billet d'humeur
Vous avez dit : « Atrabilaire » ?
S’il est une pratique que je trouve « passionnante », c’est celle qui consiste à m’envoyer un appel téléphonique, surtout au moment du repas, avec en arrière-plan une démarche commerciale.
Voilà-t-y pas que l’autre midi, j’avais à peine entamé mon entrée chaude, la sonnerie retentit, ligne France Télécom.
« Bonjour, je me présente : je suis Jérôme ZZZZ de la société Bidule-Solar… »
J’interromps poliment mon interlocuteur pour lui dire que s’il a un produit à me vendre, c’est surtout pas le moment.
Le type se rebiffe quelque peu, et m’assure que non, il n’a rien à vendre.
Il continue donc son exposé… mais la tournure de ses propos m’amène à penser que son intention est au moins de me caser un rendez-vous avec un de ses commerciaux.
Je réitère mon refus…
Le type hausse la voix…
Moi aussi.
Et, sur un ton qui ne semble pas admettre la réplique, il finit par me lâcher :
« Mais enfin, Monsieur, vous allez me laisser parler oui ou non ? »
C’est alors que je lui ai asséné vertement :
« Ah, ça, c’est la meilleure ! Vous venez m’importuner au moment du repas… et en plus je me fais engueuler ! Monsieur, nous n’avons plus rien à nous dire ! »
Et j’ai sèchement raccroché.
Je suppose qu’au centre d’appel, mon histoire a dû circuler, pour signifier que du côté de Bais, il y avait un vieillard atrabilaire qu’il valait mieux ne pas réveiller… surtout
au moment des repas.
Suite à quoi, j’ai pu continuer mon entrée, tranquille.
Elle avait juste eu le temps de tiédir.
Et figurez-vous que le même jour, en soirée, juste au début du repas, le combiné de la ligne Internet se met en branle.
« Bonsoir monsieur. Je m’appelle Sophie YYYYY… de la société Bidule-Solar…
- !!!!
(Tiens, c'est les mêmes. Mais changement de stratégie notable...)
- Suite aux nombreuses implantations de panneaux solaires que nous avons effectuées dans votre commune, j’aimerais savoir si…
- Non, mademoiselle, je n’ai pas l’intention de vous faire savoir…
- Vous êtes bien propriétaire de votre pavillon sis au 9 résidence des…
- Non !
- Vous n’êtes pas propriétaire ?
- Non !
- Ah ??? Bon… Au revoir monsieur.»
Je n’ai pas eu besoin de me montrer atrabilaire.
Cette fois, il m’a juste suffi de mentir afin de me débarrasser aisément d’un(e) importun(e).
J’aimerais toutefois faire remarquer que j’ai demandé à plusieurs reprises de figurer en liste orange, celle où en principe on est à l’abri des démarches commerciales.
Comme vous pouvez le constater, c’est d’une efficacité remarquable !
Alors, je n’ai plus guère que 3 solutions :
- passer en liste rouge… mais cela ne me tente guère
- me montrer atrabilaire lorsqu’on m’appelle…
- ou bien éprouver le délicieux sentiment que procure le mensonge!
Cela vaut peut-être mieux en effet que de faire monter la tension…
Le cri du cœur
Il fait doux. Le soleil rit dans un ciel sans nuages.
Après être monté à pied jusqu'aux « Grandes Batailles » j'en termine avec mon parcours.
Environ 7km.
Il est quasiment midi.
Je suis revenu dans le centre bourg où j’ai donc presque terminé ma promenande.
Mais une surprise m'attend.
Juste devant moi, tenant son petit-fils par la main, une Mamie sort de la boulangerie.
Même si je ne prête pas attention, je suis obligé de capter leurs paroles.
Et là, j’entends le gamin, âgé d'environ 5 ans, qui s'adresse à sa grand-mère:
(Veuillez dès à présent noter que les points de suspension dans le dialogue sont à prendre comme des périodes de silence, plus ou moins longues...)
« Dis, mamie, tu fumes, hein ?
- Oh, oui, mon chéri… mais… pas beaucoup !
- Oui, mais… tu fumes…
- D’accord, mais beaucoup moins que je n’aie pu le faire… tu sais.
- Peut-être, Mamie. Mais Maman, elle m’a dit que même pas beaucoup, c’était quand même dangereux.
- Ah, c’est vrai…elle a raison, mais pour le peu que…"
Il ne la laisse pas continuer, et lui coupe gentiment la parole.
" Et Maman, elle, ben… elle a arrêté de fumer…
- Je sais…Je sais… Elle a eu du mérite. »
Silence… puis le gamin reprend :
« Tu sais, Mamie, j’aimerais bien que tu arrêtes de fumer… ça me ferait rudement plaisir ! »
C’est à ce moment qu’ils se sont tous les deux engouffrés sous un porche, et qu’ils ont disparu…
Le Pocket PC qui ne voulait pas mourir
En décembre 2004, sur les conseils avisés d’un ami, j’ai acquis chez Aldi un Pocket PC de marque Medion. (voir la boîte ci-dessous)
Tel un gamin à qui on vient d’offrir un nouveau joujou, je découvrais ce petit appareil aux performances étonnantes, bien supérieures à ce que je pouvais envisager lorsque, emporté par le « Plan Informatique Pour Tous » que l’Education Nationale initiait en 1985, j’ai mis mon p’tit doigt dans l’engrenage des bits et des octets…
Mon Pocket se comportait à la manière d’un micro ordinateur de poche, avec quasiment les mêmes fonctions qu’un grand.
