photo et poesie
Eolienne Champgenêteux Gulliver chez les géants
Mardi 17 janvier.
Grand soleil... vent de Nord.
Je décide d'enfourcher mon VTT afin d'effectuer une sortie.
Mais, alors que je me trouve au sommet des Batailles, j'aperçois au loin un gros véhicule sur le chemin qui mène à l'éolienne de Champgenêteux.
Je mets alors le turbo, et j'arrive pile au poste de distribution, là où attend un camion.
Sur sa remorque se trouve le générateur annulaire.
Croisant peu après un responsable de chez l'exploitant Energy Team, je suis informé que...
- le tronçon terminal est arrivé. Il est sur site. Pas encore installé au sommet du mât.
- les pales sont prévues pour demain mercredi en milieu de journée.
Je contourne rapidement le convoi et, passant par le chemin de Jauneau, je me retrouve pratiquement au pied du chantier.
Je découvre en effet le "tromblon" de 22 mètres, en position horizontale.
Des ouvriers s'affairent sur l'arrière de la nacelle...
A l'intérieur, j'entends des coups métalliques. Une visseuse... et la voix des hommes résonne curieusement!
Sur le hub que la grosse grue vient de déplacer, d'autres ouvriers s'activent.
En comparant la taille des bonshommes avec les matériels sur lesquels ils travaillent, j'ai vraiment l'impression de me trouver devant une scène tirée de "Gulliver chez les géants".
Arrive un autre camion: il est porteur des trois éléments qui renflent le pied des pales.
Quelque instants plus tard, je vois des hommes arpenter le terrain... On mesure...
Et apparemment, y'a comme un problème!
Je crois comprendre qu'un tas de terre va gêner lorsqu'il faudra "étendre" une pale pour la "couler" dans le hub.
Faudra-t-il raboter le monticule?
Je verrai ça demain sans doute...
Je jette un rapide coup d'oeil vers l'arrière de la nacelle, où le nettoyeur haute pression est utilisé pour décrasser aussi... les godasses!
Deux ouvriers arrivent ensuite avec un aspirateur... et hop, chasse aux saletés à l'intérieur de la nacelle!!!
La journée s'achevant, je décide de rentrer, non sans faire un détour du côté des Galaudières, d'où la prise de vue peut s'avérer intéressante... en cas de pluie par exemple: il me suffirait alors de rester dans la voiture. Le zoom se chargeant du reste!
Mais ma curiosité est insatisfaite.
En soirée, je prends cette fois la voiture pour monter justement aux Galaudières.
La lumière décroit progressivement.
Mais je peux voir assez distinctement des nains au sommet du mât. Gulliver...
La grue semble leur apporter du ciment... ou un autre liant.
Sur ma droite, le soleil couchant colore le ciel avec des rouges flamboyants au milieu desquels émergent les éoliennes d'Hambers.
Sur le chantier, malgré la lumière qui s'estompe, les engins s'activent, phares allumés.
En arrière-plan l'éolienne de La Roche lance ses éclairs "anti-collision".
Au vu de toute cette agitation, et dans la mesure où le vent est tombé, je me dis que le dernier tronçon pourrait être posé cette nuit, non?
Qu'importe.
Il paraît donc que les pales arrivent ce mercredi.
Alors, appareil photo chargé...
J'attends de pied ferme!
A suivre...
Eolienne de Champgenêteux Le Meccano géant
Ah, faisait pas bien chaud ce jeudi 12 février!
Une magnifique gelée blanche rendait la campagne fort agréable pourtant.
Alerté toutefois par un(e) de mes correspondant(e)s qui me signale avoir suivi ce matin des camions transportant des éléments de grue, je me suis donc rendu sur le site.
Deux semi-remorques étaient là. Un troisième attendait dans une zone plus en amont.
Avec le soleil dans le dos (c'est mieux pour photographier!) j'ai eu tout loisir d'assister au spectacle.
Le travail du grutier est toujours aussi impressionnant de délicatesse.
Il communique par signes avec les hommes au sol, qui agitent leur main droite en tournicotant, en levant le pouce...
Ma chance du jour aura été de pouvoir me trouver très près d'un élément terminal de la grue, celui qui comporte deux roues...
J'ai également eu la possibilité de converser avec le responsable du Bureau Véritas, qui me demandait de rester aussi éloigné que possible.
Cet homme est d'ailleurs chargé de vérifier tout l'aspect sécurité des techniciens: port du casque, stationnement du personnel en dehors de la zone grutée, charge au bout de la grue ne "survolant" pas la cabine des camions...
A ce propos, vous pourrez remarquer l'utilisation des "sangles" munies de mousquetons avec lesquels nos joyeux funambules s'arriment sur la "ligne de vie", câble situé de chaque côté du cheminement.
