billet d'humeur
Quand Hercules se fait nourrice
J'étais parti avec mon VTT électrique afin d'effectuer un parcours classique.
Route de Mayenne, je vire à droite en direction de l'Hôtellerie.
Je chope la voie verte quelques kilomètres avant la Chapelle au Riboul.
Et puis juste après le club hippique, j'entends un drôle de bruit... que j'ai un peu de mal à identifier au départ.
Mais cela me fait penser à de l'hélico, auquel on aurait ajouté... ajouté... un petit je ne sais quoi.
Quand tout à coup, se pointant "à 10 heures" par rapport à ma direction...
Mais oui! Ex-tra-or-di-naire!
Un Hercules KC 130, avec dans son sillage deux hélicos!
Il m'est alors facile de comprendre que la nourrice traîne deux pods dans lesquels les hélicoptères devront insérer leur perche de ravitaillement en vol!
Tout ce petit monde vole apparemment lentement... Le gros Hercules semble avoir tous ses volets sortis, afin d'adapter sa vitesse à celle de ses nourrissons... Limite décrochage pour lui peut-être...
Je reste encore un bon moment à admirer... puis je repars.
Je quitte la voie verte peu avant Marcillé la Ville, direction Grazay... Que je traverse... pour voir arriver...
Non?
Cette fois, il n'y a plus qu'un hélico dans le sillage du gros porteur...
Je laisse passer ce curieux équipage...
...En me disant que j'ai une sacrée chance de pouvoir admirer un tel exercice de précision.
Virage à droite, et je grimpe la petite côte qui me fera basculer vers la chapelle de Doucé...
Quand, sur ma droite..
Non?
Mais si!
Cette fois c'est Hercules qui passe tout seul, sans ses "bébés téteurs"
Avouez quand même qu'il me fallait être là au bon moment pour jouir de ce spectacle inhabituel.
Une fois remis de mes émotions, je file vers Jublains, où les Romains ne sont pas encore arrivés dans la ville...
Puis direction Hambers, arrêt au plan d'eau pour un pause hydratation...
Séance selfie au milieu des colzas...
Et juste avant le château de Montesson, pile avant que ne s'affichent 30km au compteur, je perds la première barre indiquant la charge de ma batterie! Et il m'en reste 4... J'ai de quoi rentrer "tranquille"!
Donc retour au bercail, où Endomondo m'indique un parcours de 31.500km.
Mais ça, c'est plutôt anecdotique.
Ce qui m'a le plus ébloui aujourd'hui... c'est...
Je vous laisse deviner!
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PS1: si vous voulez en savoir un peu plus sur "mon" spectacle:
https://www.youtube.com/watch?v=MmLizOdqEKg
http://www.dailymotion.com/video/x1nbz6k
http://www.lockheedmartin.com/us/products/c130/c-130j-variants/kc-130j.html
PS2: on peut tout de même regretter que tout ce savoir-faire soit déployé en vue d'opérations guerrières...
PS3: et puisque nous en sommes à évoquer ce gros avion qu'est le Hercules, je vous invite à découvrir ce souvenir personnel, nettement plus pacifique:
Connaissez-vous Albert Dubout?
Ah, ce Dubout!
Un drôle de dessinateur qui agrémenta mes années Lycée.
Et pourquoi donc ce matin évoquer ce facétieux personnage?
Tout simplement, parce que, me rendant le plus sérieusement du monde en mairie afin d'effectuer mon devoir de citoyen, je suis tombé sur une image qui m'a rappelé Dubout.
Lui, le spécialiste des tuyaux de poêle raccordés avec des morceaux de ficelle, il avait dû passer dans mon village incognito.
La preuve! Dites-moi donc où débouche cette gouttière?
Directement sur une plaque de fonte.
Avec la même logique d'échappement que pour cette cheminée de locomotive!
Les dessins de Dubout, moi, j'adore.
Et sa logique déjantée, j'en redemande!
Je me remémore avec bonheur l'année 2002, où je me rendis à Palavas les Flots pour visiter le musée qui lui est dédié.
Où avant même d'y pénétrer, on est mis dans m'ambiance.
Ce fut aussi l'occasion pour moi d'acquérir un ouvrage, que je compulse de temps à autre.