Et en plus, il intégrait un agréable système de navigation par GPS : Medion Navigator 4.
Mais v’là-t-y pas qu’un jour, mon appareil a commencé à donner des signes de fatigue : les contacts de la prise située tout au bas sont devenus aléatoires, jusqu’à ce je ne puisse ni le connecter au PC ni recharger sa batterie.
L'appareil était encore sous garantie, et comme une entité Medion se trouve à 50km de chez moi, j’ai fait le déplacement afin qu’on puisse procéder au remplacement de la carte mère.
Mais il m’a fallu ensuite ré-installer tous les programmes (je
n’avais bien pas saisi à l’époque tous les bienfaits du système Backup dont mon appareil était doté).
Quelque temps plus tard, j’ai installé Carto Explorer : logiciel qui propose des cartes au 1/25.000ème. Impeccable pour pratiquer la randonnée, enregistrer sa trace, visionner tout ça sur le PC…
Quelques longs mois d’heureuse utilisation…
Puis à nouveau, cette fichue prise… Mais nous sommes au-delà des 3 ans de la garantie offerte par Aldi.
Que faire ? La cartographie de Medion Navigator étant devenue obsolète et sa mise à jour d’un prix déraisonnable, le remplacement de la carte mère trop onéreux, je préfère acheter un autre Pocket PC. Je jette mon dévolu sur un HP Rx 5720.
Je me décide alors à ouvrir le boîtier de mon Medion malade… je triture tout ça, et je finis par rétablir un contact… uniquement pour la recharge, pas pour la connexion avec le PC. Tant pis, j’effectuerai la synchronisation via la liaison infra-rouge. Lente, très lente... Mais c'est mieux que rien!
Quelque temps plus tard, je découvre Memory Map, un logiciel encore plus intéressant que Carto Explorer. Je teste une version évaluation, puis j’achète la licence.
Mon petit Medion va continuer d'être le témoin de nombreuses autres sorties autour de Bais, sur le halage de la Mayenne, le long de quelques canaux (Nivernais, Bourgogne, canal du Midi…)
Mais, graduellement, la batterie interne va donner des signes de fatigue : elle ne tient plus la charge. Un petit tour sur le Net, où je dégotte une batterie de rechange à un prix raisonnable.
C’est reparti pour un tour !
Et puis… un jour, plus moyen de recharger la batterie… la prise a encore rendu l’âme. Phénomène récurrent sur cet appareil et ses clones Mio 168/Yakumo Delta 300. Voir les nombreux forums qui en font état !
A nouveau, j’ouvre le boîtier. Et à l’aide d’un simple contrôleur universel, je parviens à déterminer l’emplacement d’un + et d’un - où je pourrais envoyer du jus.
Quelques soudures, installation d’une prise comme celles que j’utilise sur mes modèles réduits… et grâce à mes chargeurs spécifiques pour les accus Lipo, je peux maintenant regonfler l’accu interne… et lui greffer en parallèle une autre batterie qui va doubler l’autonomie !
J’ai encore sauvé mon Pocket…
Et de nouveau fixé sur le guidon de mon VTT, il m’accompagne dans mes sorties à travers bois et chemins creux…
Jusqu’à ce que l’autre jour, sur la fin d’une virée dans le bois d’Hermet, l’écran commence à clignoter… et tout à coup le rétro-éclairage disparaît totalement.
« Là, c’est fichu ! » me dis-je.
De retour à l’atelier, je branche le chargeur, qui m’indique « Low battery ». Il a détecté une tension inférieure à 3 volts, seuil au-dessous duquel un élément de batterie Lipo est considéré comme « burned ».
Tant pis, je branche en parallèle un accu que je pense être sain… et pftttt ! un gros panache de fumée, une odeur insupportable… Merdre, j’ai fait un court circuit.
Je démonte le boîtier… pour constater qu’une partie de la platine est noircie. De
nombreux composants font la gueule !
Cette fois… mon Pocket est réellement mort de chez mort.
Avec d’immenses regrets, je le remise dans une petite boîte… et je le laisse dormir en paix. Il a bien mérité son repos…
Jusqu’à ce qu’hier… je rouvre la boîte…
Nous avons tant de souvenirs communs !
Pris de remords, je teste la batterie… qui ne débite rien au-delà de la prise. Apparemment, un des composants situé sur la plaquette a fondu.
C’est alors que je me tourne vers l’ancienne batterie. Je la branche… rien !
Je trifouille : rien !
J’avise alors le curseur On/Off, celui qui permet d’effectuer un hard reset…je le manipule… et là, que vois-je ?
L’écran vient de se rallumer !!!! Sur un « joli » fond bleu comme quand Windows 95 plantait! Je me retrouve avec quelques lignes rédigées en anglais… dont l’une indique « Reboot ».
J'ai dû entrer dans le BIOS!!!!
Allons-y donc pour « Reboot »… l’écran s’éteint, se rallume, hésite… et
ô, miracle !
