La société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne lance un appel pour rechercher et identifier les cabanes de cantonnier dans le département. Celle de Sainte-Gemmes, restaurée par le conseil général, est située au lieu-dit la Poterie, à environ 3 km en direction de Bais.
La maisonnette témoigne d'une époque encore proche où elle servait d'abri aux cantonniers, et dont l'emploi fut institutionnalisé le 16 novembre 1811, par le décret de Napoléon.
Communément appelées cabanes de cantonnier, souvent bâties par l'utilisateur, elles permettaient à celui-ci de se protéger des intempéries et d'y ranger ses outils. Celle de la Poterie, d'une surface de 4 m2, était équipée d'une cheminée pour que l'ouvrier puisse y préparer ses repas et se réchauffer l'hiver.
« Très souvent construites au bord des routes et des chemins, elles ne demandent qu'à revivre comme témoin d'une époque. À notre connaissance, celle de Sainte-Gemmes-le-Robert est la seule connue dans la Mayenne, explique Gervais Barré, membre du conseil d'administration de la société d'archéologie et d'histoire. Nous aimerions retrouver ces petites cahutes pour en faire l'inventaire, comme nous l'avons fait pour les chapelles, dont 850 sur les 1 200 que compte le département sont dans nos bases de données. »
vtt
Coup de pétard
Vélo, gentil vélo…
Il y a des jours où !
Mais voyez plutôt.
Ce joli matin de juillet, la température est encore acceptable.
Je peux donc envisager d'enfourcher mon fier coursier, que je n'ai pas utilisé depuis un bon moment.
Je le sors dans la cour, et j'entreprends de vérifier la pression des pneus.
Le manomètre grimpe gentiment, jusqu'à atteindre 3kg.
Et là, tout à coup, je vois sortir comme un léger brouillard qui s 'énfuit en sifflant sur la valve au niveau de la jonction métal/caoutchouc ! Le liquide anti-crevaison injecté dans la chambre s'échappe joyeusement.
Zut ! Il va me falloir procéder à un changement de chambre.
J'en souris presque en me disant que je vais avoir l'occasion d'expérimenter un modèle de chambre à air « tube », et ainsi d'éviter la corvée du démontage/remontage de la roue arrière,
Opération effectuée rapidement. Sympa comme tout.
Chambre à air "tube"...
Je finis de m'équiper : boisson, casque, appareil photo, smartphone…
Et c'est parti.
Quand, à peine 50 mètres après mon « envol », j'entends tout à coup un énorme « BOUM » !
Ma jolie chambre toute neuve vient d'éclater en fanfare.
Retour à la case départ. Et cette fois, je suis bien obligé de démonter !
Pour constater qu'une partie de l'armature métallique du pneu semble responsable de mon tonitruant démarrage.
Sauf que… je n'ai plus de chambre à ma disposition. Et que le pneu est à changer aussi.
Occasion pour moi de filer à Villaines la Juhel rendre visite au magasin Oxygène, spécialiste « deux roues ».
Sauf que… je trouve porte close : fermeture hebdomadaire ce mercredi.
Quand ça veut pas le faire, ben ça veut pas le faire.
Je file alors vers le magasin Gamm Vert, où je trouve un pneu et une chambre basiques.
Mais j'aurais voulu une chambre increvable.
Je refais les 15 km dans l'autre sens, pour filer vers Evron, là où j'achète d'habitude mes accessoires.
J'y trouve en effet mon bonheur.
De retour à la maison, j'entreprends la remise en état de mon joli VTT électrique.
Mais cette fichue roue arrière est toujours aussi « chiante » à remonter.
C'est lorsque j'ai enfin tout serré, que je me rends compte d'une grosse bévue. L'une des rondelles n'est pas à sa place, ce qui provoque le frottement du boîtier de freinage contre le disque.
Et merde !
Il va encore falloir démonter… et remonter.
Après le déjeuner...
C'est ainsi que j'ai passé une bonne partie de ma journée à « chérir » mon VTT.
Mon gentil VTT et ses pneus capricieux.
