billet d'humeur
C'était un 11 septembre...
C'était un 11 septembre.
Je me prélassais dans l'Hérault, en savourant mes "grandes vacances" de jeune retraité.
Début d'après-midi.
J'ai préparé mes modèles réduits, et j'attends dans la voiture que mon épouse ait fermé la caravane.
L'autoradio annonce alors qu'un grave accident d'avion s'est produit aux USA... Les bribes d'infos sont toutes fraîches, mais on promet de nous fournir plus amples renseignements.
Nous sommes prêts... Je coupe la radio.
Direction le site de vol de pente du pic de Vissou ...
http://www.amvh.fr/picdevissou.html
Arrivé tout là-haut, je m'adonne à mon loisir favori...
Mon planeur évolue gracieusement en compagnie de parapentistes avec lesquels nous partageons l'espace aérien.
Pacifiquement.
L'après-midi s'avance.
Nous décidons alors de redescendre, et d'aller faire un tour aux abords du lac de Salagou.
Ses terres rouges qui tranchent avec la couleur de l'environnement.
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Et puis, machinalement, j'allume la radio...
Et là... nous comprenons...
L'horreur.
Non, ce n'était pas un accident.
Ces souvenirs sont restés très précis dans ma mémoire.
Et en ce quinzième anniversaire, j'ai une profonde pensée pour toutes celles et tous ceux qui ont été touchés par cet attentat.
Ainsi que par toutes les autres formes de violence.
Pourquoi donc les Hommes sont-ils capables de telles ignominies?
Au service de quelles(s) idéologie(s)?
Quand les Hommes vivront d'amour...
Lorsque le bel été s'en va à petits pas...
Lorsque le bel été s'en va à petits pas...
C'est tout en pédalant ce matin que ce titre m'est arrivé, très bêtement, sans prévenir.
Mais il m'a immédiatement semblé que cette phrase avait tout d'un alexandrin...
Recomptez bien: douze pieds. Impeccable... Avec hémistiche juste au milieu...
Mais, me direz-vous, se trouver sur un vélo et fabriquer des vers... Faut quand même être un peu spécial. Non?
Bof.
Toujours est-il que je venais juste de me laisser glisser vers Sainte Gemmes le Robert qu'une voiture me double warnings allumés; par la vitre droite se profile une silhouette que je connais bien, et elle m'adresse un puissant:
"Salut Bernard!"
J'ai à peine le temps de parcourir un kilomètre pour voir les deux passagers sortis du véhicule tout en m'attendant sur un parking au bord de la route.
Je m'arrête... On discute... et puis chacun repart.
Deux ou trois kilomètres plus loin, c'est un motard qui me double, et qui me crie en passant:
"Salut Bernard!"
Décidément...
Mais là, je n'ai pas reconnu.
A la sortie du village de Ste Gemmes, je bifurque à droite pour emprunter la voie verte qui mène vers Mézangers.
Au beau milieu du chemin, se trouve un petit écureuil, qui me regarde arriver... et qui brusquement s'engouffre dans la haie! Trop rapide pour me laisser le temps de réaliser un cliché.
Chemin faisant, j'avise un buisson rempli de mûres.
Stop!
Je commence à cueillir les fruits qui sont déjà presque trop mûrs, et mes doigts ressemblent maintenant à du papier adhésif très coloré!
Quand une mûre se détache subitement, pour être sauvée de sa chute par les filets d'une toile d'araignée... où elle se balance maintenant à la manière d'un funambule...
J'arrive à Gué de Selle.
Là, j'ai vraiment l'impression que l'été nous quitte à petits pas... et que lentement, inexorablement, l'automne le pousse vers la sortie.
L'étang dont les eaux verdissent de jour en jour semble étonnamment "mort"... pas d'activité... aucun pêcheur... juste un joggeur.
Même les pédalos ont l'air de se résigner à l'inactivité.
