Quand on n'aura plus que des écrans...
Plantons le décor: mercredi, j'avais rendez-vous chez le chirurgien qui a placé ma prothèse d'épaule.
Je me présente à l'accueil de la clinique, et tout comme à la poissonnerie, après avoir cliqué sur l'écran de la borne, je prends un ticket afin d'attendre mon tour. Lorsqu'il se présente, on me dit gentiment: "Ben non, c'était pas la peine de rester là, fallait aller directement au service radiologie! Vous suivez la ligne verte!"
Bon, j'ai eu affaire à une gentille dame..
Arrivé au service radiologie, je me retrouve face à deux écrans en guise d'accueil. Je choisis celui de droite sur lequel je lis:
"Veuillez insérer votre carte vitale..."
Pour ma part, je suis encore en mesure de dialoguer avec une machine... mais sur ma gauche un couple tente de se dépatouiller, clique par-ci... clique par-là... Touche retour... Et on reprend à zéro...
Ce que voyant, un jeune homme en blouse blanche finit par se déplacer et assiste alors mes naufragés de l'écran.
A la fin de la longue procédure, on me demande d'apposer ma signature sur la vitre... la machine crache un ticket... et je comprends qu'il va me falloir suivre les pas verts collés au sol afin de me rendre dans la salle d'attente. Où je n'attendrai guère longtemps.
La radio se passe sous la houlette d'une jeune femme... qui me demande de me rhabiller... et de retourner au guichet en suivant la ligne mauve, pour qu'on me fournisse divers documents papier. Non sans avoir tapoté mon code sur l'écran d'un terminal carte bleue.
Nanti de mes papiers, je monte alors dans l'ascenseur, je tapote sur l'écran: "quatrième étage" et je débarque au secrétariat de mon chirurgien, où une charmante dame me signale qu'il y a un grosse heure de retard, et que, si je souhaite sortir de la clinique pour me restaurer...
Sauf que le temps dont je dispose ne me laisse guère le choix du restaurant... et je me retrouve au ... Mac Do... tout proche!
Où, ne connaissant pas les codes et usages du lieu, je suis forcément un peu perdu!
Ce qui n'échappe pas à l'un des employés, qui s'approche, en me proposant son assistance.
Là encore, un écran... avec des bigs machins, et autres spécialités locales qui ne m'inspirent guère.
Je finis par composer mon menu puis celui de mon épouse... Et ensuite?
On me signale alors que je dois embarquer le chevalet à poser sur notre table... et on viendra nous servir.
Peu de temps après, tout de noir vêtue, arrive une jeune femme avec un plateau et nos salades.
Mais c'est le premier mercredi qui suit immédiatement la rentrée scolaire, et la salle comporte un grande proportion de parents (seuls ou en couple) qui offrent le Mac Do à leur(s) progéniture(s)
Tout en dégustant ma salade... j'observe, j'écoute.
Juste à côté se trouve un papa avec un drôle de Maxime!
"Maxime, assieds-toi! Maxime, parle moins fort! Maxime, ne monte pas sur les sièges! Maxime, ne joue pas avec les rideaux! Maxime, pense à manger! Maxime... Maxime..."
Un peu plus loin, une gamine habillée de rouge se trémousse à genoux sur une table...
A toutes les tables on peut observer quantité de gens qui s'affairent sur l'écran de leur smartphone, qu'ils soient seuls ou en groupe.
Et dans cette immense cantine que je trouve très bruyante, on voit galoper en tous sens des "fourmis noires" avec un filet sur la tête. Plateau en main, elles cherchent le chevalet destinataire des plats commandés via les écrans placés à l'entrée.
Le ballet continue ainsi tout durant notre repas.
Arrive le moment fatidique du dessert glacé. "Et comment que j'fais moi pour le récupérer?"
Je me lève pour aller vers un guichet. Près duquel un employé qui, voyant bien que je suis dans la panade, prend mon ticket de caisse, et m'annonce: "Pas de problème, je m'occupe de votre plateau!"