Mais je n'ai pas ressenti le besoin de l'essayer !
J'avais déjà eu l'occasion d'éprouver quelques bonnes suées !
Et je n'avais pas du tout envie de m'en taper une autre.
Dans la soirée…
Alors que la température redescend gentiment, je découvre dans ma messagerie un mail émanant du voisin devant la maison duquel ma chambre à air s'est mise à « péter de joie ».
Bonsoir.
C' est l'époque du tour de France.
Ce matin, j'ai aperçu quelqu'un qui préparait son vélo ; il expliquait le bon fonctionnement de sa jolie machine à sa chère dame.
Alors que j'étais dans mon jardin, je vois un casque passer, et soudain un coup de pétard ! Je me suis dit : « Celui-là, il est parti avant le départ ! »
Mai non ! C'était mon ami Bernard qui remontait auprès de sa pauvre machine.
Il avait pété un pneu : il était déçu.
Michel
Après quoi, vous vous aurez compris que mes voisins ne manquent pas d'humour !
Et ça, c'est pas désagréable du tout.
Quand Hercules se fait nourrice
J'étais parti avec mon VTT électrique afin d'effectuer un parcours classique.
Route de Mayenne, je vire à droite en direction de l'Hôtellerie.
Je chope la voie verte quelques kilomètres avant la Chapelle au Riboul.
Et puis juste après le club hippique, j'entends un drôle de bruit... que j'ai un peu de mal à identifier au départ.
Mais cela me fait penser à de l'hélico, auquel on aurait ajouté... ajouté... un petit je ne sais quoi.
Quand tout à coup, se pointant "à 10 heures" par rapport à ma direction...
Mais oui! Ex-tra-or-di-naire!
Un Hercules KC 130, avec dans son sillage deux hélicos!
Il m'est alors facile de comprendre que la nourrice traîne deux pods dans lesquels les hélicoptères devront insérer leur perche de ravitaillement en vol!
Tout ce petit monde vole apparemment lentement... Le gros Hercules semble avoir tous ses volets sortis, afin d'adapter sa vitesse à celle de ses nourrissons... Limite décrochage pour lui peut-être...
Je reste encore un bon moment à admirer... puis je repars.
Je quitte la voie verte peu avant Marcillé la Ville, direction Grazay... Que je traverse... pour voir arriver...
Non?
Cette fois, il n'y a plus qu'un hélico dans le sillage du gros porteur...
Je laisse passer ce curieux équipage...
...En me disant que j'ai une sacrée chance de pouvoir admirer un tel exercice de précision.
Virage à droite, et je grimpe la petite côte qui me fera basculer vers la chapelle de Doucé...
Quand, sur ma droite..
Non?
Mais si!
Cette fois c'est Hercules qui passe tout seul, sans ses "bébés téteurs"
Avouez quand même qu'il me fallait être là au bon moment pour jouir de ce spectacle inhabituel.
Une fois remis de mes émotions, je file vers Jublains, où les Romains ne sont pas encore arrivés dans la ville...
Puis direction Hambers, arrêt au plan d'eau pour un pause hydratation...
Séance selfie au milieu des colzas...
Et juste avant le château de Montesson, pile avant que ne s'affichent 30km au compteur, je perds la première barre indiquant la charge de ma batterie! Et il m'en reste 4... J'ai de quoi rentrer "tranquille"!
Donc retour au bercail, où Endomondo m'indique un parcours de 31.500km.
Mais ça, c'est plutôt anecdotique.
Ce qui m'a le plus ébloui aujourd'hui... c'est...
Je vous laisse deviner!
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PS1: si vous voulez en savoir un peu plus sur "mon" spectacle:
https://www.youtube.com/watch?v=MmLizOdqEKg
http://www.dailymotion.com/video/x1nbz6k
http://www.lockheedmartin.com/us/products/c130/c-130j-variants/kc-130j.html
PS2: on peut tout de même regretter que tout ce savoir-faire soit déployé en vue d'opérations guerrières...
