billet d'humeur
Petits plaisirs en Mayenne
Nous avons installé nos deux vélos à l'arrière de la voiture, et nous sommes partis vers la rivière Mayenne.
Arrêt au pont de Montgiroux, où se trouvaient déjà quelques autres véhicules.
Débute alors une petit virée à vélo le long du halage.
Occasion propice pour faire des rencontres sympathiques. Et enregistrer des images sonores, olfactives, visuelles,...
Comme celle de cette famille cycliste: papa, maman et les enfants, dont le plus jeune avait trouvé place dans une remorque artisanale, fort à l'étroit dans sa "caisse"... car la glacière occupait quasiment toute la place.
Ou cette autre famille alanguie au bord de la rivière, avec les cannes à pêche au fil de l'eau... mais pour laquelle le poisson semblait davantage un prétexte qu'une finalité...
Ou ce couple, avec chacun un panier à l'avant du vélo... et un tout petit chien à l'intérieur.
Ou ce héron, raide comme un piquet au bord d'une frayère, mais qui finit par décoller lourdement lorsqu'il nous sent trop proches.Ou ces deux randonneurs britanniques, sortant d'une maison éclusière, l'air béat... un sac transparent au bout de chaque bras. Et à l'intérieur? De nombreux produits du terroir labellisés bio...
Ou encore ces camping-caristes de la Manche arrêtés près de l'écluse de La Roche... elle et lui dans une chaise longue, abrités sous un parasol multicolore, chacun un bouquin à la main.
Ou encore ces deux petits bateaux bleus à moteur électrique; ils naviguent bord à bord, puis s'arrêtent sur la rive droite opposée au halage. Tout le monde en descend... et sur la partie plane d'un herbage commence alors une partie de boules; pas sous les platanes comme dans le Midi; mais sous la haute protection des grands peupliers dont les feuilles bruissent sous la brise.
Ou ce paisible goëland posé sur un piquet signalant l'approche de l'écluse.
Ou encore la causette avec l'éclusière de Montgiroux, qui tient la halte fluviale, parlant avec amour de ses bacs à fleurs, de ses jardins de rocaille...
Ou le coucou lointain, qui égrène lentement sa mélopée à deux notes...
Ou la paisible Mayenne, tapissée des innombrables chatons que lui confient les arbres alentour.
Ou encore ces septuagénaires s'arrêtant à la maison éclusière de Grenoux. Sirotant un cidre doux, et apparemment ravis de leurs vélos électriques... Quand les jambes ne sont plus assez agiles... et qu'on trouve un moyen de se faire encore plaisir.
Et ces odeurs exacerbées par la chaleur: ici, le crottin de cheval; un peu plus loin, c'est la lourde senteur des vaches surprises par cette canicule précoce, et qui tentent de se mettre à l'abri d'une haie. Plus loin, du côté de la frayère, l'âcreté de la vase nous prend à la gorge...
Et partout, cette "lenteur" propre aux voies d'eau navigables.
Un bonjour, ou un signe de main à chaque rencontre...
Le temps qui coule, paisible...
Petits plaisirs...
Loin du bling-bling...
http://www.tourisme-mayenne.com/AddOns/cdt53_afdle/AFDLE.html
http://www.tourisme-mayenne.com/uploadfiles/publications/6461/guide_halage.pdf.V2.aspx
"A pied le long de la Mayenne, par son chemin de halage" Raymond POIRRIER, auteur mayennais.
Préface Jean-Loup Trassard, Editions Opéra. Juillet 2001
Vous rêvez d'être riche?
Nous vivons une époque formidable.
Qui permet tous les rêves, même les plus « fous ».
La preuve:
« VOUS AVEZ peu d'expérience mais le GRAND REVE d'être un jour RICHE , d'avoir de belles voitures, une grande maison et de profiter du luxe! »
Ce matin, je suis tombé sur une petite annonce ainsi libellée.
Accrocheuse à souhait.
Juste à droite de l'encart, une somptueuse voiture de sports, rouge elle aussi...
Je vous fais grâce de la suite du texte.
Lorsque j'ai vu cette annonce, j'ai eu comme une bouffée de révolte.
Mais pourquoi me direz-vous?
Tout simplement parce que...
Je n' ai jamais rêvé d'être riche.
Je n'ai jamais rêvé d'avoir une grosse bagnole pour épater la galerie.