Les allées qui bordent ce magnifique plan d'eau offrent déjà le spectacle de la rousseur automnale.
Une feuille, arrêtée dans sa chute par une branchette...
Je quitte Gué de Selle... pour traverser le hameau de Chellé.
Très fleuri...
"Bignone", allons voir si la rose... qui ce matin avait éclose...
Quelques kilomètres encore, et je vois se profiler le bourg d'Hambers.
Où je constate avec un peu d'étonnement le triste spectacle offert par les poubelles... Avec des "détritus" caractéristiques de la rentrée scolaire... où il faut changer de cartable, renouveler les vêtements et les chaussures des enfants qui ont grandi...
Une halte au coquet plan d'eau, pour boire et se reposer un peu...
Puis je repars, direction Bais.
Passage obligatoire devant le château de Montesson...
Quand j'arrive devant des bacs arborant "nourriture à partager".
J'en profite pour chiper quelques petites tomates cerises qui viennent à point nommé pour calmer une faim naissante.
Je remonte en selle, pour effectuer lentement un gentil tour du plan d'eau de Bais, désert lui aussi.
Et je rentre au bercail avec 30 kilomètres au compteur.
Déjà la chaleur se fait nettement sentir.
Cet après-midi, je le passerai au calme de mon sous-sol, dans une température nettement plus clémente...
Tout en repensant...
Lorsque le bel été s'en va à petits pas...
Aurai-je le courage (voire l'envie) de poursuivre mon "poème"?
L'orthographe est l'écriture sainte...
"L'orthographe est l'écriture sainte de la religion linguistique..."
Ainsi s'exprime Philippe Blanchet dans un ouvrage intitulé "Disciminations: combattre la glottophobie".
J'en ai pris connaissance ce matin par le biais de mon quotidien.
Et je dois dire que les propos de ce "lettré" ne me laissent pas insensible.
Il dénonce...
Tout comme lui, cela fait longtemps que je considère stupide le fait de vouloir une langue unique, dictée par des élites, sans accent local.
Pourquoi faut-il que les gens qui causent dans le poste le fassent "à la parisienne", en gommant ce goût de terroir dont ils ont hérité de leurs ancêtres.
J'aime entendre parler des gens avec leur "chanson locale", avec les mots de chez eux.
Pourquoi vouloir formater tout cela?
Quant à l'orthographe, si je m'efforce de ne pas trop la maltraiter, je ne fustige pas pour autant les personnes qui n'ont pas la chance de la maîtriser totalement.
Elles ont d'autres talents, dont je ne peux me faire valoir.
Langue et orthographe = outils de communication? Entièrement d'accord.
Si on doit les ériger en outils de discrimination... là, je tique!!!
Moi dont les origines remontent au fin fond de l'Espagne.
Moi qui marque un goût très prononcé pour le patois mayennais et la saveur de son vocabulaire.
Moi qui suis fan de l'accent des Chtis...
Je clame très fortement: vive la diversité!!!
PS: juste ce témoignage rédigé par un ancien élève dont l'orthographe n'était pas la tasse de thé... et adressé comme un clin d'oiel laissé sur le livre d'or mis à la disposition des gens lors de mon départ à la retraite!
Mon objet voyageur aux Pays-Bas
My kingdom for a Rolls
Ah, vous allez une nouvelle fois me dire:
"Qu'est-ce que ce titre en anglais vient faire ici?
Et qu'est-ce ça va nous amener encore?"
Je savais que vous réagiriez de la sorte.
Je vais juste faire un rappel concernant cette citation, que l'on attribue à Shakespeare, et qu'il met dans la bouche de Richard III qui, pour sauver sa vie au cours d'une bataille et ainsi pouvoir s'échapper, était prêt à échanger son royaume contre un cheval.
Sauf que le roi ne dit pas exactement ce que j'ai écrit.
En ce qui me concerne, j'ai fait un affreux calembour en jouant sur la proximité phonique de ross et de Rolls!