J’arrive sur la page d’accueil « Medion ». Puis « Aligner l’écran »…
Quelques secondes encore... Et le message s'affiche: "Réinitialisation terminée"!
J'ai une folle envie de rire, de sauter au plafond... Une joie indicible... !
C’est alors que bien vite je tente la procédure de « Backup » afin de récupérer les programmes initialement installés.
Et alors !
Ben ça marche !!! Y compris la connexion Wifi grâce à la carte SDIO Spectec! (Voir ci-contre)
J’ai donc re-soudé deux fils afin de pouvoir ré-alimenter et recharger ma batterie.. la "vieille"....
J’ai ré-installé le support sur mon guidon, et nous allons repartir tous les 3 (mon Pocket PC, mon VTT et moi!) vers de nouveaux horizons !
Pour combien de temps encore ?
Cela n’a guère d’importance…
Mais quand je vous disais que mon petit Pocket ne voulait pas mourir !!!!
Reportage en images sur l'album: http://bernardino.over-blog.net/album-1806857.html
PS1: si par hasard vous avez un petit frère jumeau de mon Medion ppc95000, un Mio 168 ou un Yakumo Delta 300... ne le jetez pas. Je veux bien le récupérer afin de "m'amuser" à lui redonner vie!
PS2, ces quelques commentaires reçus en privé:
- Ah, c'est une histoire "fumante"! - Toujours admiratif devant tes récits, et content de voir que tu es dans le développement durable... recyclage et réparation sont les mammelles d'un comportement éco-logique. - Belle leçon de vitalité.. .Un peu dérangeante et politiquement incorrecte dans ce monde consumériste ;o)
C’est pas juste !
Pourquoi ce cri à l’injustice ?
Ben… il faut que je vous explique…
V’là-t-y pas qu’en juillet, ma femme achète une paire de gants en caoutchouc de marque Mxxx.
Et juste avant de mettre l’emballage dans le bac «papiers destinés au recyclage», j’avise un encart selon lequel, en se connectant au Net, on pouvait participer à un jeu gratuit.
Je m’en vais donc sur le site, je joue… et on me dit que je participerai à un tirage au sort..
Et puis je reçois ce courriel :
Bonjour Bernard,
Vous venez de vous inscrire sur le site www.mxxx.fr.
Munissez vous dès à présent du ou des codes jeu pour participer au grand jeu "Ma maison" et tentez de vous offrir votre maison grâce aux 200 000 € offerts par Mxxx.
Voici le rappel de vos identifiants :
Login : ***********
Mot de passe : **************
A bientôt sur mxxx.fr !
L'équipe Mxxx
Et dans la foulée, cet autre courriel :
Jeu 22 juillet 2010, 9h 04min 32s
Bravo, vous avez gagné !
Vous avez gagné une paire de gants Mxxx !
Vous recevrez votre lot à l'adresse confirmée dans le formulaire du jeu, dans un délai approximatif de 6 à 8 semaines à compter de votre date de participation.
L'équipe Mxxx
Ben vous me croirez si voulez : nous sommes début janvier, donc nettement après les 8 semaines pendant lesquelles on me demandait de patienter, et malgré plusieurs rappels de ma part chez Mxxx, je n’ai toujours rien reçu !
Pourtant, à chaque fois, j'avais pris des gants pour leur écrire, aux gens des gants Mxxx…
C’est pas juste !
Tiens, puisque je crie à l’injustice.
Figurez-vous que depuis une semaine, je reçois par la Poste un quotidien au nom très catholique.
Mais ce qui m’étonne, c’est que je là, je n’ai rien demandé.
Alors je me suis rendu sur le site de «La +++++» et j’ai fini par envoyer le courriel ci-dessous :
Service des abonnés...
N’ayant pas trouvé dans « nous contacter » une rubrique
concernant ma requête, je finis par m’adresser à votre service abonnés.
Mais le «hic», c’est que je ne
suis pas abonné !
Quelqu'un m'aurait-il fait un cadeau à Noël en m'abonnant à l'insu de mon plein gré??? Mesure de charité... chrétienne?
Ou alors stratégie publicitaire de votre part afin d'hameçonner un futur lecteur? Technique identique à celle utilisée par C****+, qui nous refile gratos un mois de TV en clair ???
Cela peut paraître sympathique...
Mais…
Depuis quelques jours, je reçois en effet un N° de «La +++++ »!!! A l'adresse mentionnée en annexe. (Vous devriez bien retrouver ma trace dans
vos archives...) Adresse que vous avez dû pêcher dans un des nombreux fichiers qui circulent ici ou là... A moins que tout simplement un logiciel aspirateur de pages blanches ou
jaunes... Yapuka faire un mailing...
Mais c'est pas trop la peine de vous fatiguer à m'envoyer votre publication... j'suis pas vraiment intéressé par ce type de gazette. Que l'on reconnaît pourtant comme un média de
qualité.
Mais c'est pas tout à fait ma philosophie. J'ai été élevé dans un milieu où la religion n'était pas au centre des préoccupations lorsqu'il était question de gagner notre pain
quotidien.
Mon grand-père, un homme très tolérant, apprenait l'Espéranto. Il lisait "La libre pensée"…
Moi, ce serait plutôt "Le Canard Enchaîné". Mais comme ce titre ne fait pas partie du groupe Bayard-Presse...
