Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

billet d'humeur

Internet ? La meilleure, et la pire des choses !

11 Novembre 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Figurez-vous que mon voisin Michel me téléphone hier soir pour me dire :

« Je viens de recevoir une pièce jointe, et je ne parviens pas à l’ouvrir. Elle porte une extension   docx…  Tu ne pourrais pas m’aider ? »

Je file alors chez lui pour tenter de le dépanner… en pestant contre la diversité des formats de fichiers!

Il s’agit là d’un  texte réalisé avec Word 2007… mais  notre ami  ne fonctionne qu’avec la suite bureautique Open Office gratuite… en version 2.5, et celle-ci ne prend pas en compte  les nouvelles facéties de Microsoft.

Je file sur le Net pour trouver vite une solution… proposée par Microsoft (ben voyons !) si on possède sa suite logicielle 97/2003, mais elle n’est pas présente sur le micro-ordinateur  de mon cher voisin…

Il faut dire que celui-ci  est président départemental d’une association importante, et qu’il ne veut pas installer de logiciels piratés  sur le micro qu’on lui a confié…  Attitude fort respectable.

 

On se retourne alors vers le  convertisseur en ligne zamzar… qui accepte de faire le boulot, en nous avertissant que  la conversion nous parviendra… sous 48 heures...
Mais  Michel a un besoin urgent du fichier.

Soudain, je tilte en pensant au fait que Open Office version 3 prend en compte les docx…

Je tape alors sur Google : Télécharger OpenOffice gratuit… Une page s’ouvre, je clique rapidement (trop ?)  sur le premier lien venu  http://www.openoffice-gratuit.com/

Le téléchargement débute… puis au moment d’installer, un message me parvient en disant qu’il est nécessaire d’envoyer un SMS à 3 Euros afin d’obtenir... la clé de déverrouillage!

Heu ????  Pour un logiciel libre de droits et en principe gratuit???

Je flaire comme un piège, et je referme prudemment… pour aller voir un peu plus loin et ouvrir le site officiel Open Office : http://fr.openoffice.org/ 
Où je peux télécharger sans souci l’application souhaitée.

Vous remarquerez au passage que les deux adresses Internet sont  très voisines.

Si vous allez faire un tour sur leurs pages d’accueil, vous verrez aussi que le mimétisme est sidérant.

Mais en bas de page de celui qui se targue d'être « gratuit », vous verrez  les références d'une société basée… au Chili !!!

  Cherchez l'erreur...

Ce qui me choque dans tout  ça, c’est que des gens puissent faire du beurre à partir de logiciels que leurs concepteurs ont voulu gratuits !!! Ou alors je n'ai pas tout compris...

Bref...
J’ai dépanné Michel…

Par la suite, j’ai  parcouru  d’autres sites et forums… où j’ai appris que la pratique était fort courante.

Et qu’il fallait bien sûr se méfier  des usurpations d’identité…

Puis j’ai envoyé un mail au webmaster Open Office pour lui faire part de ma déconvenue, et lui demander s’il n’y avait rien à faire.

 

Alors, suite à cette nouvelle expérience, quelle est mon opinion sur l'utilisation d'Internet ?

Ce que je pensais  déjà : à savoir qu'on peut y trouver le meilleur, et rapidement.

Mais que  sans même chercher, on  peut aussi y trouver le pire… rien que dans sa messagerie. Où l’on est à même de se faire "blouser" au travers de diverses pratiques : spams,  phishings, fakes et autres  hoaxs…

Que de pièges en perspectives !

Mais pour autant, je ne pense pas abandonner l’usage du Net.

 

Moi qui  pensais être vigilant… je ne le serai jamais assez…

Si le sujet vous intéresse, voici un lien vers un très intéressant dossier, et vraiment gratuit !!!


http://www.01net.com/editorial/394663/dejouez-les-pieges-du-web/

 

Bonne lecture, et bon Internet !



Post Scriptum:

Un lecteur vient de me faire parvenir le commentaire suivant, que je livre à votre sagacité.

En fait ils font payer le prix d'un SMS le fait d'avoir un miroir de téléchargement.
C'est pas vraiment de l'arnaque,  mais limite par chez nous qui avons une connectivité correcte. Plus utile pour ceux qui sont au Chili ou en Amérique du sud, là  ou le backbone n'est pas forcément terrible entre le sud et le reste du monde...

Lire la suite
Publicité

De quel bois je me chauffe ?

21 Octobre 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Il est aux environs de 20 heures.
Assis confortablement  près de ma cheminée, je sirote tranquillement ma tasse de café.
Quand le téléphone sonne.

Je décroche nonchalamment.

Et j’entends une "douce" voix féminine qui débite à toute allure son baratin, me disant qu’elle s’appelle… euh, j’ai oublié !

Qu’elle représente la société Electricité-Machin-Chose…

Que dans le cadre des économies d’énergies et de la préservation de la Planète… et de… et encore de… 

J'écoute... d'une oreille fort distraite...

Blablabla et blablabla…


Quand soudain arrive la question fatale :

 «  Comment êtes-vous chauffé ? »

Et moi de répondre gouailleur : 

«  Ben… correctement voyons ! »
Et pour cause : j’ai le cul presque dans la cheminée !!! (Mais la dame du téléphone ne le sait pas...) 

