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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50
Articles récents

Nettoyer des pales d'éolienne

25 Juillet 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

Figurez-vous que j'étais parti pour une assistance informatique chez mon ami Michel.

De l'endroit où il réside, on a une vue imprenable en direction de l'Ouest.

Et pendant qu'on dégustait une petite boisson sur la terrasse... que vois-je au loin?

"Dites-moi, je ne rêve pas? On dirait qu'il y a un gros bidule de pendu sous l'éolienne Hambers4...

- Heu, tu crois?

-Ben, si... il me semble... "

Michel s'en va quérir ses jumelles, et celles-ci passent de z'yeux en z'yeux,   Maryvonne et sa petite-fille confirmant qu'un gros panier est suspendu à des filins.

 

Il n'en fallait pas davantage pour aiguiser ma curiosité.

 

Je me suis donc très rapidement - et néanmoins poliment- éclipsé, pour faire un détour via ma noble demeure et récupérer mon numérique à gros zoom.

 

 

Nettoyer des pales d'éolienne
Nettoyer des pales d'éolienne
Nettoyer des pales d'éolienne

Je vous livre donc le résultat de mes prises de vues.

Vous pourrez apercevoir des ouvriers astiquant une pale, l'un d'eux possédant même un jet haute pression.

 

Pas banal, n'est-ce pas?

 

 

Opération de nettoyage à exécuter de préférence les jours sans vent!
Opération de nettoyage à exécuter de préférence les jours sans vent!
Opération de nettoyage à exécuter de préférence les jours sans vent!
Opération de nettoyage à exécuter de préférence les jours sans vent!
Opération de nettoyage à exécuter de préférence les jours sans vent!
Opération de nettoyage à exécuter de préférence les jours sans vent!

Opération de nettoyage à exécuter de préférence les jours sans vent!

Vous aurez peut-être remarqué l'astucieux sytème qui permet au "panier" de "coulisser"  sans dévier le long du mât. (Les filins doivent sans doute aussi contribuer à la stabilité du système)

Mais il faut aussi observer avec attention le fait que,  dans la mesure où le plan du rotor est incliné de 7° par rapport à la verticale, le "panier" doit s'éloigner de plus en plus du mât au fur et à mesure de la descente.

 

PS: qui a dit que j'avais toujours les yeux à traîner partout?

 

Ps2: une vidéo récupérée chez  kaeufer.de

 

http://www.kaeufer.de/index.php?section=windkraft

 

https://vimeo.com/9317576

 Et un petit coup  de "Kärcher"!

Et un petit coup de "Kärcher"!

Exemple de pales avant nettoyage
Exemple de pales avant nettoyage

Exemple de pales avant nettoyage

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Escargot de Bourgogne, montre-moi tes cornes!

20 Juillet 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie

Qui ne connaît cette comptine que scandent les enfants de la maternelle?

Escargot de Bourgogne montre-moi tes cornes 

Si tu n'me les montres pas je te mets la tête en bas !
Colimaçon très borgne, montre-moi tes cornes
Si tu n'me les montres pas j'te fais cuire à la casserole !
Escargot de Bourgogne montre moi tes cornes
Si tu n'me les montres pas je le dirai au Maître
qui te coupera la tête
Et je le dirai au loup

qui te coupera le cou !

Grimpé au sommet d'une trémière...

Grimpé au sommet d'une trémière...

C'est en descendant chercher mon pain que je suis tombé ce matin sur un curieux spectacle.

Un escargot rendu jusqu'à la pointe d'un rose trémière, en train de se régaler en bouffant les pétales!

Et je n'avais même pas eu besoin de lui demander de montrer ses cornes!

Avec une perle de pluie.
Avec une perle de pluie.
Avec une perle de pluie.

Avec une perle de pluie.

Mais, dans la mesure où, contrairement à mon habitude,  j'étais imprudemment parti sans mon appareil photo, j'ai fait vinaigre pour acheter mon pain et revenir vite fait à la maison.

Je suis alors redescendu rue de Oy-Mittelberg, où j'ai eu le loisir d'admirer tout à la fois les gastéropodes sortis en grand nombre, ainsi que les trémières emperlées de pluie.

 

 Un insecte semble vouloir partager le festin.
 Un insecte semble vouloir partager le festin.
 Un insecte semble vouloir partager le festin.
 Un insecte semble vouloir partager le festin.

Un insecte semble vouloir partager le festin.

