modelisme
Caméra Mobius reliée à une tablette
Si vous êtes parmi les personnes qui parcourent assez souvent ce blog, vous avez dû constater que j'utilise avec assiduité des petites caméras, dont la fameuse Möbius fait partie.
J'en possède trois... que j'installe sur des modèles réduits de planeur, avec ou sans retour des images vers le sol.
Mais hier, j'avais décidé de réaliser un montage vidéo ayant pour thème un coucher de soleil.
http://bernardino.over-blog.net/2016/01/coucher-de-soleil-au-montaigu.html
Préparer la caméra afin qu'elle soit en mode photo timelapse, ça, je savais faire.
Mais un problème se posait au niveau du cadrage.
C'est alors que je me suis souvenu.
Souvenu que je possède une tablette Samsung Galaxy Tab S SMT-700... et qu'il était possible de relier cette dernière avec la caméra.
De quels ingrédients avions-nous besoin?
D'un câble OTG... Si vous ne voyez pas de quoi il s'agit, tapez câble OTG dans un moteur de recherche.
Un câble de connexion avec prise USB pour la caméra... accessoire fourni dans le pack lors de l'achat.
Voilà pour la partie matérielle.
..
Le plus court? c'est le câble OTG... le plus long? C'est le cordon de charge/transfert livré avec la caméra.G
Se méfier toutefois de ces fichus cordons: certains dits "compatibles" ne sont destinés qu'à la charge, et ne permettent pas de transférer des données! (Histoire vécue, hein, Pascal?)
Ensuite, je me suis procuré une appli nommée Camerafi
https://play.google.com/store/apps/details?id=com.vaultmicro.camerafi&hl=fr
En version gratuite, elle laisse apparaître un filigrane bien gênant... surtout si on veut utiliser la tablette comme tableau de commande, car l'inscription figurera au bas de tous les documents enregistrés.
C'est pourquoi, après avoir testé avec plus ou moins de bonheur d'autres applis, je suis (re)passé à Camerafi, version payante (8.48€)
Pour en savoir un peu plus sur Camerafi:
"Et après?" me demanderez-vous.
Il suffit de connecter tout ce petit monde, d'appuyer sur le bouton "Commande d'obturateur de la caméra"
Voir son mode d'emploi:
http://lesscientastiques.over-blog.com/la-mobius-action-cam
Au cas où le logiciel "Mobius" est installé sur votre tablette, c'est lui qui va démarrer, vous demandant si vous voulez effectuer les réglages de la caméra.
Vous lui dites de passer son chemin.
Cliquez ensuite sur l'icone de l'application.
Et camerafi va s'ouvrir, affichant, tel un webcam, ce que visualise la caméra.
On peut dès lors effectuer un cadrage très précis (ce qui est le gros handicpap de la Mobius... mais l'absence d'écran est gage de sa légéreté)
On peut prendre des photos, et/ou des vidéos.
C'est donc cette méthode que j'ai utilisée la veille lorsque j'ai enregistré mon coucher de soleil.
Voilà donc le résultat de mes bidouilles, rédigées à la demande de certains lecteurs qui souhaitaient des éclaircissements...
Bonnes prises de vues à tous.
Coucher de soleil au Montaigu
Toujours pas complètement remis, donc bloqué par ma chute à VTT, et pestant de voir le soleil briller, je suis parti au Montaigu en voiture.
J'ai assemblé mon planeur Electro Junior, et j'ai lancé.
Une fois... deux fois... Les vols se sont enchaînés...

Et puis j'ai attendu que le soleil commence à décliner.
J'ai réglé ma petite caméra Mobius afin qu'elle prenne une image chaque minute, et pour qu'elle ne s'éteigne pas de façon inopinée, je l'ai alimentée avec une batterie externe, ...
J'ai apprécié le cadrage en la connectant via ma tablette Androïd (touche la plus proche de son objectif pour qu'elle fonctionne en webcam...)
Et puis j'ai mis en route la prise de clichés automatique.