Par conséquent, après m'avoir répondu sur les raisons de cet abonnement « sauvage », ce que vous ne manquerez pas de faire... vous pourrez utilement effacer mon adresse mail de vos
fichiers… ainsi que mon adresse postale
A vous lire.
Et en ce 8 janvier 2011 ? Ben…je n’ai toujours rien reçu du service abonnés. (Aux abonnés ... absents... Tuuut... Tuuut... Tuuut...)
C’est pas juste.
Et puis, pour en remettre une couche, alors que là encore je n’avais rien demandé, v’là-t-y pas que ce matin, je reçois une offre d’abonnement «privilège» à l’hebdomadaire "M******e" , celui qui se pare de la dame au bonnet phrygien.
Avec la même adresse que celle utilisée par «La +++++ »
J’ai encore rien demandé, moi !!!
Néanmoins, je commence à m’inquiéter de savoir si ce serait pas «les gants» qui auraient refilé mon adresse à ces journaux !
M’enfin !
Moi, je voudrais simplement qu’on m’envoie ma paire de gants en caoutchouc ! Celle que j'ai gagnée...
Franchement, c’est pas juste.
A Ernestine Chasseboeuf
Bernardino Dumontaigu
53160 Bais
à Ernestine Chasseboeuf
49320 Coutures
Chère Ernestine
Vous me connaissez pas, mais depuis que mes enfants m’ont offert pour ce Noël « Cent coups de sang d’Ernestine », je vous connais maintenant un peu; c’est pourquoi je ne doute pas que vous me permettrez cette familiarité.
J’ai donc pris beaucoup de plaisir à dévorer vos lettres. Bien davantage que si j’avais mangé des petits LU, bu du Coca, ou mangé du « Chaussée aux moines », fromage qui est fabriqué à Craon, près de chez moi en Mayenne!
Vos coups de gueule pour la défense de l’environnement sont courageux. (Je sais pas si Noël Mamère aura apprécié). J’ai bien aimé aussi vos courriers dans lesquels vous réclamez la gratuité « bibliothécaire », ainsi que ceux où vous faites la chasse à la malbouffe.
Je bave d’envie devant vos talents de rimeuse, et vos poèmes sont l’expression d’une poésie rurale que l’on ne trouve plus guère que chez les troglodytes.
Vous dites avoir arrêté de tirer sur la cigarette… Cependant, tout comme certains « fument la moquette», je pense que vous avez dû au moins une fois dans votre vie fumer de « l’Oulipo », tant sont fréquentes vos références à ce courant dont Raymond Queneau est une figure de proue.
Concernant vos autres goûts littéraires, vous semblez avoir quelque tendresse pour un gars de chez vous, « un pays » comme vous dites…un certain Joachim du Bellay. Il était pas troglo pourtant ? J’y vois là comme une trace de chauvinisme. C’est vrai que vous parlez beaucoup plus souvent de votre ami le poète Jules Mougin…. Je voudrais pas vous offenser (faut que je reste pacifiste), mais je suis vexé parce que vous avez oublié quelqu’un d’important qu’habitait pas loin de chez vous: hé oui, en vous installant au volant de votre Vicomtesse, vous auriez pu faire une soixantaine de km et aller voir à la Devinière, du côté de Chinon, où a vécu un bonhomme nommé Rabelais.
Vos évoquez souvent votre machine à écrire contre laquelle vous pestez. Une fois, c’est pour nous dire que la touche voisine du « M » ne fonctionne plus, ce qui vous oblige à rédiger un texte sans jamais utiliser la lettre « N ». Je crois me souvenir que ceci est un « exercice de style » Oulipien nommé Lipogramme…
Une autre fois, vous râlez parce que le « q » ne s’imprime qu’en rouge. C’est vrai que je suis pas là pour évoquer ma vie, mais cela me rappelle ma vieille Japy, atteinte de la même affection. Sachez donc que, à cause de ce « q » rouge, j’ai eu concomitamment une très forte crise hémorroïdaire, dont je garde un cuisant souvenir.
Je voudrais également vous dire que moi aussi je collectionne des points pour gagner des cadeaux. Je mange beaucoup de camembert « Bons Mayennais » (53470 Martigné). Mais dans la liste des cadeaux, il n’y pas de carafe comme celle que vous cherchez… Pas de carillon Westminster non plus. Moi, j’espère bientôt arriver aux 150 points qui me permettront d’obtenir un joli ballon. (Faudra quand même que j’envoie 5.10€ avec un chèque de La Poste, où il n’y a plus de place pour écrire les chiffres.)
J’aime bien aussi faire des mots croisés : ceux du Canard, c’est vrai qu’ils sont durs !
J’écoute aussi très souvent le jeu des mille francs, quand les piles de mon poste sont pas déchargées.
Voyez, nous possédons de nombreux points communs.
Parce que moi aussi, dans le temps, j’avais écrit à « Monsieur Je positive », lorsque j’avais refusé d’acheter un caméscope que le vendeur voulait enlever de son socle à coups de marteau parce qu’il retrouvait plus les clés du cadenas. Une autre fois, j’avais envoyé une lettre chez Garbit, quand j’avais trouvé un pansement dans du taboulé Royal acheté au Supermarché local… (mais le directeur m’avait renvoyé une gentille lettre, et un colis contenant trois boîtes d’un kilo, avec ses excuses ! J’en avais fait généreusement cadeau à mes voisins.)
