photo et poesie
Le vététiste babillard
Par tous les saints!
Mais ce matin de premier novembre est très ensoleillé. Frisquet, mais ensoleillé, du moins à Bais.
J'enfourche donc mon VTT et me voilà parti en direction de Loupfougères. Chaudement vêtu, et ganté comme il faut.
Plus je m'approche de ce village, plus je pénètre dans une brume épaisse... ce qui accentue l'impression de fraîcheur.
Je parviens à la gare, et le temps de me désaltérer, sortir l'appareil photo... pffftttt... la brume s'évapore presque instantanément. Laissant même apparaître la lune!
Puis je m'engouffre dans le tunnel végétal que constitue la voie verte.
Au sol, on peut remarquer un patchwork très différent en fonction des arbustes qui bordent le chemin.
Et tout en pédalant gentiment, je parviens à la gare de La Chapelle au Riboul, qui se dégrade chaque jour davantage.
Toujours sous l'emprise du monde végétal, je finis par en déboucher vers Marcillé la Ville, où je retrouve le minéral avec la route goudronnée.
Arrêt dans le bourg de Grazay, juste à côté de l'église.
Je me désaltère, et je remarque soudain la pierre sur laquelle je suis assis.
Pierre que l'on trouve souvent près du porche des églises.
Les plus avertis de mes lecteurs auront déjà trouvé à quoi servait ce promontoire minéral...
Et je reprends la route... pour retrouver, juste à l'entrée du bois de la Guesnerie, les épouvantails qui ornaient le champ de maïs. En vue d'un éventuel recyclage?
Epouvantails à recycler?
La chapelle de Doucé, puis Jublains, où à défaut de rencontrer une pierre similaire à celle de Grazay, il m'est possible d'admirer une stèle gauloise.
Je ne peux cependant pas m'empêcher d'aller saluer mon copain le soldat gallo-romain.
Rituel, n'est-ce pas?
Observez bien les ombres au sol... On y voit la mienne, celle du soldat, et même celle de la canne selfie!
La température monte gentiment. Presque 18°...
Et hop, je pointe ma roue avant en direction de Hambers... où je rôde près de l'église sans dénicher "LA" pierre en question. Ai-je mal cherché?
A défaut, j'effectue le tour du plan d'eau où se trouvent de nombreux pêcheurs...
Et je prends la direction de Bais... où j'ai bien l'intention de m'arrêter près de l'église, car je sais que je vais y trouver une pierre, un peu semblable à celle de Grazay.
Alors, me direz-vous, mais c'est quoi cette pierre?
Il s'agit vraisemblablement de ce que l'on nomme une pierre babillarde.
C'est sur cette estrade que se juchait le garde-champêtre à l'issue des cérémonies religieuses.
En annonçant les nouvelles du village... il préfigurait le JT de 20 heures!
Et alors pourquoi serais-je un vététiste babillard?
Sans doute parce que je prends plaisir à causer... et à diffuser "mes" nouvelles.
Mais je vous laisse maintenant ergoter sur le sens de babillard... et vous me direz si mon propos relève davantage du babillage que du bavardage!
A moins que ce ne soit l'inverse!
http://www.notrefamille.com/dictionnaire/definition/babillard
Toujours est-il que j'ai effectué un parcours de 42 km, et que je suis rentré à la maison avec 4 barres sur 5. Ce qui signifie que je n'ai guère tapé dans les réserves de la batterie dont est doté mon VTT électrique!
Témoignage reçu suite à l'édition de cet article:
Je confirme: c'est bien la pierre babillarde. Quand j'étais gosse, j'ai vu le garde champêtre, après un roulement de tambour, annoncer:
"Avis à la population... etc etc.... "Je ne suis pas sûr qu'à Bais ce soit le garde-champêtre, ce devait être un menuisier qu'on appelait gars Petit. Il faudrait interroger les plus anciens.Bon allez, à la prochaine sortie.M.R.
Couleurs d'automne
En ce froid matin d'octobre où nous venions de changer d'heure, j'ai observé le ciel, lumineux, sans nuages.
J'ai alors saisi l'opportunité d'enfourcher mon VTT à électrons pour me fondre dans les paysages d'automne.