Et pendant que ma caméra travaillait, je me suis amusé à balancer une nouvelle fois mon modèle.
La portance n'était pas fulgurante, loin s'en faut... mais le but du jeu était d'une part de "tuer" le temps en laissant le soleil décliner; et d'autre part de faire en sorte que mon modèle apparaisse parfois dans le champ de l'objectif!
Et puis le modèle revêtait parfois des couleurs étranges dans les reflets du soleil en feu!
Moments mâââââgiques!
Et parce que j'avais un peu froid, j'ai fini par poser. Mais après 25 minutes de vol quand même!
Je me suis réfugié dans la voiture, jusqu'à ce que les images ne me semblent plus très intéressantes.
De retour à la maison, j'ai récupéré tous les clichés, j'ai ouvert le site GIFMaker... Qui permet de fabriquer en ligne très simplement des fichiers gif ou des fichiers vidéo
Un petit passage à la moulinette...
Et voici ce que j'ai obtenu:
Guettez bien l'apparition du planeur à l'écran
Au lieu d'une minute, j'aurais sans doute dû régler la cadence sur 30 ou 20 secondes...
Lors d'une reprise du film, j'aurais pu ajouter un titre, un générique, de la musique... mais la vidéo aurait certainement perdu en qualité...
On fera mieux la prochaine fois. N'est-ce pas?
Pour tenter d'apporter une conclusion provisoire à mes tribulations, on pourra remarquer que ma caméra s'est trouvée saturée devant tant de flammes!
Mais mon planeur, lui, contrairement à Icare, il ne s'y est pas brûlé les ailes!!!
La chapelle du Montaigu vue du ciel
Comme évoqué dans un précédent article, je vous ai conté les travaux dont la butte fait actuellement l'objet.
Je ne pouvais pas rater d'aller voir ça "d'un peu plus haut", par modèle réduit interposé, bien sûr!
Pour ce faire, j'ai utilisé un PTT... traduisez Planeur Tous terrains!
Afin de le transformer en drone, j'ai alors affublé mon motoplaneur Electro-Junior d' une caméra Mobius... (visible sur l'aile gauche du modèle)
Traditionnelle visite prévol, devant la chapelle... (On n'est jamais trop sérieux!)
Mise en route de la caméra...
Et face au vent, on allume le moteur puis on lance...
Prise d'altitude, plusieurs passages afin d'obtenir des angles différents.
Et puis on pose.
Démontage du matériel. Retour à la maison pour visionner le film et en extraire quelques vues, non retouchées.
Parce que certaines photos vous apparaîtront "bombées" en raison de l'objectif grand angle propre à la caméra.
Extraits que je vous propose ci-dessous.
N'oubliez pas de cliquer sur les images afin qu'elles apparaissent en plus grand sur l'écran.
Et puis en prime, un extrait de la vidéo... extrait seulement, sinon, c'est la nausée garantie!
Caméra embarquée: SJ 4000 ou Mobius?
Possédant déjà un jeu de caméras Mobius dont je suis satisfait, voir ici:
http://bernardino.over-blog.net/2014/02/filmer-avec-deux-keycams.html
j'ai complété mon équipement en achetant un système de retransmission vers le sol.
https://www.hobbyking.com/hobbyking/store/uh_viewitem.asp?idproduct=78401
Sur le modèle, la caméra est insérée dans un boîtier incluant l'émetteur... Au sol, le récepteur renvoie l'image dans une mini télé... que j'ai arrimée à mon émetteur FrSky Taranis.
Premier inconvénient, c'est que tout le bazar "terrestre" commence à peser.
J'ai donc décidé de mettre le récepteur vidéo et la batterie d'alimentation dans ma poche... sauf que de temps en temps, et en fonction de mes mouvements, le bouton commandant le changement de canal reçoit une légère impulsion... et je n'ai plus rien à l'écran.
J'ai donc décidé de laisser pendre la partie réception à mon ceinturon.