Je n'ai jamais rêvé d'avoir une graaaannnnnnddddde maison.
Je n'ai jamais rêvé profiter du luxe.
Et c'est grave Docteur?
J'ai juste eu besoin d'un métier épanouissant... d'une famille... de contacts...
Parce que j'ai maintenant juste besoin d'avoir un peu d'oseille pour subvenir à mes besoins, me loger, me nourrir, me faire des petits plaisirs, en faire à ceux que j'aime...
J'ai juste besoin d'une voiture capable de me véhiculer, de tracter ma caravane aux beaux jours afin de découvrir de nouveaux paysages, visiter de nouvelles contrées, rencontrer d'autres gens...
J'ai juste besoin d'un toit suffisamment vaste pour me permettre de vivre aisément, accueillir ceux qui voudront bien franchir le seuil...
Bien qu'ayant plus de 50 ans, je n'ai toujours pas de Rollex. Une « sans marque » suffit à me fournir l'heure, la date... et la tendance météo! (ça c'est peut-être un luxe... inutile!)
Vous croyez, Docteur, que je suis un mec pas normal?
Parce que moi, je ne rêve pas d'être RICHE!
Non, je rêve bêtement d'un monde plus juste, où les richesses seraient moins mal réparties, où chacun pourrait manger à sa faim, se faire soigner, se loger...
D'un monde où la richesse serait plus humaine que monétaire.
Comment? Pardon? Que dites-vous, Docteur?
Que je suis un "nanti"...
Que je ne suis pas un « winner »?
Ah bon? Et ça se soigne?
Non... Ah...........
Vous dites aussi qu'on a conduit des gens à l'asile pour moins que ça?
Euh...
Tout ça me laisse sans voix.
Et j'ai vraiment l'impression que nous vivons dans un monde de fous!!!
Mais qui sont les « vrais » fous?
Au fil de la conversation
C'était le cas l'autre matin, où je déambulais dans les allées d'une grande surface.
Derrière moi, j'entends soudain grommeler.
« Grrr... les câbles...Bon Dieu...Grrrr... oukisont...Grrr »
Je me retourne.
Et mon regard « tombe » sur l'arrière d'une silhouette immense.
Je n'aperçois en effet que le dos d'un type à la stature de sumotori.
Apparemment, c'est lui qui râle.
Il semble chercher un cordon.
Il est accompagné d'une dame, septuagénaire... coquette, à la silhouette très fine, qui contraste étonnamment avec celle du molosse.
Je tends un peu l'oreille...
Ils ont l'air tellement dans la mouise que je m'immisce timidement dans
leur conversation:
« Excusez-moi, mais j'ai cru comprendre que vous recherchiez un cordon pour relier l'imprimante à votre PC... »
C'est alors que s'illumine le regard de la petite dame qui n'avait pas encore prononcé un seul mot.
« Oui, c'est exactement ça, monsieur, nous recherchons un fil pour notre imprimante, parce que notre brave toutou a mangé l'autre... »
Le sumotori continue de grommeler.
« Grrr... les câbles...Bon Dieu...Grrrr... oukisont...Grrr
Forcément, pas un seul vendeur...
Grrr... Jamais là quand on en a besoin... »
J'ose toutefois suggérer:
« Ici, vous êtes à l'espace électro-ménager, télévision...
Vous trouverez votre bonheur en sortant; juste sur votre gauche, vous entrerez dans l'espace culturel; et au rayon informatique, tous les câbles nécessaires. »
Le sumotori continue de grommeler.
La petite dame me remercie.
Elle semble vouloir lui expliquer quelque chose.
Mais il lui répond par une série de borborygmes.
Ils sortent tous les deux.
Je n'ai toujours pas vu le côté « face » du molosse.
Dans ma tête commence alors une sorte de délire sous forme de BD.
Scénario:
De retour chez elle, on voit la petite dame sermonner son Toutou, lui dire qu'il est pas pas mignon... et qu'on va lui prélever le prix de ce cordon sur les sous qu'il a dans sa tirelire...
Et en accompagnement musical, « Le Youki » du chanteur Gotainer!!!(*)
Je sors du magasin, le sourire aux lèvres.
J'allume mon auto-radio, et juste à ce moment, j'entends une pub au cours de laquelle on met en scène un couple qui tente d'installer les périphériques de son ordinateur.