Si j’avais su, à l’époque, j’aurais dû faire comme vous : envoyer mes courriers chez Belin (pas celui des gâteaux secs, mais l’autre, celui qui édite des livres !) Peut-être que j’aurais eu la chance de me voir éditer. Je vais toutefois réfléchir à la chose, parce que pas loin de chez moi il y a l’imprimerie Floch à Mayenne, avenue Gutenberg…
De la fenêtre près de laquelle je vous écris, je vois mon voisin qui est en train de trier des patates. Il me parle souvent de la Bintje, mais il préfère la Belle de Fontenay, parce que ça évoque la dame aux chapeaux et le concours Miss France. Sauf que maintenant, il ne sait plus très bien à quels seins se vouer, parce que la concurrence est rude aussi dans le domaine des Miss.
En pianotant sur mon clavier, je viens d’apprendre par Wikipédia que vous aviez quitté la planète Terre. Cette nouvelle m’attriste profondément. Sans doute pas autant que vous.
En espérant que vos cartilages ne vous font plus souffrir.
J’espère que cette lettre vous trouvera de même.
Bernardino
PS1 : faudra faire la commission au directeur de l’imprimerie slovène qui a imprimé le livre que le « c » devant un « t »,
ça s'écrit pas comme il l'a fait.
PS2 : je vais chercher dans mon grenier, afin de voir si je ne retrouve pas un exemplaire du livre « Les deux orphelines ». Je crois que j’en ai un, avec couverture rouge, que l’on m’avait donné en prix quand j’étais à l’école primaire. Si je le retrouve, j’irai voir la dame de la Poste. J’espère qu’elle ne me prendra pas trop cher en timbres pour un envoi… « Outre Tombe » !
http://clo.p.pagesperso-orange.fr/Chasseboeuf/Index.htm
Annie soit qui mal y pense!
Je suppose que vous avez tous vécu la frénésie qui précède les fêtes de Noël.
Cette « fièvre acheteuse » qui s’empare d’un bon nombre d’entre nous.
Ben, cette année, l'intensité de la fièvre n’est pas retombée.
Plantons le décor.
Je me trouve dans une parfumerie en compagnie de mon épouse prénommée Annie. (Détail important pour la suite de l'histoire... vous verrez!)
Et un p’tit coup de vaporisateur par-ci, et une p’tit coup de vaporisateur par-là.
« Madame...Voulez-vous tester cet autre parfum ? Il est tout nouveau…Il connaît un grand succès… »
Et un p’tit bâtonnet trempé dans une fiole vient déposer délicatement ses senteurs au creux du poignet d’Annie.
Et puis encore un autre…
Pour tout vous dire, cette "douce" séance aux parfums envoûtants me « saoule » …
Quand enfin ma femme a arrêté ses choix… passage obligé par la case "caisse" où l'on fait fumer la carte bleue; puis on nous invite à nous présenter devant le stand « emballage ».
Une charmante dame engage alors la conversation. Je lui fais compliment de sa dextérité à confectionner les paquets; ce à quoi elle répond que c'est bien normal, après presque 50 ans de vie commerçante... Et, qu'elle a toujours plaisir à filer un coup de main à sa fille au moment des... coups de chauffe!
Ayant posé le bolduc final sur premier paquet, que je destine à mon épouse, la dame demande.
« Je le marque comment celui-là ? »
Et moi de répondre tout naturellement: « On lui met... Annie ! »
C’est alors que je vois la paqueteuse s’emparer d’un stylo, et de tracer avec conscience un « i » majuscule au dos du petit paquet! En insistant bien sur le point du "i"! Qu'elle arrondit savamment...
Moi j’avais dit : « On lui met Annie !"
Et tout à coup, je pige... avec délices!
Mais pour vous faire partager mon plaisir, je vais devoir reprendre la blouse grise du "hussard noir de la république!" que j'ai été durant quelques décennies.....
Ah!...la pédagogie... Chassez le naturel....
C'est pourquoi, afin d'éclairer votre lanterne, je vais me permettre une petite leçon de phonétique grammaticale. Que voici:
Dans le patois mayennais, les articles "un" ou "une" avaient une prononciation quasi identique, qui se traduisait indifférement par "heunne"... surtout devant une voyelle. Avec certaines nuances suivant les cantons, où cela pouvait même tirer vers le hanne...
Ainsi donc: heunne ou hanne berbis, heunne ou hanne egneau... (Une brebis, un agneau)
(Parlers et traditions du Bas-Maine et du Haut-Anjou, Le patois mayennais,
Cercle Jules-Ferry Laval, Imprimé par Guillotte à Laval,
édition de 1979)
« On lui met Annie !"
« On lui met hanne i ! »
"On lui met donc... un i..." Ben voyons!
Pour les paquets suivants, j’ai bien pris soin de préciser les prénoms, en les épelant.
La paqueteuse, dont l'oreille avait sans doute été familiarisée au patois local dès son enfance, ben... elle a dû se demander pourquoi une telle insistance de ma part.
