmises en direct sur une chaîne télé.
Trois mariages. Dont l'un très haut en couleurs...
La fête de la pêche destinée aux enfants...
Le tournoi de foot en semi-nocturne.
J'aimerais toutefois revenir sur certains de ces événements. Et en particulier la fête de la pêche, dont j'ai suivi l'énorme travail des bénévoles préparant le terrain.
Ces derniers ont coupé, élagué, ratissé, dégagé les rives de l'Aron... ce qui les a amenés à déverser dans la benne à déchets verts une impressionnante quantité de matériaux.
Mais j'ai été particulièrement surpris de tout ce qu'ils ont sorti du lit de la rivière.
Je me contenterai de quelques clichés "softs" pour vous faire part de mon écoeurement.
Mais il paraît que je n'avais rien vu... car le dimanche matin, il a fallu déblayer les innombrables bouteilles à bière (vides, bien sûr!) apparues dans la nuit.
Quant à la propreté des sanitaires tout proches... mieux vaut que je me montre discret!
Ce genre de comportement me révolte!
Incivilité, irrespect, je-m'enfoutisme...
Appelez ça comme vous le voulez, mais franchement, j'aimerais pouvoir me trouver juste là, accompagné de mon appareil photo afin de prendre les délinquants sur le fait.
Tout comme j'aimerais mettre dans mon appareil numérique les propriétaires de chiens irrespectueux des bonnes manières!
Quoi qu'il en soit, la fête de la pêche a eu lieu.
Et bien lieu.
Quatre-vingt-dix gamins ont taquiné la truite, et même les plus malchanceux sont repartis avec au moins un lot fourni pas de généreux donateurs.
Préférant malgré tout terminer mon coup de gueule sur une note positive... 
Boucles de la Mayenne 2017
Epreuve cycliste qui devient une classique...
La deuxième étape en ligne des "Boucles de la Mayenne" passait par Bais en ce samedi 3 juin.
Avec au final un circuit à effectuer plusieurs fois.
Eprouvant... car les coureurs ayant déjà affronté les pentes du mont Rochard avaient à escalader les "raidillons" du Montaigu.
Pentes que je connais fort bien... mais que je traite maintenant avec davantage de respect, et fort modestement grâce à mon VTT électrique.
Lors de l'arrivée des coureurs dans Bais, je m'étais posté devant la mairie.
Puis je me suis déplacé en direction du château de Montesson, que j'ai eu plaisir à prendre comme arrière plan.
Sur le bord de la route, j'ai trouvé de nombreux visages connus... et inconnus...
J'ai croisé des gamins chassant les bidons abandonnés par les coureurs...
J'ai conversé en direct via mon smartphone avec mon frère qui visionnait les images sur sa télé.
Et qui me décrivait ce que voyait l'hélicoptère, moi de lui dire alors où se trouvaient les coureurs.
Et puis les coureurs sont passés une dernière fois devant le château de Montesson, pour en découdre au final tout là-haut sur la butte de Montaigu.
Mon reportage photographique se trouve ici:
Un objet qui voyage...
Cela faisait un bon moment que je n'avais pas eu de ses nouvelles!
J'avais en effet posé mon premier objet voyageur dans une de mes caches au bois du Tay.
Et je suivais avec intérêt son périple...
La Savoie, Les Pyrénées Orientales... Puis un grand bond vers les Pays-Bas, où un géocacheur fort sympa l'a fait voyager en m'adressant fréquemment une photo de l'environnement.
Et puis plus rien depuis un bon moment. Jusqu'à ce que...
Je reçoive un avis selon lequel mon objet avait été déposé dans un hôtel. Un hôtel très particulier!

