modelisme
C'est dans les vieux pots...
Pourquoi, précisément aujourd'hui, ai-je fourré mon nez dans les étagères de mon sous-sol?
Peut-être à la recherche d'un oiseau rare...
Toujours est-il que j'ai sorti une aile, puis une autre... que j'ai cherché le fuselage qui leur correspondait... et que je me suis dit que ce modèle pourrait reprendre du service!
Depuis quand n'a-t-il pas pris l'air?
Je suis bien incapable de le dire. Mais dans la mesure où, de planeur pur il a été converti en électrique... cela doit remonter à quelques années, voire quelques lustres!
Bref, ma façon d'immatriculer mes engins me permet toutefois de vous dire qu'il est sorti de mon atelier en juillet 1998.
Que en avril 1999, il s'est vu offrir une présentation dans la revue MRA.,
Alors qu'il pesait 1600 grammes dans sa version initiale, équipé moteur et accu, il n'a pris que 50 grammes!
Sauf que, il possédait encore à ce jour un "vieux" récepteur en 41MHz... et que j'ai forcément souhaité le moderniser quelque peu en insérant un moderne Rx 2.4GHz.
Après quoi, je suis monté à la Roche.
Test des gouvernes... du moteur... et hop, je lance face au vent. sans moulinette
L'engin se met à la verticale, je corrige en poussant à la profondeur... et boum, il se retrouve vaché dans l'herbe quelques mètres plus loin
Gasp, mon débattement sur cet axe est nettement trop fort.
Je fais quelques bips bips sur l'émetteur afin de corriger le tir... et je relance.
C'est mieux, mais encore trop chatouilleux.
Atterrissage... et nouvelle diminution.
Cette fois, le maniement des manettes est nettement plus cool.
Mon motoplaneur Upwind a retrouvé le plaisir d'évoluer dans un vent dont météociel indique qu'il doit osciller entre 15 et 30 km/h dans les rafales, ce que confirme mon anémomètre..
Ce modèle taille sa route comme un grand, passe très joliment la boucle, tient le vol dos de façon honnête... Bref, j'ai retrouvé ce que j'avais écrit à son propos lors de sa présentation dans la revue.
Et puis mes cervicales commençant à demander quelques ménagements, je finis par entamer le circuit d'approche.
L'index droit gigote sur la manette des aéro-freins jusqu'au toucher.
Plouf... Arrêt sans trop de douceur dans cette herbe grassouillette.
J'ai donc accru mon carnet de vol d'une heure... en utilisant un modèle âgé de presque 19 ans!
Et j'y ai trouvé un plaisir absolument intact!
Comme quoi, c'est dans les vieux pots... Vous connaissez la suite!
Le choc...
Tiens, mon papier du jour va rassurer celles et ceux qui m'ont croisé ces derniers temps en me disant qu'ils se languissent de voir arriver de nouveaux sujets sur le blog.
J'aurais pu, mais le sujet aurait peut-être été trop mince, évoquer ma rencontre de ce Jeudi 16 mars...
Où je vois arriver à la maison un octogénaire qui, il y a deux semaines, m'avait dit:
"Vous avez causé dans le poste... et j'ai eu envie de vous acheter "Chroniques de l'instituteur original..."
Et puis il est revenu quelque temps plus tard pour acquérir "Les années 50".
Et qui revient une autre fois! Encore...
Ou encore hier en fin d'après-midi.
J'étais allé sur le Montaigu faire voler un modèle.
Mais comme il ne faisait pas bien chaud, j'ai abdiqué au bout de 20 minutes.
Le temps de faire une petite photo, puis je descends au parking.
Où je commence à ranger mon matériel...
Passe une voiture...
Qui freine, recule, s'arrête....
Un homme en descend.
"Ouais, ça tombe bien... Je voulais justement vous voir. Pourriez pas me réserver un livre?
- Oh, mais... Je peux même vous le fournir tout de suite... Parce que c'est souvent qu'on me fait ce coup-là. Alors, au cas où... maintenant, j'en ai toujours dans la voiture.
- Chouette... j'peux avoir une dédicace aussi?"
Et c'est ainsi que, pour la toute première fois, j'ai vendu un bouquin tout là-haut sur le site de mes exploits.
Avec dédicace à l'appui.
Etonnant, non?
Et puis hier soir encore, au cours de l'AG du Crédit Mutuel, où je rencontre plein de gens qui évoquent mon passage à France Bleu Mayenne.
Et d'autres qui me demandent s'ils ne pourraient pas obtenir un livre...
