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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50

humour et modelisme

Aux pieds!

1 Mars 2007 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

  Aux pieds !

 Le modèle réduit, c'est le pied, à condition bien sûr de maîtriser  son modèle, et de ne pas piloter comme un pied. Et bon an mal an, nous accumulons ainsi bon nombre de souve­nirs au fil des années.

 Chacun de nos modèles, par exemple, nous marque plus ou moins. N'avez-vous jamais dit de l'un d'eux qu'il était gentil, lorsqu'il pardonnait généreusement vos erreurs de pilotage ?

 Dans votre panoplie, vous avez dû égale­ment rencontrer des trucs bizarres avec des réactions pas toujours très saines et que vous n'arriviez pas forcément à com­prendre. Ceux-là étaient assurément affu­blés de qualificatifs comme vicieux... (il en existe bien d'autres, mais la décence m'oblige à ne pas les citer) indomptables, capricieux, que sais-je encore ?

 Cela ne vous est jamais arrivé ? Je vous vois sourire... Oseriez-vous cacher que certains sentiments vous lient, vous et vos "petits avions" ?

 En ce qui me concerne, j'ai des modèles avec lesquels le courant passe bien, et d'autres que j'affectionne nettement moins, pour les raisons invoquées un peu plus haut. S'il m'arrive de casser l'un d'eux, j'en éprouve moins de regrets. En août 1981, j'avais un planeur tout jaune, de 2 mètres d'envergure, équipé 3 axes, planeur avec lequel mon fils avait fait toutes les pitreries possibles (lorsque je n'étais pas présent sur la pente... ! A savoir jeu de quilles avec des maxi bou­teilles d'eau minérale, atterrissage volon­taire en vol dos, percussion (involontaire) en vol...

 Et dans un grand élan de générosité, mon rejeton m'avait dit cet après-midi là : "Tiens, P'pa, j'te l'prête !" Il pouvait bien le bougre, c'est moi qui l'avais construit ce planeur !

 Après quelques minutes de vol, je me mis à préparer l'atterrissage. Quand j'enten­dis soudain derrière moi quelqu'un crier : "Aux pieds !" (vous voyez que les pieds jouent un rôle important en modèle réduit ! A qui s'adressait cet ordre ?

 A moi ? Peut-être, après tout ? C'est vrai qu'on est très fier de l'effet produit sur la galerie quand on pose le modèle pas très loin de ses pieds : cela prouve en tout cas qu'on maîtrise suffisamment le pilotage si on réussit fréquemment ce genre d'exer­cice.

 Au planeur ? Pourquoi pas ! Je vous ai déjà parlé d'un prototype à commande vocale, mais le dit planeur n'en était pas équipé. II est possible aussi que le galo­pin ayant donné cet ordre se soit adressé à son chien. Ou bien qu'il ait compris que entre le planeur et moi, s'étaient noués des liens d'amitié comparables à ceux qu'échangent un chien et son maître. Le "aux pieds" n'est-il pas utilisé par l'homme qui veut montrer sa domination sur l'animal ?

 Et puis après tout, si j'essayais de me l'amener effectivement "aux pieds". Vous n'avez sûrement jamais succombé à ce genre de défi ; vous êtes de marbre, vous ?

 Je me campai donc sur mes deux pieds, dos au vent et à la pente, le planeur reve­nant face à moi. La brise étant assez sou­tenue, il me fallait garder au modèle un peu plus de vitesse qu'à l'accoutumée. Pas mécontent du tout de mon approche ; à dix mètres de moi, le planeur se présen­tait bien dans l'axe, les ailes à plat. J'étais même obligé de pousser un peu à la pro­fondeur afin de ne pas le voir repartir au trou. Cinq mètres : c'est tout bon, je pique encore un peu. Ça y est, le fuselage caresse la bruyère, glisse un peu, puis sous l'effet d'une rafale (si, c'est plus glo­rieux que d'avouer qu'il s'agit d'une fausse manoeuvre de ma part) le planeur redécolle. Ah, M...! Je pousse alors à fond le manche de profondeur et... Clac ! Imaginez la scène : mon gentil planeur se posant sèchement, l'avant du fuselage coincé entre mes deux jambes, et les ailes s'arrêtant au contact de mes chers tibias, après avoir exprimé leur satisfaction dans un craquement joyeux.

 Les deux bords d'attaque étaient enfon­cés jusqu'au longeron ; et je garde le dou­loureux souvenir d'un atterrissage "aux pieds".