Ouvrage qui se trouve juste à côté des deux volumes "Gargantua et Pantagruel"... écrits par un certain François Rabelais, un autre de mes "dadas", deux gros bouquins illustrés par... Albert Dubout bien sûr...
Les arbres, si divers...
En ce jour ayant débuté par une gelée fort nuisible au niveau des arbres fruitiers, j'ai enfourché mon VTT en pensant à eux.
Certes, le long du parcours que j'avais décidé d'emprunter, je savais que je ne trouverais pas forcément toutes sortes d'essences... Mais c'était à ma manière une sorte d'hommage que je voulais leur rendre à tous...
Y compris par le premier trouvé sur mon chemin... Sec, sec, sec...
Un peu plus loin, ce drôle de tronc auquel on ne comprend pas grand'chose.
Et puis je pénètre dans Mézangers, à l'endroit précis où j'ai crevé l'autre jour..
Près de l'étang, je m'arrête pour refaire le plein de mon bidon, puis je longe la jetée... Pour admirer de petits arbres isolés sur leur île.
Je m'enfonce ensuite dans une végétation plus dense, pour y trouver, là encore, des troncs curieux... Parallèles, ou traumatisés.
Dans certains cas, il ne reste que des vestiges... troncs carrément sciés à la base suite à la terrible tempête dont a été victime la forêt.
Continuant sur cette longue allée, je découvre encore des bizarreries...
Encore, et encore... des trucs tarabiscotés...
Et puis au coeur d'une cépée, je m'amuse à me "selfier"... bien que dans l'ombre, et les pieds au fond du tronc!
J'arrive enfin sur le parking, où gisent d'innombrables troncs que les bûcherons ont amassé là, afin sans doute de les acheminer plus tard vers les scieries. Voire au broyage...
Certains résineux montrent encore leurs plaies non cicatrisées, et continuent de saigner leur résine...
Récupérant la route goudronnée, je file alors vers le manoir de la Grande Coudrière, où, juste en face l'allée... se dressent des troncs alignés comme à la parade.
Quelques arbres encore,
J'arrive enfin à Hambers, où m'accueille le coquet plan d'eau fréquenté par de nombreux pêcheurs...
Une halte pour refaire le plein du bidon, me désaltérer, et emprunter la route qui me ramènera chez moi.
Parcours de 32km, effectué "gentiment" en puisant dans la batterie lorsque mes jambes gourdes ont du mal à traîner la masse de ce VTT avec ses 21 kilos.
Je n'ai tout de même pas été trop gourmand puisque je n'ai perdu qu'une barre sur 5; c'était au 23ème kilomètre.
Et voilà.
.
Cela faisait longtemps que j'avais envie de prendre des clichés sur le thème des arbres, témoins de mes passages, et que j'avais déjà remarqués pour leurs allures parfois bizarres.
J'ai donc aujourd'hui rempli ma mission... jusqu'à la prochaine sortie, dont je n'ai pas encore arrêté le sujet!
La Chèvre
Il semblerait que la mode soit aux Nouveaux Animaux de Compagnie les plus divers.
A ce propos, voici ce que j'ai trouvé sur le Net:
Les nouveaux animaux de compagnie (plus généralement nommés par l'acronyme NAC) sont des animaux de compagnie appartenant à des espèces autres que le chien et le chat. Sont par exemple considérés comme NAC des furets, des lapins, des oiseaux, des rongeurs, des poissons, des reptiles, des amphibiens, des insectes et araignées, voire des porcs, des fennecs ou des singes détenus par l'homme comme animaux d'agrément, dans le but précis d'en faire des animaux de compagnie.
J'ai donc cédé à la mode, et j'ai acheté... une chèvre.
Enfin, pas tout à fait. J'ai pourtant acquis ce pour son indéniable talent de brouteur.
Ah, mais oublieux que je suis! Je ne vous ai pas vraiment dit quel était cet "animal!
Une chèvre!
Oui, oui, c'est comme ça que mon très brave voisin a surnommé mon nouveau compagnon.
Ben moi je dis: mon animal de compagnie, il est nickel!
Bien que n'ayant que 200m² à tondre, mais au vu de mon bras gauche atteint de capsulite rétractile, j'ai donc acheté ce "monstre".(Indego 1200 Bosch) Capable d'entretenir jusqu'à 1200m². (Mais qui peut le plus peut le moins! Non?)