Et les gens qui passaient se demandaient bien ce que je pouvais "bouiner" là!

Certains  ont dû me prendre pour un doux dingue. (Mais j'assume!)

Je les ai donc parfois invités à bénéficier du spectacle.

Et l'un de mes interlocuteurs m'a même glissé:

"Fallait bien que ce soit toi qui jettes un oeil de ce côté-là.

Parce que moi, je serais passé à côté et j'aurais rien vu!"

Escargot de Bourgogne, montre-moi tes cornes!
Escargot de Bourgogne, montre-moi tes cornes!
Escargot de Bourgogne, montre-moi tes cornes!

 

J'ai continué d'observer mon contorsionniste pendant un bon moment... jusqu'à ce qu'une belle ondée, dont les escargots raffolent, m'incite à reprendre le chemin vers ma demeure et ainsi  rentrer dans ma coquille familiale!

 

Escargot de Bourgogne, montre-moi tes cornes!

Si tu ne me les montres pas

Je te mets la tête en bas!

Trémières sous la pluie
Trémières sous la pluieTrémières sous la pluie
Trémières sous la pluie

Trémières sous la pluie

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Rencontre avec un âne

17 Juillet 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie

La météo annonçait pour l'après-midi des températures presque caniculaires.

Alors autant pédaler le matin, pendant qu'il fait encore relativement frais.

J'enfourche donc mon VTT "électronique" et je pars direction La Beslière... 

C'est en grimpant le raidillon que ma chaîne décide bêtement  de sauter au moment où je passe "petit plateau".  

GRRRRR!!!!!! Voilà qui commence bien mal.

Mains toutes noircies, et dépannage effectué, je me glisse dans le chemin creux qui monte jusqu'à la Haute Beucherie.

Je vais ainsi cheminer à l'ombre un bon moment... pratiquement jusqu'au pied du Montaigu.

Peu de temps après le carrefour des pommiers,  j'effectue un virage à gauche toute,  pour descendre le sympathique circuit "Etiveau".

Certains passages s'avèrent plus qu'agressifs en raison de l'étroitesse de ce chemin bordé de ronces,  qui ne demandent qu'à gentiment "caresser " les avant-bras...

 

Rencontre avec un âne
Rencontre avec un âne

Au bout de ma descente, je rejoins la route  qui me conduit à Sainte Gemmes, où je tourne à droite afin de prendre la liaison qui me conduira vers l'étang de Gué de Selle.

Dans cette portion de chemin récemment aménagée, on a eu l'excellente idée de replanter certaines  haies avec... des pruniers!

Evidemment, je m'arrête et je déguste! 

 

Rencontre avec un âne
Rencontre avec un âne

C'est alors que je vois déboucher du virage tout proche, un équipage insolite.

Pensez donc: un homme, accompagné de son âne.

Un âne aux longs poils, une âne du Poitou, comme ceux que j'ai pu admirer sur l'île de Ré... 

Sauf qu'ici, il ne porte pas de culotte.

 

Son propriétaire s'arrête, nous échangeons sur nos différents moyens de déplacement: lui à propos de son âne, moi à propos de mon VTT.

Et pendant ce temps, que fait notre âne?

Ben, dans la mesure où  il a les prunes à hauteur du museau, il en profite pour faire une halte gourmande!

Et quand "en haut" il n'en trouve plus, il avale celles qui jonchent le sol!!!

Rencontre avec un âne
Rencontre avec un âne

Avant de quitter les lieux, je fais provision de quelques prunes que je glisse dans mon sac à dos, et direction Mézangers.

Je longe l'étang sur sa droite, pour passer devant la petite plage déjà bien fréquentée à cette heure. Qu'est-ce que ça va être cet après-midi!

Je retrouve la route goudronnée... pour passer devant le  manoir de la grande Coudrière.

 

Rencontre avec un âne

​Puis à nouveau le couvert de la forêt où il fait encore relativement frais. 

 
Rencontre avec un âne

​Se présente ensuite le hameau de Chellé. 

 
Rencontre avec un âne

​La suite de mon parcours m'amène tout droit à Hambers, où je me désaltère près du plan d'eau.

Quelques prunes en guise de carburant, puis je me glisse à nouveau dans un sentier ombragé, où je rencontre des passages encore bien délicats!

 
Rencontre avec un âne
Rencontre avec un âne

Nouvel arrêt pour se désaltérer et prendre quelques photos. 