Le type s'énerve (tiens, lui aussi...), car il ne reste plus que l'imprimante à raccorder.
C'est alors que la dame le calme en lui disant :
« Mais Chéri, c'est pas grave!
Avec notre nouvelle imprimante de marque xxxxx, il n'y a que le courant électrique à brancher. C'est une imprimante sans fil qui se connecte grâce au wifi! »
Benoitement, j'ai souri... en pensant au couple « sumotori »...
J'espère toutefois qu'au rayon informatique ils auront trouvé leur bonheur... au fil de leur conversation!
(*) http://www.youtube.com/watch?v=ZwVy2Xjm3wM
Le principe de précaution
Il y a quelques jours, je croise deux de mes anciens élèves lors du repas dansant organisé par l’Amicale de l’école dans laquelle j’ai enseigné quelques décennies. Devenus à leur tour parents d'élèves, Guillaume et Mickaël sont trentenaires; ils me dépassent d'une tête et des épaules. Ils sont frères, et n’ont donc pas séjourné dans ma classe la même année.
Mais tous les deux de me rapporter avec quel plaisir ils venaient à l’école… le mardi après-midi !
Pourquoi ce jour-là plus spécialement ?
Figurez-vous que chaque mardi après-midi notre école élémentaire fonctionnait "autrement": les classes ét
aient « éparpillées », et chaque instit animait un atelier spécifique. Pour ma part, j’étais
chargé de l’atelier aéromodélisme (forcément !), et mes deux gaillards aux aptitudes manuelles avaient bien évidemment choisi cette option.
Et d’évoquer passionnément le suave contact avec le balsa, la douce et énivrante odeur de l’enduit cellulosique, leur appréhension vaincue envers la scie sauteuse électrique qu'ils trouvaient très bruyante, les premiers essais de leurs planeurs dans le jardinet jouxtant l’école…
Et de souvenirs en souvenirs, d’affirmer qu’ils trouvaient cet enseignement plus concret à leurs yeux. Se rappelant malicieusement qu’ils étaient venus me demander de refaire une leçon sur les droites parallèles et les perpendiculaires, le jour où ils avaient compris tout l’intérêt de savoir utiliser une équerre !
(Note de l'auteur: Quel bonheur pour un enseignant lorsque ses élèves deviennent demandeurs! La relation
pédagogique devient très joyeuse, voire ludique! )
Et de me rappeler les rencontres avec d’autres sections CLAP. Particulièrement la fois où, à Martigné, Guillaume accompagnait son équipier Frédéric pour suivre son planeur semblant vouloir prendre la clé des champs. Mais trottinant le nez en l’air vers l'oiseau de balsa, Frédéric n’avait pas vu arriver la fosse à purin… dans laquelle il s’était affalé!!! Au rappel de cette anecdote, rires bien gras pour évoquer également le retour vers Bais dans ma voiture, qui conserva longtemps l’odeur tenace de la ruralité profonde !!!
Si Frédéric avait pu récupérer son planeur intact à l'issue de son vol libre, Guillaume quant à lui avait eu moins de "chance" (sic!) : à base de mèche d'amadou, le système prévu pour obliger son planeur à redescendre n’avait pas fonctionné, et il avait perdu le fruit de son travail, avalé par une ascendance. « Ptêt qu’il vole encore en ce moment ! » ajouta mon gaillard à la mine réjouie …
Nous avons continué à évoquer les déplacements au concours régional, puis au rassemblement national… Avec les parents d’élèves en accompagnateurs… qui payaient leur place de car et leur nourriture. Nous partions pour un long week-end…
Et pêle-mêle d’autres souvenirs… Tel le long travail de masquage des ailes avec de l’adhésif… afin de préparer la décoration, qui était effectuée avec des bombes de peinture que j’achetais en solderie…
Et Mickaël d’ajouter :
«Mais maintenant, faut même pas y penser ! On utilisait de la colle cellulosique, du syntobois, qu’on n’a jamais sniffé ! On savait
même pas qu’on aurait pu ! Quant aux cutters… avec lesquels on ne s’est jamais coupé… Ah ouais, maintenant, tout est dangereux, et en
application du fameux principe de précaution, on préfère interdire plutôt qu’éduquer
! »
Suite à cette pertinente remarque formulée par un jeune homme d’aujourd’hui, il y a eu comme un long silence…
Rompu par le cliquetis des verres qui s’entrechoquent : « Santé, monsieur Munoz, on vous souhaite une longue retraite ! Prenez soin de vous »
Merci les gars. Je prendrai mes … précautions !!!