Animal qui broie l'herbe sans qu'on ait besoin de la ramasser! (système nommé mulching)
La machine s'autoprogramme en fonction de différents paramètres dont la météo!
Elle part tondre toute seule, revient à sa station de charge en toute autonomie..
Mais je peux la mettre en route manuellement si je veux. Ou bien à partir de mon smartphone, même si je suis loin de chez moi.
Et je peux même visualiser sur la carte l'avancement des travaux.
Oh, mais je vous vois venir, car on m'a déjà posé maintes fois la question:
"Et en cas de "vol? Parce qu'il est bien tentant votre machin!"
C'est prévu!
Elle déclenche illico une alarme sonore, et mon téléphone m'alerte immédiatement. Si bien que celui qui serait tenté de piquer ma chèvre ne pourra rien en faire, car elle est enregistrée chez Bosch avec mes coordonnées grâce à sa carte SIM et son code PIN.
De plus, son GPS interne semble être en mesure de me dire où elle se trouve (Mais je n'ai pas vérifié)
Vous me direz que j'aurais pu acheter une "chèvre" moins racée, dans les 600€.
Oui, mais elle n'aurait pas été dotée de tous ces "raffinements".
Et puis je ferai mienne la pub pour les voitures dont on dit qu'elles sont "suréquipées" (Faudra d'ailleurs qu'on m'explique exactement ce que les vendeurs entendent par-là!)
Voilà donc pour mon nouvel "animal de compagnie"!
Dont je n'ai guère à m'occuper tant il est autonome.
Baldi Drone Race
Quand le club local organise une course de drones...
Avec des pilotes internationaux, excusez du peu.
Le but du jeu? Effectuer un parcours matérialisé par des portiques, des ponts... une sorte de slalom couru par poules de 4 avec élimination à chaque run.
Les pilotes sont équipés d'un casque avec écran sur lequel ils visualisent en direct ce que voit leur appareil.
Tout ceci nécessite forcément un déploiement de technologie qui impressionne.
Chargeurs, accus...
Afin d'assurer l'alimentation en courant de tout ce petit monde, il a fallu tirer des câbles électriques dédiés à la manifestation.
Les concurrents non en course peuvent suivre les évolutions de leurs futurs adversaires sur des écrans... ce qui leur permet par la même occasion de mieux mémoriser le circuit.
Et pendant ce temps, les pilotes en action sont concentrés sur leur pilotage.
Il arrive parfois qu'un modèle rate une porte, ou trébuche au sol, rebondisse...
Mais souvent, ça repart sans trop de dommages, car ces appareils sont particulièrement robustes.
La course peut cependant s'arrêter brutalement lorsque le drone se trouve pris dans les filets de protection.
A noter que chaque appareil est muni d'une puce électronique chargée de contrôler la régularité du parcours ainsi que le chronométrage. L'informatique a d'ailleurs envahi tous les stands! Des concurrents jusqu'aux organisateurs!
Quatre hélices tripales, quatre moteurs "brushless"... des accus lithium... et une mini-caméra émettrice.
Toujours est-il que cette attraction constitue une toute première en Mayenne et dans les Coëvrons, prouvant, si besoin en était, que notre département figure parmi les plus actifs au niveau des nouvelles technologies.
N'est-il pas déjà pionnier dans le domaine de la réalité virtuelle avec "Laval virtual"?
Ce Béluga, quel drôle d'avion!
Mercredi 12 avril... c'est la saint Jules. Mais aucun rapport avec ce qui va suivre! Et toc.
En fait, je suis assis sur mon banc devant la maison, et je prends ma dose de soleil. Quand, levant le nez vers les nuages (totalement absents ce jour-là!), j'aperçois quelques traînées blanches sillonnant le ciel.
Et sur ma gauche... un avion filant vers le Sud-Ouest... apparemment volant à une altitude nettement inférieure à celle de ses congénères...
Et puis cette forme bizarre... un fuselage qui semble d'une hauteur supérieure à la normale...
Dans ma petite tête de "spotter", une idée germe immédiatement: "Ne serait-ce pas un...?"
Je me rentre bien vite afin d'aller consulter sur mon ordinateur un site que j'affectionne particulièrement.
Et là, bingo: il s'agit bien d'un Béluga.
Passant très légèrement à l'Est de Bais, volant à environ à 7000 mètres d'altitude.