Plateau qu'il me remet quelques instants plus tard, et je peux ainsi retourner à ma table pour savourer un sundae au chocolat.
Quand je suis sorti de cet établissment, j'avais la tête comme un melon.
Et cette drôle d'impression de ne pas être en phase avec ces pratiques importées des States finissait par me hanter.
Quant au vieil instit' que je suis, il se posait la question de savoir comment les petits volatiles qui peuplaient cette bruyante volière se comportaient lorsqu'ils étaient en classe!
Au final, je me suis restauré, car c'était bien là le but de la manoeuvre, et j'ai contenté ma faim!
Et puis... j'ai découvert un monde fort éloigné de mes pratiques quotidiennes.
C'est ainsi que lorsque je mourrai (si toutefois je meurs
) ben je mourrai moins idiot... ne serait-ce que par le fait d'avoir réussi à maîtriser des écrans en tous genres.
Sauf que quand nous n'aurons plus que des écrans pour "dialoguer"???
BBRRRRRRRR..... Cela me fait froid dans le dos!![]()
Quand j'observe un insecte fouisseur
J'étais parti au Montaigu dans l'espoir de faire voler un modèle. Mais face aux caprices du vent qui ne cessait de changer de force et d'orientation, j'ai fini par m'installer sur le banc qui donne en perspective la plaine d'Evron.
Quand, laissant traîner mon regard au sol, j'aperçois une bestiole qui s'agite, va et vient, semble chercher... et qui, tout à coup libère l'opercule d'un trou!
Je continue d'observer mon infatigable travailleur, qui s'envole, revient se poser, semble propulser derrière lui de minuscules cailloux...
Vite, je file vers la voiture récupérer mon smartphone que j'installe au bout d'une canne selfie. Cela devrait me permettre de prendre des images au plus près de l'action. En espérant ne pas effrayer mon sujet.
L'insecte pénètre parfois tout entier dans la cavité... et en sort quelques instants plus tard... s'en va chercher ce qui me semble être un cadavre de petite sauterelle... puis un autre, qu'il enfourne précautionneusement dans la grotte!
Et puis je crois comprendre que mon travailleur semble vouloir reboucher le trou, à l'aide de poussière mais également avec de tout petits cailloux... en grattant le sol comme le font parfois les chiens avec leurs pattes de derrière. Ou bien en transportant la charge avec les mandibules...
Petit caillou après petit caillou... Voyage après voyage... la cavité se trouve complètement obturée!
Vous remarquerez que dans ses mouvements, la bestiole a vraiment "nettoyé" les abords du trou. Comparez les images du début et celles de la fin...
Et puis? Sans que je sache pourquoi, mon forçat a disparu, ne laissant à la surface du sol que de maigres indices à peine perceptibles pour un oeil non averti...
Alors, me direz-vous, c'était quoi cette bestiole? Ben... mes connaissances en la matière étant plutôt médiocres, j'ai tenté une recherche sur le Net. Pour trouver un bidule qui semblait assez proche de ce que j'avais pu observer... avec quelques interrogations quant aux stries au bout de l'abdomen.
Mais je ne doute pas que parmi mes lecteurs on trouvera un entomologiste averti qui pourra attester ou non de mon interprétation.
Toujours est-il que j'ai passé de bien jolis moments à contempler ce spectacle offert très gracieusement par Dame Nature!
Libellule cabossée
Comme chaque matin, je contourne la maison afin de récupérer le journal dans la boîte aux lettres.
Mais? Que fait ce tout petit animal posé dans l'allée? Apparemment inerte... la vie semble l'avoir quitté.
Délicatement, je le ramasse pour le poser sur la table de la terrasse...
Et tout comme un gamin qui aime inventer des histoires, je commence à délirer.
Qu'est venu faire chez moi cet odonate en s'éloignant de ce qui est son habitat favori?
C'est alors que je me suis remémoré...
L'histoire du grand paon de nuit que m'avait apporté mon voisin Michel.
http://bernardino.over-blog.net/2018/05/chirurgie-reparatrice.html
Ma pauvre libellule avait-elle appris que je possédais quelque(s) connaissance(s) dans les choses volantes?