Autre problème lorsqu'il est question de visionner l'image sur l'écran... sans perdre de vue le modèle: même avec le pare-soleil issu d'une boîte en carton, la lisibilité est loin d'être parfaite...
Bref, l'expérience est intéressante, mais demanderait des ajustements(?) non négligeables.
(Je précise d'ores et déjà que je n'ai pas l'intention d'acquérir des lunettes FPV...)
Autre tentative... après l'achat d'une caméra SJ 4000 wifi... une vraie, pas un clone.
http://www.sj-camera.fr/
Mon idée était de renvoyer l'image non plus sur la télé, mais sur mon smartphone ou une tablette. Ces deux gadgets sont en général moins lourds et plus lumineux qu'un écran TV à 40 sous.
Des essais au sol via Wifi laissaient entrevoir une portée avoisinant les 50 mètres... en ligne directe. Le moindre obstacle faisant écran, la liaison est perdue.
Mais la forme de cette caméra étant moins intéressante que celle des Mobius, il m'a fallu
bricoler une "verrière" en styrodur afin de diminuer la traînée engendrée par la SJ4000.
Et on part voler...
Si j'ai effectivement gagné en luminosité, je suis maintenant confronté à un autre phénomène dû au fait que la radio et le wifi sont tous deux en 2.4GHz.
En effet la liaison est visiblement brouillée: image fortement dégradée, et portée chutant à environ 1.5m!!! Ce que je n'avais pas forcément prévu.
Déception....
Voilà donc où j'en suis de mes tribulations.
Juste une remarque concernant la qualité des images obtenues.
Mes yeux ne sont pas suffisamment "aiguisés" pour déceler une quelconque différence entre les deux.
Images que je trouve d'une très bonne qualité.
Mais à ce stade, oserai-je dresser un premier bilan?
A l'issue de la première mi-temps de ce "match" entre mes deux types de caméras, je donnerais un bon point à la SJ, qui permet de "voir" le cadrage avant l'envol, mais sa forme est trop "cubique" pour permettre une prise de vue dans l'axe vers l'avant... Et elle coûte plus cher que la Mobius.
Caméra Mobius qui est moins lourde, plus plate, qui peut se positionner un peu n'importe où sur le modèle... mais qui ne possède pas d'écran pour visualiser le cadrage. Et pout laquelle il est impératif de passer par un appareil tiers afin de procéder à ses réglages (Ordinateur ou smartphone)
Alors?
Ben.. je dirais match nul...
Afin d'optimiser mes résultats, faudra sans doute envisager des prolongations!
C'est quoi ce ballon?
"C'est quoi ce ballon?"
Telle est la question que me posa mon épouse samedi 29 août en fin d'après-midi.
Curieux en effet.
Pas vraiment la forme d'une montgolfière classique...
Ressemblant plutôt à un ballon-sonde. Mais que ferait-il aussi bas?
Ma curiosité n'ayant guère de limites, j'inonde mes correspondants par mail afin de leur demander si, par hasard, ils n'auraient pas vu cet "OVNI"... ajoutant que, s'ils ont des infos, je suis preneur.
Une réponse me parvient, émanant de Ludovic, planeuriste chevronné:
"C'est un ballon à gaz ( hélium)
Et que le ballon aperçu ce samedi serait celui piloté par l'équipage de FRA-1:
Ayant donc déniché l'adresse mail des deux pilotes de FRA-1, je leur adresse la photo de leur ballon et ce matin j'avais ce courrier:
Christophe HOUVER
Mais ce lundi matin, le suspense continue, car le ballon allemand GER-1 refait son retard, et finit même par devancer les USA, pour chatouiller les Espagnols!
Quant aux Suisses SUI-1, ils talonnent eux aussi les USA...
Et mardi matin, après de nombreuses péripéties, the winner is... SUI-1
suivi par GER-1, SUI-2
Joli tir groupé des Suisses.
Bravo à eux!
