modelisme
Arc en ciel et modélisme
Mardi 11 janvier 2022.
Après les turbulences du week-end ayant causé de nombreux dégâts matériels dans notre région, le ciel s'est enfin apaisé.
J'en profite pour jeter un modèle dans le coffre, et direction le Montaigu.
La route est jonchée de branches mortes... et dans le virage après le Val Auray, je découvre un arbre qui a manifestement été tronçonné sur place, lui aussi victime des bourrasques ayant privé d'électricité un grand nombre de Coëvronnais.
En arrivant sur mon aire de vol, que vois-je? Un magnifique morceau d'arc-en-ciel situé vers les collines d'Hardanges, où manifestement il pleut.
J'en profite pour réaliser un petit cliché, puis je fais décoller mon modèle.
Quelques minutes, et j'effectue encore une prise de vue.
Vous remarquerez au passage que cet élégant Electro Trainer m'a été offert par le père Noël en décembre 2010, et qu'il est loin d'être défraîchi! Presque comme neuf malgré son âge...
Cependant, juste avant de redécoller, j'installe mon petit numérique sur un trépied. Mon intention? Effectuer quelques photos avec mon modèle en vol sur fond d'arc-en-ciel.
Mais, j'vous dis pas: piloter, et appuyer sur le déclic au bon moment... faut pas se mélanger les pinceaux.
Jongler avec le zoom, essayer de cadrer sans perdre de vue le modèle... C'est un poil compliqué.
C'est alors que je vais changer de stratégie, en filmant.
Au retour devant mon PC, il me suffira d'extraire des copies d'écran lorsque mon Electro Trainer apparaîtra sur l'image...
Je vous livre donc le résultats de mes tribulations.
Au final, le chrono de mon émetteur me créditera de 12 minutes d'un vol, au cours duquel j'aurai l'opportunité de choper une petite ascendance qui m'offrira un plané de une minute. Je sais, cela peut sembler court, mais mon modèle n'est pas un planeur pur.
N'empêche!
Je suis rentré impatient de visionner mes essais... dont j'ai extrait les images illustrant cet article
Et je dois avouer que ne suis pas vraiment mécontent du résultat.
Au plaisir!
Géocaching autour d'Erquy
Le Club d'Aéromodélisme de Bais auquel j'appartiens avait programmé une "sortie vol de pente en bord de mer" pour le samedi 25 septembre 2021.
Mais, dans la mesure où mon "vieux" complice Félix possède un pied à terre tout près d'Erquy, il avait proposé qu'on partage sa demeure en arrivant dès le mercredi après-midi.
Ce qui nous permit d'effectuer un vol dans la soirée en nous rendant au cap.
,
Et le lendemain? Ben un vent anémique et mal orienté! Ce qui nous amena à changer d'activité, dans la mesure où nous sommes également adeptes du géocaching.
Il faut reconnaître que le coin est très fertile, et qu'à chaque fois que nous nous y rendons, nous découvrons de nouvelles caches.
Parmi les différentes sorties effectuées, il en est quelques-unes qui m'ont laissé de très bons souvenirs. Je citerai par exemple "l'adventure" de Plévenon, ratée en juillet faute de réseau 4G.
Ou bien celle intitulée "La vie en rose d'Erquy" offrant de bien jolis panoramas.
Nous avons également poussé nos investigations de l'autre côté du Val André, le long du GR34... montées et descentes garanties!
Une série nous a particulièrement plu: "le chemin des mille visages" près de Lamballe... Un artiste local utilisant chaque tronc disponible afin d'y exécuter une sculpture. GC9A5NN
Je crois quand même que le "must" a été réalisé le samedi après-midi.
Direction "Les Sables d'Or" où après deux caches relativement faciles, nous décidons d'attaquer "Les Sables d'Or vue d'en haut" (GC8YKTK), puis "Le quai Barrier". (GC903FD)
Il faut dire que cette dernière se trouve tout en bas, près de la carrière de granit rose. Et si la descente est "technique", que dire de la remontée? Très physique!!! S'apparentant presque à de l'escalade. Mon équipier m'a largué, m'attendant sagement tout là-haut avec un large sourire!!!