 Ce planeur, qu'est-ce qu'il était docile, et bien dressé.

 Ne venait-il pas de se blottir contre moi, afin de me montrer toute son affection ? Touchant, n'est-ce pas ?

 

Texte rédigé en 1987

 Illustration de Gérard Pierre-Bès  

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Argument choc

4 Février 2007 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Argument choc

Une brave Mamie assise au bord du trou

Que fréquentent aux vacances une bande de fous, 

Tricotait, à l'abri du vent et des rafales,  

Tout près de sa voiture, un gilet, ou un châle.

 

Et pendant ce temps-là, ses trois petits-enfants

Prenaient un grand plaisir dans cet air vivifiant

A faire évoluer des planeurs bien gentils,

Tels le bel Amigo, ou le joli Dandy.

 

 

Tout ce monde était pente ouest installé,

Sur ce très fameux site qu'est l'imposant Ménez.

Dans l'air sifflaient Akro, Griffon, ou quatre mètres, 

Chacun étant très fier de s'en montrer le maître.

Quand un delta soudain son atterro rata,

Percutant la voiture, abri de la "mama". 

Lors, l'un des chers mignons lança tout guilleret : 

"Depuis l'temps qu'tu voulais en voir un de tout près !"

 

 

Quelques commentaires:

 

 

 

Cet épisode est survenu au Ménez-Hom, il y a bien longtemps (1990 ?) ! La famille Dandy était ainsi surnommée parce que les garçons et le père évoluaient avec ce mythique planeur...  Mais elle était souvent au complet sur la pente : la mère, la grand-mère, le père et les fils. Tout ce monde arrivait  à bord d’une grosse Peugeot… l’immense aile volante Griffon parfois arrimée sur le toit !!! La Mamie passait le temps à tricoter, les enfants et le père passaient le temps à s’engueuler… parce qu’ils envoyaient  leurs « Dandys » presque systématiquement « au trou » ;  la mère, quant à elle,  passait le temps à... ne rien dire.

 Jusqu’au jour où un pilote de deltaplane passa vent arrière,  rata son atterrisage, et se mettant  à hurler « Attention »,  vint percuter brutalement l’avant de la voiture, alors que la  brave Mamie était adossée contre la carrosserie, affairée à croiser les aiguilles à l'abri du vent.

 

 C’est donc à cette occasion, à la fois  « percutante » et cocasse, et dans la mesure où l’infortuné pilote s’en tira simplement avec de belles contusions et des tubes tordus sur son appareil,    que  l’un des petits-fils s’adressa à la Mamie  apparemment peu décontenancée : « Ben… depuis le temps qu’tu voulais en voir un de tout près ! »

 Inutile de dire que si le pilote se tenait les côtes de douleur, nous autres, nous nous tordions les côtes… de rire.

 Mais il me faut ajouter que j’avais complètement occulté cette histoire. C’est parce que mon compère Gérard Pierre-Bès m’a envoyé tout dernièrement quelques planches de ses dessins que, fort  intrigué, j’ai repris ma collection de MRA… pour y retrouver le poème et ses illustrations ! (parution juillet 1991)

 Merci à GéPéBé d’avoir ainsi rafraîchi ma mémoire,  et surtout de nous avoir fait profiter de son talent !

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Céhixe et Vézède

30 Janvier 2007 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Dessin de Gérard Pierre-Bès... qui vous présente ses meilleurs voeux!
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Plouf

12 Janvier 2007 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Plouf

 Comment ça? Vous ne connaissez pas le Plouf?

Mais il s'agit d'un adorable petit planeur  conçu par Antoine Lomberty et publié par  Laurent Berlivet  dans la revue Looping   (N° 49  Février-Mars 1998…  comme le temps passe!). Notons au passage que l’article était sous-titré « le poison volant » … Avec un "s" supplémentaire, cela deviendrait le poisson volant... Curieux, non ?  Ses concepteurs n’avaient pas prévu le coup… Mais n’anticipons pas !

Ce Plouf, une bouille d’enfer avec un élégant empennage papillon…. Une masse de 120 à 200grammes selon finition et  72 cm d’envergure ! Ridicule !!!   Je connais pourtant des adeptes de « grands » planeurs qui ont fait joujou avec cet amusant petit oiseau

Parmi ces « grands garçons », Olivier Segouin est de ceux qui ont craqué pour un Plouf

Et voyez  donc  la suite.

 

 Tous les   soirs, notre Olivier  fait voler sa bestiole au-dessus de la plage de Lestrevet.