 

C’est alors que,    semblant  agacée,   la gentille demoiselle m’apostrophe:

 « Mais monsieur, soyez sérieux ! »

-          Ben,  j’ vous assure, j’ suis correctement chauffé… Là où je suis, vraiment, je vous assure... Si vous étiez à ma place...
  
A moins que vous ne me demandiez quelle méthode de chauffage j’utilise… 
 Auquel cas, il eût sans doute été préférable de me poser la question différemment ! »

 

Je sens la demoiselle quelque  peu énervée… Elle semble comme sur des charbons ardents...

C'est que je l'ai sans doute échauffée avec mon dialogue décalé...
Elle me balance alors sèchement:
«Monsieur!  J’ai comme l’impression que vous ne voulez pas me parler!!!…

-          Mais si, moi,  j’veux bien causer, mais exprimez-vous correctement… 


         
Alors reprenons :  vous souhaitez savoir... de  quel bois je me chauffe ? »


Ah, ah, ah!!! 

Je perçois comme un flou dans la belle assurance de mon interlocutrice…  Sa flamme vacille...

Et elle  reste un très court instant sans paroles. (le logiciel qui défile sur son écran ne prend pas en compte ce genre de situation!!!)

 .../...

Pour la suite  du dialogue?
A l’accoutumée,  je fais savoir à mes correspondants qu’ils m’importunent, et je leur souhaite le bonsoir, poliment, mais fermement.

Et là ?

Vous me croirez si vous voulez, mais c’est elle qui a rompu le  combat. Elle m’a adressé un « Au revoir… » fulminant comme des braises.

Ce à quoi j’ai interrogé,  sur le ton de la badinerie: «  Au revoir ?
Heu...
Non, mademoiselle,  ce n’est pas nécessaire…  Je préfèrerais…  Adieu ! »

Je n'avais pourtant pas l'intention de jeter de l'huile sur le feu!!!! 

J’ai raccroché…
Elle aussi.

Mais pour les besoins( ?) de son enquête, avait-elle eu au moins le temps de savoir de quel bois je me chauffe ?

 

J’ai repris ma tasse de café.  Sans avoir besoin de la (ré)chauffer !

Vous aurez compris que mon breuvage avait à peine eu le temps de refroidir.

 

Lire la suite

« Je suis un banc de pierre que grise l’Océan… »

19 Septembre 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

« Je suis un banc de pierre que grise  l’Océan… »

 

Si j’étais un peu poète, j’écrirais des alexandrins, comme la phrase qui précède : douze pieds, hémistiche, rimes…

J’ai « vaguement » entendu parler d’un certain Victor Hugo.

Mais je ne suis pas poète. Je ne suis qu’un banc de pierre, installé sur la falaise  de la Grande Côte, à Saint Palais sur Mer.

Vers  ma gauche, les pittoresques cabanes sur pilotis avec  leurs carrelets.

Devant moi, le  spectacle des vagues qui viennent se briser sur les rochers, et qui arrosent les quelques pêcheurs de bars installés en contrebas.

Tout au loin se dresse  le  majestueux phare de Cordouan qui monte la garde à l’entrée de la Gironde.

 

Cela fait plusieurs  années que je réside à cet endroit, mais je suis toujours aussi  sensible au charme des cargos et autres méthaniers qui empruntent le chenal à quelques encablures.

Très souvent,  des promeneurs viennent me tenir compagnie, et  c’est pourquoi je suis au courant de nombreuses confidences. Mais ne comptez pas sur moi pour les divulguer : motus et bouche cousue !

 

Vous me direz que j’ai bien de la chance de me trouver dans un endroit aussi  idyllique…

 

Ce serait donc la vie rêvée…

Mais il faut pourtant que je vous fasse part de quelques désagréments.

 Juste à ma gauche se tient un bosquet, que les nombreux  toutous naviguant sur le chemin réservé  aux piétons ont pris l’habitude d’arroser fort  copieusement.

Ah, les toutous ! Des grands, des petits; des gros des maigres;  des à poils, des tondus,

Qui batifolent souvent au bout d’une longue laisse que leurs maîtres dévident  à loisir.

         Et que je te lève la patte pour une petite pissette !

                 Et que je m’accroupisse pour un petit caca.

Tout ce petit monde semblant confondre avec allégresse  les trottoirs et les… crottoirs !

Faut dire que pendant les opérations de délestage, les « maîtres » semblent curieusement  avoir le regard qui s’évade vers le ciel, comme s’ils ne souhaitaient pas voir…

« Loin des yeux, loin du cœur », dit-on chez vous, les humains. Pas vrai ?

Ben moi, tout ça me donne des hauts de cœur, des nausées.

Parce qu’entre les crottes et l’urine… J’vous dis pas l’odeur.

Et si encore les pépères ou les mémères à leurs toutous ramassaient les déjections ? Que nenni !

Est-il besoin d’ajouter que le long de cette  magnifique  promenade, mes collègues bancs sont tout aussi  incommodés que moi ?