Puis nous avons traversé la route afin d'entamer la série "suspendue". GC94NJ9
C'était apparemment un cheminement en sous-bois et plat! Pas pour me déplaire. Mais, le poseur précisait qu'il fallait tout d'abord aller à un point précis afin d'y récupérer un outil indispensable. Et nous y avons découvert? Une "guignette"!
Un long morceau de bois au bout duquel se trouve une fourche en V.
Nous avons dès lors compris que les boîtes allaient se trouver en hauteur, et que l'outil s'avérait indispensable, dans la mesure où il est impossible d'escalader les pins! (Ce qui m'a valu cette réplique de la part de mon cousin Pascal: "Un fourché pour les caches hautes, ça évite de déchirer un jean 😜
Hein? Bernard, souvenir d'une rencontre fortuite sur la corniche de Pail!)
Et comme ces fichues boîtes ne se trouvaient pas au bord du chemin, il nous a fallu adopter le mode "brousse" pour nous frayer un passage au milieu des branches et des fougères!
Arrive le dimanche matin, où le vent semble cette fois plus propice au modélisme... mais je crois que mon équipier avait dans l'idée de parcourir le Cap à la recherche des nouvelles caches...
Là encore, la moisson a été plutôt bonne, et les jambes mises une nouvelle fois à rude épreuve par les montées successives.
De retour au parking... nous avons découvert toute une bande de modélistes venus de la région parisienne. Et nous? Ben devant l'affluence, nous avons jugé plus sage de laisser nos modèles dans le coffre!
Bilan de cette sortie: 10 minutes de vol, le palier 2.500 caches dépassé avec 2.537 découvertes (soit 62 au cours de ce séjour...)
Quelques "dégustations locales" ayant agrémenté notre escapade!
Et de nombreux kilomètres parcourus à pied...
Qui après ça pourrait prétendre que le géocaching n'est pas un sport?😀
Mini planeur Lidl... Maxi plaisir Bernard
Dans un billet précédent, j'ai eu l'occasion de vous présenter ce jouet destiné aux enfants. Commercialisé chez Lidl pour la somme astronomique de 7.99€
https://bernardino.over-blog.net/2020/06/planeur-lidl.html
La première version a été équipée en planeur pur.
Pour la seconde... j'ai décidé de lui greffer un moteur destiné aux petits quadricoptères: DongXingWei D1806 2280KV ou RacerstarBR 1806.
Ce "gadget" ne pèse que 20 grammes, mais son accouplement avec mon premier Lidl s'est avéré être un pur bonheur, à tel point que mon planeur N°1 a vu lui aussi un moteur arriver dans son nez.
Il faut tout de même que je vous précise un détail: soucieux de limiter la traînée aérodynamique engendrée par une hélice qui tourne en roue libre (surtout si on n'a pas programmé le frein sur le contrôleur!), j'ai voulu optimiser... en adoptant un système avec des pales repliables. Sauf que la Graupner grise 6x3 s'est détachée en vol, et que je n'ai pu la retrouver.
Au début de mes essais, j'avais un accu LIPO 500mA en deux éléments. Mon modèle grimpait, certes... mais je trouvais que ça manquait de pêche. Et j'ai troqué le 2 contre un 3 éléments.
C'est à partir de ce moment que mes ennuis ont commencé! Car mes pales fabriquées avec une imprimante 3D ne résistaient pas au déséquilibre de la mise en rotation. J'ai ainsi éclaté plusieurs hélices en vol, avec parfois arrachement du moteur, lequel pendouillait au bout de ses trois fils. Le centrage n'étant pas modifié... je pouvais atterrir sans trop de problèmes.
Il m'a fallu repenser tout ça, et envisager des hélices "classiques"
La première à me tomber sous la main fut une GWS 50x43
C'était nettement mieux que mes foireuses repliables.
Puis en fouinant dans mes tiroirs, j'ai déniché une Graupner noire 55x43.
A vrai dire, c'est celle que je préfère, à la fois pour son rendement et son silence de fonctionnement.
Je me retrouve donc actuellement avec deux modèles très légèrement différents quant à la mise en oeuvre de l'incidence intégrale.
Et curieusement, c'est le plus "lourd" (326g contre 274g) qui me donne le max de satisfaction. (déco violette)
Il pénètre mieux, est moins sensible aux turbulences... en fait il se montre nettement plus joueur que l'autre. Avec une différence toutefois minime, convenons-en!