Mais dans ma petite tête de garnement espiègle dansait cette coquine devise, que je me répétais avec délices :
« Annie soit qui mal y pense ! »
- PS : « Honi soit qui mal y pense » est la devise du très prestigieux Ordre de la Jarretière et du souverain d'Angleterre lui-même.
Perdre la tête pour une souris…
C’était hier… une agréable sortie pédestre autour du Montaigu.
En solitaire...
De retour au parking, je m’assois sur un banc.
Face à moi, la plaine d’Evron, à perte de vue. Au loin, des fumées grimpent avec nonchalance vers de gros nuages gris à travers lesquels filtrent quelques paresseux rayons de soleil.
A sol, selon que la zone est éclairée ou pas, les contrastes sont saisissants.
Sous le faisceau lumineux, les arbres prennent des couleurs dans les tons où l’ocre domine.
Avec des ombres qui s’étiiiii…rent...
Magnifique spectacle sur grand écran panoramique... Et comme bande son?
Je sors mon smartphone, et je choisis Beethoven, 3ème symphonie, dite "Héroïque" (la symphonie N° 6 "Pastorale" aurait mieux convenu, mais je ne l'ai pas encore mise en mémoire de l'appareil.)
Pas de vent, aucun bruit parasite, une nature quasiment endormie.
Rien que pour moi, ou presque.
Et là, je contemple… et je rêve...
La tête presque vide… mes pensées perdues vers la ligne d’horizon d’où se détache la silhouette facilement reconnaissable de Sainte-Suzanne la médiévale.
"Rêveries d'un promeneur solitaire."...
Soudain, un petit lapin pointe le bout de son nez sur le rebord du talus. C’est alors qu'il m’aperçoit: il fait immédiatement demi-tour, me laissant comme dernière image celle du toupet blanc de sa queue…
Combien de temps suis-je donc resté là ?
Je ne me souviens plus… et cela n’a d’ailleurs aucune importance.
Je reprends ma voiture afin de redescendre vers Bais… et mes pensées vagabondent encore.
Juste en arrivant au premier lotissement du bourg, je me demande ce que peut bien faire ce chaton au milieu de la route. L'imprudent!
Je ralentis, et soudain, je me rends compte que ce fils de félin joue avec un petit rongeur.
Et un coup de patte par-ci, et un autre par-là… le matou est toujours au milieu de la chaussée, inconscient du danger.
Je suis maintenant carrément à l’arrêt, et le spectacle se déroule juste devant mon capot.
Utilisant ses pattes comme des crosses de hockey, Minet tente de guider la trajectoire de son palet vivant.
Cela ne semble pourtant pas aller dans la direction souhaitée.
La bestiole part à droite, mais un vif coup de patte la ramène au milieu de la route
Elle essaie une escapade à gauche… Nouvelle correction de trajectoire…
Quand enfin semblant trouver une esquive, du plus vite que ses petites pattes le lui permettent, le rongeur file à toute allure vers le fossé situé à ma droite.
Le chaton se montre alors surpris, mais il rattrape aisément sa proie.
Les deux animaux ont maintenant quitté le milieu de la chaussée, et je peux enfin repartir.
Mais ce jeune chat m’a fait penser à ses enfants qui, poursuivant le ballon dont ils perdent le contrôle, giclent sur la chaussée au mépris du danger, focalisés qu’ils sont par l’objet de leur jeu… ou de leur désir?
Pauvre Minet ! Lui aussi avait perdu la raison…
Une mignonne "petite souris " lui avait sans doute fait tourner la tête… au risque pour lui d’en perdre la Vie!
Il avait "craqué" pour une créature très "croquante" à son goût!
Peut-être était-ce sa première « conquête » ? Celle qui rend fou et imprudent…
Je ne sais pas.
Il paraîtrait pourtant que chez les humains on puisse trouver aussi ce genre de situation.
Perdre la tête pour une « souris »…
Mais, à ce stade de mon récit, je commence à me demander si ce n'est pas moi qui aurais perdu la tête?
Lille est une ville cosmopolite... Marché de Wazemmes
Cela faisait longtemps que j'entendais ma fille me dire tout le bonheur qu'elle avait de se promener au milieu du marché de Wazemmes à Lille.
Profitant d'un récent séjour chez les Chtis, je décide donc un matin d'aller explorer cette fameuse caverne d'Ali Baba.
Mais emprunter les autoroutes ou autres échangeurs est un exercice que je n'aime guère; heureusement que le navigateur GPS me facilite grandement la vie.
Vous me direz que j'aurais pu laisser ma bagnole aux portes de Lille et utiliser le métro, comme je le fis une fois lors de la grande braderie. Mais le rustique que
je suis hésite à s'engouffrer sous terre...
Il faut alors se résoudre à circuler dans les rues de cette grouillante mégalopole, puis tenter de trouver une place de parking.
Je finis par débarquer place de Sébastopol, derrière le Théâtre.
Le temps d'aller prendre mon ticket, j'aperçois là un groupe d'hommes jeunes qui bavardent près d'un arbuste où sont accrochés sacs et musettes... Mais j'y reviendrai tout à l'heure.
Accompagné de mon épouse, je commence alors à déambuler dans les rues qui conduisent à Wazemmes.