Savait-elle aussi que j'avais réussi à remettre en vol un grand paon de nuit avec de la colle cyanolite (Ah, être maître des colles tout en étant ancien maître d'école !
)

Toujours est-il que je n'ai rien pu tenter sur ce gracile cadavre... vraiment très cabossé !
Dommage!
Deux "Héron" Multiplex au Montaigu
Héron, et ron petit patapon...
Banal comme mise en route d'un article. Ouais, mais on n'est pas forcément toujours inspiré.
Faut dire que le Héron Multiplex est devenu mon PTT... Traduisez ce sigle par Planeur Tout Terrain! Voire Planeur Très Tranquille.
J'ai déjà eu l'occasion sur ce blog de dire tout le bien que j'en pense... Et rien que pour prouver mon attachement à ce modèle, ben j'en ai un deuxième sous le coude... au cas où! Déco perso à base de rouge.
Le premier utilise la planche de décals fournie par MPX; à base de bleu. Il a déjà un paquet d'heures de vol. Et ses rides commencent à se faire de plus en plus profondes au fur et à mesure qu'il avance en âge.
Lorsque tout dernièrement mon ami Félix m'a proposé d'effectuer un séjour en sa compagnie dans la résidence qu'il a rénovée du côté d'Erquy... il faisait bien évidemment partie de mes bagages

Sauf que lors d'un atterro pourtant "normal", ce fichu Héron a joué aux ricochets sur une touffe de bruyère, ce qui l'a propulsé plus loin en accélérant... pour achever sa glissade le groin contre un gros caillou à qui je n'avais rien demandé! Stoppé net!!!
Les ailes ont giclé... et le fuselage s'est "fendu la pipe", à certains endroits où j'avais déjà dû mettre de la colle. Et les clés d'ailes? ben elles avaient pris un drôle de gauchissement qui rendait leur réinstallation sur le fuseau impossible.
Quant aux charnières des volets ou ailerons... seul le miraculeux adhésif Blenderm pourrait tenter de les rendre à nouveau efficientes...
De retour à la maison... que faire? Bof... ce brave Héron méritait bien de prendre sa retraite. J'ai alors consulté des pages Internet, et j'ai fini par commander un nouveau kit.
Mais c'est plus fort que moi, je ne peux que très rarement me résoudre à jeter...
C'est pourquoi j'ai tenté de redresser ces "tubes" carrés qui étaient salement tordus... J'ai même ajouté deux aimants afin que tout ça reste plaqué à l'intérieur du fuselage.
Et puis, et puis... la météo n'annonçait-elle pas en ce dimanche matin un petit vent de Nord-Ouest, ce qui me convient parfaitement pour utiliser la déclivité du Montaigu.
J'ai donc enfourné le vieux et le jeune Héron dans la bagnole, et je suis parti en direction de mon terrain de vol.
Où j'ai pu me rendre compte que si les éoliennes d'Hardanges et d'Hambers tournaient, moi, je n'avais pas un souffle à ma disposition!
Je me suis alors dit que ce serait d'excellentes conditions pour comparer mes deux Héron!
Premier vol avec le vieux et son moteur MPX... Pour 10 secondes de moteur, la télémétrie me donne une montée vers 70 mètres, et perte d'environ 5 mètres au plané toutes les fameuses 10 secondes. J'effectue un vol de 10 minutes.

On change... Et avec son moteur Turnigy, le jeune Héron se montre plus vigoureux, atteignant 90 mètres durant le même temps moteur. Taux de chute identique au plané. Dix minutes de vol également.
Alors que mes deux modèles sont au sol arrive le gars Roland avec sa super 5. Qui s'arrête. On discute de tout et de rien, de son jardin au lieu-dit La Mare... de sa vigne, de ses arbres fruitiers, de la sécheresse ambiante...
Et puis petit à petit, le vent semble se lever...
Je reprends le vieux Héron... que je balance vers les cieux...
Et là, je constate avec béatitude que la machine à créer des montgolfières naturelles s'est manifestement mise en route!!!