Télésiège de Lioran-Rombière et vol de pente
Ayant effectué la grimpette en VTT vers la station du Lioran, j'étais passé plusieurs fois au pied du télésiège de Rombière.
Je m'étais mis dans la tête de l'emprunter un jour… mais pas tout seul !
Il était évident qu'un planeur m'accompagnerait lors de l'ascension, n'est-ce pas…
Et dans la mesure où en ce mercredi 12 août il faisait très chaud dans la vallée, j'étais quasiment certain de trouver un peu de fraîcheur si je prenais un poil d'altitude.
A l'aide de deux tendeurs, j'ai donc ficelé mon Solius dans ses housses à bulles… Dans le sac à dos, j'ai enfourné l'émetteur, un pull, un coupe-vent, l'appareil photo, et une petite bouteille d'eau.
Je me suis pointé à la station de départ, tout en demandant à la dame qui la gérait s'il y avait le moindre inconvénient à ce que…
« Pas de problème, mon bon monsieur !
Je vais même arrêter le siège afin que vous puissiez vous installer sans encombre… et vous serez accueilli là-haut pas ma collègue. »
Ce qu'elle fit promptement.
A peine étais-je embarqué qu'un klaxon tonitruant résonnait… doublé d'un coup de téléphone :
« Je t'envoie un monsieur avec un avion. Siège 14… tu l'arrêtes pour qu'il descende tranquillement ! »
Puis s'adressant à moi :
« Rappelez-vous : dernière descente à 17 heures… sinon, c'est à pied. Bonne montée et bon vol ! »
Quelques instants plus tard, j'étais arrivé là-haut, avec accueil tout aussi aimable de l'autre dame, qui prit la précaution d'arrêter le défilement des sièges.
Reste à escalader un petit raidillon caillouteux… et je découvre la station du Lioran enchâssée dans un écrin de verdure.
Un peu plus à droite, j'aperçois le téléphérique qui, au départ de Super Lioran emmène les voyageurs vers le Plomb du Cantal.
J'assemble mon planeur, puis je fais un tour d'horizon.
Vers le Puy Mary, des parapentes semblent tenir l'air dans une sorte de « cheminée » thermique.
Allez, on lance.
Dès le départ, la portance est sympathique, et le gain d'altitude conséquent.
Mon modèle passe en sifflant dans un décor de rêve.
Vingt minutes de vol, déjà.
Je pose afin de me désaltérer.
Je reste contemplatif un long moment.
Puis je m'apprête à installer la caméra sur l'aile du planeur.
Mais ? Les herbes penchent à l'inverse de tout à l'heure… Mes parapentistes sont très bas dans la vallée opposée !
Ah, l'aérologie de montagne et ses subtilités…
Je lance donc côté opposé. Mais mon modèle se retrouve très vite dans la position d'un poisson prisonnier d'un bocal et qui vient à la surface rechercher l'oxygène.
Situation inconfortable s'il en est.
Je préfère donc abréger l'expérience et grâce au moteur électrique, je ramène mon oiseau pas très loin de mes pieds… sur le chemin de Compostelle !!!
L'air est devenu subitement assez froid… et comme l'heure avance, je remets mon attirail en position « descente du télésiège »
Quelques centaines de mètres me permettent d'atteindre la station « haute »… où la dame stoppe une fois encore la machine.
Et c'est reparti vers le bas.
Au milieu du parcours, les sièges s'arrêtent.
Juste à ma droite et au même niveau, des « voyageurs ascendants ».
Mais dans la mesure où les câbles sont pris d'oscillations verticales, avec un mouvement en opposition à celui de mes voisins, quand je suis en haut, ils se trouvent plus bas que moi, et inversement, de façon alternative. Mal de mer en vue !
Nos sièges sont également animés d'un balancement d'avant en arrière, ce qui fait dire à une gamine :
« Ben, j'savais pas qu'on avait aussi droit à un tour de balançoire ! »
Et inévitablement… la référence au film Les Bronzés font du ski: « Quand te reverrai-je, pays merveilleux ? »
Puis la descente reprend.