Mes petits zoizos décollent sur une pichenette... et moteur plein pot, ils montent à la verticale. Dix secondes de moteur suffisent... sinon on risque de ne plus voir la bestiole. On peut ensuite entamer le plané, qui n'a rien de ridicule... hein Stéphane?
On peut aussi entamer tout un tas de cabrioles, dont le tonneau qui passe les doigts dans le nez... enchaînement possible d'un série.
La boucle? Il ne faut pas la vouloir trop grande au plané parce qu'on ne peut guère emmagasiner d'énergie cinétique. Mais au moteur, elle peut s'avérer très ample.
Le vol dos? Avec le planeur pur, c'était possible, en poussant au manche de façon non négligeable. Bizarrement, depuis que j'ai installé les moteurs, le nez s'enfonce comme un malade, obligeant à remettre le moteur en marche, et là, on peut même sortir par une demi-boucle inverse! Le centrage ne semble pas avoir bougé pourtant...
L'atterrissage? Une formalité... Un rattrapage à la main peut suffire!
En conclusion, je dirai que ce petit planeur est étonnant! Possédant un rendement inexpliqué malgré son bord de fuite taillé à la serpe... il a séduit tellement de modélistes plus inventifs les uns que les autres, au point qu'un groupe Facebook lui est consacré. C'est vous dire.
Pour ma part, je guette l'arrivée de la version 2021 dans les Lidl près de chez moi.
Il paraît qu'elle est encore mieux que la précédente.
Sur ce, je vous quitte: mes deux zoizos piaffent d'impatience!
Article rédigé sur un ordinateur portable tournant sous Linux Mint 19
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La butte de Montaigu vue d'en haut
Lorsqu'on monte une petite caméra Moebius sur le nez d'un modèle..
On démarre la vidéo, et on filme.
De retour à la maison, on visionne, et on extrait quelques images.
Ce qui permet également de réaliser quelques selfies...
Avec "un caméraman" situé parfois un peu loin... sinon un peu haut.
Et ça donne une voiture miniature près de laquelle se trouve un Playmobil!!!
Quand mon Solius retrouve une seconde jeunesse
Solius Mulitplex... modèle en mousse qui fut décrié par les puristes ne voyant que par les fuselages en fibre et les ailes coffrées.
Le mien est sorti des ateliers en juin 2013... cela fera bientôt 8 ans... Et puis est arrivé le Héron du même distributeur... Modèle plus sophistiqué qui a fini par supplanter mon "vieux" Solius.
Jusqu'à ce que tout dernièrement, je me penche sur son cas et les souvenirs qui lui sont liés. Particulièrement l'annnée 2015 où j'ai séjourné au pied du Puy Mary, avec des vols mémorables au col du Redondet par exemple.
Il a repris du service tel qu'il était à l'origine... mais pourquoi ne pas lui adjoindre des volets, ces fameux "accessoires" qui le différenciaient profondément du Héron?
Ce que je viens de tester en vol ce matin... non sans être passé auparavant à la chapelle... qui a été prétexte à la "fabrication" d'une Earth Cache"... Pour laquelle il me fallait des réponses aux questions posées ainsi qu'un cliché attestant ma visite...
Puis je suis descendu dans l'enclos juste au-dessous... Installation de l'anémomètre... qui n'a jamais indiqué plus que 12km/h.
Vérification prévol comme d'hab... et je lance en m'aidant du moteur.
Gain d'altitude confortable, et je baisse les volets. Immédiatement le modèle change de comportement: vol plus lent, taux de chute moindre... sympa comme tout...
Avec cet "artifice" la boucle est encore plus facile...
On rentre les volets, et on les passe en négatif... accélération instantanée... les ailerons se montrent plus mordants... et les tonneaux s'exécutent d'une manière très confortable... de même que la tenue en vol dos.
Et puis... et c'est sans doute la raison principale pour laquelle je lorgnais ces volets? qu'est-ce ça va donner "crocodiles sortis"? A savoir volets baissés et ailerons relevés.