Et tous les soirs, les mêmes commentaires de ses copains (jaloux ?).

« Ton Plouf, à force de faire le pitre avec, tu finiras un jour par l'envoyer à la baille où il fera… plouf! »

 

 Et un soir, allez savoir pourquoi, le petit oiseau se met à entamer une joyeuse sarabande, monte descend, virevolte, se cabre, puis  se met à plonger tel un macareux qui vient d'apercevoir un poisson à portée de bec.

Mais, et là réside la principale différence avec l'oiseau au gros bec coloré, le Plouf attaque sauvagement la surface de l’eau, mais il ne s'enfonce pas, lui… trop léger ! Il flotte: insubmersible!!!

Jamais on n'avait vu la grande stature d'Olivier courir aussi vite pour descendre sur la plage.

Et d'entrer dans l'eau en courant, dégageant de grandes gerbes d'eau étincelant sous le soleil couchant.

 

 

 

Retour au camping... plaisanteries, mise en boîte... Bien évidemment.

Mais le bougre n’avait pas dit son dernier mot.

 

 

 

Je n’ai pas assisté à la scène… J’aurais bien aimé pourtant !

 

 J'ai rencontré Olivier l'année d'après... A qui les copains n'ont eu aucun mal à faire raconter ses déboires.

Mais lui, très malicieux  d'ajouter:

« Hé les gars, vous avez rien compris. Vous étiez les premiers à dire que mes clés d'aile avaient  un poil de jeu. Ben maintenant, grâce à la thalassothérapie et au bénéfique traitement par eau de mer, l'acier   des clés a un poil pris de la rouille, et les quelques  dixièmes d'expansion me permettent maintenant d'avoir un ajustage pile poil! »

Ce plongeon sur la plage de Lestrevet, c'était entièrement programmé »

 

 Ben voyons !!! Faut pas s'empoisonner l'existence!!!!

Mais ne vous avais-je pas prévenu que l’article sur le Plouf était sous-titré… « le pois(s)on volant » ???

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Joyeux Noël Meilleurs voeux

23 Décembre 2006 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Et en cliquant sur les adresses ci-dessous, vous aurez droit à une gentille animation!

http://www.icq.com/specials/christmas_2006/

 

http://www.icq.com/specials/newyear_2007/

 

 

http://www.icq.com/friendship/pages/browse_page_16959.html

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Quand une connerie doit être faite….

11 Décembre 2006 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Quand une connerie doit être faite….

 Dimanche:

 

 Ce dimanche matin donc, j'avais zieuté sur le Net  la météo qui annonçait vent du SO pour cet après-midi, avant l'arrivée  de la pluie.

 

 Et les prévisionnistes ne se sont pas trompés, puisque actuellement il pleut. (21h30)

 

     Mon copain Noël  que je rencontre ce matin me dit que s'il y a séance de  VDP,  il est partant.

 

     Il vient donc me chercher vers 14h. Nous enfournons le matériel dans sa voiture. Et nous voilà partis gaillardement vers le site en question nommé  La Roche.

 

 Il lance son Bella V : ça tient nickel. Ouateux, sans secousses... et ça porte partout.

 

 Je commence à assembler mon Dragonfly, mais ça se présente mal car les prises ne veulent plus rentrer dans l'emplanture de l'aile... auraient-elles "gonflé"?  Je parviens enfin à enquiller le tout, vérification des gouvernes, du moteur… et je lance. Ouais, ça porte impeccable...  partout! Un petit essai moteur pour voir si ça frétille (parce que la deuxième sortie de mon modèle n’a pu se conclure par un vol tant les servos frétillaient  dès la mise en route du moteur ! mais aujourd’hui  au sol ça frétillait pas...) Ben non, tout va bien… sauf que le frein moteur n'est pas en fonction, et la grosse batteuse mouline en permanence... J'atterris, je bricole la programmation; pensant avoir réussi, je relance: nippe, ça mouline toujours. 

   Bon, je pose, on verra ça à l'atelier (sage, le mec, hein?)

  Je décide alors de  sortir mon Solution électro... je lance et c'est parti pour presque une heure de rêve.

    Noël, fatigué de voler (une heure à la pendule quand même) décide de poser, mais  ratant son approche il  pose... dans un chêne.

  Il récupère son modèle assez facilement ( Le Bella couleur lilas  pendouillait fort heureusement  dans des  branches  basses)

  A mon tour, j'atterris... heu-reux!

  Mais tout pendant le vol,  cette lancinante   question me taraude la cervelle: "Pourquoi diable  est-ce que je n'arrive pas à programmer ce contrôleur?" 