PS3: et puisque nous en sommes à évoquer ce gros avion qu'est le Hercules, je vous invite à découvrir ce souvenir personnel, nettement plus pacifique:
Les arbres, si divers...
En ce jour ayant débuté par une gelée fort nuisible au niveau des arbres fruitiers, j'ai enfourché mon VTT en pensant à eux.
Certes, le long du parcours que j'avais décidé d'emprunter, je savais que je ne trouverais pas forcément toutes sortes d'essences... Mais c'était à ma manière une sorte d'hommage que je voulais leur rendre à tous...
Y compris par le premier trouvé sur mon chemin... Sec, sec, sec...
Un peu plus loin, ce drôle de tronc auquel on ne comprend pas grand'chose.
Et puis je pénètre dans Mézangers, à l'endroit précis où j'ai crevé l'autre jour..
Près de l'étang, je m'arrête pour refaire le plein de mon bidon, puis je longe la jetée... Pour admirer de petits arbres isolés sur leur île.
Je m'enfonce ensuite dans une végétation plus dense, pour y trouver, là encore, des troncs curieux... Parallèles, ou traumatisés.
Dans certains cas, il ne reste que des vestiges... troncs carrément sciés à la base suite à la terrible tempête dont a été victime la forêt.
Continuant sur cette longue allée, je découvre encore des bizarreries...
Encore, et encore... des trucs tarabiscotés...
Et puis au coeur d'une cépée, je m'amuse à me "selfier"... bien que dans l'ombre, et les pieds au fond du tronc!
J'arrive enfin sur le parking, où gisent d'innombrables troncs que les bûcherons ont amassé là, afin sans doute de les acheminer plus tard vers les scieries. Voire au broyage...
Certains résineux montrent encore leurs plaies non cicatrisées, et continuent de saigner leur résine...
Récupérant la route goudronnée, je file alors vers le manoir de la Grande Coudrière, où, juste en face l'allée... se dressent des troncs alignés comme à la parade.
Quelques arbres encore,
J'arrive enfin à Hambers, où m'accueille le coquet plan d'eau fréquenté par de nombreux pêcheurs...
Une halte pour refaire le plein du bidon, me désaltérer, et emprunter la route qui me ramènera chez moi.
Parcours de 32km, effectué "gentiment" en puisant dans la batterie lorsque mes jambes gourdes ont du mal à traîner la masse de ce VTT avec ses 21 kilos.
Je n'ai tout de même pas été trop gourmand puisque je n'ai perdu qu'une barre sur 5; c'était au 23ème kilomètre.
Et voilà.
.
Cela faisait longtemps que j'avais envie de prendre des clichés sur le thème des arbres, témoins de mes passages, et que j'avais déjà remarqués pour leurs allures parfois bizarres.
J'ai donc aujourd'hui rempli ma mission... jusqu'à la prochaine sortie, dont je n'ai pas encore arrêté le sujet!
Increvable qu'ils disaient...
J'étais parti ce matin, fier comme Artaban, avec la ferme intention de profiter du soleil printannier.
Mon VTT électronique m'aide à escalader la côte de la Ligerie.
Passage devant la petite maison du cantonnier.
Puis on bascule vers Sainte Gemmes le Robert, où je passe comme une flèche devant le panneau indiquant la vitesse: 41 km/h.
Quand je pense que le vainqueur du dernier Paris/Roubaix l'a emporté avec une moyenne de 45.2km/h, sur un parcours où les pavés vous cassent un bonhomme...
Bref.
Je bifurque à droite pour emprunter la liaison vers Mézangers... où, atteignant tout juste les premières maisons... je me rends compte que la roue arrière me fait zigzaguer.
Le diagnostic est vite effectué!
Faut quand même savoir que mes chambres à air sont équipées d'un liquide dit "Anti crevaison", m'ayant jusqu'alors rendu service.
Mais devant la grosseur de l'intruse...
Je sors alors ma bombe miracle.
Et après avoir bien suivi le mode d'emploi, j'injecte.
Le pneu se regonfle impeccable!