Appareil aux formes facilement reconnaissables, avec un fuselage très haut sur lequel le soleil se reflète fort bien.
/https%3A%2F%2Fcdn.jetphotos.com%2F400%2F6%2F99065_1490288418.jpg%3Fv%3D0)
F-GSTC - Airbus A300-608ST Beluga - Airbus Transport International - Flightradar24
F-GSTC / FGSTC (Airbus Transport International) - Aircraft info, flight history, flight schedule and flight playback
"Mon" Beluga N° 3 vient donc de Hambourg et il se rend à Saint Nazaire.
Que transporte-t-il?
Si j'en crois les renseignements glanés ici et là, son ventre doit contenir un fuselage d'Airbus.
http://www.airbus.com/aircraftfamilies/freighter/beluga/
En effet, les différents éléments constituant ces avions sont construits un peu partout en Europe, pour être rapatriés finalement sur le site d'assemblage.
Si le coeur vous en dit, vous pourrez aller consulter cette page qui vous détaillera l'aventure "Béluga"
https://fr.wikipedia.org/wiki/Airbus_A300-600ST
Vous pourrez également reproduire le vol de "mon" Béluga ce 12 avril en cliquant ici:
https://www.flightradar24.com/data/aircraft/f-gstc#d0a1662
Plaisir futile qui fut le mien ce jour-là...
Plaisir gratuit de savoir que, dans le ciel au-dessus de ma tête, passe un des maillons de l'aventure aéronautique.
PS: j'évoquais un jour avec une personne le fameux site flight radar, et je disais tout mon contentement d'observer la carte et d'identifier les avions qui sillonnaient le ciel au-dessus de Bais. Ou d'ailleurs...
Quelle ne fut pas ma surprise de l'entendre dire:
"Bof! Je trouve ça d'un niaiserie sans nom..."
Inutile de vous dire que notre conversation fut très rapidement close!
Increvable qu'ils disaient...
J'étais parti ce matin, fier comme Artaban, avec la ferme intention de profiter du soleil printannier.
Mon VTT électronique m'aide à escalader la côte de la Ligerie.
Passage devant la petite maison du cantonnier.
Puis on bascule vers Sainte Gemmes le Robert, où je passe comme une flèche devant le panneau indiquant la vitesse: 41 km/h.
Quand je pense que le vainqueur du dernier Paris/Roubaix l'a emporté avec une moyenne de 45.2km/h, sur un parcours où les pavés vous cassent un bonhomme...
Bref.
Je bifurque à droite pour emprunter la liaison vers Mézangers... où, atteignant tout juste les premières maisons... je me rends compte que la roue arrière me fait zigzaguer.
Le diagnostic est vite effectué!
Faut quand même savoir que mes chambres à air sont équipées d'un liquide dit "Anti crevaison", m'ayant jusqu'alors rendu service.
Mais devant la grosseur de l'intruse...
Je sors alors ma bombe miracle.
Et après avoir bien suivi le mode d'emploi, j'injecte.
Le pneu se regonfle impeccable!
Et comme on me dit qu'il vaut mieux laisser (provisoirement) la responsable de cette crevaison, je repars, confiant, mais pas trop quand même.
Tout se passe bien jusqu'à 200 mètres du plan d'eau de Gué de Selle, où d'un seul coup, je me retrouve sur la jante!
Je crois avoir compris que l'épine a déserté le pneu, et que, ce faisant, le liquide n'a pu obstruer la fuite!
C'est là que le téléphone portable, capable d'enregistrer le parcours, se révèle également utile pour téléphoner!
"Allo? Michel?
-Oui!
- Je suis bloqué à Gué de Selle suite à une crevaison! Tu peux venir me chercher?"
J'ai donc attendu quelques minutes que mon dépanneur me récupère.
Installation de ma bécane sur le porte-vélos, avec retour à Bais, guère triomphant... et pour cause.
Si je devais toutefois faire un commentaire à propos de mon VTT électrique, je crois que le système "entraînement par la roue arrière" implique un montage/démontage assez complexe, qui me pose problème à chaque crevaison.
C'est la raison pour laquelle mon choix se porterait aujourd'hui vers un VTT avec moteur au pédalier.
Mais je n'ai guère envie d'investir dans un nouveau coursier! Increvable!
Dealer? Mais je leur ai dit, Chef!