Et je suis immédiatement frappé par le nombre de personnes qui font la manche: là, une femme âgée au visage buriné, plus loin c'est un homme accompagné d'une fillette qui quémande quelque pièce. Au détour d'une rue, un jeune couple avec deux bergers allemands...
Puis, nous finissons par déboucher sur la place où règne une animation assez indescriptible.
De l'Afrique, dont je ne connais que quelques villes marocaines, j'ai retrouvé à Wazemmes cette même ambiance de souk, avec un subtil mélange de gens issus du
Maghreb et de l'Afrique noire... et de l'Europe!
Au milieu de senteurs exotiques, ici on peut trouver absolument tout. Du bouton pression au téléphone dernier cri, en passant par les tissus très colorés vendus au mètre, les olives ou les ustensiles de cuisine.
Et puis, si votre mobile est bloqué, vous n'aurez que l'embarras du choix pour faire sauter le verrou... à des tarifs défiant toute concurrence!!!
De même que vous pourrez trouver des chaussures pour 5 Euros, un jeans à 10 Euros...
Etonnante tour de Babel où la langue française semble minoritaire, voire « accessoire »...
Après une bonne heure passée sur cette « place de la Nouvelles Aventure » -la bien nommée!-, nous filons vers le centre de Lille où le spectacle des façades flamandes nous charme toujours autant.
Arrêt place de Strasbourg, au restaurant « La tête de Boeuf », puis retour à la voiture.
C'est là que je retrouve mon petit groupe de « bavards », musettes toujours pendues aux arbustes.
Ils semblent d'ailleurs vouloir se rendre utiles, signalant les places devenues libres à l'intention des automobilistes qui viennent d'entrer sur ce parking, guidant la manoeuvre d'un autre conducteur qui éprouve des difficultés à se garer, gêné qu'il est par un véhicule arrêté hors des emplacements...
Avec un large sourire qui se veut charmeur, l'un des hommes m'aborde: « Fini prom'nad'? »
La conversation s'engage. Mais à son accent et à son français dont sont exclus les mots tels que articles, pronoms personnels, verbes conjugués, je comprends qu'il n'a rien d'un Chti pur jus!
Aurait-il pourtant vu le film qui vante les qualités d'accueil de ces gens du Nord? J'en doute!
Je finis par lui demander sa nationalité.
Et il me répond: « Kosovar »
J'aurais bien voulu connaître les raisons pour lesquelles il était arrivé dans ce qui lui semblait être un Eldorado. Qu'espérait-il? Etait-il là en transit avant de gagner Calais, puis l'Angleterre?
Il a fini par me faire comprendre que, si je lui glissais une piécette...
Ce que j'ai fait.
« Merci beaucoup, bonne journée! » m'a-t-il lancé en faisant l'agent de ville afin de me faciliter la sortie du parking.
Tout au long de sa riche histoire, Lille a accueilli des Polonais, des Italiens, des Espagnols... des Africains... et actuellement ce sont des Européens de l'Est qui arrivent...
Nous sommes donc là en présence d'une vraie ville cosmopolite!
Impression que l'on perçoit d'autant mieux si l'on se trouve sur le pittoresque marché de Wazemmes!
Avec ses richesses... et sa misère toute proche!
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Liens vers Marché de Wazemmes:
http://www.qype.fr/place/155159-Le-marche-de-Wazemmes-Lille/photos
http://www.cityvox.fr/visiter_lille/marche-de-wazemmes_50185/PhotosLieu
Copyright photo du marché: http://www.lilletourism.com/
Quand les chiffres donnent le vertige...
Spéculons, mes frères...
La presse en a abondamment parlé.
Le couperet est maintenant tombé sur la nuque d'un "gentil" trader.
Il devra(it ?) donc restituer à la banque pour laquelle il travaillait la somme faramineuse de 4.9 milliards d'Euros!!!
La loi française ne permet apparemment pas que l'on juge un jugement.
Je ne jugerai donc pas.
Mais c'est quoi, 4,9 milliards de dommages et intérêts ?
Et c'est là que ma pauvre tête commence à tourner.
Afin de mieux faire comprendre ses lecteurs, mon quotidien "Ouest-France" a eu l'heureuse idée de traduire cette somme par rapport à d'autres "valeurs".
(mais je n'ai pas vérifié les comptes!!!).
Je lui ai donc fait confiance, et lui ai emprunté le paragraphe qui suit :
4.9 milliards d'euros, c'est:
- 390 000 années de smic,
- quarante fois le record de l'EuroMillion,
- cinquante-deux fois le transfert du Portugais Cristiano Ronaldo au Real Madrid.
- c'est l'équivalent du Produit Intérieur Brut du Burkina Faso,
- le coût du réacteur nucléaire EPR de Flamanville,
- vingt Airbus A380,
- 196 TGV,
- 19 600 Ferrari 599 GTB Fiorano.
- mais... c'est moins d'un tiers de la fortune de Liliane Bettencourt!
Et l'article de conclure: Beaucoup pour un seul homme, dans une seule vie...
Epoustouflant, faramineux, gigantesque...
Ainsi donc donc, pour oser prétendre "gagner" une telle somme, un smicard devrait travailler 3900 siècles, ou encore 390 millénaires!!!! (Rappelons que depuis la naissance de Jésus-Christ, nous n'en sommes qu'à 2 millénaires)
Je ne dispose pas d'adjectifs me permettant de traduire une situation aussi ubuesque...