Je survole des chevaux…
Et puis j'arrive en bas, où je suis accueilli par un :
« Alors ? Ça a bien volé ?
- Pas trop mal… c'était génial… j'en ai pris plein les yeux !
- Au revoir monsieur, bonne soirée !
- De même pour vous, madame ! »
De retour au camping, j'ai raconté mon périple à mon épouse, qui n'avait pas voulu me suivre.
Mais j'ai cru comprendre qu'elle émettait maintenant quelques petits regrets !!!
Sauf peut-être au niveau de l'épisode « balançoire », qu'elle n'aurait sans doute pas apprécié !
Vol de pente col du Redondet
Mon séjour dans le Cantal ne s'est pas borné à la pratique du VTT électrique, même si cette activité m'a procuré bien des plaisirs.
Parce que je suis monté plusieurs fois au col du Redondet pour faire évoluer mes modèles en vol de pente.
Ce col est situé juste en-dessous du Puy Mary et permet via le Pas de Peyrol un passage vers la vallée de Mandailles.
Le site a ainsi la particularité de permettre des vols soit d'un côté, soit de l'autre.
Lorsqu'on arrive, on « renifle » le vent, et après avoir assemblé son modèle, on jette au trou.
Par ailleurs, j'ai toujours constaté une meilleure portance côté « Mandailles ».
Je trouve en effet le rendement un peu plus faiblard lorsque la portance remonte le cirque du Falgoux.
http://www.ooings.com/index.php?pg=voler&bl=detailsPenteBloc&rst=France_15_39
Cependant, la fréquentation des modélistes doit être assez rare : je n'ai en effet jamais rencontré d'autres pratiquants.
Sauf l'autre jour, où j'ai vu arriver des parapentistes, qui souhaitaient effectuer des baptêmes de l'air en biplace.
Le vent leur semblait parfois un peu fort… et j'ai été très été étonné de constater qu'ils ne possédaient pas le moindre anémomètre afin d'évaluer avec précision la vitesse du vent !
Par contre, les randonneurs sont eux très nombreux à franchir le portillon clôturant la pâture, et qu'il convient de refermer convenablement après son passage…
Emanant de néophytes, les questions fusent alors.
C'est ainsi que j'ai été « confronté » à un groupe de jeunes à la bonne humeur communicative.
J'ai souvent pris plaisir à répondre aux interrogations par des boutades… du style :
« Comment voyez-vous les ascendances ? »
Et moi de rétorquer :
« Ben c'est facile : j'ai des lunettes spéciales !!! »
Ou encore :
« A quand remontent vos premières expériences du pilotage ? »
Et moi toujours malicieux :
« Oh, peut-être à l'époque du volcanisme… ou des dinosaures ! »
Bref, les échanges ont été joyeux.
Et puis, comme ils avaient constaté que je disposais d'une mini-caméra installée sur la visière de ma casquette, ils ont fini par me demander :
« Et on pourrait pas voir les vidéos ?
- Ben non, je n'ai pas apporté ce qu'il fallait pour les lire sur la pente…
- Dommage ! Vous pourriez pas les déposer sur Internet ?
- Oui, c'est possible, mais vous attendrez que je sois rentré chez moi, là où la liaison sera plus efficace que le wifi du camping ! »
Alors, amis randonneurs qui m'avez croisé sur le col du Redondet, envoyez-moi via mon blog un petit message, et je vous dirai comment récupérer les fichiers au moyen de wetransfer par exemple.
A moins que le courage me prenne et que je monte une petite vidéo que je déposerai chez Daylimotion ou Youtube.
Au plaisir d'une prochaine rencontre !
Et comment vous faites pour le faire revenir?
Faut que je vous raconte.
Comme j'ai l'habitude de le faire très souvent, je me suis posté au pied du Montaigu.
Parce que j'y suis tranquille
Parce que les rares personnes qui empruntent cette portion de route sont des connaissances qui m'adressent un signe de main au passage...