  Et, mes deux modèles posés au sol,  je décide de me repencher sur le problème avec l'aide de Noël, qui me lit la notice que j'avais emportée, et moi j'obéis.

 

 « Allumer l’émetteur, mettre le manche de gaz plein pot, allumer sur le planeur attendre les bips… baisser le manche… »

  Quand enfin, après plein de bips et de mélodies agaçantes, le frein semble enfin programmé.  (Ah, si j'avais acheté la carte de programmation qui va avec le contrôleur... mais elle était en rupture de stock lorsque j'ai passé commande...)

  Et moi tout content, d’annoncer : « Ah,  puisqu'on a enfin réussi, faut voir ce que ça donne en vol maintenant ! »  J’empoigne le fuselage du  Dragonfly,  et je jette... il amorce une très  légère descente, je tire sur le manche de  profondeur, et boum: le nez dans la terre molle...  Fin du vol !!!!

 Totalement dépité, je pointe mon nez sur l'émetteur, qui m'affiche...  Solution!!!

  Quel con, trop préoccupé par ce contrôleur que je n'arrivais pas à programmer,  j'ai oublié de changer de mémoire!!!! 

 Le  fuselage est cassé là où il l'avait déjà été, mais cette fois carrément en deux, ; dans mon souci de réparer « léger », j’avais dû un peu trop  lésiner sur la camelote. Seules les deux cordes à piano glissant  dans les gaines de commande profondeur/direction  m'empêcheront de désolidariser les deux bouts dans le champ, faudra attendre sagement d'être revenu à l'atelier... Afin de ne pas endommager davantage ce fuselage endolori, je le scotche le long  de celui du brave Solution qui servira ainsi d’attelle (et les attelles, ça me connaît !)... je range ça dans mon sac à dos,  et nous rentrons par le petit chemin creux. 

 

 

  .../...

 

 

 Il est 21h30: J'ai eu le temps de réparer les gaines  direction et profondeur dont le plastique était brisé en trois endroits différents.

 

 

J'ai recollé les deux morceaux du fuselage avec de la résine époxy+ tissu de verre... c'est en train gentiment de durcir.

 

 Un servo a encore vomi ses dents... Sur ces fichus volets de taille démesurée, il va me falloir songer à mettre des servos avec des pignons métalliques...

 Mais ce Dragonfly en est à sa troisième sortie.  Première séance : cassé

 

 Deuxième séance : pas de vol pour cause de frétillements… Sombre histoire de pattes sur un accu lipo… je vous raconterai !

  Troisième séance : cassé ! 

 Mais aujourd'hui  mon Dragonfly  a cependant battu  deux records: celui du vol le plus long de sa naissante carrière, avec près de dix minutes... et celui du vol le plus court, avec un planté dès le lancer!  

 Ne vous ai-je pas confié  que  j'avais acquis une certitude: certains modèles naissent sous une mauvaise étoile!!! Et mon Dragonfly est de ceux-là!  

   Ah, j'ai oublié de vous dire: ce matin, je m’en vais  chercher le journal dans la boîte aux lettres, et lorsque j'étale la gazette sur la table, en sort une gentille araignée, que je me fais un devoir d'écrabouiller...

  Mais ne dit-on pas: "Araignée du matin, chagrin"?

  Ouais, je sais, faut pas être superstitieux, ça porte malheur!!! 

  Bon, il se fait tard.  Mes enfants  ne  m'ont pas  accordé ce gentil surnom pour rien: Commandant "Couche-tôt", Je m'en vais donc me coucher: demain m'attend une longue séance de ponçage, enduit, peinture... et un travail dentaire sur le servo endommagé.    Et si des fois je voyais une araignée avant de tomber dans les bras de Morphée: "Araignée du soir, espoir..."

Mais, revenant sur les causes de mon planté de fuselage lors de ma sortie du jour,   je serai un bon moment avant de m’endormir, devisant sur cette étonnante pensée : « Quand une connerie est à faire… tôt ou tard,  elle sera fatalement faite ! »

 

 

Lundi:   ponçage, collage, ré-entoilage   sont les trois mamelles du "casseur"!