Nous avons toutefois un avantage sur vous, les bipèdes: nos pieds étant rivés au sol, nous ne risquons pas d'écraser    un étron....  Même du pied gauche!!!.... (Vous dites pourtant que ça porte bonheur, non?)

Je vais quand  même vous faire une  confidence : j’attends avec impatience que tout ce petit monde rentre dans ses foyers. Et j’aspire à ce qu’un gros coup de vent me balance des embruns bien salés afin de purifier les environs.

Et puis je passerai l’hiver tranquille…

Mais dès que  la saison estivale  pointera son nez…

 

Comme je sais que vous êtes sensibles à la poésie, avant de vous quitter, je voudrais vous faire part d’un texte  qu’un  de mes « locataires »  d'un soir semblait  ravi de réciter en pareilles circonstances. Ecrit par un poète belge nommé Pierre Coran disait-il.

C’est vrai, vaut mieux prendre tout ça avec humour, n’est-ce pas ?

Au plaisir !

Crottin canin


Sur les trottoirs,
Les cabots trottent,
Les cabots trottent,
Trottent les chiens.  


                                                     Sur les trottoirs,
                                                  Les cabots crottent ,
                                                  Les cabots crottent ,
                                                  Crottent les chiens

                                                                                     
                                                                                             Et je slalome
                                                                                            Suivez le guide !
                                                                                   Entre boudins et pyramides.

Pierre Coran

 

Lire la suite

Le puzzle

11 Septembre 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Qui n’a jamais passé du temps à essayer de mettre côte à côte  les minuscules pièces cartonnées issues d’une image qu’un esprit sadique s’est plu à morceler  avec des formes tarabiscotées?

Dès l’école maternelle, on entraîne d’ailleurs les enfants à reconstituer des créations graphiques à l’esthétique indéniable… Mais si !!!

 

Il arrive aussi que cette passion de la reconstitution demeure chez des adultes…

J’en veux pour preuve la scène à laquelle j’ai eu le plaisir d’assister dernièrement.

 

J’avais installé ma caravane sur la ravissante Ile de Ré, cosmopolite en cette fin d’été.

Sur ma droite, des Belges non-francophones. Ce qui ne facilite pas les échanges.

Sur ma gauche, des Allemands possédant un chien noir très joueur.

Derrière moi, des Français de Haute-Savoie, avec leur cage à serins.

Et devant mon installation, un charmant couple de Britanniques, dont le mari s’exprime dans un français impeccable, et qui à l’approche de chaque repas souhaite invariablement « bon appétit » à ses plus proches voisins. A partir de 19heures, ils participent également à la rituelle séquence horaire dite du  «tire-bouchon », celle au cours de laquelle leurs compatriotes agrémentent le camping de nombreux « plocs » caractéristiques d’une bouteille qu’on débouche.

Souvent, ils sortent un jeu de société et s’attablent pour de longues parties.

Quelquefois restant seule au camping, la dame  sort précautionneusement une immense plaque sur laquelle sont déjà assemblées des îlots de carton. Et elle continue avec ravissement et  minutie  de juxtaposer d’innombrables autres  éléments dans cet archipel.

J’observe, admiratif, et je me dis toutefois qu’emporter un puzzle géant dans une caravane semble  pour le moins risqué,  la moindre fausse manœuvre risquant  d’anéantir des heures de dur labeur.

 

Aujourd’hui, comme à l’accoutumée, ma voisine britannique a sorti son passe-temps favori hors de son auvent.

Mais elle a un invité de marque, inhabituel : un vent coquin venu du noroît, qui la taquine  en soulevant  les rebords de la nappe agrémentant  la table sur laquelle est s’est installée.

Et moi, malicieusement, je me prends à rêver qu’une subite rafale… un peu plus appuyée que les autres…

Vous aussi je suppose ?

Car  je vous vois sourire. Vous aimeriez bien que…

 

C’est alors que, exauçant mes vœux, Eole se montre tout à coup un peu trop caressant, et… ???

 

Non, il n’a pas tout renversé. Faut tout de même pas être méchant à ce point !

Mais apparemment, il a soufflé un seul élément du puzzle. (Qui a dit « Souffler n’est pas jouer », hein ?)

La dame se met alors en devoir d’arpenter sa place de camping, bientôt rejointe par son époux.

Le couple explore, en long, en large, en travers… et tente de débusquer le cartonnet fugueur.

Mais c’est la fin de l’été, et le sol est déjà recouvert d’une multitude de feuilles aux couleurs variées.

Pas facile de retrouver un bidule de taille modeste dans ces conditions.

 

Après de longues minutes stériles, mes voisins abandonnent la partie…

Apparemment, ils n’ont pas retrouvé la pièce manquante.
Et c’est là que je me dis :

« Les pauvres, ils avaient peut-être l’intention d’exposer le tableau fini dans leur living-room. Une splendide reproduction de « L’angélus de Millet » … ou « Le clown » de Buffet… ou encore le sourire béat de « la Joconde »…

Mais imaginez un seul instant que la pièce manquante soit celle qui se trouve juste au milieu de la toile… Là où le regard de vos invités va immanquablement se poser lorsque vous les convierez au rituel « five o’ clock tea »…

 

My God !!!