Là, je dois dire que je suis encore plus satisfait de ma bidouille! Quand Solius avait du mal à ralentir avec les seuls ailerons relevés... Il est incontestable que l'atterrissage est bien plus confortable avec la mixture actuelle.
Alors? Si je dois tirer un bilan de cette expérience... Il me faut avouer que l'utilisation des volets est devenue pour moi une pratique naturelle. Il faut bien évidemment apprendre à s'en servir, car ces fichus volets risquent de s'avérer plus néfastes qu'utiles lors de manipulations inadaptées.
Mais quand on pense les maîtriser... les essayer, c'est les adopter!
C'est ainsi que je suis retourné à la voiture, fort satisfait de l'intervention sur mon "vieux" planeur... non sans avoir salué au passage les chèvres dont la mission est de maintenir en prairie cette zone qui avait été envahie par la fougère aigre!
Engin amphibie
Quand on est en panne d'inspiration... faut souvent se méfier parce qu'une idée peut en chasser une autre!
Cela faisait déjà un certain temps que j'utilisais de différentes manières les flotteurs livrés avec l'élégant Dream Surfer.
Sous forme de skis sous un avion:
Sous forme de skis... sans l'avion.
Sous forme d'hydroglisseur..
Mais j'avais comme objectif de transformer cet engin déjà hybride afin qu'il puisse également évoluer sur terre. Voire qu'il puisse transiter de l'élément liquide à l'élément solide et vice versa...
Cela supposait donc de lui adjoindre des roues... sans pour autant trop dénaturer le gadget. Alors, où et comment placer ces fameuses roues?
C'est après de multiples triturations que j'ai décidé de les incorporer aussi discrètement que possible à l'intérieur des flotteurs.
Tout en essayant de conserver un peu de flottabilité en ne noyant pas l'un des caissons. C'est pourquoi je me suis attelé à mon logiciel de dessin 3D Builder... pour obtenir la pièce ci-dessous, dont le volume a été imposé par le diamètre des roues en ma possession:
Puis passage via le logiciel Repetier Host, celui qui découpe en tranches horizontales, afin que l'imprimante 3D puisse ensuite superposer les nombreuses couches de matériau PLA.
On m'annonce 3.60m de filament pour une seule pièce, 198 couches, et quel temps prévu pour effectuer le travail? 43 minutes. ça c'est de la théorie, parce que l'impression a duré nettement plus longtemps.
Après quoi, muni de mes deux puits de roue, je n'ai plus eu qu'à creuser leur emplacement dans chacun des flotteurs. Un poil de colle... Quelques coups d'abrasif... On installe ensuite une roulette directrice à l'arrière, elle sera solidaire du gouvernail..., et on sort effectuer les premiers essais.
Concluants...
Sauf que l'arrière du flotteur droit a tendance à râper le sol. Retour à l'atelier afin d'installer une roulette folle, non pilotée, qui suivra les mouvements de l'ensemble tout en soulageant le bidule.
Et là? Ben ça marche impeccable! C'est même très maniable... avec une puissance moteur plus que largement suffisante!
Demandez donc à Snoopy... Lui, il dit carrément que ça décoiffe!
Alors? Vous dire que je vais utiliser mon amphibie quotidiennement serait quand même un peu exagéré.
Mais je me retrouve avec un engin "tous terrains" ou presque, apte à me permettre de dégourdir les pouces lorsque je me trouve en manque de pilotage!
Ce qui était un peu l'objectif de l'entreprise... non?
Festival d'ailes volantes
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Vous pourrez remarquer que leur museau est propre à effrayer l'ennemi!😀
| Nom | Envergure en mm | Masse |
| Dancing Wing | 580 | 117g |
| Swallow | 670 | 400g |
| Rainbow2 | 1000 | 424g |
Recoller les aimants d'un moteur brushless
Un moteur bruhsless, kézako?
C'est un moteur électrique qui ne possède pas de charbons contrairement aux ancêtres qui se nommaient Mabuchi 550 ou Speed 400. Que j'ai utilisés lors de mes débuts dans la propulsion de modèles réduits... couplés avec des accus NiCad lourds... C'était en somme la préhistoire!
Puis sont arrivés sur le marché ces fameux moteurs sans balais, et un peu plus tard les accus Li-Po. Deux technologies au rendement bien supérieur. Ce qui a constitué comme une sorte de révolution dans le petit monde du modèle réduit.