Avec une efficacité presque hors norme. Pensez qu'il m'est arrivé de mettre mon Héron en vol dos, volets en négatifs, donc un poil porteurs dans cette configuration... et de prendre 25 mètres d'altitude en 10 secondes... Qu'après un piqué pour enchaîner tonneau + looping mon modèle se retrouvait à une altitude supérieure à celle d'entrée de figure!
Qu'ayant à plusieurs reprises entamé la procédure d'atterrissage, mon Héron m'a signalé une ascendance... que je me suis empressé d'exploiter.
Dans ces conditions hyper-favorables, j'ai fait monter mon oiseau jusqu'à 260 mètres d'altitude... mais que dans ce cas-là, il faut être d'une vigilance extrême afin de ne pas le perdre de vue.
L'altimètre montrait donc lui aussi son contentement tandis que le chrono égrenait les minutes.
Jusqu'à ce que mon épaule gauche finisse par me supplier d'interrompre le vol... pour lequel j'ai fini par me fixer une sorte de challenge en poussant sa durée jusqu'à une heure!!!
Prise de terrain... sortie et modulation des aérofreins... pour un atterro aux pieds!
C'est mon copain Lagapette qui était content!!!
Et moi donc!!!![]()
Chanson des escargots...
Comme chaque matin, je sors de la maison afin d'aller prélever le journal qui m'attend sagement au creux de la boîte aux lettres.
Et dès la porte de la maison franchie, je trouve... un tout petit escargot qui, défiant toutes les lois de la gravité universelle, joue les équilibristes à la verticale de la marche...
Je l'observe un instant. Puis je poursuis... pour trouver quelques mètres plus bas un de ses congénères.
Qui traverse l'allée en passant près d'une feuille. En dehors des passages protégés!
Ces deux images ne peuvent que réveiller en moi un poème de Prévert, débutant ainsi:
"A l’enterrement d’une feuille morte
Deux escargots s’en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes"
Certains diront sans doute: "Faut pas avoir grand-chose à foutre pour perdre son temps avec des trucs pareils!"
Possible... et cela ne me dérange pas du tout. Chacun se "nourrit" de ce qui lui semble plus ou moins nécessaire. Même si cela peut paraître futile...
Toujours est-il que ces deux petits escargots m'ont procuré un peu de gaieté... même si en arrière-plan je pouvais supposer qu'ils allaient à un enterrement!
Prendre connaissance de la totalité du texte vous tente? Il suffit, comme mes deux escargots, de prendre son temps...
Prendre son temps pour déguster ces quelques lignes rédigées par Jacques Prévert. A qui j'ai rendu visite un jour dans le Nord Cotentin. Du côté d'Omonville la Petite. Mais il n'était plus là pour m'accueillir. Tout comme les escargots, j'étais arrivé en retard...
Dommage.
Merci à lui quand même
.
Et merci également à la lune... qui veille peut-être sur moi aussi!
A l’enterrement d’une feuille morte
Deux escargots s’en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s’en vont dans le noir
Un très beau soir d’automne
Hélas quand ils arrivent
C’est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voilà le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le coeur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L’autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C’est moi qui vous le dis
Ça noircit le blanc de l’oeil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C’est triste et pas joli
Reprenez vos couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent à chanter
A chanter à tue-tête
La vraie chanson vivante
La chanson de l’été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C’est un très joli soir
Un joli soir d’été
Et les deux escargots
S’en retournent chez eux
Ils s’en vont très émus
Ils s’en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un petit peu
Mais là-haut dans le ciel
La lune veille sur eux.
Jacques PRÉVERT (Paroles, 1945)
©1972 Editions Gallimard
Ubu n'est pas mort!
Très court billet d'humeur, juste après avoir déniché dans la presse ce petit article au titre accrocheur...
Ah... parce que je me marre!
Quand on en arrive à ce genre de situation où on nous dit que
les mesures de sécurité... bla bla bla...
ne permettent pas... bla bla bla..
mais qu'il est possible bla bla bla...
de se mettre dans le champ d'à côté... bla bla bla..
afin d'assister quand même au spectacle bla bla bla...
on atteint des sommets dans le ridicule et la faux-culterie!