PS: les illustrations sont issues de la savoureuse notice réalisée par mon complice Gérard Pierre-Bès, à propos du planeur D-UN.. dont je possède encore précieusement quelques boîtes.
Pourquoi n’essayez-vous pas Linux ?
Cela fait bien longtemps que j’entends parler de Linux. Ce système d’exploitation (gratuit) pour
ordinateurs que certains voudraient mettre en concurrence face au système Windows (payant) du géant Microsoft. Notons qu'il existe un autre OS, j'ai
nommé le système "à la pomme ébréchée " de Mac Intosh.
Linux ? Dans le droit fil des nombreux logiciels libres que l’on peut trouver sur le site Framasoft : suite bureautique nommée Open Office, lecteur VLC Media Player…. (Qui possèdent une version tournant sous windows également.)
Mais il se dit tellement de choses sur Linux : qu’il faut « mettre les mains dans le cambouis » afin de faire fonctionner cet OS… que de nombreux logiciels ne tourneront jamais que sous Windows… que… et que…
J’ai voulu voir. J’ai acheté des revues. Je suis allé consulter de nombreux sites. J’ai visité de nombreux forums.
Pour me rendre compte qu’il n’y avait pas UN ET UNIQUE Linux, mais plusieurs !
Il résulte de tout ça que l’utilisateur lambda a forcément du mal à s’y retrouver.
A chaque fois que j’ai pu, j’ai téléchargé ce qu’on appelle un Live CD, afin de tester…
J’ai pu constater que les forums étaient très réactifs, et que l’on obtenait rapidement une réponse à la question posée… mais que chaque formule Linux avait ses chauds partisans, parfois intolérants vis-à-vis des autres linuxiens. Comme dans une caste….
Au
final ?
Après avoir essayé Fedora, Suse, Mandriva, Knoppix, Debian... j'en suis arrivé à considérer que deux systèmes me plaisent bien:
- Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex, http://www.ubuntu-fr.org/ qui permet trois options:
*essayer Linux sans installation sur le disque dur, (Live CD)
*installer Linux sur le disque parallèlement à Windows (grâce au lanceur Wubi) comme si c'était un logiciel que l'on pourra ultérieurement
enlever avec ajout/suppression de programmes du système windows, (dual boot)
*ou enfin de l'installer définitivement avec partitionnement du disque. (Windows étant maintenu ou pas... dual boot au démarrage si maintenu)
- et l'étonnant Toutoulinux, http://www.moulinier.net/ qui s'installe sur un live CD (tout comme Ubuntu), mais plus fort encore: sur une clé USB autobootable... On peut donc dès lors emporter avec soi son
système d'exploitation, son navigateur internet et ses favoris, son logiciel de messagerie et ses contacts... Sans oublier la suite bureautique, le "bricoleur" d'images... et les
utiliser sur l'ordinateur de ses hôtes sans risque de détraquer leur machine.
Etonnant vraiment!!!
Le tout étant d'avoir un PC qui permette de booter sur USB si on travaille avec
ToutouLinux. (entrer dans le Bios sitôt le démarrage du PC... touche ESC, ou Del..ou... suivant les ordinateurs)
A noter qu'il existe une version USBuntu http://www.slym.fr/?p=113 aux caractéristiques voisines de Toutoulinux, mais
qu'elle m'a semblé moins intéressante que la version "canine".
Force est de constater que de nombreux « mini ordinateurs portables » (qui semblent actuellement se vendre comme des petits pains) sont équipés de Linux et d’une suite logicielle nommée Open Office. Qu'ils permettent de surfer sur le Net via une connexion Wifi. Qu’ils fonctionnent sans souci pour leurs utilisateurs…
Mais malgré le nombre important de logiciels libres (gratuits) offerts pour Linux,
l'aéromodéliste que je suis n'y trouve pas l’équivalent Windows : simulateur de vol, GPS, synchronisation
impossible(?) avec un Pocket PC... Par ailleurs, certains périphériques ne trouveront pas de pilotes (drivers) adpatés pour Linux. C'est le cas de la machine Stika à découper
le vinyle. Quant au logiciel qui permet d'échanger les données entre mon émetteur de radiocommande et le PC, il ignore Linux...