 

 

 Mardi: :   Pour sa quatrième sortie, mon Dragonfly Strong réparé a enfin vaincu le signe indien qui semblait le poursuivre.Il vient d'effectuer une heure de vol en pente, sans vent... le tout ponctué par quelques atterros afin de faire bip-bip par-ci par-là sur l'émetteur. Il y a encore quelques peaufinages à apporter sur le dosage des gouvernes... M'enfin, on continuera un autre jour. Très gentil modèle. On dirait piloter un Amigo II échelle 1.75. Je me suis tout de même offert une boucle et un tonneau... C'est sans doute pas son domaine de prédilection. Dérive hyper efficace qui permet de craber le modèle à l'atterro pile poil comme on le souhaite. Crocos sympathiques et atterro confortable.  Moteur tonique...  

Bref... ce soir, je me coucherai heureux!

 

 

    PS: la photo ci-dessus  a été réalisée avec un appareil numérique  sans zoom tout en pilotant! 

 

 

   

 

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Le double effet Picoo'z !

20 Novembre 2006 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

 Texte rédigé par mon complice Michel Roger, et publié sur ce blog avec sa  très haute "bénédiction"!

   Samedi soir, petite fête organisée par le CPVA (Centre de Perfectionnement

 de Voltige Aérienne) pour marquer l'anniversaire (70  ans) de l'un de ses plus jeunes membres (bon ! là j'exagère un peu !).

 Je ne sais pas ce qui était le plus impressionnant dans cette docte assemblée d'amoureux du Stampe, la moyenne d'âge ou le nombre de milliers d'heures de vols cumulées (pensez, il y avait même un ancien pilote de Spitfire).

 La soirée se passait tranquillement et les discussions allaient à un train de sénateur, avec cette calme assurance des vieux pilotes qui en ont beaucoup vu et qui ont eu la chance d'en revenir, quand soudain, Jérôme, le fils de votre serviteur, eut l'idée de m'emprunter mon dernier jouet, cadeau de mon épouse favorite, et de faire évoluer au dessus     de l'assemblée   ronronnante les  9 grammes de drogue dure et immédiatement addictive que l'on nomme Picoo'z.  (minuscule  hélicoptère radiocommandé qui fait fureur actuellement )

 Et voici  le résultat !!!

  A la fin de la soirée, en compagnie du doyen du CPVA (84 ans), nous quittâmes un instant la salle et nous éloignâmes quelque peu afin de soulager un besoin que de nombreuses libations (pour moi) et petit souci de prostate (pour lui) rendaient irrépressible. Mon compagnon de miction laissa alors tomber cette appréciation d'homme d'expérience : "Vous avez là, monsieur,  un petit engin vraiment extraordinaire", qui me remplit un instant d'une certaine fierté virile, légèrement tempérée cependant par la présence de l'adjectif "petit" qui me semblait tout de même un peu réducteur, jusqu'à ce que je comprenne qu'il voulait en fait me parler du microscopique hélicoptère qui venait d'effectuer un vol devant lui.

 

 

 J'opinais vigoureusement du chef étant dans l'impossibilité passagère d'applaudir des deux mains.

 (pour illustrer la situation... observez bien le regard de la dame à lunettes,  que détaille-t-elle avec tant  d'attention??? Et l'autre à gauche avec son mètre, prête à prendre des mesures....)

M'enfin... C'était donc  là le second effet Picoo'z...

  

 

 

 Allez, tenez, puisque vous avez eu le courage de lire cette chronique du troisième âge de l'aviation jusque là, vous aurez le droit à une part de gâteau CPVA... Attention n'avalez pas les petits pilotes en LEGO !

 

 

 

Signé:  Michel Roger, dit MicRolax

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Papy Solex... Deluxe

19 Novembre 2006 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Papy Solex... Deluxe

 Ha! Oui...  Si vous n'avez pas lu les précédents épisodes sur Papy Solex, je vous conseille vivement de les reprendre dans l'ordre.

 

 

 

 Car les tribulations de ce papy Solex n'avaient pas fini de m'étonner.

Figurez-vous qu'un jour de septembre, mon copain Michel Roger envoie sur la liste humoristico-modélistique  "el.barducoin"  un mail dont voici la teneur :

 « Comme beaucoup d'entre vous sans doute, j'ai lu avec amusement et une pointe d'émotion les textes que Bernardino a consacrés au "Papy Solex" qu'il a rencontré cet été 2006 au Menez Hom.

 

 

 

  Samedi dernier, j'étais invité, à Bousse(72), au "centenaire" d'un couple d'amis (50 + 50 tout de même, on n'est pas à la maison de retraite !)

 Donc petite fête comme on sait encore le faire dans nos fonds de campagne : environ 60 personnes, grand buffet froid, orchestre, jeux... boissons diverses et variées... etc ! Mais on n'est pas là pour parler de mes gammas GT ni de mon taux de cholestérol !  