Les herbes mouchetées de rosée semblent à la limite de la gelée blanche.
Les "boules" de pissenlits sont comme pétrifiées.
La féerie du cristal...
(Cliquer sur les images pour grossir)
Et chemin faisant, je peux découvrir toutes les nuances qu'offrent les feuillages en cette période de l'année.
Arrivant à Gué de Selle, je constate combien les gens ont mis à profit -eux aussi- les rayons du soleil. Je n'ai pas souvenir d'avoir rencontré autant de monde autour de cet étang... surtout un dimanche matin.
Au loin, la chapelle de Montaigu se profile sur l'horizon... ma prochaine étape sans doute.
Sur la surface encore lisse du plan d'eau... de nombreux oiseaux, alors qu'un vol de canards sauvages passe en braillant...
Quittant le pourtour de Gué de Selle, je traverse l'un des parkings où je m'arrête afin de me désaltérer.
Le vent commence à pointer le bout de son nez, et à la moindre risée, de nombreuses feuilles s'évadent en virevoltant vers le sol.
Les chênes en profitent pour abandonner leurs glands, qu'on entend rebondir sur les branches des arbres... des sons de marimba.
On obtient même une symphonie de métallophone lorsque ces mêmes glands atterrissent sur les voitures qui sont garées près de la haie.
Avec des sons très différents.
Et puis encore des couleurs... chaudes.
Mais une odeur puissante commence à titiller mes narines... jusqu'à ce que je découvre un renard mort dans le fossé... sans doute culbuté par une voiture.
J'arrive au hameau de Chellé... avec ses ruines. Mystérieuses...
Un peu plus loin, je bifurque à droite, pour parvenir enfin au sommet du Montaigu... d'où je peux apercevoir l'étang de Gué de Selle.
Et puis je redescends afin d'emprunter le petit chemin qui me ramènera vers Bais via le carrefour des Pommiers.
Les feuilles qui jonchent le sol masquent les branches mortes... et la tenue de route s'en ressent profondément!
Gare à la chute...
Et dans ce chemin creux, je parviens soudain à un endroit où les ronces pendent presque jusqu'au sol... Une sorte de filet naturel dans lequel il convient de ne pas se laisser prendre au risque de se faire griffer le visage!
Sortant de la voûte formée par la végétation, j'arrive à la Beslière...
En contrebas se profile le dôme du château de Montesson...
Virage à droite, et je n'ai plus qu'à me laisser glisser vers le village de Bais.
Le compteur affiche 34km...
Je n'ai perdu qu'une barre sur les cinq qu'affiche le tableau de bord.
Mon VTT peut maintenant se reposer...
Il ne me reste plus qu'à partager avec vous les images que j'ai pu glaner tout au long de ma promenade automnale.
Have fun!
La totalité des clichés:
https://picasaweb.google.com/109040596218534683613/251015CouleursDAutomne?authuser=0&feat=directlink
Courtecuisse?
Depuis que je suis arrivé dans le Nord, je bénéficie(?) d'un climat peu clément...
Sauf qu'aujourd'hui, enfin, le ciel s'est entrouvert en tout début d'après-midi afin de laisser passer un peu de soleil.
J'en ai profité pour emprunter l'ancien VTT de mon petit-fils, et je suis parti en direction de la forêt de Marchiennes.
J'ai traversé le carrefour où se trouve le fameux restaurant de la Croix ou Pile...
Et j'ai continué mon chemin vers l'Ouest, avec pour toile de fond les arbres aux chaudes couleurs d'automne;
Et puis à Beuvry la Forêt, j'ai découvert un estaminet au nom qui ne pouvait me laisser indifférent...
Poursuivant ma virée, j'ai emprunté le chemin qui longe l'autoroute, et qui se nomme?
Le chemin des écoliers!
Virage à droite et, afin de retourner à mon point de départ, j'ai retraversé la forêt de Marchiennes du Nord au Sud.
C'est alors que dans Tilloy, j'ai aperçu un panneau d'arrêt de bus, qui semblait se payer ma tête!
Pensez qu'il me traitait de Courte-cuisse!
Ni plus ni moins!