Vous connaissez la suite... J'ai donc encore vendu des bouquins. Avec des échanges souvent très chaleureux de gens qui me disent tout leur plaisir...
Et puis ce matin...
Où je m'en vais donner les vidéos réalisées hier soir à l'un des responsables de la troupe théâtrale qui a joué une petite pièce au cours de cette AG. (Partenariat/échange avec le Crédit Mutuel sous la houlette de Créavenir)
Nous montons dans le bureau. Branchement de mon disque dur externe...
Et lorsque je me retourne...
Que vois-je?
Non?
Accroché au mur, un planeur Isba. (Maison en bois dans la Russie, mais aussi anagramme du nom de Bais où j'habite)
Modèle que j'avais conçu tout en bois afin qu'il puisse ne pas se faire percer les entoilages comme sur le D-UN
Modèle que de nombreux élèves ont construit dans ma classe de CM1/CM2
Et celui-là? Sorti N°12 dans la chaîne de production année scolaire 86/87
Et mon ancien élève de me confier:
"Ah, ça... il ne m'a jamais quitté. A chacun de mes déménagements, il m'a suivi."
Vous allez me dire que je suis un peu trop fleur bleue.
Mais j'ai éprouvé un choc. Vraiment!
Comment un simple assemblage de bouts de bois peut-il faire l'objet d'autant de... de quoi, d'ailleurs?
Les mots me manquent.
Et mon interlocuteur l'a bien senti.
"J'ai comme l'impression que vous êtes troublé"...
- Ben... Euh... oui... Qu'un fichu zinzin en balsa puisse encore survivre trente ans après..
- Ouais, mais j'y tiens beaucoup, même s'il il a pris des gnons lors des différents transports...
- N'empêche, tu ne peux pas savoir..."
J'avais déjà eu des témoignages de "gamins" devenus adultes qui m'avaient confié le rapport vivace qu'ils entretenaient avec ces "petits avions", l'entraide qui en découlait lors de la construction: les forts en maths n'étaient pas forcément les forts en découpe/collage/lecture de plans. D'où un regard différent sur "l'autre".
Je pourrais longuement disserter sur le sujet.
Pardonnez-moi d'avoir été sentimental. (Trop peut-être?)
Mais j'avais besoin ce matin d'exprimer mon vécu.
Et de partager aussi cette joie de pleinement "comprendre", quelques décennies plus tard, l'importance d'une activité que je pensais parfois "annexe".
Me permettrais-je d'ajouter que je souhaite à tous les enseignants du monde de pouvoir connaître eux aussi ce genre de "choc"! 
Un gars dans le vent
Il est des jours où j'aime le vent.
Comme ce fut le cas ce matin où, avisant un flux de Nord, j'ai vite embarqué mon motoplaneur Héron pour filer vers le Montaigu.
Mais il est tôt... Le vent joue à saute-mouton par-dessus la butte, sans générer une portance intéressante, le tout "agrémenté" par de fortes turbulences rendant le pilotage peu agréable.
Et petit à petit, la machine thermique se met en route. Me permettant de boucler un vol crédité de 45 minutes.
Et dans l'après-midi? Ben ça fait un certain temps que je n'ai pas utilisé mon vélo "électronique". Ce sera donc l'occasion de lui faire prendre l'air.
Mais ce fichu vent qui ce matin était mon allié, quelques heures plus tard, il allait se révéler contrariant.
Les rares moments où j'ai pu rouler abrité par une haie... ou vent de dos... ont été rares, très rares.
Seules les éoliennes semblaient ravies.
Ce qui ne m'a pas empêché de rendre visite à mon soldat romain, très content de me revoir:
J'en ai également profité pour faire une petite visite "maintenance" aux caches du coin... Dont la "Bonus" de Jublains.
Une petite virée dans Jublains encore...
Et puis je décide de rentrer.
Le graphe de ma batterie perdra une barre au 24ème kilomètre, dans la rude côte qui monte vers la carrière de la Saulaie.
Au loin, se profilent le Montaigu et l'antenne du mont Rochard.
Et puis toujours vent de 3/4 face, je puise dans l'assistance afin de soulager mes vieilles guiboles.
Passage devant le château de Montesson. Une visite à ma cache: RAS.
Et retour à la maison, avec 31 km au compteur et toujours 4 barres sur 5.
Mais qu'est-ce que j'ai pu maudire le vent tout au long de ce parcours. Manque d'entraînement sans doute.
Ce n'était certes pas le moment d'envisager un long périple... n'est-ce pas Gilles? Toi qui me pris en photo derrière les pancartes affichées dans ta cour!!!