Je me permettrai toutefois de faire une petite remarque: cette somme inimaginable pour un
bipède comme moi, ben, ça ne représenterait quand même qu'un malheureux petit tiers de la fortune de Liliane B???
C'est là qu'un humoriste lançait à la cantonade: "Ce Jérôme, il n'a plus qu'à devenir l'ami de la dame en question!"
Ouais, vaut parfois mieux le prendre avec le sourire.
N'empêche que je trouve cela vertigineux...
Et que l'on puisse jongler avec de telles sommes... voire les posséder...
Cela me semble profondément indécent!
Tous les gens ne sont pas forcément ingrats…
Figurez-vous que je me passionne pour tout ce qui est informatique, navigateur GPS et autres outils de navigation.
Ah, bon, vous le saviez déjà à la lecture de mes historiettes ?
Tant pis si je ne vous livre pas un scoop…
Mais attendez donc quand même un peu !
Parmi les bidules que j’aime utiliser lorsque je fais de la rando à pied ou lorsque je sors mon p’tit vélo, il faut mentionner mon antique Pocket PC Medion…
Je lui ai tout d’abord installé
Carto Explorer, qui me permettait de visualiser ma position sur une carte détaillée au 1/25.000ème… de fabriquer une trace récupérable
après quelques bidouilles sur Google Maps… d’obtenir la courbe d’altitude et de vitesse…
Bref, je me suis un bon moment amusé avec ce logiciel.
Puis on m’a conseillé Memory Map. Même type d’outil, mais beaucoup plus souple d’utilisation.
Et tout dernièrement, je découvre que mon téléphone portable Nokia Xpress Music 5800 peut accepter aussi des logiciels de ce genre. Mais ni Carto Explorer, ni Memory Map ne sont compatibles avec le système d’exploitation Symbian… Ils ne tournent que sous Windows Mobile.
C’est alors que je télécharge EndoMondo.
(Gratuit)http://www.endomondo.com/routes/
Outil assez puissant qui enregistre la trace, mais qui ne me permet pas de voir une carte pendant que je suis sur le terrain… sinon après être passé par Internet où le site va traiter les parcours. Avec visualisation sur l'écran du PC. (Voir ci-contre).
Et puis, en fouinant sur le Net, je découvre ViewRanger. http://shop.viewranger.com/
Ce logiciel est en tous points comparable à ceux que j’ai cités précédemment, et tourne avec le système d’exploitation Symbian équipant mon téléphone portable.
Petit souci : le logiciel installable sur le PC ainsi que le site ne sont qu’en anglais... Heureusement, une fois installé sur le téléphone, le soft s'exprime en français.
Mais pour exploiter le système d'installation, il va me falloir réviser la langue de Shakespeare.
J’achète donc les droits pour acquérir quelques dalles. Afin de voir... (A signaler qu'une version d'essai gratuite pour 16 jours est téléchargeable sur le site Viewranger)
P
uis je récupère les fichiers « Instructions for use », et je m’amuse à les
traduire. Pour moi seul…
J’installe tout ça sur mon PC, puis je transfère sur mon Nokia.
Après avoir pris connaissance de quelques commandes indispensables, je teste le logiciel en effectuant une petite sortie.
Je trouve cela fort intéressant…
Je me dis alors que mon boulot de traduction pourrait peut-être rendre service à d'autres... Non???
Me sentant subitement pousser un grand
élan de générosité (rires!!!?
), je décide de renvoyer les fichiers vers le support de ViewRanger, traduits dans un français aussi correct que possible.
Avec cette simple mention: " Si vous voulez en faire profiter les utilisateurs français.
Cordialement"
J'ai donc fait ma BA du jour. (BA=Bonne Action, n'est-il pas?)
Le lendemain, voilà-t-y pas que je reçois un mail ainsi libellé :
Hi
Bernard,
Thank you very much for the translations, they are much appreciated.
I
will put them on the web site soon.
We would like to offer you an additional map by way of thanks - we can either offer the whole of France at 1:100'000 scale, or a 12'000 sq km 1:25'000 scale map. Let me know which you'd like,
send me a map choice file for the latter.
Best
regards,
Mike.
Le voilà enfin le scoop!!! (Vous commenciez à désespérer, n'est-il pas?)
Si je résume le contenu de ce mail, on m'explique que, en guise de remerciement, on m’offre de télécharger
- soit la carte de France au 1/100.000ème,
- soit l’équivalent de 12.000km² à l’échelle 1/25.000ème.
Je suis évidemment très surpris de ce geste. Et très content bien sûr !!!
Je tenais donc à signaler à l’ensemble des visiteurs de ce site que l’on peut avoir parfois d’agréables surprises.
Comme quoi, tous les gens ne sont pas forcément ingrats…
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PS: je suis actuellement en train d'éplucher la notice complète du logiciel installé sur mon téléphone. Elle est consultable et téléchargeable à cette adresse.
http://www.viewranger.com/manuals/ViewRanger_user_manual_2_8.pdf
Bien sûr, tout le texte est en anglais. Si j'étais courageux, je me lancerais bien dans la traduction. Mais 125 pages... C'est une autre affaire!!!!