Et c'est avec satisfaction que j'ai "upgradé" la plupart de mes modèles à la faveur de ces avancées technologiques.
Mais il faut aujourd'hui que j'évoque l'histoire d'un de ces moteurs. Joliment bleuté... que je greffai un jour avec bonheur sur le nez de mon Mini Mag Multiplex.
Jusqu'à ce qu'il commence à dérailler sérieusement... et que je sois obligé de me livrer à une inspection interne, pour découvrir que quelques aimants s'étaient décollés!
Je pense les avoir remis en place avec de la colle époxy...
Jusqu'à ce que tout dernièrement, ce Mini Mag qui dormait sur une étagère, je lui propose une sortie.
Un vol, deux vols... trois vols. Et au quatrième décollage, je me montre un peu radin quant à la mise des gaz... le bidule accroche la roue gauche dans une herbe haute, et le voilà parti pour effectuer un magnifique soleil faisant taper brutalement sur le sol aile gauche, nez, aile droite... pour s'arrêter... un petit peu déplumé... mais surtout avec un moteur qui refuse de redémarrer.
Là, c'est forcement retour à l'atelier pour inspection. Et quand j'ouvre, ben... la plupart des aimants on repris leur liberté. Décollés... ils bloquent en effet la rotation de la cage externe!
Poubelle or not poubelle? Si vous êtes habitués de ce blog, vous savez que je ne peux me résoudre à jeter sur un coup de tête. Je laisse passer la nuit... et j'élabore une stratégie que je vais rapidement mettre en oeuvre.
Décoller TOUS les aimants, vérifier qu'ils ne sont pas cassés, les décaper proprement afin d'enlever toute trace de colle...
Mais après? Comment les remettre dans la cloche, avec l'espacement nécessaire? C'est là que j'avise une planche de contreplaqué épaisseur 1mm, pour y découper des sortes d'éclisses, qui me permettront de replacer les aimants de façon provisoire...
Arrivé au 14ème aimant, je me rends compte qu'il me reste 2 ou 3mm à combler pour boucler la boucle. je vais donc "zigouiner" un chouïa mes éclisses afin de répartir l'écartement de façon équitable.
Et puis... je verse de la colle cyanolite fluide dans cette cloche... Un coup d'activateur en bombe pour accélérer la prise... et je laisse passer quelques minutes.
A l'aide d'une petite pince, j'entame l'ébavurage de mes éclisses...
Passage d'une mini-meule afin éliminer tout ce qui dépasse..
Finition à l'abrasif 400... et après avoir soufflé la limaille qui fait de la résistance, on tente de remettre tout ça en place.
Il me faudra plusieurs manipulations pour que la cloche tourne à la main sans trop "cruncher"...
Et maintenant, si je tentais un démarrage "conventionnel"?
Donc un testeur de servo qui commande un contrôleur électronique 40 Ampères... Un accu LiPo 3S 2600 mAh fatigué, certes... Mais pour ce que j'ai à en faire aujourd'hui... ça me suffira...
Et on branche. Chouette... Le moteur émet ses bips caractéristiques. C'est plutôt bon signe.
Puis, timidement, sceptiquement, je tourne le potentiomètre du testeur.
Le moteur émet quelques hoquets... et il finit par démarrer!
Ah, bien évidemment, sa rotation s'accompagne d'un bruit de ferraille assez désagréable! Mais il tourne. Je vais donc récupérer du dentifrice qui sera utilisé comme pâte à polir... et remise en route... au ralenti. Le bruit semble diminuer progressivement... mais reste très présent. Faut-il y voir l'usure des roulements? Ce qui est fort possible. Car ce moteur a beaucoup tourné... et il me rappelle mes séjours à la neige au cours desquels il évoluait avec des skis dans le parc de l'Escandille à Autrans. Ou bien les vacances à Mèze... à la sortie du camping, au bord de l'étang de Thau.
Souvenirs... souvenirs...
Mais revenons à nos moutons avec le passage à l'étape suivante: on greffe une hélice... qui va forcément charger le moteur. Parce que s'il tourne "à vide", acceptera-t-il de le faire lorsqu'il sera muni de son outil de travail?