Je sais, je sais!
C'est pas parce que je n'ai parcouru que 24 kilomètres qu'il faut ironiser de la sorte.
Je sais aussi que vous allez me dire:
"Alors, c'est pas trop dur de ne pas pouvoir utiliser l'assistance électrique?"
Ben non, ici, tout est plat, pas de côtes. Sauf si l'on attaque les terrils.
Mais je ne suis pas fou au point d'escalader ces résidus de mines.
N'empêche...
Même si je suis court sur pattes, mes cuisses me permettent encore de trimballer un VTT "normal", nettement plus léger que mon VTT Electro!
PS: Au-delà de la blague ci-dessus, il me faut être un peu plus sérieux et rendre hommage à ce poilu:
Soldat au 138e Régiment d'Infanterie durant la guerre 14-18
Décédé le 20/09/1915 des suites de ses blessures
J'aime pas les glands...
Ben ouais..
Je sais, les glands, ça se mange pas...
Y'a guère que les cochons qui s'en délectent.
Mais imaginez qu'en cette saison, les chênes laissent tomber ces fichus glands, qui jonchent le sol.
Y'en a partout!
Et quand on arrive là-dessus avec un vélo aux pneus pas très larges, on a vraiment l'impression de circuler sur des roulements à billes.
Equilibre instable s'il en est.
Et de temps en temps, un de ces fichus glands se trouve coincé entre le pneu et le sol... et il fuse sur le côté à une vitesse impressionnante... comme un noyau de cerise que l'on pince entre ses doigts et qu'on propulse le plus loin possible.
Bref, j'aime pas les glands!!!
C'est ce que je me suis dit tout durant que j'ai pédalé sur l'ancienne voie ferrée qui allait de Mayenne vers l'Orne.
Quand je l'ai quittée, j'ai filé vers Grazay, Jublains (où je suis allé dire bonjour à mon soldat gallo-romain).
Arrivé à Hambers, j'ai eu envie d'escalader le Montaigu.
Là, j'ai découvert un chantier d'élagage qui m'a impressionné... ça a dégagé un max... Mais c'est peut-être un bien, allez savoir.
Puis je me suis retrouvé au pied de la chapelle...
Et comme je n'avais pratiquement pas enregistré d'images auparavant, j'ai enquillé ma caméra SJ 4000 au bout de la perche à selfie, et j'ai mis en route.
Sauf que les nuages noirs qui se profilaient à l'horizon ne m'inspiraient guère!
Alors je suis vite redescendu vers Bais, où les premières gouttes m'ont accueilli avenue Auguste Janvier.
Après une virée de presque 44km, je suis enfin rentré chez moi...
Et puis j'ai visionné ma courte séquence vidéo, dont je vous livre le montage que j'en ai tiré.
Et ce sera tout pour aujourd'hui...
Y'a des jours comme ça, où on n'a rien d'autre à raconter!!!
Où on se plaît même à... glander!!!
Quand je retrouve Gué de Selle et le Montaigu
En ce joli matin de début septembre, j'ai enfourché mon VTT dès potron-minet.
Cela me laisse en effet davantage de temps avant midi... pour muser, flâner, rêver.
J'ai décidé de partir en direction du mont Rochard, pour redescendre vers Sainte Gemmes le Robert, et pénétrer dans l'agglomération à la vitesse pharaonique de 43 km/h!
Puis à la sortie du village, direction la liaison aménagée conduisant vers Gué de Selle.
Au passage, je remarque un arbre au squelette famélique...
Il contraste bizarrement avec la végétation luxuriante qui l'entoure.
Est-ce la raison pour laquelle je me suis rué sur les mûres omniprésentes dans les haies?
Mais un peu plus loin, je suis particulèrement déçu de ne plus trouver aucune prune le long de cette voie...
Hier, c'était dimanche, et je suppose que les pruniers ont dû être dépouillés de leurs derniers fruits!
Je parviens à l'étang du Gué de Selle, fort calme en cette fin d'été.
Seuls cinq ou six pêcheurs taquinent le poisson, et je croise quelques petits groupes de marcheurs...