 A table, je me trouve en face d'un instit. (encore en activité, lui) qui me pose les questions habituelles (on ne se rencontre pas souvent) :

- Alors, la retraite se passe bien ?... Tu fais toujours voler tes p'tits avions ?...

 

 

 

  - Ben oui ! De plus en plus même...

 - Ha ben !  Tiens ! Au fait ! J'ai passé quelques jours de vacances du côté de Camaret et j'ai pensé à toi...

 

 

 

  - ??? Ah! bon ! Pourquoi ??? (j'en vois déjà qui sourient grassement en songeant à un certain ecclésiastique ayant paraît-il quelques difficultés à expliquer aux jouvencelles de sa paroisse que les voies du seigneur sont impénétrables !)

 - Figure toi qu'au cours d'une promenade,  j'ai croisé un curieux p'tit père qui roulait à Solex et transportait des  planeurs modèles réduits dans ses sacoches et sur son dos !"

 

Et Michel d'ajouter: "Voilà ! C'est tout !

 C'est peu me direz-vous !  Mais quand on y pense, le hasard à tout de même de bien curieux caprices...

 Signé: Michel Roger, dit MicRolax... qui va finir par être le seul à n'avoir pas rencontré cet anachronisme modélistique. »

  Puis quelques jours plus tard, cet autre mail dans ma boite aux lettres :

  « Bonjour! 

  Je suis la fille de Papy Solex. Il m'a raconté ses excursions estivales, et, n'ayant pas internet, m'a demandé de rechercher pour lui le blog sur lequel il serait (peut-être) en photo. J'ai trouvé!

  Pourriez-vous m'envoyer les deux articles géniaux le concernant, pour que je puisse les imprimer et les lui faire passer ?

 Merci d'avance,

 Marie »

 Je me suis donc exécuté avec plaisir. Et Marie de me retourner sans coup férir  un courriel dans lequel elle me donnait quelques autres renseignements.

 Et puis  fin novembre, je trouve dans ma messagerie un courriel  émanant de mon copain Gérard Prat, avec pour objet « Papy Solex?  Version Deluxe », dont voici un extrait :

 « Salut Bernard,

Nous aussi nous avons le nôtre,  mais en version luxe. Tu le connais c'est Joseph (75 ans), il était au Menez cet été. Tu te souviens peut-être de ses vols sur la pente?. »

 

  A la vue de ces clichés, vous aurez compris pourquoi « Deluxe ! » Ce n'est plus du Solex!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Mais le plaisir rencontré par nos modélistes à roulettes est certainement le même !

 

 

 

 

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Vampyr

15 Novembre 2006 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

« T'as déjà piloté un boomerang? »

 Ainsi m'apostropha un jour mon ami Pierre alors que nous nous trouvions sur un site propice à la pratique du vol de pente.  Mais auparavant, lisez l'histoire qu'il m'envoya par mail interposé:

 « Je ne cache pas ma tendance maso à pourchasser la buse au fond des trous. ( le côté volatil(e) et spéléique de l'idée me plaît... )

 

 

 Ces jours-ci, avec la canicule qui règne sur le Lot, les conditions étaient requises pour jouer à quitte ou double avec les thermiques et les "dégueulantes".

 Par ailleurs j'ai hérité d'une aile volante, Vampyr, créée par Robbe il y a quelques années C'est le genre aile de mouette, mais la mouette très bossue qui serait passée dans un moulinex si vous voyez ce que je veux dire,  avec tout de même une envergure respectable de 3 m et des poussières,  et des espèces de volets riquiqui dont on ne sait que faire !

 

 

 

 Vu le temps et le caractère aléatoire des thermiques j'ai essayé d'être raisonnable;   mais le vol réalisé la veille avec l'engin avait émoustillé mon imaginaire : bizarre et intéressant !

 Premier vol -ou plutôt second vol- le thermique est avec moi, je ne le lâche pas, et le vol s'effectue pas trop mal, avec les subtilités des ailes volantes (laisser aller et relancer sans arrêt). Mais pour ce qui est des volets, mystère : il n'existe pas de neutre,  ou plutôt le neutre est à cabrer,  les deux autres positions sont "descente" et "descente accélérée"

 Bon, on pose : petite surface avec rabattants, en creux, cernée par les voitures des parapentistes : le pied quoi, faut bien s'amuser avec c'qu'on a !