Les images parlent d'elles-mêmes!
Mon moteur semble avoir retrouvé une seconde jeunesse.
Il va de soi que la prochaine étape consistera à placer ce moteur dans le nez d'un modèle pour tester son comportement. Aura-t-il perdu de son efficacité? C'est fort probable puisque les aimants ont subi une légère perte de volume suite à mes travaux de polissage à l'abrasif... La colle maintiendra-t-elle longuement les aimants?
Mais en tout état de cause, je peux vous certifier qu'avant de m'attaquer à ce chantier, je ne donnais pas cher de mes chances!
Donc affaire à suivre...
Aile volante Swallow
Tout ce dont je me souviens de cette aile, c'est que je l'avais commandée au père Noël en ??? Car, contrairement à mon habitude, je n'ai pas noté la date de sortie de mes ateliers sur un endroit quelconque du modèle.
La raison tiendrait sans doute au fait que mes premiers essais n'ont pas correspondu à mes attentes.
Si j'en crois le descriptif trouvé chez Banggood... on annonce un poids volant de 450 grammes. avec un accu de propulsion Lipo 3s 1500MAh. Comme en atteste le cliché joint, j'arrive à 545 grammes. Ce qui confère à l'engin une charge alaire "joufflue", demandant par conséquent une vitesse de vol "passionnante"... pardonnez-moi ce doux euphémisme!
C'est sans doute la raison pour laquelle cet oiseau n'a jamais été fini... et que je ne lui ai pas posé la moindre déco.
Mais... l'autre jour, en fouinant dans mes "trésors", je redécouvre la bestiole, en me disant que peut-être?
J'ai donc repris le chantier, avec pour objectif "cure d'amaigrissement".
L'un des seuls paramètres sur lesquels je pouvais jouer n'était-il pas la batterie?
J'en ai déniché une en 3S, capacité 950mAH... pour une masse de 66grammes.
Autre élément à prendre en compte: le moteur, placé à l'arrière...
J'ai donc charcuté le cul afin de l'avancer d'environ 4 cm... J'avais juste une entaille à prévoir dans les surfaces mobiles pour permettre à l'hélice de ne pas brouter le matériau
Et après de nombreux essais sur la balance... j'ai pu constater que j'avais descendu la masse du joujou de 545 à 400 grammes. Soit environ 26% en moins! Excusez du peu...
Mais comme il me fallait quand même faire sortir du nez la batterie afin d'obtenir un centrage correct, je me suis lancé dans la confection d'une "tronche"... réalisée grâce à l'une des mes imprimantes 3D.
Moyennant quoi, il m'était plus facile de jongler avec ce fichu centrage qui, sur une aile volante est encore plus tatillon que sur un modèle conventionnel.
Et puis? Il m'a fallu attendre que la météo se montre clémente. Ah, ce fichu vent d'Est.
Quand enfin il se fut calmé, je suis allé au Montaigu... Vérifications d'usage... et je lance. Un premier vol "palpitant", pour ne pas dire chaotique... au cours duquel je réalise que le trim d'ailerons agit à l'envers de ce que je souhaiterais. J'avais déjà rencontré ce même problème sur un émetteur Multiplex 4000 où chaque "bouton" est considéré comme un élément de commande à part.
Atterrissage sportif... quelques bips bips sur l'émetteur afin de corriger ma bévue, diminuer les débattements, ajouter de l'exponentiel... et avancer un petit peu la batterie.
Deuxième lancer... et là, comme c'est relativement courant avec les moteurs propulsifs, l'hélice "caresse" ma main droite, pour y sculpter(?) une très jolie entaille.
Rapide tour de piste, pour constater que le mustang semble un peu moins furieux... atterrissage à la va-comme-j'te-pousse... et direction la boîte à gants de la voiture afin de trouver la trousse à médicaments... Puis retour à la maison... La matinée a été suffisamment mouvementée comme ça.
Sauf que dans la nuit... j'ai pensé à balancer une petite annonce, rédigée comme suit:
"Recherche... Suite à un lancer sans doute peu académique de ma petite aile volante Swallow, je recherche une hélice de type végan, voire végétarien!
Au matin, je me remets alors au boulot afin d'étudier une rampe de lancement...