Après avoir longé le centre équestre, je pénètre dans la forêt, puis j'entre dans le hameau de Chellé.
Un petit kilomètre, et je vire à droite, direction le Montaigu.
Auparavant, il aura fallu se "farcir" la côte de la Mare...
Je grimpe ensuite jusqu'à la Chapelle, point culminant de mon périple, d'où mon regard embrasse le paysage. Sous la caresse des rayons du soleil d'Est, je distingue au loin Hambers, Jublains, Mayenne...
Puis je redescends afin d'emprunter le sentier qui passe au carrefour des Pommiers.
Une agréable odeur de pins fraîchement coupés flotte dans l'atmosphère.
Le carrefour des Pommiers
Je poursuis ma balade dans ce ce chemin qui ressemble parfois à un véritable boyau...
Le chemin creux typique du bocage mayennais.
Puis je grignote encore quelques mûres, avant de me glisser dans le chemin qui descend à la Beltière.
Dès sa sortie, je retrouve la lumière et je vois alors s'ouvrir vers l'Ouest un vaste panorama verdoyant.
L'entrée dans Bais s'effectue par une jolie descente, qui va m'amener à faire le tour du plan d'eau... totalement désert à cette heure.
Sous les saules du plan d'eau de Bais
Et enfin, retour au bercail après une virée de 33.4km.
Je n'ai perdu qu'une barre du graphe de la batterie.
Faut tout de même dire que, même si chez nous c'est loin d'être plat, cela n'a rien à voir avec mes récentes escapades auvergnates!
Mais notre bocage vaut quand même bien qu'on lui consacre quelques commentaires, n'est-ce pas?
Caméra embarquée: SJ 4000 ou Mobius?
Possédant déjà un jeu de caméras Mobius dont je suis satisfait, voir ici:
http://bernardino.over-blog.net/2014/02/filmer-avec-deux-keycams.html
j'ai complété mon équipement en achetant un système de retransmission vers le sol.
https://www.hobbyking.com/hobbyking/store/uh_viewitem.asp?idproduct=78401
Sur le modèle, la caméra est insérée dans un boîtier incluant l'émetteur... Au sol, le récepteur renvoie l'image dans une mini télé... que j'ai arrimée à mon émetteur FrSky Taranis.
Premier inconvénient, c'est que tout le bazar "terrestre" commence à peser.
J'ai donc décidé de mettre le récepteur vidéo et la batterie d'alimentation dans ma poche... sauf que de temps en temps, et en fonction de mes mouvements, le bouton commandant le changement de canal reçoit une légère impulsion... et je n'ai plus rien à l'écran.
J'ai donc décidé de laisser pendre la partie réception à mon ceinturon.
Autre problème lorsqu'il est question de visionner l'image sur l'écran... sans perdre de vue le modèle: même avec le pare-soleil issu d'une boîte en carton, la lisibilité est loin d'être parfaite...
Bref, l'expérience est intéressante, mais demanderait des ajustements(?) non négligeables.
(Je précise d'ores et déjà que je n'ai pas l'intention d'acquérir des lunettes FPV...)
Autre tentative... après l'achat d'une caméra SJ 4000 wifi... une vraie, pas un clone.
http://www.sj-camera.fr/
Mon idée était de renvoyer l'image non plus sur la télé, mais sur mon smartphone ou une tablette. Ces deux gadgets sont en général moins lourds et plus lumineux qu'un écran TV à 40 sous.
Des essais au sol via Wifi laissaient entrevoir une portée avoisinant les 50 mètres... en ligne directe. Le moindre obstacle faisant écran, la liaison est perdue.
Mais la forme de cette caméra étant moins intéressante que celle des Mobius, il m'a fallu
bricoler une "verrière" en styrodur afin de diminuer la traînée engendrée par la SJ4000.
Et on part voler...
Si j'ai effectivement gagné en luminosité, je suis maintenant confronté à un autre phénomène dû au fait que la radio et le wifi sont tous deux en 2.4GHz.
En effet la liaison est visiblement brouillée: image fortement dégradée, et portée chutant à environ 1.5m!!! Ce que je n'avais pas forcément prévu.
Déception....
Voilà donc où j'en suis de mes tribulations.