Parce que, avec un petit coup de moteur, hop, c'est parti pour des vols qui durent parfois une heure... laps de temps que mes cervicales ont du mal à franchir.
Parce que le vent de Nord génère une portance que mes planeurs apprécient.
Parce que...
Et puis, parce que...
Mais pourquoi est-ce que je suis en train de vous bombarder avec des Parce que? Vous ne m'avez rien demandé en fait!
Bref..
Hier, pendant que mon planeur évolue sous un gros nuage noir, j'avise tout au bout de la route un marcheur arborant un "marcel" rouge, short bleu, bâton noueux à la main... et tongs aux pieds.
Lorsqu'il arrive à ma hauteur, il me salue, je lui réponds, il s'arrête... et commence alors son long questionnaire.
"Vous avez pas de drones?
- Non...
- Ben pourquoi?
- Parce que ça ne m'intéresse pas.
- Et pourquoi ça vous intéresse pas?
- Parce que ça plane pas.
- Mais c'est pourtant la mode..."
Là, j'ai failli lui répondre que la mode, je me la mettais...
Mais j'ai encore quelques bribes de bienséance... jusqu'à un certain point toutefois.
Et lui d'ajouter:
"C'est quoi qui cause?
- La dame qui est dans mon émetteur, elle indique l'altitude du modèle.
- Ah... ben, c'est pas une dame qu'est dedans!
- Je sais, il s'agit d'une voix de synthèse, mais je trouve le renseignement très pratique.
- Ah, et pourquoi?
- Cela permet de confirmer mon impression visuelle pour savoir si le modèle est dans une ascendance ou pas.
- Pas mal... J'y avais pas pensé... Et vous pouvez le faire monter jusqu'à combien?
- Mieux vaut s'arrêter avant de ne plus rien voir..."
Mon interlocuteur marque un temps, et renchérit avec la question qui tue:
"Et comment vous faites pour le faire revenir quand vous le voyez plus?"
Et moi, quelque peu agacé:
"Ben je le siffle, je lui dis Aux pieds!, et mon modèle accourt!"
Là, j'ai eu comme la vague impression -sans doute réelle- qu'il avait compris que je me payais sa tête.
J'ai vite ajouté:
"Plus sérieusement... ça existe, certains drones sont équipés d'un système qui, grâce à un simple basculement d'interrupteur sur l'émetteur, reviennent à la maison. Tout dernièrement, j'ai d'ailleurs acheté un bidule dans ce genre... Mais,
- soit je me suis gourré à l'achat,
- soit j'ai pas su le programmer...
J'ai pourtant pas dit mon dernier mot... parce que je me remettrai prochainement les mains dans le cambouis, parce que le système m'intéresse, ne serait-ce que pour programmer un parcours via des way-points (points de passage)
Et puis parce que les nouvelles technologies constituent un vaste champ d'investigation...
Parce que je voudrais pas mourir idiot...
Parce que..."
Là, mon bipède au marcel rouge a semblé perturbé.
Je n'ai plus eu droit au moindre Pourquoi ou au plus petit Comment... et je n'ai donc pas eu à balancer le fatal Parce que...
Mon questionneur est resté muet quelque temps; puis il m'a souhaité bon vol... et a disparu un peu plus tard à la faveur d'un virage.
L'homme aux tongs et aux multiples questions, je ne le voyais plus...
C'est alors que je me suis demandé pourquoi je me posais cette stupide question (c'était bien mon tour, non, de demander et pourquoi et comment):
"Ben... quand tu ne le vois plus, comment tu fais pour le faire revenir?"
- Parce que...
Bien sûr!
Héron Multiplex
Juste un préambule concernant le nom de cet "oiseau" produit par Multiplex.
Faut-il y voir une référence avec notre héron?