Mais j'avais froid, réellement froid!
J'ai pris encore quelques autres clichés, tels que le "socle" métallique sur lequel repose cette fameuse grosse grue à chenilles.
Et tout comme chaque camion, je me suis senti soulagé à chaque fois que la grue soulevait une gueuse de plomb destinée à équilibrer le "cul de la grosse grue"..
J'ai aussi pu contempler les éoliennes d'Hambers... à moitié perdues dans la brume.
Et avant de partir, je suis passé tout près du sytème de projecteurs permettant parfois de travailler la nuit.
Chaque "ampoule" délivre 1000 Watts!
Et vaincu par le froid, je me suis enfin résolu à regagner mes pénates...
Avec l'idée de "remonter" très prochainement voir l'avancement des travaux!
Ce que j'ai fait dans l'après-midi...
Mais les ouvriers ont surtout effectué des travaux de maintenance, tels que de la soudure.
A suivre.
Le plan d'eau est gelé
Il est des matins comme ça...
Où les nouvelles ne sont pas bonnes.
Alors on tente de se réfugier "ailleurs"...
Mon "ailleurs" sera donc un retour en arrière...
Mes deux sorties de la veille...
C'était mardi.
Il est tombé quelques flocons sur Bais. Juste un saupoudrage au sucre glace.
Mais la nuit ayant été froide, le plan d'eau s'est vu offrir une pellicule de... glace.
L'appareil photo en bandoulière, je chemine lentement, essayant de trouver un cadrage, une lumière, des formes...
Mais tout est gris, ou presque.
Je rentre chez moi.
Dans l'après-midi, le soleil daigne se montrer.
Je repars en direction du plan d'eau.
Je croise une connaissance, avec laquelle je papote, et qui évoque mon blog, mes photos, mes balades.
"Je suppose que vous avez de quoi photographier, parce que ça m'étonnerait que vous partiez les mains vides."
Je sors alors mon Sony qui était bien "caché" sous ma grosse polaire.
"Ah, je savais bien!" dit-elle en riant.
Et je repars.
Au bout du plan d'eau, la lumière est nettement meilleure que le matin.
La surface occupée par la glace a un peu rétréci.
Quelques clichés...
Mais la température n'est pas vraiment "chaleureuse".
Je décide de rentrer.
C'est en passant près de l'église que, tout en haut du clocher, j'avise le coq...
Lui non plus ne semble pas avoir chaud!
Et je pense déjà au joli feu de cheminée qui m'accueillera chez moi.
Quant au malheureux coq, il continuera de grincer sur son axe, en grelottant de froid.
Attendant, lui aussi, des jours meilleurs...
Eolienne de Champgenêteux pose d'un élément du mât
En ce mardi 27 janvier, je suis allé voir ce que devenait le chantier concernant "l'éolienne-soeur" de celle de la Roche.
Mais comme l'accès est particulièrement difficile et lointain, je suis parti en voiture pour me poster au carrefour "Le Tay/RD 35".
J'ai eu la chance d'arriver juste au moment où la grue commençait à soulever une "rouelle".
Malgré la distance (plus de 2km), mon zoom a permis de prendre des clichés exploitables.
Où, afin d'accueillir le nouvel élément, on aperçoit des bonshommes s'agiter au sommet de la tour.
Opération fort délicate, même si elle semblait facilitée par la quasi absence de vent.
Permettez-moi d'admirer la dextérité de ces techniciens auxquels on ne permet aucune marge d'erreur.
Quant au grutier... chapeau!!!
Puis j'y suis retourné dans l'après-midi. Cette fois par les chemins creux, avec mon VTT.
Ce qui m'a permis d'enregistrer une autre séquence depuis le chemin entre Mézières et Jauneau.
Depuis mon poste d'observation, on distingue toujours les p'tits bonshommes...
Ah, si je pouvais leur confier mon appareil numérique...
Quand cette autre "rondelle" a été posée, j'ai à nouveau enfourché mon VTT pour descendre vers la route d'Hambers.
Après avoir parcouru quelques kilomètres, je me suis posté comme ce matin, au carrefour du Tay, donc relativement loin du chantier.
Ma patience a été une fois encore récompensée, car j'ai eu la chance de voir une autre pose de "rondelle". La troisième de la journée.
Avec qualité d'images forcément moins bonne que pour la précédente opération, dans la mesure où je suis contraint d'utiliser le zoom presque à fond!
De retour dans mes foyers, j'ai "exploré" ma cueillette d'images... d'où j'ai tiré un montage vidéo montrant le travail minutieux des techniciens.
Et maintenant?
J'attends avec impatience l'arrivée des pales, du hub et de la nacelle!