 Le temps de bidouiller entre formule hyperporteuse et descente accélérée,  l'atterro se fait « fingers in the nose ».

 Ok,  on se défoule avec une autre aile plus rustique mais plus sûre (le temps d'aller au trou,  de poser,  de descendre et de récupérer dans la vallée les copains parapentistes avec leur gros paquet sur le dos… (pourtant la canicule c'est pas un temps à escargot) l’envie de refaire une expérience me reprend.

 Entre temps les dieux du ciel sont allés faire la sieste,  et c’est plutôt le calme plat sur la pente.

 Je jette tout même mon zozio qui prend une élégante trajectoire descendante.

 

 

 Le temps de bidouiller ce maudit inter à volets auquel je ne comprends rien, mon aile est  à mi-pente et commence à ramer vers une hypothétique bulle salvatrice.

 Rien, le désert ! la descente se fait inexorablement,  et tout d’un coup j’aperçois l’ombre du planeur sur le sol,… enfin, pas vraiment sur le sol, mais bien plutôt  sur le Lot, belle rivière au demeurant,  mais très large à cet endroit,  et qui jouxte le terrain salvateur.

 Je n’ai pas encore appris à « piloter tout en me mettant  des coups de pied au… » mais faudrait que j’y consacre un peu de temps.

 

 

  La mort dans l’âme,  j’amerris ailes bien à plat (comme dit un copain ) laissant deux sillages sur l’eau au gré de mes bouts d’aile recourbés vers le bas.

 Réflexion : va falloir descendre fissa et accepter de se mettre à l’eau !

 Tout à coup,  à la limite de la visière de ma casquette et de mon front soucieux,  apparaît un bateau. Un de ces bateaux qui servent à visiter, par voie d’eau, nos belles contrées.

 Coups de gueule,  sifflets,  agitations  diverses font lever le nez au pilote ( y doit penser à un groupe folklorique placé là par le syndicat d’initiative pour distraire les touristes de la sieste)

 Le « capitaine »  finit par apercevoir le planeur et commence à manœuvrer son embarcation.

 Ouf ! cela va m’éviter le bain ! On descend avec la voiture  dans la vallée récupérer le précieux engin. (dix kilomètres tout de même).

 Au bord du Lot,  je retrouve mon marin d’eau douce qui a décoré son bateau tel un drakkar avec mon aile volante de 3 m d’envergure et qui file vers la prochaine escale.

 On se donne RDV en amont à la prochaine écluse. »

 A ce stade du récit, permettez-moi d'intervenir: car ce qu'oublie de dire mon ami Pierre, c'est qu'il envoya son épouse faire le pied de grue près d'une bitte d'amarrage à ladite écluse; que Mireille attendit son bateau un long moment,  et qu'elle m'avoua avoir été très gênée lorsque des marins d'eau douce franchissaient l'écluse, l'oeil concupiscent, pensant  que... comme les vrais marins... une « épouse » dans chaque port! »

 Elle rata le RDV ce soir-là… et aussi le lendemain !  Laissons toutefois Pierre reprendre son récit!

 « Mais ô surprise : Qui je retrouve sur le LOT,  remontant doucement vers le chef lieu du département ? Mon planeur !!! Bravant les mauvais génies de la rivière,  et ouvrant la marche à la chaloupe touristique !

 Nouveau RDV à la prochaine écluse à deux pas de chez moi, tout à côté d’une grande surface commerciale

 Au jour dit et à l’heure sonnante,  sur le parking du super marché,  mon téléphone sonne et une suave voix d’hôtesse me demande de me présenter à la réception.

 Et là, comme une incongruité dans ce  hall de magasin encombré de caddies,  mon planeur ! Qui a évidemment eu le temps de bien  sécher.

 Serrage de mains et échange de produits du terroir contre planeur en guise de remerciements,  je rentre chez moi et me promettant de ne plus recommencer (jusqu’à la prochaine).

 Moralité : le feu (la canicule) appelle l’eau ( le Lot) »

 

C'est ainsi que Pierre me rapporta son histoire. Mais rappelez-vous  son apostrophe au début de ce récit!

 Il me demanda de prendre un jour les manches de son aile, me fit un rapide brieffing sur les particularités du vol; et ainsi mis au parfum, j'entrepris de domestiquer ce Vampyr! Je peux vous dire que l'allure en vol de cet oiseau rare est plus qu'étonnante. Une fois qu'on a trouvé les « bons réglages », le pilotage devient très intéressant; ça gratte fort bien, ça tourne la boucle avec une élégance rare... et ça accélère un max... quand on tire au manche « des gaz »! Déconcertant!