Alors?
Même si je n’ai pas eu à « mettre les mains dans le cambouis » pour utiliser Linux, que cet OS est gratuit, que ses versions sont la plupart du temps très conviviales, que j'ai souvent pris plaisir à les découvrir, ce n’est pas encore demain que je vais totalement désinstaller Windows de mon PC. Mais comme certaines versions de Linux peuvent cohabiter avec Windows… c’est la solution que j’ai appliquée (Ubuntu), me permettant de choisir l’option qui me semble la plus pertinente, en fonction de mes besoins du moment.
Réponse de Normand !
Mais maintenant , lorsqu’on me parlera de Linux, je pourrai avoir l’air moins sot !
Orange douce
Ce vendredi 13 mars (ça s'invente pas, un vendredi 13!) je viens d'être contacté par une opératrice dont j'ai oublié le prénom.
Disons qu'elle pourrait s'appeler... Clémentine! Ou Navel... ou Sanguine...
A la voix douce...

Qui me rappelle le courrier que j'avais adressé en janvier pour faire part de mon désagrément. (A vrai dire, j'avais complètement oublié ma requête.)
Et "Clémentine" de me demander si ma clé Internet Everywhere fonctionne maintenant de façon correcte...
Je lui réponds par l'affirmative.
Et elle m'annonce alors:
"Compte tenu de vos déboires, nous allons faire un geste commercial: je propose de vous accorder un avoir équivalent à deux mois d'abonnement!"
C'est pas une bonne nouvelle ça?
Ce qui représente environ 70 Euros.
Et puisqu'on est dans les chiffres, saviez-vous qu'il y aurait eu 6880 "vendredi 13" en 4000 ans?
Même avant Jésus Christ, dites donc!!!
Vachement forts les zigues qui calculent ce genre de truc...
Ebouriffant!
Toujours est-il que viens de m'offrir un délicieux jus... d'Orange pour arroser la bonne nouvelle!
Pas de quartier!!!!
A la vôtre!
Orange amère... suite (et fin?)
Suite du feuilleton débuté avec "le connard à l'Orange"
Samedi matin 31 janvier, mon camarade Manu m'appelle pour me dire qu'il a fait jouer ses contacts chez Orange; objectif: tenter d'accélérer le mouvement, ajoutant, promis juré, que l'on doit m'appeler lundi.
Merci à lui.
Lundi 2 février, 8h45.
Un charmante dame m'appelle, me dit qu'elle a pris connaissance de la situation, que je fais malheureusement partie des nombreux possesseurs de cartes SIM non activées. Qu'elle s'occupe personnellement du dossier, et que sous 72 heures maximum, ma carte sera opérationnelle.
Merci Madame.
Ce même lundi, 13h15.
Un monsieur prénommé Dominique se présente comme collaborateur de Orange/FT.
Chouette, n'est-ce pas?
Lui:
"Vous êtes avec un contrat 8Mo +......
Moi:
- Ah, non... je viens de passer à 18Mo avec formule Everywhere!
Lui:
- Ah bon, je ne le vois sur votre profil client...
Moi
- Ah si... Même que ma carte SIM n'est toujours pas activée...
Lui
- Ah bon?
Moi, mort de rire
- A ce que je vois, la communication interne laisse vraiment à désirer dans les quartiers d'Orange! Vous me téléphonez pour activer ma carte?
Lui
- Ah non, moi je viens vous proposer la télévision gratuite.
Moi
- Alors va falloir que je vous dise à quel point je ne suis pas intéressé par cette offre! Que j'ai déjà déclinée...
Lui
- Mais c'est gratuit!
Moi
- Sauf que je dois aller chercher le décodeur en agence et laisser un chèque de caution de 49 Euros.
Lui
- Non, je peux vous faire envoyer le boîtier gratuitement.
Moi
- Mais la caution?
Lui:
- Ah ben faut quand même faire le chèque...
Moi
- Et puis il me faudra(it) deux boîtiers CPL parce que ma livebox est très loin de mon TV.
Lui:
- Euh?
Moi:
- Ouais, bon, on n'insiste pas: je ne suis pas intéressé par cette offre!
Lui:
- Dommage. Je vous souhaite au nom d'Orange une agréable journée...