Mais j'arrête là mes propos qui pourraient être fort mal perçus par les personnes (in)compétentes à l'origine de ces situations ubuesques.🤣
Fermez le ban!
Mot-valise et néologisme
Ah... pour fêter ses 75 ans d'existence, Ouest-France a voulu marquer l'événement en créant un mot-valise.
Mes élèves de CM raffolaient de ce jeu créatif. Le mot-valise est d'ailleurs un excellent bagage ... intellectuel!
Un mot-valise est un mot formé par la fusion d'au moins deux mots existant dans la langue de telle sorte qu'un de ces mots au moins y apparaisse tronqué, voire méconnaissable,. Il peut s'agir d'une
Ainsi donc, un pont supportant une voie ferrée et qui enjambe une rivière est devenu un pont ferro- vière!
Naturellement.
Avec la même logique, une voie ferrée qui enjambe une route sera une ferroute.
Et lorsqu'elle passera au-dessus d'un canal, ce sera un ferrnal!
Un truc quasiment infernal!!!
Vive le néologisme (in)volontaire!😉
De nombreux auteurs littéraires créent des mots-valises :(source Wikipédia)
- Victor Hugo : foultitude en croisant « foule » et « multitude »
- Edmond Rostand : ridicoculiser en croisant « ridiculiser » et « cocu »
- Raymond Queneau : alcoolade en télescopant « alcool » et « accolade »
- Nicole Brossard : vfentre en télescopant « fente » et « ventre »
- Jacques Derrida : animot en associant « animal » et « mot » ou encore animalséance en associant « animal » et « malséance »
- Francis Ponge : proêmes en associant prose et poème ou encore objeu grâce à objet et jeu
Pour surfer sur les rêves...
Voilà-t-y pas qu'il y a trois ou quatre jours, on m'appelle pour me demander un petit coup de main informatique.
"Travail" facilement à ma portée... Que je réalise en fort peu de temps...
Mais c'était sans compter sur la suite des événements!
Parce que dans la foulée, on me parle d'un ordinateur 2 en 1... Vous savez, ce concept qui allie une tablette tactile pouvant s'insérer dans un socle avec clavier + disque dur+autre batterie... Les avantages(?) de la tablette et de l'ordinateur réunis... pour un poids nettement supérieur à un ordinateur portable de mêmes dimensions. Et le bidule que j'examine me paraît un peu "léger" dans la jonction des deux parties. Ce dont souffre inévitablement toute la micro-connectique n'appréciant pas les différentes manipulations. C'est du moins ce que je peux constater de prime abord.... avec des connexions/déconnexions intempestives rendant le travail plus que rébarbatif! Et fortement aléatoire quant au résultat because écran qui se fige!

On m'a alors confié le bidule équipé d'un windows 10 très abîmé... pour voir ce que je pourrais faire.
Et après de très longues heures passées au chevet de ce PC lourdement handicapé, (ce que je prends quand même pour un jeu
)... j'ai cru que j'avais enfin réussi mon entreprise.
Sauf que ce matin, alors que je venais tout juste de rapporter béatement l'engin à sa propriétaire, mon rêve s'est subitement brisé! Hé... il a fallu se rendre à l'évidence: le malade venait de rechuter
. Gravement!
Rêve brisé donc.
Mais à propos de rêve... je possède deux exemplaires d'un moto-planeur Dream Surfer. Le bien nommé!
J'en avais justement un dans le coffre de mon véhicule.
Je me suis donc installé là où j'ai l'habitude de faire évoluer mes modèles...
J'ai mis en route une petite caméra arrimée à un trépied... et j'ai surfé sur des rêves...
Pensant à plein de choses. Parce que tout en pilotant, je peux en effet avoir l'esprit qui vagabonde.
Suite à quoi je suis rentré à la maison un peu moins déçu...
La mante et les fougères
Il paraît que la France vient de traverser une période de canicule sans précédent.