Entamons ce gai propos par un calembour... ça ne peut pas faire de mal.
Que je vous raconte quand même.
Christophe, le responsable de la supérette locale, ne m'avait-il pas proposé de mettre aux caisses quelques exemplaires de mes publications? Avec ce clin d'oeil: "Nous sommes là aussi pour promouvoir les produits locaux!"
Ce qui fut fait promptement
Avec périodiquement, ce petit rappel: "Stock épuisé, vous pourriez m'approvisionner s'il vous plaît?"
Ce dimanche matin donc, je m'apprêtais à effectuer ma mission, mais auparavant, il me fallait m'arrêter à la boulangerie prendre du pain.
Je descends de voiture, et je "tombe" sur Jean-Michel, un gendarme qui me dit:
"Ah, faut que je vous prenne un bouquin..."
Et moi de répondre:
"Mais j'en ai dans la voiture
- Chic! Avec une dédicace bien sûr!"
Penché sur le capot de ma bagnole, je rédige... et j'encaisse la monnaie.
Arrive Philippe, qui apostrophe:
"Tiens le voilà parti à dealer dans le bourg. Il va proposer son opuscule à tous les passants!"
S'engage alors une conversation où la blague va bon train à propos du deal (d'où mon titre).
Ce même Philippe me disant:
"Es-tu là demain en fin de matinée, parce que non seulement je veux ton bouquin dédicacé, mais je veux aussi la photo où l'on voit mon gamin tout crotté lors d'un concours de planeurs (chapitre intitulé "Droit au but", page 149)"
S'approche alors une dame qui, intriguée de voir ces bonshommes échanger de la monnaie et se passer le bouquin de mains en mains, finit par me dire:
"Ah, il est rigolo le dessin de la couverture..."
Et mes deux compères de lui expliquer alors en quelle occasion était née cette caricature, qu'elle correspondait à l'esprit du bonhomme... bref, tous les deux ponctuant que le "original" était amplement justifié.
"Ah, ben, laissez-moi juste le temps d'aller retirer de l'argent au distributeur tout proche, et je reviens pour vous en acheter un moi aussi!"
Et le deal, alors? ben ça continue donc de "trafiquer" sur le bord du trottoir, sous la haute surveillance d'un gendarme!
Je me repenche sur le capot de la voiture, pour une nouvelle dédicace:
"A Marie..." Qui m'explique alors qu'elle connaît bien les instits qui oeuvraient à Jublains...
Echange de souvenirs.
Et je peux enfin traverser la rue pour me rendre à la boulangerie.
Où m'accueille une ancienne parente d'élève:
"Ah, je l'ai acheté ton bouquin. Je me suis bien marré! D'autant plus que dans un des chapitres, j'ai reconnu mon neveu Richard... Mais j'ai pas de dédicace, moi! Faudra combler cette lacune...
- Pas de problème, on va arranger ça."
Et la boulangère d'ajouter:
"Mais moi, je l'ai pas encore acheté, votre livre. Je peux en avoir un aussi?"
Retour à la voiture.
Rédaction d'une autre dédicace...
Et voilà!
J'ai quand même fini par remplir ma mission en approvisionnant la supérette, et je suis rentré à la maison, tout content de mes rencontres.
C'est ainsi qu'un dimanche des Rameaux, j'ai dealé au vu et au su de tout le monde, sous le regard bienveillant d'un membre de la maréchaussée, apparemment pour le plus grand plaisir de mes concitoyens!
Et du mien, pardi! 
C'est dans les vieux pots...
Pourquoi, précisément aujourd'hui, ai-je fourré mon nez dans les étagères de mon sous-sol?
Peut-être à la recherche d'un oiseau rare...
Toujours est-il que j'ai sorti une aile, puis une autre... que j'ai cherché le fuselage qui leur correspondait... et que je me suis dit que ce modèle pourrait reprendre du service!
Depuis quand n'a-t-il pas pris l'air?
Je suis bien incapable de le dire. Mais dans la mesure où, de planeur pur il a été converti en électrique... cela doit remonter à quelques années, voire quelques lustres!
Bref, ma façon d'immatriculer mes engins me permet toutefois de vous dire qu'il est sorti de mon atelier en juillet 1998.
Que en avril 1999, il s'est vu offrir une présentation dans la revue MRA.,
Alors qu'il pesait 1600 grammes dans sa version initiale, équipé moteur et accu, il n'a pris que 50 grammes!