Moi:
- Au revoir Monsieur"
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La suite ci dessous:
Hier mercredi 4 février, je m'aperçois que ma carte Huawei Internet Everywhere détecte par moments le réseau Orange.
J'essaie de connecter: en vain.
Pourtant, à un moment, je vois s'allumer l'indicateur SMS, me signalant la réception de deux messages. Je réussis à les ouvrir, et je découvre enfin mon N° en 06 lié à la carte USIM.
Ah, y'a du mieux... Mais c'est pas encore parfait.
Je tente alors de joindre l'assistance... débordée, et on me donne RDV pour ce jeudi matin.
Ce jeudi matin donc, j'allume mon PC portable, afin de tenter une nouvelle connexion.
Le bazar trouve le réseau... puis annonce encore et toujours "Echec!"
C'est alors que je me souviens avec consulté des forums, où l'on parlait d'un paramétrage erroné.
Je vais donc vérifier ces fameux paramètres... Les seuls que je n'ai pas modifiés sont ceux concernant APN. A l'écran, le mien est "orange-home.ie"
Sur le site Internet, on dit d'essayer trois bidules.
Le premier qui me tend la main est "orange.fr"
Je le glisse dans la fenêtre dédiée, je relance la connexion, et ô miracle! ça marche!
Je me marre!!!
Car un type de l'assistance doit me téléphoner ce jour entre 11heures et midi...
Et de fait:
Vers 11h45, j'ai une dame de l'assistance à qui je signale que j'ai enfin débourré le bazar tout seul comme un grand. Ce sur quoi, dans un grand éclat de rire, elle m'a dit: "Bravo! Je vais proposer à mes patrons de vous embaucher, vous nous rendriez grand service!"
Si c'est pas de l'humour, ça lui ressemble, non?
Mais quand je pense que cette histoire a débuté le 21 janvier pour se terminer le 5 février, et que la notice décrit une mise en oeuvre idyllique... où rien n'est à paramétrer. Si, si!!!
Il y a des jours où j'aurais envie de faire la peau... d'Orange. Amèrement!
Un zeste, ça va, mais trop c'est trop!!!
Bof... il me semble toutefois que suis maintenant au bout de mes peines!
Enfin, je l'espère!
Recette du "conard" à l'Orange
Mi-janvier, je reçois d'Orange un mail me faisant miroiter une offre alléchante. Réservée aux clients fidèles de la marque (Un petit coup de flatterie en passant, ça c'est un bon procédé commercial!)
Intéressé, je téléphone, j'obtiens un conseiller, qui me donne tous les renseignements nécessaires, et je souscris à Internet Everywhere qui permet, grâce à un PC portable, de se connecter au Net "où je veux et quand je veux!"
Quelque temps plus tard, dans un courrier daté du 20 janvier, je reçois ma clé USB 3G+... sans la carte SIM nécessaire au fonctionnement du bidule.
Je retéléphone: je "tombe" sur une charmante hôtesse qui ne semble pas connaître l'offre (récente, il est vrai, puisqu'en date du 15 janvier 09) mais elle me renvoie vers un interlocuteur qui, lui, semble savoir... et qui me dit que c'est normal, que la carte SIM me parviendra par un autre colis. (Z'auraient pt'êt pu l'écrire quelque part, non?)
Effectivement, je la reçois le lendemain.
Je m'empresse de l'insérer dans la clé USB... J'effectue l'installation... et contrairement à ce qui aurait dû se passer, j'obtiens un message selon lequel je n'ai pas de réseau disponible.
Pensant qu'effectivement le 3G ne passe pas à Bais, je m'en vais à Mayenne... où mon bazar ne détecte aucun réseau!!! (Pas même un GSM, alors que mon téléphone portable se comporte correctement par rapport aux réseaux!)
Lundi 26, je téléphone au 3900, qui finit par me dire que bizarrement, ma carte n'est pas activée, qu'il me faut obtenir un N° de téléphone propre à cette carte, qu'on aurait dû m'envoyer un SMS avec les renseignements idoines, et on me renvoie au 3970...
Qui me dit : "C'est pas moi, c'est eux! Faut téléphoner au 3900"...
"-Euh, j'en viens!!!
- Ah bon," que me dit la dame...