Le Guatemala ou l' Afrique du Sud.... vaudra mieux envisager un autre véhicule que mon VTT électronique!!!
GéPéBé a pris son dernier envol
Mon compère GépéBé a donc pris son dernier envol.
Lui avec lequel j'ai effectué un long parcours au MRA...
Lui qui a contribué avec talent à illustrer mes "Histoires du mois".
Lui qui m'avait fourni l'illustration pour mon bouquin "Délices d'hélices et d'ailes lisses..."
Plus jamais je n'aurai l'immense plaisir d'échanger avec cet homme à l'humour exubérant, voire "délirant".
Digne successeur d'un certain Albert Dubout pour le dessin, ou d'un Rabelais pour le texte.
Sacré Gérard!
J'espère que tu trouveras "tout là-haut" d'immenses bulles.
Et que, la bille au centre, tu pourras encore profiter un max de très longs vols sur un planeur bois et toile!
Adieu Gérard.
Quand le brouillard joue à cache-cache
Depuis le matin, le brouillard rampe sur le sol, laissant parfois apparaître un soleil pâlot qui voudrait bien pointer le bout de son nez...
Et dans l'après-midi, il finit par se déchirer, laissant place à de jolis rayons bienfaisants.
Vite, je "jette" un modèle dans la voiture et je pars au Montaigu.
Assemblage, visite pré-vol... et je lance.
L'air est vraiment très froid, et absolument pas porteur. Pour preuve...
Toutes les dix secondes, je suis informé par la télémétrie que le planeur chute d'environ 6 à 7 mètres... pas brillant.
Et puis, venant de l'Ouest, un gros paquet cotonneux semble approcher assez rapidement.
Je comprends très vite qu'il vaut mieux procéder prudemment à un atterrissage avant que mon joli modèle ne se fasse avaler par le brouillard.
Le temps de remballer mes affaires, et je suis complètement enveloppé par la crasse. On n'y voit goutte.
Je reprends la route vers Bais, pour déboucher soudain dans la lumière. Je file alors sur l'autre versant de la colline en direction des Batailles. Là où apparemment on peut encore espérer faire voler sans trop de risque.
Mais avant de lancer, j'installe une caméra Mobius.
Le vol ne va cependant guère durer... je vous laisse deviner pourquoi.
J'ai toutefois le temps de filmer en direction de Trans, où l'on distingue également les moulins à vent.
Et je ramène bien vite mon oiseau au bercail.
Je remballe une nouvelle fois... et je file en direction du chantier éolien de Trans, là où j'ai passé beaucoup de temps ces derniers jours.
Pour rencontrer à nouveau le brouillard, qui me laisse toutefois le loisir de prendre quelques clichés..
Et je me dirige ensuite vers le chantier.
A l'entrée duquel j'ai la surprise de trouver une voile de paramoteur bouchonnée à côté de son chariot.
Je demande alors à une dame si elle a besoin d'un petit coup de main.
Tout en me remerciant, elle me dit que son mari est parti à pied à travers champs en direction de Fléchigné, afin de récupérer voiture et remorque qui permettront de rapatrier le matériel.
http://mayenneparamoteur.com/intro/lecole/
Et avec un grand sourire, elle ajoute:
"Mon mari vient d'obtenir le brevet qui lui permet de prendre un passager. On est donc allé faire un tour du côté de Saint Léonard des Bois... et c'est en revenant que la brume nous a bouffés. On est rapidement descendu dans l'espoir de trouver une éclaircie... pour apercevoir le champ de blé de l'autre côté de la route... poser, et se faire de nouveau avaler. C'était la première fois que mon mari et moi faisions un vol ensemble... Pour mon baptême, avouez que j'ai été servie."
Peu de temps après arrivait la voiture de dépannage...
Mais n'ayant ni les uns ni les autres envie de jouer à cache-cache avec la brume... nous sommes rentrés chez nous!
Et moi, je me suis réfugié près du joli feu de cheminée!
Eoliennes de Trans/Courcité vues du ciel
Premier décembre...
Je commence tout juste à prendre vraiment conscience de la chance qui a été la mienne de pouvoir "vivre" ce chantier éolien de l'intérieur.
Et j'ai comme une sorte de nostalgie de voir que c'en est presque fini de mes reportages.
Tel l'assassin qui revient sur les lieux de son crime, en fin de journée, je décide de remonter, juste pour voir.
Sauf que, mais vous ne le direz à personne, j'ai mis dans le coffre de la voiture mon fidèle motoplaneur Solius.
Avec une petite caméra sur le dos... forcément.