Et comme on me dit qu'il vaut mieux laisser (provisoirement) la responsable de cette crevaison, je repars, confiant, mais pas trop quand même.
Tout se passe bien jusqu'à 200 mètres du plan d'eau de Gué de Selle, où d'un seul coup, je me retrouve sur la jante!
Je crois avoir compris que l'épine a déserté le pneu, et que, ce faisant, le liquide n'a pu obstruer la fuite!
C'est là que le téléphone portable, capable d'enregistrer le parcours, se révèle également utile pour téléphoner!
"Allo? Michel?
-Oui!
- Je suis bloqué à Gué de Selle suite à une crevaison! Tu peux venir me chercher?"
J'ai donc attendu quelques minutes que mon dépanneur me récupère.
Installation de ma bécane sur le porte-vélos, avec retour à Bais, guère triomphant... et pour cause.
Si je devais toutefois faire un commentaire à propos de mon VTT électrique, je crois que le système "entraînement par la roue arrière" implique un montage/démontage assez complexe, qui me pose problème à chaque crevaison.
C'est la raison pour laquelle mon choix se porterait aujourd'hui vers un VTT avec moteur au pédalier.
Mais je n'ai guère envie d'investir dans un nouveau coursier! Increvable!
En direction du bois du Tay
Cela faisait quelque temps que mon VTT n'était pas sorti.
Et comme la météo se montrait clémente, j'ai décidé de l'enfourcher.
Direction Hambers, puis je vire à droite après l'église pour filer vers le but de ma promenade.
Lorsque je suis arrivé à la fontaine, je me désaltère grandement et je refais le plein du bidon.
Et je m'en vais ensuite tout là-haut.
Aucune voiture, pas un seul promeneur. J'ai tout loisir de prendre quelques clichés de la clairière, de la chapelle...
Après quoi j'emprunte la longue ligne droite qui me conduira au gîte. Apparemment peu occupé en ce moment. Calme, très calme...
Et encore une longue ligne droite bosselée qui me voit déboucher sur la route Hambers/La Chapelle au Riboul!
Tournant à gauche, je reviens donc sur mes pas.
Le petit bourg d'Hambers m'accueille avec ses panneaux "rigolos"... Mais personne ne m'offrira un seul verre de Bordeaux! Cru qui ne figure d'ailleurs pas dans ma "Musette"!
Un petit tour au plan d'eau fort bien aménagé avec sanitaires, point d'eau, barbecue, aire pour camping-car... Point à partir duquel les randonneurs et autre vététistes peuvent rayonner pour effectuer de magnifiques promenades dans notre charmant bocage et ses chemins creux.
Et ensuite, Montaigu or not Montaigu? Allez, soyons fou! La batterie sera un peu plus sollicitée pour pallier la carence de mon genou droit qui commence à manifester son mécontentement.
Arrivé au sommet, j'aperçois un radio-amateur qui, profitant de ce promontoire naturel, converse avec l'un de ses correspondants.
Je m'assois dans l'herbe pour contempler le paysage, et me désaltérer une fois encore.
Et puis il faut bien se résigner à rentrer, sans oublier d'admirer le feu d'artifice blanc des cerisiers... sur le déclin, qui va laisser place aux différents jaunes des ajoncs et des colzas, ces derniers commençant tout juste à pointer le bout de leur nez. Mais d'ici quelques jours, du haut du Montaigu, on pourra voir d'immenses taches d'or tranchant avec le vert de la campagne.
Retour à la base, avec 23 km au compteur.
"Peut mieux faire" dirait un enseignant chargé d'apprécier ma prestation.
Mais je me contente de ce parcours. On verra une prochaine fois!
Un gars dans le vent
Il est des jours où j'aime le vent.
Comme ce fut le cas ce matin où, avisant un flux de Nord, j'ai vite embarqué mon motoplaneur Héron pour filer vers le Montaigu.
Mais il est tôt... Le vent joue à saute-mouton par-dessus la butte, sans générer une portance intéressante, le tout "agrémenté" par de fortes turbulences rendant le pilotage peu agréable.