Je finis par téléphoner je sais plus où, et je "tombe" sur une nana à l'accent "exotique" qui commence à me donner la liste de ce que contient mon colis, et qui enchaîne en relisant toute la notice d'installation!
Je tente de l'arrêter, en lui disant que je sais lire, que j'ai quelque expérience en informatique, que le problème n'est pas là... et que...et que... mais elle continue!
Je me fâche.
Elle dit que ça sert à rien.
Ouais mais moi je lui dis que ça me soulage... elle me demande de patienter, et elle finit par me trouver un type qui dit qu'on va s'occuper de mon cas, et qu'on va me rappeler mardi 27 entre 11 et 12h.
Je suis fidèle au rendez-vous... et on me dit que c'est pas normal (Ah bon?) Que c'est pas à moi d'appeler, mais qu'on va me rappeler sous 48 heures.
C'était mercredi 28...
Nous sommes jeudi 29 Janvier
J'attends.
Comme quoi, y'a pas que chez les autres FAI qu'on prend les enfants du bon Dieu pour des connards (sauvages?)
Merci Orange!
PS1:
Agacé par mes problèmes, j'ai à nouveau décroché mon téléphone ce jeudi. Allo, 3900?
Je suis "tombé" sur une jeune dame, fort polie... mais dont les compétences laissent vraisemblablement à désirer.
Elle m'a raconté tout un tas de salades, m'a demandé de patienter, s'est renseignée auprès de sa collègue... M'a dit de" désactiver mes autres connexions qui entraient en conflit avec "Everywhere"... et a court d'arguments, ma affirmé que si mon bazar ne fonctionnait pas, c'était normal, j'avais qu'à me rendre dans une zone où le 3G passait. Et toc!!!! J'a raccroché sèchement.
Je suis donc allé à l'agence France Télécom de Mayenne. Affluence record. En attendant mon tour, j'ai eu la chance d'entamer la discussion avec un type de la maison (commercial d'une autre agence), à qui j'ai expliqué mon cas.
Qui m'a dit:" La fille au téléphone, elle n'y connaît rien. Si le 3G ne passe pas, vous vous connecterez en GSM, ce sera moins rapide, mais... Et puis votre carte, l'agence peut vous l'activer... Vous verrez, c'est trois fois rien..."
Quand mon tour est arrivé, j'ai sorti mon PC, ma clé 3G, et j'ai demandé à ce que l'on me fasse fonctionner le bazar.
Un jeunot qui vendait du portable, et qui entendait mes doléances s'est approché de son collègue, pour lui soufller quelques mots à l'oreille, lui suggérant d'aller consulter la dernière note de service à propos de mon abonnement. J'ai demandé une photocopie, que je recopie in extenso:
Des clients ayant commandé des offres everywhere (formule, Net ou option) ont reçus des cartes SIM qui ne sont pas activées.(*en gras dans le texte!)
Les commandes concernées sont bien identifiées, elles sont en cours de traitement.
Demandez au client de patienter.
Surtout, ne lui remettez pas une nouvelle carte SIM en boutique, elle ne fonctionnerait pas avec l'offre everywhere du client.
Ben voilà!
Mon entrevue avec les vendeurs de la boutique a duré quelque peu, et les clients continuaient de s'amonceler...
J'ai souhaité bon courage à ces employés de travailler dans une telle pétaudière, et j'ai quitté le magasin assez satisfait de ma prestation!
Maintenant?
Je vais attendre l'activation de ma carte, mais je vais écrire au PéDéGé de la boîte France Télécom pour lui faire part de mes remarques, et lui demander un geste commercial, en lui signalant qu'un double de mon courrrier s'en va chez "60 millions de consommateurs".
Affaire à suivre.
Voeux 2009
A toutes celles et à tous ceux qui ont l'intention d'y revenir...
Bonne et heureuse année 2009!

Plier l’échine…
Imaginez la scène…
Je me trouve dans l’interminable galerie marchande d’un hypermarché, temple de notre incontournable société de consommation. Celle où l’on tente de nous faire croire qu’il faut nécessairement acheter pour être heureux…
Et je suis là sans caddy, les mains dans les poches, à baguenauder afin de tuer le temps.
Suspendu au plafond, juste au-dessus de moi se trouve un radome au verre teinté, à l'intérieur duquel on
distingue l'oeil perfide d'une caméra de surveillance; je lui souris béatement...