Et voilà ce que donne la première esquisse!
Le modèle est alors posé sur un rail en U, dans lequel passent un élastique et une ficelle. Elastique arrimé tendu quelques mètres plus loin tandis que la ficelle est bloquée dans un système à pédale (voir clichés).
Il suffit de mettre tout ça en ordre de marche... et les deux mains tranquillement posées sur l'émetteur, appuyer sur la pédale rouge.
Premier essai non concluant, car j'ai prudemment trop peu tendu l'élastique.
Deuxième tentative. Et hop... Swallow quitte prestement sa rampe de lancement... J'ai juste à actionner le moteur dès qu'elle s'est libérée de tout accessoire.
Et alors?
Le système est sécurisant... il va de soi! Il ne demande que quelques minutes d'installation...
Il est cependant améliorable... en délaissant le morceau d'épicéa pour le remplacer par un bidule plus esthétique. Là, j'ai eu recours à mon voisin Michel qui a plus d'un tour dans son sac, et qui m'a dit: "Je vais réfléchir, et quand j'ai quelque chose qui semble cohérent, je te tiens au courant!"
Je ne saurais terminer ce bref descriptif en évoquant le vol de cette "hirondelle".
Ben c'est du tonique. Je dépasse rarement mi-gaz... et c'est suffisant pour voir débouler ce petit engin à une vitesse folle, dans le miaulement de son hélice. Si je cabre et que je mets plein pot, il suffit de pousser le manche d'ailerons dans un coin pour escalader le ciel à la verticale en décrivant des tonneaux que l'on enchaine par paquets de je-sais-pas-combien!.
Dire que Swallow n'aime pas le vol lent fera sourire les moustachus du modélisme. Même si elle est moins lourde que prévue... elle prévient gentiment en se dandinant d'une aile sur l'autre afin de faire passer le message: "Hé, Bernard, je ne vais pas assez vite! Si tu me ralentis encore un petit peu, je décroche, et ça risque d'être violent!"😉
Mieux vaut donc prendre en compte cet avertissement!
Quand je pense que certains équipent ce modèle avec tout un tas d'accessoires type caméra, retransmission au sol... Bonjour la masse finale et la facilité(?) de pilotage!😁
Et après tout ça? Il me reste à récupérer mon système de catapulte pour pouvoir (enfin) prendre plaisir à faire évoluer cet engin diabolique qui me change radicalement du pilotage en cours avec mes motoplaneurs au vol lent et majestueux!
Là, plus question d'aller traquer la bulle. C'est tout au moteur... métal hurlant!
Pour une durée d'environ 10 minutes par vol avec cette batterie. C'est bien assez éprouvant comme ça!
Je me dis quand même qu'avec l'âge, on perd sûrement des réflexes, c'est d'une évidence presque biblique.
Mais tant que je peux faire le fou avec Swallow, pourquoi m'en priverais-je?
Motoplaneur Karina
Allez savoir dans quelles conditions j'ai acquis cet élégant modèle?
Une chose est certaine: c'est qu'il vient de chez feu Coopaéro.... et que sur son aile droite figure l'inscription Mars 2000.
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Je me souviens l'avoir équipé d'un speed 480 réducté... sans doute alimenté par des accus NiCad... et que déjà à l'époque je lui trouvais des qualités voilières hors du commun... alors qu'il pesait pourtant plus lourd qu'aujourd'hui
Je l'ai emmené dans mes bagages lors des séjours à la neige du côté d'Autrans.
Et puis je l'ai sans doute oublié pendant un certain temps, avant que je ne procède à une rénovation de la chaîne de propulsion... En 2016 si j'en crois la note sur l'accu...
Et puis... et puis, poussé par la montée en puissance des modèles en mousse que je pouvais utiliser en "tous terrains", je l'ai abandonné car il ne me permettait pas d'exploiter des sites sur lesquels l'atterrissage aurait fortement endommagé son joli entoilage translucide.
Sauf que l'autre jour, voyant son empennage dépasser d'une de mes étagères, j'ai eu envie de me pencher sur son cas. Et j'en ai profité pour pianoter sur ma toute récente acquisition, à savoir un émetteur multiprotocole Radiomaster 16S.