Et petit à petit, la machine thermique se met en route. Me permettant de boucler un vol crédité de 45 minutes.
Et dans l'après-midi? Ben ça fait un certain temps que je n'ai pas utilisé mon vélo "électronique". Ce sera donc l'occasion de lui faire prendre l'air.
Mais ce fichu vent qui ce matin était mon allié, quelques heures plus tard, il allait se révéler contrariant.
Les rares moments où j'ai pu rouler abrité par une haie... ou vent de dos... ont été rares, très rares.
Seules les éoliennes semblaient ravies.
Ce qui ne m'a pas empêché de rendre visite à mon soldat romain, très content de me revoir:
J'en ai également profité pour faire une petite visite "maintenance" aux caches du coin... Dont la "Bonus" de Jublains.
Une petite virée dans Jublains encore...
Et puis je décide de rentrer.
Le graphe de ma batterie perdra une barre au 24ème kilomètre, dans la rude côte qui monte vers la carrière de la Saulaie.
Au loin, se profilent le Montaigu et l'antenne du mont Rochard.
Et puis toujours vent de 3/4 face, je puise dans l'assistance afin de soulager mes vieilles guiboles.
Passage devant le château de Montesson. Une visite à ma cache: RAS.
Et retour à la maison, avec 31 km au compteur et toujours 4 barres sur 5.
Mais qu'est-ce que j'ai pu maudire le vent tout au long de ce parcours. Manque d'entraînement sans doute.
Ce n'était certes pas le moment d'envisager un long périple... n'est-ce pas Gilles? Toi qui me pris en photo derrière les pancartes affichées dans ta cour!!!
Le Guatemala ou l' Afrique du Sud.... vaudra mieux envisager un autre véhicule que mon VTT électronique!!!
En passant par la cabane du cantonnier
Depuis le matin, se faufilant parfois derrière un nuage, le soleil me fait un clin d'oeil , et il semble vouloir dire:
"Alors, tu ne sors pas? As-tu vu comme il fait bon?"
Oh que si, j'en ai grande envie. Mais d'abord, une sortie style "vol calme" au pied du Montaigu...
Le VTT attendra.
C'est donc dans l'après-midi que je sors mon fier coursier au moteur électrique.
J'escalade alors la côte de la Ligerie, pour arriver à la Poterie... Où je vois? Une petite voiture blanche et jaune à côté de laquelle se trouvent deux employés du Conseil Départemental. Ils devisent apparemment à propos de cette drôle de maison! Je m'arrête. On échange quelques propos. Je leur explique pourquoi je connais particulièrement l'endroit! Et je leur demande de me faire quelques clichés, non sans avoir précisé que j'ai déposé sur mon blog un mini-reportage concernant justement cette cabane.
"Et on peut voir ça où?
- A cette adresse internet, leur dis-je en tendant ma carte de visite.
- C'est notre Chef qui va être content, lui qui tenait tant à préserver la petite maison!"
On se quitte, et je dévale avec délices la route vers Sainte Gemmes le Robert, afin d'emprunter la liaison menant à Gué de Selle.
Au détour d'un virage, j'aperçois un VTT les roues en l'air, et un homme qui actionne une pompe à vélo.
"Puis-je vous aider?
- Je vous remercie, mais je viens de changer la chambre... pleine d'épines ramassées le long des haies... Vous savez, quand les ouvriers de la ComCom ont déblayé les dégâts de la dernière tempête."
Et avisant mon VTT:
"Vous en êtes content? Quelle autonomie?..."
Et puis avant de repartir dans des directions opposées, nous nous saluons chaleureusement.
J'arrive à l'étang... où je compte récupérer de l'eau. Nippe: robinets fermés, sans doute par précaution lors des derniers grands gels.
Sur la digue, je croise un nombre impressionnant de promeneurs.
Alors que je me repose sur un banc, deux gamins en trottinette m'apostrophent:
"Bonjour Monsieur, c'est notre papy et notre mamie là-bas. Nous, on est chez eux parce que c'est les vacances, et c'est rudement bien!"