Mon terrain d'aviation sera le chemin qui conduit à la Boudinière.
Petit conseil dès à présent: cliquez sur les images pour les visionner en grande dimension.
A aucun moment, mon modèle en mousse de polypropylène ne s'approchera des machines.
Ma petite caméra Mobius ne possédant pas d'écran de contrôle, c'est lorsque je visionnerai les vidéos que je m'apercevrai du mauvais calage de celle-ci: elle vise trop bas, et le capot de mon modèle prend trop de place sur l'image.
Vous voudrez bien excuser cette grossière erreur digne d'un débutant.
Quoi qu'il en soit, je vous propose des images extraites de mes films...
Au loin, on peut apercevoir Saint Thomas.
Et puis, Courcité, Villaines la Juhel.
Et même les éoliennes de Crennes sur Fraubée...
Sans oublier le château d'eau et les trois Enercon de Trans, en plein contre-jour.
Et comme au bout de très peu de temps, j'ai les pouces qui me démangent, je ne peux m'empêcher de faire un brin de voltige aérienne.
Vous aurez donc une courte séquence au cours d'un tonneau, avec les éoliennes tête en bas!
Voilà donc pour aujourd'hui.
Le démon de la photographie me démangeait encore beaucoup trop pour que j'arrête d'emmagasiner des images...
Solius et caméra SJ 4000 Wifi au Montaigu
Il faisait presque grand soleil.
Le vent était très faible.
Et cela faisait longtemps que je n'avais pas utilisé ma petite caméra SJ Cam (SJ4000Wifi)
Je suis allé au Montaigu, j'ai installé l'appareil dans la cabine du motoplaneur Solius...
Mais le soleil assez bas sur l'horizon a généré du contre-jour.
Dommage.
Et après un très (trop?) rapide montage via Windows Movie Maker... voici ce que ça donne.
Sur Dailymotion
Sur Youtube
La chapelle Saint Michel du Montaigu
Au bon vieux temps des ateliers modélisme
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Retransmission vidéo
En ce 14 juillet, je me suis fait ma propre fête nationale.
A savoir que je me suis offert un "défilé aérien" pour moi tout seul.
J'ai embarqué mon Solius vers le Montaigu; sur le dos, je lui ai installé une caméra Möbius raccordée à un mini-émetteur.
Sur la plage arrière de la voiture, j'ai délicatement posé la partie réception... à l'ombre. Pour éviter les reflets.
Ecran de contrôle posé à l'ombre sur la plage arrière de ma voiture... et à hauteur des yeux pour ne pas risquer de perdre de vue le planeur.
Et après avoir effectué une minutieuse visite "pré-vol" (tout comme en aviation grandeur) j'ai propulsé mon "drone"* à l'assaut des nuages.
Un coup d'oeil de temps à autre vers l'écran de contrôle.
Une oreille tendue vers l'émetteur Taranis qui me donne à la fois le temps de vol et l'altitude...
Et puis un petit passage basse altitude afin d'exécuter une vidéo-selfie...
Quelques petites cabrioles telles que loopings, tonneau ou vol dos...
Un atterrissage, un redécollage...
Et j'accumule ainsi de nombreuses minutes de vol... venant s'ajouter à ce que mes copains de club jugent comme étant un carnet de vol au total sans doute impressionnant. Pensez, depuis plusieurs décennies que je tripatouille les manches!
Et puis l'écran de contrôle qui affiche soudain "pas de réception".
Ah dommage...
Mais d'où cela peut-il provenir?
Il aura fallu que je rentre à la maison pour m'apercevoir que j'avais oublié de vider la carte SD de la caméra... et que cette dernière était forcément pleine!
Bref... cela n'a pas entamé du tout mon plaisir.
Depuis le temps que, pour d'innombrables raisons, je ne m'étais pas livré à ce jeu!!!
Tous les éléments du jeu: partie réception à gauche, l'émetteur Taranis qui "cause", et mon fidèle planeur Solius Multiplex avec la caméra sur son socle "émission"
"drone"*... c'est quoi?
Dans l'imagerie populaire, un drone est un engin équipé de plusieurs hélices tournant dans un plan horizontal.
Sauf que normalement, pour certains, dont les militaires, un drone est un aéronef sans pilote à bord, chargé d'effectuer un travail aérien. Cela peut s'avérer être de la photographie, de la reconnaissance... mais également des choses nettements moins pacifiques.
Dans le cas de la photo aérienne que je pratique depuis plusieurs lustres, je me trouve dans la situation de monsieur Jourdain: j'ai donc fait du drone sans le savoir!
Etonnant, non?






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