Et puis et puis, profitant d'un début de matinée sans vent, je me suis rendu au Montaigu afin de (re)-tester la bestiole dans des conditions aussi neutres que possible.
Vérification pré-vol, comme d'hab... et on lance. Même pas eu à retoucher le moindre trim!
Quant au taux de montée... ben c'est tonique... 10 secondes suffisent à emmener l'oiseau à une altitude confortable.
Et après? Ben j'ai eu l'impression d'être aux manches d'un planeur de vol libre sur lequel j'aurais installé une radio-commande. Si on n'y touche pas, mon petit Karina vole tout seul... Tiens, il soulève une aile. Et si je tentais d'enrouler... Mais si, dans cet air que je croyais neutre, mon oiseau rencontre de mini-souffles qui ralentissent sa descente! Epoustouflant!
Vous me direz que ses caractéristiques se rapprochent de celles rencontrées en planeur lancer main.
Une masse de 718 grammes pour 27.8 dm² de surface, ce qui lui confère une charge alaire de 25.9 g/dm²... Une plume!
En contemplant le vol lent et majestueux de mon "renaissant", j'ai éprouvé un sentiment de béatitude rare.
Pensez! Pour à peine 2 minutes de moteur, sans effet de pente et à 8 heures au soleil par une température à peine supérieure à zéro... j'ai réussi à lui faire tenir l'air 30 minutes!
J'ai arrêté lorsque j'ai cru raisonnable de poser afin de vérifier la charge de l'accu... qui n'était pas plein au départ. Le test indiquant qu'on approchait de 20% de charge résiduelle... mieux valait en effet ne pas trop encore taper dans l'accu... Ces Li-po n'aimant guère qu'on les amène aux limites inférieures.
Alors? Tout content de moi, j'ai commencé à activer mon smartphone afin de réaliser quelques clichés joyeux!
Et puis je me suis rendu près d'un champ de colza... Pour encore faire clic et clic...
Et puis je suis remonté jusqu'au parking... pour, là encore, me livrer à quelques fantaisies...
Et puis, et puis... la figure emblématique de notre commune... le fameux château de Montesson...
Avant de conclure ce petit papier, je voudrais juste livrer quelques détails supplémentaires concernant mon planeur Karina.
Fuselage en fibre de verre, ailes en D-Box (bord d'attaque coffré sur une mousse synthétique) et recouvrement au Solar Film.
Le moteur actuel? Un brushless Protronik DM 2215 / KV 1150 entraînant une hélice repliable 8x6.
Accu Lipo 3 éléments 950 mAh pesant 66 grammes...
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Si j'ajoute à cela le fait qu'avec son envergure de 1.80m l'oiseau entre tout monté dans mon véhicule, je vous laisse supposer qu'il va reprendre du service... uniquement là où je pourrai le faire atterrir sur de l'herbe pas agressive!
Mais en raison de ses qualités voilières, Karina m'a à nouveau conquis.
Et puis, un dernier point à soulever. Vous savez sans doute que nos "joyeux" technocrates ont élaboré un chapelet de lois dites "lois drones", afin de contrôler un max tous ces "irresponsables" qui font joujou avec des "drones"... en assimilant les aéromodélistes avec les dronistes, qui n'ont pourtant pas la même façon de pratiquer.
Les "joyeux technocrates" ont arbitrairement fixé une limite de 800grammes au-dessus de laquelle l'aéronef sans personne à bord (dénomination officielle) doit répondre à tout un tas de contraintes.
Mais, mon oiseau pèse moins de 800 grammes!... il est donc entièrement libre!!! Et moi avec...
Ah, toute cette histoire me fait surgir en mémoire un dicton qui me plaît bien:
"C'est dans les vieux pots qu'on fait la bonne soupe".
Je ne veux pas dire par-là que mon Karina est un vieux pot... il en serait profondément vexé... Mais il produit une excellent soupe que je vais continuer à déguster délicieusement!
PS: j'ai essayé de retrouver sur le Net des modèles aux caractéristiques voisines du mien... Peut-être chez Airtech... dans la série des planeurs au bord d'attaque D-Box https://www.airtech-rc.com
https://www.airtech-rc.com/pr265677/e-light-quadro-rtf-electrique
Ou bien https://www.topmodelcz.cz
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