Juste une remarque concernant la qualité des images obtenues.
Mes yeux ne sont pas suffisamment "aiguisés" pour déceler une quelconque différence entre les deux.
Images que je trouve d'une très bonne qualité.
Mais à ce stade, oserai-je dresser un premier bilan?
A l'issue de la première mi-temps de ce "match" entre mes deux types de caméras, je donnerais un bon point à la SJ, qui permet de "voir" le cadrage avant l'envol, mais sa forme est trop "cubique" pour permettre une prise de vue dans l'axe vers l'avant... Et elle coûte plus cher que la Mobius.
Caméra Mobius qui est moins lourde, plus plate, qui peut se positionner un peu n'importe où sur le modèle... mais qui ne possède pas d'écran pour visualiser le cadrage. Et pout laquelle il est impératif de passer par un appareil tiers afin de procéder à ses réglages (Ordinateur ou smartphone)
Alors?
Ben.. je dirais match nul...
Afin d'optimiser mes résultats, faudra sans doute envisager des prolongations!
C'est quoi ce ballon?
"C'est quoi ce ballon?"
Telle est la question que me posa mon épouse samedi 29 août en fin d'après-midi.
Curieux en effet.
Pas vraiment la forme d'une montgolfière classique...
Ressemblant plutôt à un ballon-sonde. Mais que ferait-il aussi bas?
Ma curiosité n'ayant guère de limites, j'inonde mes correspondants par mail afin de leur demander si, par hasard, ils n'auraient pas vu cet "OVNI"... ajoutant que, s'ils ont des infos, je suis preneur.
Une réponse me parvient, émanant de Ludovic, planeuriste chevronné:
"C'est un ballon à gaz ( hélium)
Et que le ballon aperçu ce samedi serait celui piloté par l'équipage de FRA-1:
Ayant donc déniché l'adresse mail des deux pilotes de FRA-1, je leur adresse la photo de leur ballon et ce matin j'avais ce courrier:
Christophe HOUVER
Mais ce lundi matin, le suspense continue, car le ballon allemand GER-1 refait son retard, et finit même par devancer les USA, pour chatouiller les Espagnols!
Quant aux Suisses SUI-1, ils talonnent eux aussi les USA...
Et mardi matin, après de nombreuses péripéties, the winner is... SUI-1
suivi par GER-1, SUI-2
Joli tir groupé des Suisses.
Bravo à eux!
C'est la rentrée...
C'est la rentrée
Nous sommes fin août,
Je suis revenu du Cantal où j'ai passé des jours délicieux.
Après avoir escaladé le col de la Molède ou Prat de Bouc, mon VTT électrique s'ennuie depuis quelque temps en Mayenne car la météo se montre grincheuse.
Mais c'est sans doute un phénomène récurrent, propre à cette période de rentrée où se mêlent deux sentiments contradictoires : la joie de retrouver ses copains, sa maison, ses habitudes… et la tristesse de quitter l'été, les vacances, le farniente.
A la faveur d'une journée ensoleillée, j'ai enfin pu enfourcher ma bécane pour filer vers l'ancienne voie de chemin de fer.
Premier obstacle, avec un arbre en travers, suite sans doute aux vents violents qui ont balayé dernièrement notre région.
Et puis chemin faisant, je m'imprègne des douces senteurs qui présagent déjà l'automne.
Des feuilles jonchent le chemin.
Dans les haies, des mûres à foison.
Les traîtres acacias côtoient les chênes majestueux ou bien les "gentilles" prunelles qu'il ne faut surtout pas déguster en ce moment, au risque d'avoir la bouche comme un paillasson du fait de leurs propriétés astringentes !
Et puis les pommiers…
Qui réveillent dans ma bouche de bien curieuses saveurs, tout en évoquant mon premier livre de lecture : La méthode Boscher, avec ses pommes très colorées pour illustrer tantôt la leçon de lecture, tantôt la leçon de calcul.
http://ecolereferences.blogspot.fr/2011/09/methode-boscher-en-ligne-consulter.html
Ah, ces fameuses pommes qui, au cours d'une leçon de choses, se faisaient découper horizontalement ou verticalement pour offrir un spectacle différent, avant qu'on ne les déguste en fin de leçon.