Une gorgée prélevée dans mon bidon isotherme, et je repars, pour constater de grandes trouées dans les bois. Avec des vues dont je n'avais pu bénéficier en raison de la végétation autrefois fort dense, et qui est maintenant très éclaircie.
C'est alors qu'au pied d'un arbre abattu, je trouve une immense tranche de melon!
Un peu plus loin, une petite photo, pour amuser la galerie... (Encore?)
Lorsque mon tour d'étang s'achève, je découvre sur le parking un gigantesque tas de bois, résultat de l'immense nettoyage qu'il a fallu effectuer, toujours à cause des dégâts occasionnés par la tempête.
Je retrouve alors une route goudronnée... pour arriver à la Grande Coudrière...
Ses propriétaires ne m'avaient-ils pas invité à venir les voir?...
J'emprunte le petit chemin... Mais il m'est impossible de frapper à leur huis... Le portail me rappelant une herse!!! Imparable, incontournable!
Ce sera donc pour une prochaine fois.
Je repars en direction de Chellé où, le long d'un talus, je découvre de jolis crocus.
C'est juste à ce moment que je croise de nouveau mon infortuné pédaleur à la roue crevée... Quelques mots... "Salut, et bonne route!"
Quand j'arrive près des ruines de Chellé, je me demande toujours quelle allure devaient avoir ces bâtiments lorsqu'ils étaient encore en bon état...
Ils conservent à mes yeux tous leurs mystères.
Un peu plus loin, j'aperçois sur ma droite la butte de Montaigu... où j'ai décidé de ne pas me rendre aujourd'hui.
La côte de Toucheronde n'est pas aussi "Calme" que ça à avaler... Heureusement, mon moteur compense mes faiblesses.
Descente vers Hambers, son joli plan d'eau... et comme à Gué de Selle, je suis une nouvelle fois bredouille face aux robinets... fermés.
Quelques clichés..
Et j'en finis avec la "côte de la Bolinière", courte, mais ô combien "casse-pattes"!
Je débarque enfin à la maison après une virée de 30.600km.
Je n'ai consommé qu'une barre dans la charge de la batterie.
"Exploit" salué par un gentil papillon se dorant au soleil, et qui me laisse tout juste le temps de le photographier.
Il faut dire que, tout comme lui sans doute, j'ai vraiment eu l'impression de ressentir les premiers effets du printemps... tout autant que les personnes croisées cet après-midi!
A la prochaine!
La cabane du cantonnier
On m'a gentiment fait remarquer à plusieurs reprises que je me montrais moins bavard sur ce blog depuis quelque temps.
Mais c'est qu'on ne peut pas être partout... le "métier" d'éditeur indépendant est parfois dévoreur de temps. Même pour un instit' original qui effectue la livraison de ses bouquins chez les particuliers!
Toujours est-il que j'avais mis de côté un sujet que je me propose de vous livrer aujourd'hui.
Je veux évoquer la petite maison du cantonnier.
Elle est située à la sortie d'un virage que je connais trop bien, puisque c'est là que je me suis "gamellé" avec mon VTT électrique le 13 janvier 2016, chute aux conséquences que certains connaissent bien.
Dois-je cependant préciser que cette toute petite "maison" est souvent prise pour une chapelle.
Pourtant, le seul lien qu'elle puisse avoir avec la religion se trouve dans une niche... discrète.
Mais à part ça, elle n'a rien de très "catholique".
Je m'empresse d'ajouter que, en raison des travaux de réfection du remblai effectués à l'automne dernier, cet édifice a été "démonté" pour être reconstruit à l'identique quelques mètres en retrait.
Comme neuf!
http://bernardino.over-blog.net/2016/10/le-virage-et-la-brume.html
A l'intérieur, on trouve une petite cheminée, que les ouvriers utilisaient pour réchauffer leurs repas, et par la même occasion se procurer un peu de chaleur.
Un vieux vélo a été posé contre le mur, avec une grosse chaîne et un cadenas afin qu'on ne puisse pas le dérober.