Rencontre avec un âne
Rencontre avec un âne

​Et je retrouve la route goudronnée au niveau de "Marche".

Il ne me reste plus qu'à effectuer les derniers kilomètres vers Bais, avec un vent de face assez soutenu... qui me contraint à utiliser l'assistance électrique.

 

Sauf que, à l'heure où je range mon vélo dans son garage, qui pourra me dire où se trouve mon âne?

A-t-il bien digéré ses prunes?

En ce qui me concerne, pas de problème!

Parce que moi, j'ai craché les noyaux!

Pas lui!!!

 

 

 

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Sur le chemin montois

15 Juillet 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

Oyez, bonnes gens!

 
Ce matin, je m'en fus arpenter mes familières collines du Maine, vers le lieu-dit la Roche.
Sur ma gauche se trouve un très grand moulin à vent érigé il n'y a  guère.
Face à moi, le bocage... d'où émanent le Mont Rochard et le Montaigu.
 
Mon oiseau artificiel est lancé.
Mais Eole n'est guère généreux. Il faut se battre contre la gravité universelle qui veut que tout retombe sur le sol.
 
Petit à petit, je distingue des bruits de voix.
Et débouchent alors dans l'angle du chemin deux jeunes garçons, la vingtaine, trimbalant chacun un gros sac à dos d'où dépassent en travers quelques  baguettes de pain.
Ils me saluent; je leur réponds.
Ils observent mon oiseau... et la conversation démarre.
 
Ils m'apprennent qu'ils ont décidé de se rendre au Mont Saint Michel, en calquant au maximum leur parcours sur le chemin montois.
Qu'ils sont partis du pied de la cathédrale du Mans... et qu'ils se sont donné une semaine pour accomplir leur périple. 
 
Ils me disent leur étonnement de ne pas voir davantage de monde sur ces sentiers qu'ils trouvent fort agréables.
En ajoutant qu'ils sont surpris de trouver un terrain vallonné qui monte et qui descend, persuadés qu'ils étaient de "naviguer" en terrain plat.
 
Ce soir, ils pensent planter leur canadienne du côté de Marcillé la Ville...  Aron?  Mayenne?
Cela dépendra de leur motivation et de l'usure  physique...
 
 
Bonne route, messieurs! 
 
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Montée historique du Montaigu

13 Juillet 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Pour ceux qui se souviennent...

Il y a fort longtemps de cela, les communes de Bais-Hambers accueillaient une course de côte destinée aux voitures, motos et side-cars.

La première édition dut avoir lieu au début des années 70.

 

La course de côte du Montaigu, c'était ça !!!
Championnat de la Montagne Motos
 
Course de côte du Montaigu 1971 / 1981
 
Longueur : 4.2 km        Pente moyenne : 5 %       Dénivellé : 130 m

 

Lors du week-end de Pentecôte, voire quelques jours avant, le bourg de Bais  s'animait alors, et on entendait parfois même la nuit des pilotes qui venaient s'entraîner à la lueur des phares.

Certains garages prêtés par des particuliers offraient aux mécanos amateurs un atelier provisoire qui permettait d'effectuer les derniers réglages, voire même de réparer quelques "bobos" émanant d'une sortie de route inopinée.

Tout ça dans un bruit un peu inhabituel pour notre calme bourgade qui se trouvait parfumée à l'odeur caractérisque que diffuse l'huile de ricin.

C'était aussi l'époque où, grâce aux buvettes disséminées sur le parcours, les cafés de Bais et d'Hambers réalisaient  un chiffre d'affaire très substantiel en 3 jours.

Et puis cette épreuve  a pris fin... remplacée plus tard par une course de brouettes! 

Haute en couleurs, certes, mais nettement moins "pétaradante"!

 

 

L'affiche de l'édition 2014: 10ème anniversaire de la montée historique

L'affiche de l'édition 2014: 10ème anniversaire de la montée historique

Ce dimanche 13 juillet 2014, je me suis donc posté près de l'ancienne ligne de départ.

Et j'ai retrouvé quelques sensations enfouies dans ma mémoire.

Parmi lesquelles le bruit déchirant de certains échappements contrastant avec celui beaucoup plus sourd des grosses allemandes.

L'odeur du ricin... même si elle était  un peu moins présente qu'autrefois.

Et puis tous les spectateurs passionnés, la plupart revêtus de leur combinaison, avec le casque à la main.