Arrivé à Jublains, je m'en vais rendre visite à mon copain le soldat gallo-romain qui, sous son regard métallique, a bien du mal à cacher sa satisfaction de me revoir !
Un peu plus loin vers le Consent passe le ruisseau du Bias…
Je m'arrête afin de me désaltérer… et là ?
Deux « demoiselles » en train de se faire la cour près d'une mini cascade !
Autre leçon de choses très vivante.
Les "demoiselles"
Revenu à la maison, je consulterai Internet afin d'en apprendre un peu plus sur les moeurs de ces étranges créatures.
http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/calopteryx_vierge/calopteryx_vierge.html
Je file ensuite vers Hambers, le Montaigu…
J'en suis à 34,9km et je n'ai toujours pas perdu une seule barre de ma réserve électrique !
Mais cela chute inévitablement lorsque j'attaque le raidillon qui monte à la chapelle.
Un petit tour d'horizon avec des cavalières en arrière-plan…
Et retour à la maison après 40 kilomètres de balade dans mon bocage favori.
Voilà, j'ai donc moi aussi fait ma « rentrée »…
Pour retrouver des sensations beaucoup plus lointaines que celles éprouvées lorsque j'étais enseignant.
Des sensations beaucoup plus proches de celles d'un marmot qui fréquentait le CP ou le Cours Elémentaire.
PS : lors de mon retour à Bais, j'ai de nombreuses fois été questionné sur le fait que, durant les vacances, je n'envoyais plus rien concernant le blog via ma messagerie.
J'ai alors conseillé à mes correspondant(e)s de procéder à un abonnement.
De ce fait, dès qu'un nouvel article sort, vous en êtes informé(e)(s)…
Simple et confortable !
Vol de pente col du Redondet
Mon séjour dans le Cantal ne s'est pas borné à la pratique du VTT électrique, même si cette activité m'a procuré bien des plaisirs.
Parce que je suis monté plusieurs fois au col du Redondet pour faire évoluer mes modèles en vol de pente.
Ce col est situé juste en-dessous du Puy Mary et permet via le Pas de Peyrol un passage vers la vallée de Mandailles.
Le site a ainsi la particularité de permettre des vols soit d'un côté, soit de l'autre.
Lorsqu'on arrive, on « renifle » le vent, et après avoir assemblé son modèle, on jette au trou.
Par ailleurs, j'ai toujours constaté une meilleure portance côté « Mandailles ».
Je trouve en effet le rendement un peu plus faiblard lorsque la portance remonte le cirque du Falgoux.
http://www.ooings.com/index.php?pg=voler&bl=detailsPenteBloc&rst=France_15_39
Cependant, la fréquentation des modélistes doit être assez rare : je n'ai en effet jamais rencontré d'autres pratiquants.
Sauf l'autre jour, où j'ai vu arriver des parapentistes, qui souhaitaient effectuer des baptêmes de l'air en biplace.
Le vent leur semblait parfois un peu fort… et j'ai été très été étonné de constater qu'ils ne possédaient pas le moindre anémomètre afin d'évaluer avec précision la vitesse du vent !
Par contre, les randonneurs sont eux très nombreux à franchir le portillon clôturant la pâture, et qu'il convient de refermer convenablement après son passage…
Emanant de néophytes, les questions fusent alors.
C'est ainsi que j'ai été « confronté » à un groupe de jeunes à la bonne humeur communicative.
J'ai souvent pris plaisir à répondre aux interrogations par des boutades… du style :
« Comment voyez-vous les ascendances ? »
Et moi de rétorquer :
« Ben c'est facile : j'ai des lunettes spéciales !!! »
Ou encore :
« A quand remontent vos premières expériences du pilotage ? »
Et moi toujours malicieux :
« Oh, peut-être à l'époque du volcanisme… ou des dinosaures ! »
Bref, les échanges ont été joyeux.
Et puis, comme ils avaient constaté que je disposais d'une mini-caméra installée sur la visière de ma casquette, ils ont fini par me demander :
« Et on pourrait pas voir les vidéos ?