En haut du mur, quelques vieilles photographies fort intéressantes, mais que l'on a du mal à détailler quand il nous manque de précieux centimètres... dommage.
C'est en fouinant via le Net que je suis tombé sur un article paru dans le journal Ouest-France, où l'on nous apprend que ces cabanes de cantonnier deviennent rares... (Voir ci-dessous)
C'est sans doute la raison pour laquelle on a préservé celle de la Poterie.
A son propos, je trouve dommage que, extérieurement, rien ne signale le petit édifice à la curiosité des passants.
Saluons donc le travail effectué par la Société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne qui cherche à recenser, voire restaurer ces vestiges du passé.
Contact: tél. 02 43 53 64 55, Gervais Barré tél. 02 43 90 63 23.
Auriez-vous connaissance d'une telle cabane?
Alors n'hésitez surtout pas pas à la signaler!
Quand mon VTT reprend du service
Il faisait trop beau...
Et devant les récriminations de mon VTT qui s'ennuyait au fond du garage depuis de (trop) longues semaines...
Je n'ai pas pu résister.
Une petite reprise vers le Montaigu.
Quinze kilomètres, afin de ne pas casser le bonhomme!
Et un plaisir inversement proportionnel à la distance parcourue!
Le virage et la brume
Ce matin, le soleil semblait vouloir pointer le bout de son nez.
Mais timidement.
Oh... c'est pas ça qui va m'arrêter. D'autant plus que, poussé par la curiosité de savoir pourquoi la route entre Bais et Evron est coupée, il me semblait plus raisonnable d'y aller voir à VTT.
Et c'est parti pour l'escalade du col du mont Rochard...
Je passe la bosse, et juste au-dessous... je trouve du gros matériel qui barre la route.
Mais c'est "MON" virage!
Celui dans lequel je me suis ratatiné en ce funeste jour du 13 janvier 2016! Celui qui a provoqué une chute dont mon bras gauche souffre encore.
Quelques clichés, et je fais demi-tour, parce que la route est vraiment impraticable, labourée qu'elle est... jusqu'à la terre.
J'entame donc la descente, pour tourner à gauche en direction de la Basse Beucherie.
Au loin, les éoliennes jouent avec les paquets de brume... tantôt on ne leur voit que la tête, tantôt on ne leur voit que le pied...
Autre virage à gauche, pour m'engouffrer dans le chemin qui me conduira au pied du Montaigu.
Par endroits, le sol est littéralement couvert de bogues abandonnées par les nombreux châtaigniers. Des sortes de petits hérissons.
Plus loin, des feuilles aux couleurs d'automne forment comme un patchwork. Ou bien du pointillisme...
Mais le "danger" vient plutôt d'en-haut. Pensez! Toutes ces ronces qui pendouillent et qui griffent le casque lorsque je baisse la tête pour les franchir...
Et ma virée se poursuit dans ces chemins creux très particuliers qui nous enveloppent tels des tunnels.
Je sors enfin du boyau végétal... là où, à défaut de regarder des trains, des vaches regardent passer... les vététistes!
Je décide alors de monter jusqu'à la chapelle... où, sous l'attaque de plus en plus agressive de la brume, la vue diminue progressivement.
Encore un cliché histoire de s'amuser un peu...
Et puis c'est la descente... calme, en prenant bien son temps. Séquence "dégustation"!
Lorsque soudain, sur ma droite, j'aperçois une biche qui se met à courir en parallèle. Avant qu'elle ne bifurque brusquement à droite vers un fourré, j'ai le temps de la suivre ainsi pendant 200 mètres environ. Ses sabots claquent en cadence sur la terre meuble.
Et là, je regrette amèrement de ne pas avoir installé une caméra qui filmerait mon environnement... Tant pis, j'ai quand même conservé en mémoire d'élégantes images.
Retour au bercail, pour une sortie somme toute assez courte, mais pourtant pleine de "clichés".
Et moins d'une heure après... il se mettait à pleuvoir!




















































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