Sauf que, il possédait encore à ce jour un "vieux" récepteur en 41MHz... et que j'ai forcément souhaité le moderniser quelque peu en insérant un moderne Rx 2.4GHz.
Après quoi, je suis monté à la Roche.
Test des gouvernes... du moteur... et hop, je lance face au vent. sans moulinette
L'engin se met à la verticale, je corrige en poussant à la profondeur... et boum, il se retrouve vaché dans l'herbe quelques mètres plus loin
Gasp, mon débattement sur cet axe est nettement trop fort.
Je fais quelques bips bips sur l'émetteur afin de corriger le tir... et je relance.
C'est mieux, mais encore trop chatouilleux.
Atterrissage... et nouvelle diminution.
Cette fois, le maniement des manettes est nettement plus cool.
Mon motoplaneur Upwind a retrouvé le plaisir d'évoluer dans un vent dont météociel indique qu'il doit osciller entre 15 et 30 km/h dans les rafales, ce que confirme mon anémomètre..
Ce modèle taille sa route comme un grand, passe très joliment la boucle, tient le vol dos de façon honnête... Bref, j'ai retrouvé ce que j'avais écrit à son propos lors de sa présentation dans la revue.
Et puis mes cervicales commençant à demander quelques ménagements, je finis par entamer le circuit d'approche.
L'index droit gigote sur la manette des aéro-freins jusqu'au toucher.
Plouf... Arrêt sans trop de douceur dans cette herbe grassouillette.
J'ai donc accru mon carnet de vol d'une heure... en utilisant un modèle âgé de presque 19 ans!
Et j'y ai trouvé un plaisir absolument intact!
Comme quoi, c'est dans les vieux pots... Vous connaissez la suite!
En direction du bois du Tay
Cela faisait quelque temps que mon VTT n'était pas sorti.
Et comme la météo se montrait clémente, j'ai décidé de l'enfourcher.
Direction Hambers, puis je vire à droite après l'église pour filer vers le but de ma promenade.
Lorsque je suis arrivé à la fontaine, je me désaltère grandement et je refais le plein du bidon.
Et je m'en vais ensuite tout là-haut.
Aucune voiture, pas un seul promeneur. J'ai tout loisir de prendre quelques clichés de la clairière, de la chapelle...
Après quoi j'emprunte la longue ligne droite qui me conduira au gîte. Apparemment peu occupé en ce moment. Calme, très calme...
Et encore une longue ligne droite bosselée qui me voit déboucher sur la route Hambers/La Chapelle au Riboul!
Tournant à gauche, je reviens donc sur mes pas.
Le petit bourg d'Hambers m'accueille avec ses panneaux "rigolos"... Mais personne ne m'offrira un seul verre de Bordeaux! Cru qui ne figure d'ailleurs pas dans ma "Musette"!
Un petit tour au plan d'eau fort bien aménagé avec sanitaires, point d'eau, barbecue, aire pour camping-car... Point à partir duquel les randonneurs et autre vététistes peuvent rayonner pour effectuer de magnifiques promenades dans notre charmant bocage et ses chemins creux.
Et ensuite, Montaigu or not Montaigu? Allez, soyons fou! La batterie sera un peu plus sollicitée pour pallier la carence de mon genou droit qui commence à manifester son mécontentement.
Arrivé au sommet, j'aperçois un radio-amateur qui, profitant de ce promontoire naturel, converse avec l'un de ses correspondants.
Je m'assois dans l'herbe pour contempler le paysage, et me désaltérer une fois encore.
Et puis il faut bien se résigner à rentrer, sans oublier d'admirer le feu d'artifice blanc des cerisiers... sur le déclin, qui va laisser place aux différents jaunes des ajoncs et des colzas, ces derniers commençant tout juste à pointer le bout de leur nez. Mais d'ici quelques jours, du haut du Montaigu, on pourra voir d'immenses taches d'or tranchant avec le vert de la campagne.
Retour à la base, avec 23 km au compteur.
"Peut mieux faire" dirait un enseignant chargé d'apprécier ma prestation.
Mais je me contente de ce parcours. On verra une prochaine fois!













































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