Un jour, sur ses longs pieds, allait, je ne sais où,
Le héron au long bec emmanché d'un long cou... (La Fontaine)
Je pense plutôt que les gens de chez MPX ont voulu faire référence au mathématicien grec nommé Héron d'Alexandrie
Quoi qu'il en soit, j'ai tâté de nombreux planeurs Multiplex, avec toujours autant de bonheur... y compris quand leur fabrication a délaissé les matériaux "conventionnels" au profit des "mousses".
C'est ainsi que j'ai acquis un premier Easy-Glider, puis un Easy Glider Pro, puis un Solius... puis un Héron.
Après avoir constaté que ces modèles apportaient à chaque fois un petit "plus" par rapport à la version précédente, le Héron me tentait vraiment, particulièrement du fait de ses volets.
Pour qui a déjà pratiqué le planeur avec utilisation des volets, ma remarque va sembler très évidente.
Bien sûr, le pilotage est plus "subtil", plus "technique" mais, du moins en ce qui me concerne, le plaisir est nettement supérieur.
J'ai donc fait venir un Héron, en version "yapukabrancher-le- récepteur-et-la-batterie"
Faut quand même passer un petit bout de temps afin de régler l'émetteur et les différents mixages pour que tout ça fonctionne correctement.
Mais l'émetteur Taranis est suffisamment souple, surtout pour quelqu'un comme moi qui est très familier de la logique Multiplex (MC3000, MC4000...)
Et puis un jour... c'était hier... je suis allé au Montaigu, pour constater que le vent était faible, très faible...et qu'il était hors de question que je puisse m'aider d'un quelconque effet de pente.
Vérification pré-vol aussi soigneuse que possible... et on jette.
La première impression est que le moteur est bien présent
Quand on a atteint une altitude respectable, il est alors possible de tester le décrochage, l'efficacité des volets en positif et/ou en négatif, les volets "crocos".
Et comme cela demande quelques ajustements, on pose, on redécolle, on repose, on re-décolle...
Et au fil des vols, tout ça commence à prendre une tournure sympathique.
Passage rapide avec un léger sifflement très sympathique
Alors que vous dire?
Ben que cet oiseau est vraiment le maillon qui manquait dans la lignée "mousse" des planeurs MPX.
Agréable en vol, gratteur à souhait, ne dédaignant pas de voltiger d'une manière sympathique... avec une allure nettement plus "maquette" que le Solius.
A ce propos, il faut faire remarquer que le fuselage est absolument identique pour les deux modèles, que l'aile du Héron possède un poil plus d'envergure, et qu'elle est plus jolie... à mon goût!
Que toujours à propos de ces ailes, elles sont interchangeables, mais qu'il vaut mieux assortir ailes et stabilisateur en cas de panachage... (le plus grand stab avec les ailes du Héron, dans l'autre sens, c'est moins gênant)
Attention également au centrage qui n'est pas au même endroit... (Il suffit de déplacer la batterie)
Et surtout, ces fameux volets.
Pour ma part, la solution "croco" est de loin la plus intéressante.
Surtout au moment de l'atterrissage.
Atterrissage, en position "croco": volets baissés, ailerons relevés, profondeur légèrement compensée en piqueur
En guise de conclusion provisoire(?), je voudrais dire que malgré mes décollages/ atterrissages à répétition, mon modèle a cumulé 30 minutes de vol pour 3 minutes de moteur, et qu'au retour j'ai ré-injecté 1800mA dans la batterie dont la capacité est de 2200Mah.
J'en termine donc ici avec une présentation certes sommaire de ce Héron.
Mais je ne pense pas devoir insister sur le fait que je suis très satisfait de ce modèle.
Exposition pour les 30 ans du Club d'aéromodélisme
Entre ces deux documents?
Trente ans!!! Tout bêtement.
Comme le temps passe vite.
L'article de Ouest-France fait mention du "petit avion" devenu grand au fil des années.
Son histoire est racontée sur cette page:
http://bernardino.over-blog.net/2014/02/faire-du-neuf-avec-du-vieux.html












































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