 

N° 125: Anthony et sa BMW
N° 125: Anthony et sa BMW

N° 125: Anthony et sa BMW

J'ai bien évidemment croisé beaucoup de monde... dont une ancienne élève, motarde passionnée... N'est-ce pas Annie?

Et Anthony, dont le papa était fier de me dire que son fils courait avec une  BMW numérotée 125.

C'est d'ailleurs lui qui m'a expliqué que les compteurs de vitesse avaient été masqués à la demande des organisateurs:

On ne fait pas la course! Aujourd'hui, pas de temps à battre; on "monte" pour se faire plaisir.

Mais à chaque fois revenait le nom de Guy Coulon, le local de l'étape, dont l'ombre planait sur le circuit!  Le "sorcier d'Oisilly"...

http://www.montaigu.ovh.org/pages/14.html

 

 

Compteur de vitesse masqué.
Compteur de vitesse masqué.

Compteur de vitesse masqué.

J'ai donc moi aussi pris plaisir à contempler ces vieilles mécaniques entretenues avec amour par des fanas de moto.

A qui le "starter" rappelait gentiment avant de "lâcher" chaque pilote qu'il devait se montrer prudent, particulièrement sur une portion de circuit entachée d'huile...

Ah, les fuites d'huile!

J'ai ainsi pu observer quelques "jolies" adaptations personnelles de réceptacle sous le carter afin de ne pas badigeonner la route.

 

 

Montée historique du Montaigu
Montée historique du Montaigu
Montée historique du Montaigu
Montée historique du Montaigu
Montée historique du Montaigu
Montée historique du Montaigu

Et puis la pluie est venue s'inviter au spectacle, m'incitant à rentrer chez moi alors que je n'avais pas vu les pittoresques side-cars (surnommés crapauds je crois) engins  très spectaculaires avec leur "singe" gesticulant dans le panier!

 

Bonne route, les gars, prenez le maximum de plaisir.

Et prudence au guidon!

 

 

PS1:Davantage d'infos ici:

http://www.montaigu.ovh.org/pages/0.html

 

PS2: à noter que le 27 juillet 2014 se déroulera la première montée historique destinée aux voitures cette fois.

 

 

 

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Lipogramme véritablement facile

12 Juillet 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Lipogramme véritablement facile

Ce matin, le ciel est sombre, avec des nuages gris très bas.

Les carreaux transparents de ma cuisine sont noyés de pluie.

Je n'irai donc pas m'adonner aux plaisirs de la marche ou de la bicyclette.

C'est certain.

 

Et pourtant j'aurais eu le désir de rédiger un petit je ne sais quoi… m'adresser aux touches noires reliées à mon ordinateur pour écrire quelques mots, quelques sottises.

 

Mais non

Pas d'inspiration !

Je me sens un peu triste de rester sur une page blanche d'écran d'ordinateur.

« Attitude peu coutumière » me diront celles et ceux qui me connaissent,

Et pourtant !

 

C'est au repas de midi que j'obtiendrai un sujet cocasse.

Prononçant je ne sais plus quelles paroles(*), je déclenche un énorme rire chez mon épouse.

 

Je mettais le petit noir sur les brûleurs de la gazinière, mais ce n'est pas ainsi que je c'était exprimé !

« Et pourquoi donc cela a-t-il déclenché un rire presque sarcastique chez ta moitié ? »

 

Oh, je peux bien le dire maintenant.

 

Quand on prend de l'âge, la carcasse s'use, et certaines parties du corps sont dans l'obligation d'être échangées.

Il en en est ainsi de mes dents 11 et 12, qui sont l'objet de maintenance pour obtenir à terme deux jolis implants.

 

 

Pourquoi je ferme la bouche, hein?

Pourquoi je ferme la bouche, hein?

Mais pour l'instant, je suis « décoré » par un trou béant en lieu et place des mes ratounes, ce qui perturbe au moins ma prononciation. Sans parler du reste !

Et tout ça, sans rire !!! Au risque de laisser passer un sourire édenté dont je ne suis guère heureux!

 

Mes lettres à problèmes sont donc les consonnes labiodentales, celles qui nécessitent un rapprochement des dents et des organes labiés.

http://www.forum.exionnaire.com/phonetique-3518-les-types-de-consonnes

 

Je laisse à chacun le loisir d'aller se documenter sur ces labiodentales, que je n'écrirai et ne prononcerai point !