Avec des records propres à faire rougir même les climatosceptiques! C'est tout dire.
Chacun y est allé de ses propres astuces afin de "lutter".
Mais chaque jour ou presque, j'ai quand même eu l'opportunité de sortir le matin afin de faire évoluer un de mes modèles.
Et ce vendredi matin, chute brutale: nous avons perdu quasiment 20 degrés en une nuit. Ouf! On respire nettement mieux!
Allons voir au Montaigu s'il est possible de pratiquer l'aéromodélisme avec une température "raisonnable"...
Curieusement, malgré les 20° affichés par la voiture, je me sens obligé de mettre une petite laine!!!
Et puis je grimpe en direction de la chapelle... pour me rendre compte qu'une légère brise d'Ouest-Nord-Ouest caresse les flancs de mon promontoire.
Je pousse la barrière métallique pour me trouver en compagnie des chèvres auxquelles on a assigné le difficile travail d'éradiquer les fougères..
A ce propos, j'ai eu l'occasion de converser avec le couple qui vient régulièrement "traiter" le site à l'aide d'un rouleau broyeur attelé à une jument de trait. Et qui se montre très pessimiste quant au résultat attendu...
Bref.... J'allume mon émetteur... un petit gigotage des gouvernes en guise de visite pré-vol... et je lance.
La portance est vraiment très faible. mais avec 10 secondes de moteur mon Electro Junior atteint une altitude confortable permettant de redescendre lentement... croiser une toute petite ascendance par-ci par-là... Puis un nouveau coup de moteur.
Ayant ainsi joué pendant 20 minutes, je procède à l'atterrissage... comparable à ce qui peut se passer sur un porte avion! Ici, les brins d'arrêt sont les innombrables fougères sèches étalées sur le sol qui stoppent brutalement la glissade de mon planeur.
Je m'accorde alors une petite pause, pour contempler le paysage dont je ne me lasse toujours pas.
Et puis, observant de plus près mon émetteur posé à même le sol... j'aperçois une toute petite mante religieuse perchée en haut de mon manche gauche.
Vite, je sors le smartphone de ma poche... mais elle a déjà eu le temps de descendre de son perchoir improvisé...
Ravi du spectacle qui s'offre à moi, je m'en vais passer de longues minutes à observer ce curieux insecte aux moeurs que l'on dit cannibales.
Jusqu'à ce que la bestiole disparaisse sous un tas de feuilles sèches.
Je regarde ma montre... pour constater que la matinée s'achève, et qu'il est raisonnable de redescendre à la maison.
Heureux comme un gamin qui vient encore de passer quelques bons moments!
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PS: j'en connais qui vont encore dire:
"Avec 3 fois rien, là où certains auraient torché ça en deux phrases, lui, il en fait une page!"![]()
Prenez date...
Le participe passé…
et votre passé simple…
conjugués au présent d’un soir.
Afin de retrouver l’école de vos jeunes années, revoir le tableau – pas si noir – de votre enfance, ou découvrir ce que vos parents ont pu délivrer par bribes de leurs souvenirs d’école.
Bernard Munoz, auteur d’un petit livre malicieusement intitulé, « Chroniques d’un instituteur original », vous donne rendez-vous sur les bancs de la Salle Communale de Sainte Gemmes le Robert
vendredi 15 novembre 2019
Un temps pour revoir de vieilles cartes géographiques ou des gravures de leçons d’histoire...Un temps ou vous pourrez même tremper la plume dans l’encrier nostalgique.
Il partagera son expérience d’instituteur où l’humour, le ludique et l’imaginaire côtoyaient son souci premier du savoir à transmettre, mais sûrement autrement !..
Avec la complicité de Pierre Candéla, comédien, qui mettra en relief, sous forme de saynètes, cette riche expérience pimentée d’anecdotes savoureuses.
L’équipe de la Bibliothèque de Ste Gemmes, initiatrice de cette soirée, vous invite à nous rejoindre pour ce moment convivial.


















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