billet d'humeur
Quand le brouillard joue à cache-cache
Depuis le matin, le brouillard rampe sur le sol, laissant parfois apparaître un soleil pâlot qui voudrait bien pointer le bout de son nez...
Et dans l'après-midi, il finit par se déchirer, laissant place à de jolis rayons bienfaisants.
Vite, je "jette" un modèle dans la voiture et je pars au Montaigu.
Assemblage, visite pré-vol... et je lance.
L'air est vraiment très froid, et absolument pas porteur. Pour preuve...
Toutes les dix secondes, je suis informé par la télémétrie que le planeur chute d'environ 6 à 7 mètres... pas brillant.
Et puis, venant de l'Ouest, un gros paquet cotonneux semble approcher assez rapidement.
Je comprends très vite qu'il vaut mieux procéder prudemment à un atterrissage avant que mon joli modèle ne se fasse avaler par le brouillard.
Le temps de remballer mes affaires, et je suis complètement enveloppé par la crasse. On n'y voit goutte.
Je reprends la route vers Bais, pour déboucher soudain dans la lumière. Je file alors sur l'autre versant de la colline en direction des Batailles. Là où apparemment on peut encore espérer faire voler sans trop de risque.
Mais avant de lancer, j'installe une caméra Mobius.
Le vol ne va cependant guère durer... je vous laisse deviner pourquoi.
J'ai toutefois le temps de filmer en direction de Trans, où l'on distingue également les moulins à vent.
Et je ramène bien vite mon oiseau au bercail.
Je remballe une nouvelle fois... et je file en direction du chantier éolien de Trans, là où j'ai passé beaucoup de temps ces derniers jours.
Pour rencontrer à nouveau le brouillard, qui me laisse toutefois le loisir de prendre quelques clichés..
Et je me dirige ensuite vers le chantier.
A l'entrée duquel j'ai la surprise de trouver une voile de paramoteur bouchonnée à côté de son chariot.
Je demande alors à une dame si elle a besoin d'un petit coup de main.
Tout en me remerciant, elle me dit que son mari est parti à pied à travers champs en direction de Fléchigné, afin de récupérer voiture et remorque qui permettront de rapatrier le matériel.
http://mayenneparamoteur.com/intro/lecole/
Et avec un grand sourire, elle ajoute:
"Mon mari vient d'obtenir le brevet qui lui permet de prendre un passager. On est donc allé faire un tour du côté de Saint Léonard des Bois... et c'est en revenant que la brume nous a bouffés. On est rapidement descendu dans l'espoir de trouver une éclaircie... pour apercevoir le champ de blé de l'autre côté de la route... poser, et se faire de nouveau avaler. C'était la première fois que mon mari et moi faisions un vol ensemble... Pour mon baptême, avouez que j'ai été servie."
Peu de temps après arrivait la voiture de dépannage...
Mais n'ayant ni les uns ni les autres envie de jouer à cache-cache avec la brume... nous sommes rentrés chez nous!
Et moi, je me suis réfugié près du joli feu de cheminée!
Mon passé simple à la sauce saint Nicolas
Hé oui, le 6 décembre, c'est la saint Nicolas.
Cette date que l'on fête dans certains pays.
Ecoutant ce matin France Musique, dans une séquence particulière où la chroniqueuse décortique chaque jour une "oeuvre musicale"...
J'ai donc entendu une chanson à la "gloire" du saint patron...
Que voici...
https://www.youtube.com/watch?v=WRkYtP_Bijo
Je vous invite à vous caler directement vers 2 minutes 30... où vous pourrez entendre:
www.youtube.com Pour les enfants et les grands, un montage-vidéo musical sans prétention mais à point nommé pour la St-Nicolas, le 6 décembre... | ||
"Du p'tit salé je veux avoir,
Qu'il y a sept ans qu'est dans l'saloir.
Quand le boucher entendit cela,
Hors de sa porte il s'enfuya."
Et moi, déjà pété de rire en face de la cucuterie de ces paroles...
Il s'enfuya!
Ah, présentement, quel joli passé simple... très futuriste!