Abandonnons pour un temps les chevaux en chair et en os tout autant que les chevaux vapeur des Rolls!
Hier, j'ai enfourché mon "cheval" électrique à deux roues... que je n'ai aucunement l'envie d'échanger!
Et je suis parti... Hambers, route de Jublains, à droite vers Doucé et sa charmante chapelle.
Retour à Jublains, où je ne pouvais faire autrement que de rendre visite à mon copain le soldat en tôle. Qui s'inquiétait de ne pas m'avoir vu depuis un bon moment, et qui de ce fait était ravi que je sois là.
Face au musée, j'ai voulu remplir ma bouteille d'eau: toilettes fermées! Curieux tout de même en pleine période estivale. Il m'a fallu aller aux toilettes derrière la mairie.
Arrêt place de l'église, où là encore, le dieu barbu m'accueille avec joie. Mais sa fontaine ne coule pas! Mesure prise en raison des restrictions d'eau qui touchent l'Est de notre département?
Et je quitte Jublains via la route d'Hambers, que je délaisse peu de temps après pour bifurquer vers le Consent... où je m'arrête une fois encore afin de me désaltérer.
Et je repars...
A l'approche d'Hambers, je retrouve un phénomène déjà rencontré plusieurs fois aujourd'hui, avec le ballet des hirondelles se massant sur les fils d'une portée musicale à 4 lignes... et sans clé de sol.
Annonceraient-elles leur prochain départ en vue d'un automne précoce?
Des noires, des blanches, des croches... pour une musique faite de petits cris. Avec le Montaigu en arrière-plan.
Etape obligatoire au plan d'eau d'Hambers, pour également refaire le plein en eau.
Echanges avec des employées et des pensionnaires du Foyer Les Bleuets.
Puis je m'insinue dans le chemin creux qui va me faire grimper jusqu'au Montaigu via la Chesnaie.
Au passage je grappille de grosses mûres très sucrées.
Au sortir du chemin creux, je vois enfin se profiler le Montaigu et sa chapelle. La petite côte bien raide me conduit au parking, où je trouve?
Où je trouve?
Mais enfin, vous devriez savoir... je vous ai soufflé la réponse dès le début!
Une magnifique voiture noire, à la calandre très caractéristique!
Une Rolls Royce!
Rarissime bijou dans nos contrées.
Je m'approche, pour découvrir à l'intérieur un couple de sexagénaires, à qui je m'adresse poliment, pour demander si je peux faire quelques "pictures".
"Of course!" me répond la dame.
Alors voilà.
J'ai donc rencontré une Rolls.
A propos de laquelle je me suis plongé dans une recherche via le Net.
http://www.ukvehicle.com/YPP360/
La plaque d'immatriculation semblerait indiquer que ce véhicule a été mis en service le 18 mai 1954...
Jolie soixantenaire, aux chromes rutilants!
Je me suis approché un peu plus, afin de "capter" le bouchon du radiateur... tout un symbole!
Et puis je suis redescendu vers Bais, avec un regret toutefois: ne pas avoir pu bénéficier de la symphonie musicale qu'offre ce moteur de 4500 cm3 lorsqu'il met en route sa mécanique d'horlogerie.
N'empêche.
J'admire ce véhicule, mais je ne l'échangerais toutefois pas contre mon vélo électrique.
Pas davantage qu'avec mon Scénic.
My kingdom for a Rolls.
No Thank You!
Une petite fleur...
En cette turbulente matinée d'une fin août à la météo capricieuse, je descends chercher mon pain.
Et tout en marchant d'un pas enjoué, mon regard est à l'affût... comme toujours diront certain(e)s.
Et je tombe sur...?
Comment ça?
Vous n'avez rien vu?
Alors usons du zoom, cette fois!
Un tout petit coquelicot, haut comme trois pouces, qui cherche à (sur)vivre au bord du trottoir.
Je n'ai pu m'empêcher alors d'évoquer le Petit Prince...