Ce qui ne devrait tout de même pas tarder!
Au pays du soleil couchant
Il est des soirs où l'on croirait vivre au pays... des matins calmes!
Ne croyez tout de même pas que j'habite la Corée.
Mais après avoir effectué le matin une jolie balade dans les chemins creux emperlés de givre, après avoir fait voler en soirée un modèle dans une atmosphère très calme... on peut encore avoir la chance de bénéficier d'une autre parcelle de bonheur.
Lorsque le soleil se couche.
Que tout va s'éteindre...
Hier soir, j'ai -aussi longtemps que possible- observé la grosse boule de feu qui passait derrière le rideau d'arbres, pour enfin disparaître sous la ligne d'horizon...
Le côté éphémère du temps...
Que l'on voudrait pouvoir maîtriser.
Mais comme je voulais absolument vous faire partager ces instants magiques, j'ai sollicité l'aide d'un éternel compagnon...
Vous le connaissez fort bien bien: il s'agit de mon appareil numérique.
Lui qui permet de faire arrêt sur image!
Le reste se passe de commentaires...
Neige, ou n'ai-je pas?
Lorsque je me suis levé ce matin, j'ai admiré la campagne environnante enjolivée par un saupoudrage neigeux.
Dès lors, je me suis posé la question:
"Ai-je, ou n'ai-je pas l'intention de sortir?"
N'ai-je pas l'intention de laisser la trace de mes pas dans la neige?
Ai-je ou n'ai-je pas envie d'aller faire des photos?
J'ai fini par prendre mon courage à deux mains, et je suis parti vers le plan d'eau.
Où, passant du côté de la piscine, je me suis fort diverti à la lecture du panonceau...
Baignade interdite...
Un peu plus loin, quelques perspectives... Quelques autres images...
Et après quelques moments d'hésitation, j'ai décidé de faire le grand tour par les Batailles, en espérant bénéficier d'une couche de neige un peu plus épaisse.
Mais à la place des flocons espérés, je me suis vu offrir une petite pluie fine...
Du côté de la Chauvière, alors qu'une sorte de grésil tambourine sur la capuche de mon ciré, quelques oies m'ont salué à leur façon... pas toujours sympathique!
Un peu plus loin, le petit calvaire de granite semble se recroqueviller sur lui-même.
Transi de froid.
Par instants, l'éolienne de la Roche devient rutilante avec la complicté d'un menu rayon de soleil...
Et alors que mes godasses crissent joyeusement en jouant avec la fine pellicule de neige, déjà, dans ma cervelle... l'idée (ou pas?) de jouer avec mes... pas.
D'où viens-je?
Où vais-je?
D'autres ont sans doute eu la même idée, allez savoir?
A pied, à pneu, à patte...
Plus je me rapproche du point haut de ma balade, plus le vent d'Est s'insinue sous les pattes de ma casquette. Impression désagréable de prendre la bise en pleine face.
Ce qui m'oblige à m'abriter derrière ma visière... tout en baissant la tête, et en détaillant les traces de mes propres pas!
C'est en montant vers les Grandes Batailles que j'ai commencé à éprouver la soif.
Et là, comme par enchantement, alors que je venais de basculer dans la descente, une averse de neige est arrivée.
J'ai pris comme un jeu d'enfant le fait de "gober" les flocons qui se déposaient sur les lèvres... et je les ai "lichés" avec une profonde gourmandise.
C'est un peu plus bas, après la croix bancale, que j'ai pu assister à un spectacle inhabituel.
Sur ma gauche, au milieu d'un champ où trônait un imposant et odorant tas de fumier, des oiseaux marins jouaient avec le vent qui remontait la pente. Décrivant de jolies arabesques.
Poussés vers l'Est par le coup de vent annoncé, ces réfugiés climatiques venus des côtes bretonnes n'étaient pas les seuls dans ce champ.
Ils se disputaient l'espace avec des vanneaux... qui, poussés par le froid, descendaient sans doute du Nord.
Je peux vous assurer que la cohabitation n'était pas vraiment cordiale!!!
Certains oiseaux se livrant même à un combat aérien pour chasser les autres... jusqu'à ce que les vanneaux finissent par quitter le champ de bataille en rangs serrés.
Et puis je me suis laissé glisser jusque chez moi... Tel un gamin qui a picoré tout au long de son parcours des feuilles, des fruits, des odeurs, des bruits, des images...
En début d'après-midi, j'ai alors ouvert mon sac à malices, pour en extraire avec curiosité mes petits trésors... que j'ai visionnés "gourmandement".
J'ai trié (un peu... pas assez) parmi les nombreux clichés...
Après quoi je me suis collé devant mon PC, pour rédiger ce petit compte-rendu...