Lire la suite
Publicité

Putain de vélo!

6 Septembre 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Hier après-midi, nous enfourchons nos bécanes afin de faire une petite virée sur les rives de la Charente, aux abords de Cognac.
Promenade sympa, où nous côtoyons des couples de cygnes avec leurs petits, des rameurs à l'entraînement (huit barré, quatre sans barreur...), des canards traînent derrière eux leurs canetons. Nous croisons d'autres cyclistes, et des marcheurs.
Sur la rive d'en face, de magnifiques demeures.
Puis tout à coup, j'entends un grand "Pschitttt" suivi immédiatement d'un doux "Pfffffffff..." et puis... plus rien! (Comme dans la célèbre séquence de « la Grande Vadrouille » où Bourvil imite ce bruit au passage de 2 cyclistes allemands...)

J'ai juste eu le temps de parcourir quelques mètres pour retrouver ma roue avant complètement sur la jante. Inutile d'appliquer la méthode "bombe de regonflage" car le trou doit être conséquent. J'incrimine d'ailleurs la valve d'avoir lâché à son embase (voir plus loin)
Je laisse donc Annie à l'endroit du "crash", (lieu-dit les Vollauds, et pas les vélos!) et j'enfourche son coursier afin aller récupérer la bagnole au camping...
J'embarque alors  le porte-vélos dans le coffre, et je repars en voiture vers les Vollauds.

De retour au camping, je démonte ma roue, et là, à 5 cm de la valve, apparaît une longue  plaie de 8mm  riant sur la chambre.
Je suppose que cette dernière devait posséder un point faible, car depuis quelques jours je voyais suinter  du liquide bleu destiné à parer les crevaisons dues aux épines.
Eclatement complet!!!! Et pas d'éclats de rire...
J'ai nettoyé, j'ai réparé avec une grosse rustine qui se trouvait dans ma boîte à outil.

Ce matin, le pneu a l'air en pleine forme!
Alors cet après-midi, on repart au bord de la Charente, dans l'autre sens.
Dois-je emporter une chambre de rechange????
Toujours est-il qu'avec mon nouveau vélo  j'ai accumulé en quelques mois bien davantage d'ennuis qu'avec ma vieille bécane qui m'a accompagné plus de 15 ans!

Demain, nous pensons partir en direction de l'île de Ré, le Bois Plage sans doute...

Voilà pour les nouvelles "fraîches"! Car il est vrai que le matin, ça caille un max!!!
Un coup de Pineau ou de Cognac seraient sans doute une bonne thérapie.
A +
Lire la suite

Les roses trémières

23 Juillet 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

 

Etes-vous parfois allé vous promener dans les ruelles de l'île de Ré?

Si ce n'est pas le cas, vous êtes passé à côté d'un plaisir subtil.

En effet, dès la fin du printemps, on peut admirer les nombreuses roses trémières qui ornent les murs ensoleillés. Avec des nuances dans les couleurs allant du blanc au rouge vif, en passant par le jaune, le pourpre, le violet, l'orange ou le rose.

A ce propos, saviez-vous que la rose trémière est aussi appelée passe-rose, ou bien primerose ou encore bâton de Jacob?

Rapportée d'Orient par les croisés du Moyen-Age, aux XIIème et XIIIème siècles, elle devrait son nom à une altération de « rose d'Outremer ».

 

Allez savoir pourquoi, mais j'adore cette plante!

C'est la raison pour laquelle,  il y a de cela quelques lustres, j'avais chiné des graines à mon amie Françoise, et je les avais disséminées le long des murs ensoleillés de ma maison.

Et un beau jour, j'eus la grande surprise de voir sortir de terre des petites feuilles qui grandirent bien vite. Coincées entre des cailloux, les tiges poussèrent avec vigueur, et je vis fleurir «mes » premières roses trémières!

Tous les ans, elles sont fidèles au rendez-vous. (voir photo ci-contre)

Celles-ci ont pourtant quelques ennemis.

Le vent, qui finit par coucher les hampes atteignant parfois 2 à 3 mètres de haut; il est bon de tuteurer avant qu'elles ne cassent.

La rouille et les pucerons, qui attaquent également les feuilles, et je n'ai guère trouvé de moyen naturel pour les combattre.

 

Oserais-je vous faire un aveu?

Cela fait bien longtemps que, au cours de mes marches quasi quotidiennes, je longe certains murs de ma commune, en regrettant qu'ils ne soient pas ornés de roses trémières.

Et parfois, à l'automne, quand mes roses ont défleuri et qu'elles ont produit de la graine, j'en mets dans mes poches, et appliquant au pied de la lettre la devise du dictionnaire  Petit Larousse, je « sème à tous vents »!

 

C'est ainsi que pendant plusieurs années, j'ai ventilé des graines de trémières, en particulier le long du mur de pierre longeant la rue de Oy Mittelberg.

Et jamais je ne vis rien pousser...

Jusqu'à ce printemps 2009, où enfin, je vis sortir quelques pieds.  (voir photo ci-dessous)

Pourquoi mes efforts sont-ils restés vains pendant  si longtemps?