Et sa fleur...
Ce petit bonhomme vert qui vivait sur une autre planète...
Je me suis soudain demandé si je ne vivais pas moi non plus sur une étrange planète.
Une planète où l'on saurait regarder, écouter, échanger... aimer.
Et j'ai repris ma descente vers le bourg.
Sauf que quelques dizaines de mètres plus loin, non plus en baissant le nez cette fois, mais bien en regardant vers le ciel... j'ai eu droit à ce spectacle...
Des trémières...
Gracieuses, majestueuses.
Secouées par les rafales, mais qui pliaient, résistaient, toujours vaillantes.
Quand je suis entré dans la boulangerie, je riais sous cape en me disant:
"Ah! si Angélique et Méline savaient à quoi je viens de penser..."
Mais seraient-elles vraiment très surprises?
Mini caravane
Vue l'autre jour sur le parking du Carrefour contact de Bais.
Tractée par une 4L camionnette blanche et rouge qui ne pouvait passer inaperçue.
Pour laquelle j'apprendrai plus tard qu'elle est équipée d'un surpuissant moteur de... Renault Super 5!...
Mais me voyant tourner autour, le propriétaire m'a fait faire la visite, tout en m'expliquant qu'il avait construit la caravane de ses propres mains, alors qu'il n'y connaissait rien en menuiserie ou tôlerie.
Contreplaqué marine doublé... isolation nickel.
Lit deux places en 140... avec les pieds qui viennent se nicher sous la cuisine.
En effet, toute la partie arrière se soulève et donne accès à une mini-cuisine rudement bien conçue, avec four micro-ondes.
Vous admirerez également l'aspect fleuri du véhicule; qui ne pèse que 350 kg tout équipé.
Ne nécessitant donc pas de carte grise...

Mais dans le domaine du monde réducté, je n'avais encore rien vu!
Parce que hier, via Facebook, je découvre encore plus petit.
Une mini, que dis-je? Une micro-caravane que l'on peut atteler à... un vélo! 

Y'a quand même un truc qui me gratte la cervelle:
Parce que je n'ai pas trouvé le poids total roulant de ce micro véhicule, et que j'ai peine à imaginer ce que doit donner la traction avec un vent de face!
Déjà que seul sur un vélo, c'est bigrement gênant...
Et en tant que caravanier de longue date, je sais qu'il vaut mieux tracter avec le vent "dans le cul"... Le conducteur et la consommation en carburant apprécient!
Mais bon, la découverte de ce mini-monde valait bien un billet d'humeur, n'est-ce pas?
Et puis si vous encore vous divertir:
http://weburbanist.com/2012/10/15/bike-campers-12-mini-mobile-homes-for-nomadic-cyclists/
Bais-Mer Noire
Dans un lointain article, je vous avais parlé de nos deux pédaleurs émérites qui avaient pointé les roues de leurs engins vers le Cap Nord en 2010,
http://bernardino.over-blog.net/article-cap-nord-un-projet-un-peu-fou-49599750.html
Et en 2016, changement de direction: ils décident de partir cap à l'Est.
http://bernardino.over-blog.net/2016/07/de-bais-vers-la-mer-noire-a-velo.html
Après avoir rencontré des heurs et des mal-heurs... ils sont rentrés à Bais...
La presse s'en est fait l'écho.
Juste un petit regret: que l'on n'ait pas signalé le lien vers le site où Béatrice a déposé son carnet de voyage.
Illustré de nombreuses photos.
Et que l'on peut lire avec gourmandise.
Alors, si le coeur vous en dit, et pour réparer cet oubli, pointez donc votre curseur ici:
En Harley Davidson...
La célèbre BB ne chantait-elle pas:
"Je n'reconnais plus personn'...
en Harley Davidson."
Ils m'ont rejoint tout là-haut à pied.
C'est alors que, avisant la 4CV Renault qui orne mon document, l'un des motards me dit:

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