Et trituré pour que la rime soit en accord avec "cela" situé juste au vers du dessus.
Licence poétique qu'on appelle ça!
Mais le vrai passé simple de "s'enfuir", le voici:
tu t'enfuis
il s'enfuit
nous nous enfuîmes
vous vous enfuîtes
ils s'enfuirent
Jolie "fuite"... me direz-vous!
Il s'enfuyait
à l'imparfait,
Mais il s'enfuit,
Cela suffit.
Ah, la conjugaison.
Quelle obsession.
C'est plus de notre temps,
Mes pauvres gens.
Et pourtant cette chanson n'est surtout pas contemporaine.
Jugez plutôt:
Cette chanson populaire a été recueillie pour la première fois par Gérard de Nerval qui la rendra célèbre en la publiant dans la Sylphide en 1842, puis dans Les filles du feu (Chansons et légendes du Valois, 1856). Il existe plusieurs versions.
Quoi qu'il en soit,
Allez en joie!
C'est la saint Ni...
Saint Nicolas.
Il a tempêté...
Cette nuit, il a tempêté. (en un seul mot, bien sûr!)
Météo France nous en avait avertis.
Mettant en garde contre l'une de ces tempêtes classiques pour la saison, avec des rafales dans les terres pouvant atteindre 90 à 100 km/h.
Et il est vrai que cela a soufflé... Fort, très fort.
Le vent cherchait à s'insinuer par le moindre interstice de la maison, en sifflant, en râlant, en hurlant. Furieux de ne pouvoir entrer.
Et moi, j'étais bien à l'abri, douillettement installé près de ma cheminée.
Mais dehors... il en était tout autrement.
Et je ne pouvais m'empêcher de revenir sur ce poème écrit par Anna de Noailles, dont je vous livre un extrait:
" Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin.
Elles iront mourir sur les étangs demain."
Alors qu'Eole avait bien secoué son monde, le journal de ce matin faisait état de toitures endommagées, d'arbres violentés, de secteurs entiers privés de courant électrique.
Mais chez nous, rien de tout cela.
Simplement quelques feuilles, qui avaient essayé de se protéger en se blottissant les unes contre les autres, au pied d'une rose trémière sur le déclin. Se fanant lentement, comme à regret de devoir quitter ce monde.
Ou bien, emportées par le tourbillon d'une valse effrénée qu'elles ne maîtrisaient pas, elles s'étaient rassemblées pour former une masse conséquente...
Il est vrai qu'à plusieurs, on est parfois plus forts.
Mais en pareil cas, il n'y a guère de solution que de courber l'échine...
Attendre que la furie s'apaise.
Et pendant que cela tempête...
Encore et toujours...
"Les feuilles dans le vent courent comme des folles..."
L'automne
Et si j'empruntais alors le texte rédigé par un certain Alphonse de Lamartine?
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !
.../...
La suite:
http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/alphonse_de_lamartine/l_automne.html
Sauvegarde de l'orthographe
Ah, l'orthographe...
Que je vous raconte.
Descendant ce matin dans mon bourg tranquille, je tombe sur une affiche..
Que voici:
Et que dit cette dernière?
Qu'un Evronnais s'est pris de passion pour les vieilles croix,
Et qu'il les sauvegardent!
Ben... lorsque je vois que "monsieur Ouest-France" se prépare à lancer son jeu qui permettra de gagner de nombreux cadeaux, je me dis qu'il serait urgent d'offrir à ceux qui en auraient besoin des petits livres tels que le Bled ou le Bescherelle.
http://bescherelle.com/bescherelle-la-grammaire-pour-tous-9782218952005
Et que par la même occasion, en soient dotés celles et ceux dont le boulot est chargé de faire la pub pour leur journal.
Parce que si l'Evronnais milite pour sauvegarder les croix, moi je milite pour sauvegarder l'orthographe, ou ce qu'il en reste!
Une boîte de Géocaching s'est envolée
Hier soir, j'avais un mail m'indiquant que ma cache au bois du Tay (près de la Chapelle) avait été saccagée.