Je pense plutôt que "mes" roses ont eu la permission de  pousser parce que la municipalité actuelle applique une politique « bio ». Les rues ne sont plus désherbées avec des bidules du genre Round-Up...
Et quand on sait qu'un trémière peut pousser dans la plus petite anfractuosité qui soit, mes roses ont saisi l'occasion de se montrer.  (Du moins, je me plais à croire naïvement que ce sont "mes" roses...)

 

Chaque matin, quand je passe devant les quelques pieds qui restent debout, je me félicite d'avoir été tenace.

 

Mais lorsque je vois quelques tiges qui gisent sur le sol, je regrette qu'elles n'aient pas été davantage respectées.

 

C'est pourquoi j'ai décidé de fonder le CoDéRosTre.

J'en suis actuellement le seul et unique membre.

Pas de président, pas de trésorier, pas de secrétaire, pas de cotisation. L'adhésion est tacite, et peut se manifester par la promotion des roses trémières.

 

 

Ah! J'ai simplement omis de traduire le curieux nom de mon association CoDéRosTre: Comité de fense des Roses Trémières. Banal, et pas bien joli! (Je veux bien accepter des propositions plus poétiques...)

Mais si vous voulez adhérer...

 

Il suffit de suivre ma démarche.


http://picasaweb.google.fr/Bernardino53/RosesTremieres

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rose_tr%C3%A9mi%C3%A8re

 

Lire la suite

La cigale et les moineaux

11 Juillet 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Qui ne connaît la célébrissime fable de La Fontaine intitulée "La Cigale et la Fourmi"?
Mais qui a déjà vu "pour de vrai" une cigale?
Il faut dire que cette fichue bestiole n'a pas son pareil pour se "fondre" avec l'écorce des arbres sur laquelle elle  se pose. Il faut presque un oeil de lynx pour la discerner.

Toujours est-il que,  en cette fin juin 2009, je me trouvais dans le Midi.
Traversant les pinèdes avec mon VTT, j'étais à chaque fois  comme "saoûlé" par le concert tonitruant de ces orchestres à cordes caractérisés par une mélodie très répétitive.
Un jour, alors que je roulais dans une descente,  l'une d'elles vint me percuter le bras!

Je freine instantanément, et je la retrouve groggy sur le petit chemin. Elle a l'aile droite un poil vrillée, sans doute l'effet du choc!
Je la ramasse, et je l'emmène au camping, où elle va faire la joie de mes nombreux voisins qui ont entendu, mais jamais vu de cigales.
Ravis par ma trouvaille, ils vont alors détailler la bestiole, et me faire remarquer que de face, une cigale ce n'est pas très élégant! On dirait un chevalier en armure, avec un masque de samouraï! 
Après qu'ils aient pris des photos sous tous les angles, je rends la liberté à mon insecte en le déposant dans un arbre... et  en lui souhaitant bonne chance...
Mais j'ai des doutes sur ses aptitudes à re-voler!

Quelques matins plus tard, le crincrin d'une cigale se fait tout  proche de ma caravane...
A pas de Sioux, je me dirige  vers le tronc, mais lorsque je suis un peu trop près,  ma chanteuse cesse de manier son archet. Je note  qu'elle se tait aussi à chaque fois qu'un moineau vient se poser sur une branche de l'arbuste qu'elle occcupe... bizarre, non?
Mais à  force de patience, je finis par trouver MA "chanteuse"...
Je sors alors  l'appareil photo, et je mitraille.
Je préviens mes voisins, qui en font autant... Puis on discute.

Je reviens quelques instants plus tard, et là, j'ai une magnifique surprise!
Car au même endroit, je découvre MA chanteuse,  en plein accouplement!!!
Attiré par le chant de la belle, un mâle a  dû "succomber"... et arrivé sans doute trop tard,  un autre semble attendre   sur la branche juste  au-dessus!!!
A nouveau,  je sors l'appareil photo...
J'aimerais cependant pouvoir prendre des clichés sous un angle différent...
C'est pourquoi, me munissant d'une branchette, je viens déranger le couple afin qu'il bouge un peu.
Mais cette fois,  je ne vais malheureusement pas parvenir à mes fins. Jugez plutôt!
Car uni dans le même vol nuptial,   le couple va soudain s'envoler, avec un froufroutement d'ailes qui s'entrechoquent.

Et c'est alors que va se produire l'imprévisible.

Sur ma gauche, je vois  brusquement débouler un "gentil" moineau,  qui descend du ciel à une vitesse prodigieuse. Il percute violemment de son bec  les deux amoureux.   (J'en ai encore le bruit sec  dans les oreilles.)
Puis, bien qu'emporté par son élan, il parvient à changer de cap afin d'éviter la caravane qui se trouve juste devant lui, et il repart en sens inverse,  avec au moins une cigale dans son bec. (Il me semble toutefois que l'un des deux insectes a pu s'enfuir.)

Mais tout s'est passé tellement vite!

Je reste là, complètement abasourdi par le spectacle auquel je viens d'assister.
Regrettant profondément mon geste idiot....