- Ben non, je n'ai pas apporté ce qu'il fallait pour les lire sur la pente…
- Dommage ! Vous pourriez pas les déposer sur Internet ?
- Oui, c'est possible, mais vous attendrez que je sois rentré chez moi, là où la liaison sera plus efficace que le wifi du camping ! »
Alors, amis randonneurs qui m'avez croisé sur le col du Redondet, envoyez-moi via mon blog un petit message, et je vous dirai comment récupérer les fichiers au moyen de wetransfer par exemple.
A moins que le courage me prenne et que je monte une petite vidéo que je déposerai chez Daylimotion ou Youtube.
Au plaisir d'une prochaine rencontre !
Que d'E-motion!
Faut que je vous raconte !
Ce matin, j'enfourche mon petit vélo électrifié en direction de… et puis en cours de route, j'avise une pancarte « Route des Gazelles ». Et comme ça me plaît bien… je me dis : « Allons-y ! »
Mais ça monte plutôt raide.
Je parviens à un carrefour où l'on peut lire : « Route forestière interdite à tous véhicules »
Bof… allons-y quand même.
A ma droite, un ruisseau distille son gentil babil en sautillant sur les cailloux.
L'odeur des pins sciés côtoie agréablement celle des feuillus.
Je pédale quasiment toujours à l'ombre, mais qu'est-ce que ça monte !!!
Je vais d'ailleurs perdre la première barre de la batterie après avoir parcouru moins de 6km…
Cela ne m'était jamais arrivé !!!
(Dans l'après-midi, un petit détour vers Endomondo me permettra de comprendre que j'ai avalé 450 mètres de dénivelé en un peu plus de 6 km… soit une pente moyenne d'environ 7%!)
Je parviens enfin au col de la Molède, où je rencontre un couple de Vététistes charmants…
Avec lequel j'échange quelques propos.
La dame suggère de me prendre en photo.
Et je plonge ensuite dans la descente vers Albepierre. Avec des pentes à plus de 10 %.
Ayant rattrapé la route goudronnée, je savoure mon plaisir.
Puis je bifurque à droite afin de regagner la chapelle de Bredons par le sentier de randonnée qui surplombe la vallée de l'Alagnon.
Caillouteux à souhait… sourceux à la moindre occasion…
Gare à la chute !
La fontaine de Bredons est atteinte... et hop, à gauche pour une folle glissade sur la route bitumée qui me conduira au camping.
Où Annie m'accueille avec un grand :
« Alors, c'était comment ?
- Ben je crois que même avec l'assistance électrique, je n'en ai jamais tant bavé.
- Des photos ?
- Ouais, j'vais te montrer..»
Mais, mais... où est l'appareil photo ?
C'est alors que je comprends le scénario : avec les cahots du sentier avant la fontaine, il a dû en profiter pour sortir de sa sacoche.
Vite je saute dans la voiture… Je croise des marcheurs, à qui je demande si par hasard..
Non, ils n'ont rien vu.
On change alors de stratégie : je remets mon VTT sur le porte-vélo, et Annie m'accompagne jusqu' à l'entrée du sentier…
Et je repars à VTT vers la fontaine… En très légère descente
Je scrute..
Un km… rien
Deux km… toujours rien..
Et tout à coup, ben en vue sur le sol… que vois-je gisant dans l'herbe au milieu du sentier ?
Mon appareil photo !
Je le relève délicatement, et je l'allume : il fonctionne.
Je veux téléphoner ma joie… mais je n'ai pas de réseau...
Je reprends alors le chemin à l'envers, et je ne mégote pas sur l'assistance.
Puis, à la faveur du dernier virage, j'aperçois mon épouse qui a, elle aussi, tenté de me téléphoner.
Du plus loin que je la vois, je brandis la canne selfie à laquelle était accroché mon numérique.
Elle comprend alors que l'opération a été menée avec succès !!!
Tout est bien qui finit bien…
Mais… Après avoir déjà connu de belles émotions à Châtillon en Diois, où j'avais perdu mon numérique, que j'avais miraculeusement récupéré, que va-t-il m'arriver encore maintenant ?
Jamais deux sans trois !






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