 Moralité de la moralité: la Vampyr ne peut laisser personne indifférent, et pour la piloter... ben... il suffit de se « jeter à l'eau ».

 

  

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41.200

17 Octobre 2006 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

41.200

 « Heu, t’es pas un peu prétentieux ? »

 

 Ainsi m’apostropha mon copain Fabrice, à moins que ce ne soit son  frère Christophe…

C’était l’autre dimanche, dans notre salle de sports…

Tous les ans au mois d’octobre, notre club organise  une rencontre « volansal » à l’occasion  de la manif nationale intitulée « Fête de la science ».

Occasion d’inviter les amis des clubs voisins.

C’est ainsi que  les deux lascars précités nous viennent tout droit du club d’Alençon, accompagnés de leur inséparable  mentor qu’est Jacques Scherrer, alerte septuagénaire aux mollets d’acier, capable de longues randonnées cyclistes.

Mais qu’avait donc compris l’un des  deux frangins ?

Ah, il faut que je vous explique !

Cela fait longtemps que je traîne mes guêtres sur  les sites de vol, partout en France…

Et comme je pratique le vol de pente assidûment, il m’arrive de me retrouver sur des aires de décollage où la gestion des fréquences est du style… anarchique.

Bonjour le risque de brouillage radio.

Devant cet état de fait,  j’utilise avec  bonheur le système « Channel check »  que Multiplex propose sur la plupart de ses émetteurs ; sachant que ledit système bloque mon émission  s’il constate à l’allumage que ma fréquence est déjà occupée.  Grâce à cet outil technologique venant pallier une éventuelle étourderie de son utilisateur, je ne peux envoyer personne au tapis…  Grande satisfaction morale.

Vive la science!  Science en fête!!!

Mais en retour, moi je ne suis pas protégé si un  de mes  planeurs est  en vol au moment où un autre modéliste allume sur MA fréquence.

Science en ... faute!!!!

D’où ma précaution habituelle avant de mettre en route mon émetteur, (ce  à quoi tout le monde devrait s'astreindre)  qui consiste  à toujours faire le tour des modélistes présents, devant lesquels j’arbore une étiquette sur laquelle figurent tout à la fois le logo de la FFAM, celui de mon club, mon nom… et ma fréquence, à savoir 41.200 !

Bien en évidence soit sur ma casquette, soit sur mon polo…

Nous y voilà donc…

Et à la vue de mon « écriteau », j’obtiens souvent diverses réactions : de l’amusement au ricanement ; de l’étonnement à l’intérêt… Mais le plus  souvent   cette  réflexion : « Ben c’est pas idiot comme truc ! Il faudrait généraliser le procédé… »

Je dois  toutefois  avouer que je n’ai pas encore  vu fleurir d’autres étiquettes inspirées de la mienne.  Dommage…

Le simple fait d’arborer ainsi de façon ostensible ma fréquence m’a fait entrer en relation plus avancée  avec d’autres modélistes… utilisant  forcément  du 41.200.

C’est ainsi que je compte dans ma liste d’excellents copains tels que Gérard, Vincent, Guillaume, Erwan… et que ce 41.200 nous « rapproche » forcément, puisque nous sommes obligés de nous entendre lorsque nous voulons faire évoluer nos modèles.

Dois-je aussi vous glisser de façon confidentielle un petit secret ? (Promettez-moi de ne le répéter à personne !)  Il paraît que certaines mauvaises langues  m’auraient même affublé du doux sobriquet de « Monsieur 41.200 » ! Comme disait un certain Fernand Reynaud : « Les gens sont méchants !!! »

Mais  je m’égare. Revenons-en  à nos amis alençonnais.

Souvenez-vous du : « Heu, t’es pas un peu prétentieux ? »

Ce à quoi je répondis :

« Ben, j’vois pas d’quoi  vous voulez  parler !!! »

Et nos lascars partis dans un grand éclat de rire…

 «  41virgule2, on n’ose pas penser que c’est en millimètres, on suppose que c’est en centimètres… »

Et moi  toujours aussi naïf :

« J’suis pas réveillé ou quoi, mais j’vois pas où vous voulez en venir… »

 

 Et eux, hilares, finissant par ajouter :

 

 «  … Afficher ainsi la taille de son sexe,  c’est vraiment prétentieux ! 

Même pour une fête de la science!!!»

 

Ah les bougres !

 

J’avoue qu’on ne me l’avait pas encore faite celle-là !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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