Je m'en vais alors  au devant de mes voisins, et je leur explique la scène étonnante à laquelle je viens d'assister...
"Alors les moineaux se nourrissent de cigales?
- Sans doute... Ne sont-ils pas insectivores"

Le lendemain matin,  je vois se précipiter vers moi la dame anglaise installée sur l'emplacement d'en face. Puis,  dans un subtil mélange de français et de british, elle  me dit que,  se rendant aux sanitaires, elle a vu un "little bird"  en train de manger une cigale sous un petit pin.

Elle semble presque choquée de la situation.

Au fil des jours, nous avons entendu de moins en moins de cigales sur le camping.... et puis... le concert a fini par s'arrêter.
Totalement.

Etait-ce la fin de la saison dédiée aux  amours?

Pourtant,  me promenant à vélo dans les pinèdes, j'avais nettement  l'impression que le volume sonore des concertistes n'avait pas baissé d'intensité. Loin de là!!!!

J'ai donc continué à entendre la symphonie des cigales.
Mais pas sur le camping.

Dès lors, quelle explication pouvions-nous apporter au  silence de notre terrain?
Nous avons beaucoup bavardé... et nous avons fini par supposer, à tort peut-être,  que les résidentes de notre   camping avaient  toutes servi  de repas aux moineaux...

Drôle de fable!

Dont j'emprunterai volontiers la  "morale", à mon Anglaise,  qui me fit comprendre:
 "Le monde est cruel...  Monsieur,  n'est-il pas?"
Et avec un grand soupir, elle s'empressa d'ajouter:
 "...mais pas simplement chez les animaux!"
 

Lire la suite

ça tourne pas rond!

30 Juin 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Après mes crevaisons mulitiples (voir texte précédent...)

Le lendemain samedi 27 juin, vélo réparé, nous nous rendons du côté de Portiragnes afin d'effectuer une sortie le long du « Canal à Riquet »... L'endroit s'avère sympa...

Mais j'ai à peine le temps de parcourir un petit kilomètre que, pour franchir un raidillon, je change de vitesse; j'entends alors un bruit de ferraille, et mon pédalier se bloque!

Chaîne sautée, et coincée. Impossible de remédier sur place.

Retour en « patinette » à la voiture, l'oeil mauvais contre le sort qui semble s'acharner.

Je sors les outils « kivontbien », et je finis par remettre en place la chaîne, mais le plateau ne peut plus utiliser que les 2 rapports du bas. « Tant pis, on affinera ça au camping! »

On repart en direction de Béziers sur les bords du canal... Tout va bien.

Sur le retour, nous avisons une guinguette, qui se trouve en contrebas du halage. Une halte bienvenue afin de « faire boire les chevaux ». Au comptoir, nous engageons la conversation avec un couple... et nous apprenons que le mari est originaire du Buret, sud-Mayenne.

Au moment de repartir, je fais escalader mon vélo pour rattraper le dénivelé vers le halage.

Je vois Annie empêtrée avec le sien. Je redescends, j'empoigne son guidon, je prends mon élan... et je rate une marche.

Quelle gamelle! J'ai le tibia gauche raboté sur 10cm, le côté du mollet bigrement endolori, et comme je suis retombé sur la hanche gauche... tout ça fonctionne avec difficulté. Retour à la voiture, vitesse réduite.

Au camping, Meurtripan pour moi et clés anglaises pour le réglage du plateau.

Dimanche, juste une sortie dans Mèze, autour du port, la jambe gauche pas très valide...

Lundi, direction les écluses de Fonsérannes. Beaucoup de touristes pour admirer cet escalier de 9 écluses.

Puis, nous retournons vers un site que nous avions repéré le long du canal.

Chouette, une place à l'ombre attend notre voiture.

Je commence à « dételer » les vélos... mais le mien refuse obstinément de rouler!!!

Ah, ce sont les patins qui frottent. Sortie des clés allen, tentative de réglage... Rien à faire, la roue arrière frotte ailleurs...

Tout ça pour constater -enfin- que la roue est complètement voilée!!! Et méchamment!!!

Impossible de rouler comme ça.

Je râle un bon coup (Bernard, ta tension!!!) Remise des vélos sur leur socle, et on cherche en banlieue de Béziers un magasin où je pourrai demander de l'assistance. Par bonheur, je trouve Sports 2000.

Je m'adresse alors au vendeur qui me propose d'apporter seulement la roue. Il la pose sur son appareil à « dévoiler », et après un sifflement qui en dit long sur son étonnement, il me balance:

« Non seulement votre roue est voilée, mais elle n'est même plus ronde! Comment avez-vous pu la martyriser de la sorte? »

Une explication?

La seule que je puisse avancer tient au fait que cette roue arrière ne se trouve qu'à 19 cm du sol lorsqu'elle est sur le porte-vélo... et que les « sauvages du coin » ont mis en travers des routes des ralentisseurs de « ouf », propres à dissuader le plus coriace des fous du volant.

 

Lorsque la roue arrière de la voiture est déjà « redescendue » du dos d'âne, je suis persuadé que la roue du vélo se trouve encore sur la bosse,  et de ce fait, elle peut taper sur cette excroissance de la route...

Je ne vois que ça!