Sur le site duquel on pouvait lire:
"Un hôtel pour les voyageurs, pour être en mesure de faire une halte sur le chemin à l'autre cache. Cet hôtel a pas de règles, tous les voyageurs qui passent sont les bienvenus. Venez visiter vous aider à se sentir libre d'évaluations existantes sur votre chemin vers leur destination."
https://www.geocaching.com/geocache/GC6XMNP_suzannes-hotel?guid=4e063ebd-c646-4b7f-b321-94a0372d3264
Et puis quelques jours plus tard, un autre géocacheur emportait mon objet, pour le placer un peu plus loin. A Rondje Archem
Depuis son départ de Bais le 12 mars 2016, mon objet a donc parcouru actuellement un peu plus de 3000km.
Il se trouve tout près de la frontière avec l'Allemagne
Aura-t-il la chance de rencontrer un géocacheur sympa qui lui fera parcourir encore quelques kilomètres, et découvrir un autre pays?
Affaire à suivre!
Mes carnets de vol
Parce que le temps n'est pas propice au vol...
Parce que le temps n'est pas propice au VTT...
Parce que je n'ai pas envie de construire...
Parce que... allez savoir pourquoi.
Ne vous est-il jamais arrivé, tout comme moi, de fouiner dans vos "reliques"?
Ce qui fut le cas aujourd'hui, où je suis tombé sur deux carnets de vols!
Hé... oui, pendant un temps, je me suis amusé à noter... Tout noter!
La preuve!
Je notais scrupuleusement tout ce qui me semblait utile afin d'améliorer ma pratique.
Avec une sorte de minutie qui, plusieurs décennies plus tard, me laisse carrément pantois!
Cela allait de la direction du vent, à la durée du vol, en passant par le modèle utilisé, ainsi que son émetteur... Je vous laisse découvrir ces ancêtres des fichiers "Excel"!
C'est ainsi que j'ai (re)découvert quel était le nombre de mes heures de vol...
A la date du 26/06/79, je totalisais 411 heures et 12 minutes... suite à un vol réalisé sur un planeur nommé Sigma en version 3 mètres d'envergure.
Le même fuselage en fibre pouvait recevoir des ailes "acro" de 2.40m.
Allait venir plus tard l'achat d'un kit d'Ariel, planeur aux 4 mètres d'envergure, ce qui faisait un peu rêver les planeuristes de tous poils!
C'était l'époque où je jugeais également utile de noter la disposition des servos à l'intérieur des différents fuselages!
Faut dire que les accessoires pour radio-commande coûtaient "une blinde"... et qu'il était hors de question de multiplier à l'infini l'équipement "réception".
Madame veillait, à juste titre, afin que son homme n'engloutisse pas des sommes "gastronomiques" dans son hobby.
Mon premier ensemble de radio-commande ne m'avait-il pas "saigné" d'une somme supérieure à un mois de salaire? Space Commander G45... sans batteries.
Et voilà!
Nous sommes en 2017. Cela fait bien longtemps que j'ai cessé de noter sur des petits carnets à spirales.
Combien d'heures de vol peuvent figurer aujourd'hui à mon actif?
Et avec quels types de modèles?
Il n'y a guère que le réacteur auquel je n'ai pas touché.
Pour le reste, cela va du planeur deux axes au quadrimoteur Hercules et ses moulins de 10 cm3, en passant par l'hydravion, le remorquage, le largage, le portage...
Tous "oiseaux" gentiment(?) confiés par mes copains de club qui continuent d'apprécier la solidité de mon coeur... quand je me retrouvais parfois aux manettes d'un engin capricieux. (Et je reste dans la bienséance!)
Expériences qui m'ont judicieusement permis de nourrir ma rubrique "Histoire du mois" dans MRA, avant qu'elle ne devienne plus tard "Délices d'hélices et d'ailes lisses" sous d'autres titres de magazines.
http://bernardino.over-blog.net/search/d%C3%A9lices/

Voilà.
Je serais curieux de savoir...
Dans la mesure où il m'arrive plusieurs fois par semaines d'effectuer des séances de vols allant de 20 minutes à une heure.
Toujours est-il que cela m'a bien amusé de mettre la main sur ces vestiges du temps où on ne m'avait sans doute pas encore attribué le titre de "moustachu".
Sachant que pour celui de barbu...
Mais ça, c'est une autre histoire!
Je combats...
Les Présidentielles sont passées...
Elles ont donné lieu à une quantité industrielle de messages m'indiquant ce que je devais voter, ou, encore plus insupportables, en s'attaquant directement aux personnes...
Avec un profond irrespect de l'Autre.
J'aimerais tout simplement vous faire part d'un écrit, dont je m'inspire volontiers dans ma ligne de conduite au quotidien...
Sans haine, sans aigreur, sans agressivité.
« Je combats pour ce que je crois et j’aime tous ceux qui combattent pour ce qu’ils croient, même s’ils ne croient pas la même chose que moi.
J’espère que ma vérité triomphera non pas contre les autres, mais parce qu’un jour, à eux aussi, elle apparaîtra vérité »
Et c'est signé Robert Buron. Le Net vous dira qui était cet Homme.
Place maintenant aux législatives.
Puissent les futurs "combattants" s'inspirer de la démarche ci-dessus...
Avec dignité, avec noblesse.
Dans le respect des institutions et des personnes.
















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