Le type en question me disant qu'il avait enregistré comme étant découverte (si elle n'est plus là, c'est quand même curieux).
Je lui demande par retour s'il a trouvé des morceaux aux abords de la cachette... sa réponse me revient dans la foulée: négative.
Curieux, curieux... car si on ne trouve aucun indice (papier, morceaux de boîte), on peut tout supposer.
Elle a pu être déposée un peu plus loin, ce qui arrive.
Mais elle a pu être volée... ce qui arrive, hélas!
Un peu en colère, je suis allé immédiatement voir sur place.
Rien!
Les (gros) cailloux sous lesquels elle était planquée ont été repoussés à quelques mètres.
Alors, que faire?
J'y ai longuement réfléchi cette nuit.
Et puis ce matin j'ai préparé une autre boîte.
Je suis retourné au bois du Tay.
J'ai arpenté en long en large et en travers afin de trouver un endroit un peu plus discret.
Tout en ronchonnant, je me suis dit:
"Et merde, si certains sont trop cons, pourquoi est-ce que je me casserais le c..l à entretenir ce que d'autres s'amusent à casser?"
Ma décision était prise: je suis redescendu à la maison... pour supprimer cette cache, qui n'apparaît donc plus sur les cartes de Géocaching.
Désolé également pour Otima53, qui y avait placé un objet voyageur... qui se sera envolé... chez le voleur!
Perdu à jamais.
Quant à son propriétaire allemand, Zogger 86... il voit là s'arrêter brutalement l'aventure de son objet qui totalisait plus de 12.000km.
Mais, me direz-vous, cela fait partie du jeu.
N'empêche que j'ai du mal à digérer.
Comment s'envoyer en l'air
Mon quotidien me réservera toujours de bonnes surprises.
Jugez plutôt!
Le correspondant local fait état d'un accident...
La dame a perdu le contrôle de son véhicule..
Bon, là je suis d'accord... mais c'est la suite qui me fait rire.
La dame a perdu le contrôle de son véhicule.. alors qu'elle était au volant!
Où auriez-vous donc voulu qu'elle se trouvât?
Dans le coffre? Sur le siège arrière?
Voire en dehors du véhicule pour regarder ce dernier évoluer à sa guise...
Non, franchement!
Ou alors, étant donné que cette dame se trouvait près de l'aéroport, n'a-t-elle pas essayé tout bonnement quelques figures de voltige aérienne, du style tonneau ou looping?
Mais faut toujours faire attention à être dans le bon sens afin d'effectuer un atterrissage conventionnel. Et ne pas se poser "en vol dos!"
Peu importe.
Mais avouez tout de même que, pour une septuagénaire, c'était une drôle de façon de "s'envoyer en l'air"!
PS: A moins que cette brave automobiliste ait cru qu'elle se trouvait au volant d'un modèle Terrafugia...
La voiture volante.
Et s'il n'en reste qu'un...
Vive la politique!
“Le seul souci des politiciens est de se différencier les uns des autres pour attirer l’attention des médias. Ils s’insultent, parlent de leurs adversaires en termes méprisants.
J’ai ressenti de la stupeur, de l’indignation.
Ce fut une amère découverte. »
Manuela CARMENA, Maire de Madrid
https://fr.wikipedia.org/wiki/Manuela_Carmena
Quand le soleil pointe le bout de son nez
Quand le soleil pointe le bout de son nez par l'intermédiaire de ses nombreux ambassadeurs: nuages, rayons divers, reflets, irisations.
Mais, bien que très complice, mon appareil photo ne peut vous transmettre les odeurs particulières de ce début de journée.
Il ne pourra pas vous faire sentir la caresse de la brise sur les joues.
Il ne vous transmettra pas l'ambiance d'une journée qui débute.
Il ne vous dira pas mes états d'âme du moment.
Néanmoins...
Le plaisir de déguster ces parcelles de temps ne coûte rien.
Et c'est bien rassurant dans une société qui aurait tendance à tout monnayer... jusqu'à perdre complètement la tête au travers d'une spéculation effrénée.
Time is not necessarily money!