Bilan des courses: il m'a fallu changer de roue arrière. A cette occasion, le réparateur m'a demandé où j'avais roulé pour avoir plein d'épines incrustées dans le pneu (rappelez-vous « manque pas d'air! »)

Il en a profité pour extraire toutes celles qu'il voyait, et m'a conseillé les chambres increvables. J'ai opté pour!

Il n'était plus temps de pédaler, mais bien plus sage de rentrer vers le camping.

Pour ce faire, j'ai mis Tomtom en route, qui, ne connaissant pas ces zones commerciales récentes, m'a envoyé dans des chemins qui auraient fait la joie d'un amateur de 4x4! Perdus en pleine cambrousse, les Munoz, avec l'autoroute juste de l'autre côté du grillage, et la nana Tomtom de me dire avec insistance: « Prenez la prochaine à gauche! Prenez la prochaine à gauche!»

Et comment je fais pour sauter par dessus le grillage??? Hein????

Après quelques longs km de tout terrain, nous avons réussi à récupérer une voie carrossable... Tomtom a retrouvé un itinéraire acceptable, et nous avons rejoint le camping, où nous nous sommes consolés avec une bonne bière bien fraîche.

« Les prochaines aventures, c'est pour quand? » me direz-vous.

Ah! Je peux admettre que vous trouviez mes péripéties fort distrayantes, mais j'avoue ne pas les goûter avec le même plaisir que vous!

 

A la prochaine quand même!

 

Lire la suite
Publicité

Manque pas d'air!

27 Juin 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Salut à vous
 
Il est des jours où l'on ferait mieux de rester couché!
 
Hier matin, Annie n'ayant pas envie de pédaler à cause du Mistral, je pars seul faire un tour avec mon VTT.
En chemin, je trouve quelques figues précoces; j'en déguste quelques-unes, et à l'intention d'Annie, j'en niche une dans ma sacoche de selle, entre le téléphone, et l'appareil photo!
 
Puis je file vers le mas du tonton.
Je me gourre dans les petits chemins... je me retrouve dans un ranch avec des chevaux, certes sympathiques, mais c'est pas ce que je cherche.
Un peu plus loin, cul de sac, avec un camping-car britannique qui gît-là, complètement désossé.
Un peu plus loin, je déguste quelques amandes douces, pas tout à fait mûres...
Quelques erreurs de parcours encore...
Puis je finis par trouver l'ouverture sur l'ancienne voie romaine, et j'escalade gaillardement les derniers hectomètres de la butte menant au mas, toujours avec le vent de face.
J'arrive au but de mon expédition, pour constater que toutes les vignes ont été arrachées, remplacées par de jeunes ceps et des amandiers. Les murs ont subi une sérieuse toilette.
Les cigales chantent à tue-tête dans cet air surchauffé empli du parfum de la garrigue.
Je prends quelques photos... puis je m'apprête à redescendre vers Mèze, vent dans le dos.
Le plus plaisant en sorte!
Mais...
Roue arrière à plat!
"Pas grave, me dis-je, j'ai ma bombe miracle!"
Un petit coup de gonflette, et ça repart.
Je ne mollis pas dans la descente, afin d'arriver le plus tôt possible au camping.
Mais... la roue arrière se dégonfle lentement... et la roue avant commence aussi à donner des signes de fatigue.
 
J'ai à peine parcouru 500 mètres, que je suis sur les jantes!!!
 
Les deux roues hors service!
Inutile de faire appel au service assistance resté au camping... Le "navigateur" ne saurait pas me retrouver, et de plus "il" ne maîtrise pas suffisamment la nouvelle voiture...
"Prends ton courage à deux mains, mon vieux!!! Et ton vélo de l'autre...."
C'est ainsi que j'ai poussé mon VTT sur plus de 6 km, sous un soleil de plomb, et... vent dans le dos!!!!
J'ai marché "à  fond"... bien que fort gêné par ces deux pneus à plat qui émettaient un "gruichement" bizarre et ne facilitaient pas la tâche.
 
Je suis arrivé au camping exténué.
Après quelque repos, j'ai entrepris de réparer mes chambres à air...
Mon gonfleur électrique  ne parvenait même pas trop à leur insuffler de l'air.
Et pourquoi donc?
Un rapide passage dans la bassine à vaisselle a suffi pour établir le diagnostic: il y avait  tellement de trous que ça bullait de partout. J'ai ausculté à nouveau les pneus  et j'ai retrouvé,  plantés dedans,  quelques  belles épines... en forme de trident!!!
 
Face à ces "passoires" j'ai jugé plus pertinent de filer vers le "Carrefour Market" tout proche, où j'ai acheté un lot de 2 chambres pour 3 Euros...
 
J'ai remis tout ça dans les pneus, j'ai regonflé soigneusement...
Et les chambres percées?  Je les ai recyclées!!! (elle est bonne, celle-là, hein?)
Elles me servent maintenant de tendeur pour arrimer le petit auvent qui lutte contre le Mistral.  Comme ça, "elles ne vont pas  manquer d'air" non plus!
 
Et maintenant que mon fier coursier est à nouveau opérationnel?
Ben nous irons longer un bout du canal du Midi à vélo...
On risque moins de traverser un dévastateur "champ d'épines"!
 