Sur ma droite, une enseigne de vêtements où domine le jaune.
Et une jeune dame qui s’apprête à quitter le magasin.
Mais au lieu de sortir bien droit tel un être humain repectable qui sait rester digne afin de passer le portique, elle se casse soudain en deux, semblant presque vouloir se mettre à quatre pattes. Comme le feraient des esclaves sous le joug de leurs maîtres... Puis, après avoir franchi le seuil, elle se redresse promptement, et file dans la galerie...
Surprenant comportement de quelqu'un qui semble prompt à courber l'échine... Et pourtant, cette personne ne
semble pas avoir dérobé quoi que ce soit...
Face à elle, un monsieur d’âge mûr qui a, lui aussi, assisté à toute la scène. Bouche bée, les bras ballants, il suit des yeux la dame qui disparaît au milieu de la foule.
A son son air hébété, je comprends... qu'il n'a rien compris au spectacle... Si je pouvais lire dans ses pensées, je crois que j’aurais traduit :
« Ben, elle est pas bien... Q’est-ce qui lui prend? Pourquoi s’est-elle subitement pliée en deux au moment de sortir du magasin ? »
N'en auriez-vous pas fait de même?
C'est tout juste si, afin de qualifier le
comportement de cette jemme femme, mon témoin n'aurait pas pointé son index sur sa tempe en l'animant d'un mouvement semi-circulaire...
Ah, si j’avais osé entamer la conversation, je lui aurais expliqué ce que je sais ! Et j'aurais expliqué pourquoi cette dame passait sous les fourches caudines...
Parce que ma fille Florence a travaillé en tant que responsable dans un magasin de cette même chaîne.
Que je vous narre :
Traînant mes guêtres un jour près de la boutique dont elle était chargée, je voulus lui rendre une petite visite de courtoisie… comme l’aurait fait tout un chacun, non ? Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque ma « cheffe » me bredouilla, avec un sourire gêné :
« Tu sais P’pa, je suis contente de te voir… mais…
- Mais quoi ? Tu as honte de ton père?
- Non, non, c'est pas ça... Mais... Ben... Comment te dire ??? Tu sais, les portiques placés à la porte, ils détectent les clients indélicats qui tenteraient d’emporter de la marchandise,
- Oui, ben, ça c’est pas trop anormal … j’vois pas pourquoi…
- Mais, mais… ils comptabilisent aussi le nombre de gens qui transitent… Et quand tu viens me voir, involontairement tu fais chuter mon TT ….
- Heu ?
- Mais si, P’pa, derrière tout ça, il y a un logiciel
qui compte en permanence les entrées, les sorties, qui établit un rapport avec le nombre d’achats et leur montant, qui calcule le panier moyen… et tous ces chiffres sont vérifiés à distance en
temps réel par la responsable régionale, qui n’hésite pas à téléphoner illico si elle constate que le « TT » est inférieur à un même période de référence ou à celle d’un autre
magasin. Donc si tu rentres… et que tu n’achètes rien… tu fais chuter mon TT !!! » (Traduire par Taux de Transformation)
Vous comprendrez aisément ce que fut ma surprise de ce jour ! Mon hébétude, mon indignation et ma colère !
Et vous aurez maintenant saisi pourquoi la jeune dame décrite au début de mon récit avait tenté de se soustraire au contrôle numérique en pliant l’échine !!! Par solidarité avec les vendeuses…
Ah, plier l’échine ! Devant l’implacable loi des responsables chargés de faire progresser les ventes de l’entreprise. Ratios, profits, expansion...
Responsables, ou "coachs" également chargés d’animer des stages pour booster le personnel, où le mot d’ordre est «On est les meilleurs… we are the winners! » Slogan à faire crier au groupe le plus grand nombre de fois dans la journée par les stagiaires!!! Ce "coach" étant peut-être lui-même rémunéré au prorata du nombre de fois, de la puissance du cri... Avec en contrepoint, cet autre slogan tacite: "Malheur aux vaincus!"
Dois-je vous dire que Florence a cherché très rapidement un emploi ailleurs, là où on ne pistait pas en permanence les employées…
Là où les méthodes de management sont bien différentes.
Là où il n’est pas (encore?) nécessaire de courber l’échine pour se plier au diktat de la société de consommation…
Est-il nécessaire de préciser que ma fille ne s’en porte pas plus mal ?