Auquel j'aurais pu ajouter quelques autres études de formes...
Dehors, la neige s'était déjà depuis longtemps transformée en pluie...
Neige plus...Neige pas... N'ai-je pas...
Mais dans ma cheminée crépitait une flambée bienfaisante.
Quand la brume noie la plaine d'Evron
Ce matin, je devais me rendre à Evron.
Déjà sur Bais, la brume paressait dans le creux du vallon.
Le soleil avait bien du mal à se frayer un passage, mais ses rayons faisaient parfois chatoyer les couleurs de l'automne.
Quand débouchant sur le versant Sud du mont Rochard...
Ce spectacle féerique...
Je me suis arrêté, j'ai sorti l'appareil photo... vous savez bien qu'il ne me quitte que très rarement, et j'ai "mitraillé"...
J'ai admiré...
J'ai rêvassé...
J'ai récité...
Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton;
Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison.
Plus de fleurs au jardin,
Plus d’arbres dans l’allée;
La serre du voisin
Semble s’être envolée.
Et je ne sais vraiment
Où peut s’être posé
Le moineau que j’entends
Si tristement crier.
(Maurice Carême)
Adieu ma trémière rouge!
Ce matin, un brouillard tenace a envahi la campagne.
Je sors faire un "tour de jardin", et je picore quelques fraises "remontantes".
Délicieuses et fraîches...
J'en profite pour admirer les toiles d'araignées emperlées par l'humidité ambiante.
Derrière la clôture, de jeunes bovidés paissent paisiblement.
Mais il me semble que...
Non?
C'est pas possible!!!
Qui a dit que les vaches n'ont pas le sens de l'esthétique?
Parce que la bestiole a remarqué une de mes trémières, une jolie avec fleur rouge...
Elle s'en approche et ...
Miam!
La tige en a pris un sérieux coup!
Et la fleur a failli y passer.
Ben ça m'apprendra à disperser des graines de trémières un peu partout!
Celle-là, elle était manifestement trop près de la clôture!
La lune, encore...
Hier soir, il faisait bon sur le balcon.
Et on se serait cru dans le Midi... sauf que nous n'avions pas le déluge auquel ses habitants ont été soumis.
Quand un nuage est arrivé, occultant le croissant 
Et puis il est passé...
Le croissant est alors réapparu avec tous ses cratères...
Alfred de MUSSET (1810-1857)
Ballade à la lune (extraits)
C'était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.
Lune, quel esprit sombre
Promène au bout d'un fil,
Dans l'ombre,
Ta face et ton profil ?
Es-tu l'œil du ciel borgne ?
Quel chérubin cafard
Nous lorgne
Sous ton masque blafard ?
.../...
Est-ce un ver qui te ronge
Quand ton disque noirci
S'allonge
En croissant rétréci ?
Qui t'avait éborgnée,
L'autre nuit ? T'étais-tu
Cognée
A quelque arbre pointu ?
Car tu vins, pâle et morne
Coller sur mes carreaux
Ta corne
À travers les barreaux.
Vous prendrez bien un petit croissant?
Hier soir, le soleil se couchait, semblant le faire presque à regret.
Il faut dire qu'en ce début d'automne fort clément, il faisait agréablement bon sur la terrasse à savourer ses derniers rayons.
Sillonnant le ciel, des jets scintillaient parfois tout là-haut, laissant derrière eux une traînée aux couleurs changeantes.
Et pendant que je dégustais ces moments de quiétude, quelques hirondelles surgissaient d'on ne sait où en criant comme des folles...
Pas encore émigrées vers les pays chauds.
Se trouveraient-elles fort bien chez nous?
Nettement plus bruyants, des corbeaux passaient en bandes dans un vol désordonné, tout en émettant leurs croassements fort peu harmonieux.
Puis de longs instants de silence.
Et dans le ciel qui continuait de m'offrir un spectacle vivant aux couleurs changeantes... un tout petit croissant de lune.
Tout d'abord posé sur une long fil.
En équilibre instable.
Et puis petit à petit, modifiant sa position, le croissant de lune se retrouva comme suspendu à un fil, tout comme s'il voulait se faire sécher à la manière d'une pièce de lingerie fine.
J'attendis vainement que l'Ami Pierrot vienne s'asseoir sur la partie basse du croissant.
Mais je n'eus pas davantage de succès avec Colombine...
Et puis la fraîcheur du soir finit par me faire sortir de ces futiles rêveries, m'incitant à regagner mes pénates!
Pourtant, même si ce n'est pas l'heure du petit déj', vous prendrez bien un p'tit croissant?


































