A plus!
Lire la suite

La magie d'un moulin à vent

15 Juin 2009 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Consultant mon quotidien favori ce dimanche 14 juin 2009, j'apprends que la FFAM organise une manifestation.
Face à ce  sigle auquel j'attribue habituellement une certaine significiation, je détaille un peu l'article. Pour apprendre qu'il ne s'agissait pas de la Fédération Française d'Aéro-Modélisme à laquelle je suis licencié,  mais de la Fédération Française des Amis des Moulins!
Même sigle, pour deux fédérations également  "éoliennes".
Et j'apprends par la suite que, dans le Sud-Mayenne,  on pourra visiter le moulin des Gués, situé sur la commune de Fontaine Couverte.
Poussé par un petit vent de nordouet, ma femme et moi nous mettons cap au Sud.
Sur le site, le parking est déjà occupé par de nombreux véhicules.
Au pied du moulin, un bonhomme à l'oeil pétillant de malice nous accueille. Il s'agit de Louis Lemoine, descendant des maîtres meuniers ayant exploité ce moulin.
A l'aide d'une longue perche métallique il pousse sur l'une des ailes afin de  mettre la voilure en marche... aide nécessaire uniquement lorsque le vent  est faible.

Et il nous explique  que ce moulin-tour  est de type angevin, qu'il  fut construit en 1824. 
Remanié en 1870, il fut rehaussé,  et doté d’une astucieuse voilure faite de planches orientables, un peu à la manière d'un store vénitien. Ce dispositif  permet d’augmenter ou de fermer la surface au vent depuis l’intérieur-même du moulin. 

Puis il raconte que ce moulin a  cessé de faire  entendre son tic-tac en   1954.
Jusqu'à ce qu'il soit classé monument historique en 1992,  et qu'il reprenne du service pour  moudre du blé noir en 1993. 
Pour le plus grand bonheur des amateurs de moulins!

Sous la houlette de maître Lemoine, on découvre les ingénieux systèmes permettant à ce moulin de fonctionner et de rendre la vie du meunier aussi douce que possible. Le hérisson, l’arbre et le rouet, les meules que l'on "rhabille", ou encore la charpente pivotante pour mettre les ailes au vent.
Sorte de capitaine au long cours, Maître Louis est intarisable et explique avec passion;  agrémentant son commentaire d'anecdotes savoureuses, prenant son public  à témoin,  lançant une petite blague, ou encore tel un malicieux maître d'école, se mettant à questionner son auditoire afin de vérifier que tout le monde s'est montré attentif.
Et puis au second étage, il surprend le visiteur en expliquant que les dents des grandes roues sont en cormier, bois dur qui va tout de même s'éroder contre  les dents de fonte des autres rouages. Ainsi donc le bois s'usera, mais il préservera le métal...  et il sera nettement plus  facile au meunier de changer individellement les dents de bois qui seront défaillantes. Juste une cheville à dégoupiller.

Là haut, sur le  troisième étage, se trouve un jeune homme, tout aussi passionné. Il est membre   de l'association qui fait revivre ce moulin. Sous nos yeux, il manoeuvre le système qui fait pivoter le toit, ou encore celui qui ouvre et ferme les voiles. il embraie le système de treuil qui permet de  monter les sacs de blé, avec ces amusantes trappes qui se referment sitôt leur passage.
Et tous ces cordages qui agissent  du haut en bas... comme dans la marine à voile.
Un meunier ne serait-il d'ailleurs pas une sorte de matelot jouant sur le gréement d'un "trois mâts"?
Puis il explique aussi  pourquoi l'arbre principal pointe son nez vers le ciel de quelques degrés: afin de plaquer le toit sur les murs;  sinon, au moindre  coup de tabac, le "chapeau"  pourrait décoller.
Et le jeune meunier  d'ajouter que  de cette façon, le rendement  des ailes  est aussi bien meilleur...
Nostalgique, il dit combien il aimerait que ce moulin puisse à nouveau moudre du blé, afin de produire aussi  de la farine "blanche"... mais la législation...
Puis, la tête un peu dans les étoiles,  on redescend par les marches étroites et grinçantes  d'un escalier bois en colimaçon...
A propos de tête, attention aux poutres...
Et en fin de visite, on retouve au bas du moulin les trémies de la bluterie, là où le meunier remplissait ses sacs de farine.
On  passe ensuite par la boutique attenante où sont exposées des photos d'autres types de moulins. Une jeune femme crée une ambiance musicale en actionnant le soufflet d'un  accordéon diatonique. Histoire de vent, là encore!
On vous propose  de déguster une galette, une crêpe, le tout accompagné d'une bolée de cidre pétillant.
Et chacun peut repartir avec  son   petit sac de farine de blé noir produit sur place !

Ah, la magie des moulins à vent...
Merci Louis... et bon vent à votre moulin!


----------------------------
Un petit reportage photo visible ici: http://ohfr-redir.com/3050   et sa vidéo:
http://www.youtube.com/watch?v=5JJnOsetKiI

Le site "officiel" dédié à  ce moulin des Gués: 
http://pagesperso-orange.fr/moulindesgues/accueil_022.htm

Autre moulin fort intéressant en Mayenne:
http://www.moulin-de-thevalles.com/

Lire la suite