 

Ce qui m'aura tout de même donné le loisir de rédiger un petit texte lipogramme dont seront exclues les lettres me posant problème.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lipogramme

 

Loin de moi l'idée de me mesurer à un certain Georges Pérec, qui rédigea un bouquin entier sans que la lettre « E » n'apparaisse.

Très joli exercice de style dont je ne me sens pas capable !

 

Mais à l'aide des quelques indices que j'ai proposés…

Quelles sont les lettres que j'ai consciemment éliminées de ma prose  tant orale qu'écrite?

 

 

PS1 : certaines « têtes blondes » ayant séjourné dans ma classe ont sans doute encore en mémoire ces jeux de lettres que je leur proposais... dont le lipogramme ou le tautogramme…

Jeux auxquels ils s'adonnaient sans rechigner, bien au contraire, puisqu'ils en redemandaient !

 

PS2: Solution du jeu quelques lignes plus bas... mais essayez quand même de relire le texte...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lettres supprimées sont le "V" et le "F

Solution évidemment très facile,  maintenant que j'ai donné la réponse.

Elle était pourtant contenue dans mon  titre:

Lipogramme véritablement facile

 

(*) je viens de mettre le café à chauffer

 

 

Le texte aurait donc dû se présenter ainsi:

Ce matin, le ciel est vraiment sombre, avec un plafond très bas.

Les vitres du vélux de ma cuisine sont noyées de pluie.

Je n'irai donc pas faire de la marche ou du VTT.

C'est évident!

Et pourtant j'avais un fort désir de rédiger un petit je ne sais quoi… m'adresser au clavier de mon ordinateur pour écrire quelques fantaisies, quelques vaines facéties...

 

Au lieu de: 

Ce matin, le ciel est sombre, avec des nuages gris très bas.

Les carreaux transparents de ma cuisine sont noyés de pluie.

Je n'irai donc pas m'adonner aux plaisirs de la marche ou de la bicyclette.

C'est certain.

Et pourtant j'aurais eu le désir de rédiger un petit je ne sais quoi… m'adresser aux touches noires reliées à mon ordinateur pour écrire quelques mots, quelques sottises...

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Le journaleux et son remplaçant

10 Juillet 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

Le soleil brille, le vent souffle de Nord-Ouest.
En fin de matinée, j'en profite pour faire un tour au Montaigu afin de propulser un motoplaneur dans les airs.
Mais au bout de 10 minutes, je le fais atterrir, parce que le vent est tellement fort qu'il génère des turbulences rendant le pilotage très désagréable.
J'en profite alors pour entreprendre une petite marche autour de la butte: mes 3km habituels en pareil cas...
A mi-chemin, je rencontre Monsieur S, ancien parent d'élève, qui vient ici très souvent pour promener son chien.
 
Et au cours de la conversation: (faudra bien prononcer les "an" à la fin des verbes au pluriel pour tenter de reconstituer l'accent du terroir que j'aime tant)
"Ben, sur Bais, on n'a pu rin dans le journal. C'est d'puis qu'y cherchant eune correspondante.
Tiens, hier, j'disais cor' ça à la patronne (comprenez: son épouse):
Y sont bin cons chez l'ouestefrance! Pourquoi don qu'c't'y qu'y proposant point ça à monsieur Munoz?
C'est vrâ, ça.
Si y'en a un qui sait bin prenre des photos! Hein?
Et pis vous avez le contact facile.
Je parle même pas de savoir écrire, pasque si vous... vous savez pas, bin y'eun a d'aut's... vaut mieux même pas en causer!"
 
J'ai souri (intérieurement, pour ne pas lui montrer mes chicots absents en raison d'implants dentaires à venir au niveau des incisives supérieures).
 
Pourquoi est-ce que je ferme la bouche, à votre avis?

Pourquoi est-ce que je ferme la bouche, à votre avis?

Je l'ai remercié (faut être poli, n'est-ce pas?)
 
Mais je lui ai répondu que ce "métier" risquait de me priver d'une liberté à laquelle je tenais énormément, et que certains "reportages" demandaient à veiller: style assemblée générale des chasseurs ou bien encore le conseil municipal.
(N'oublions pas que, lors d'un Noël récent,  mes enfants m'ont offert un bonnet rouge destiné... au Commandant Couche-tôt que je suis!)
 
"Ah, bin ça,  vous avez raison! que m'a dit mon interlocuteur, alors que sa petite chienne piaffait d'impatience dans la voiture.
Dans l'temps, on a habité à coûté d'chez l'gars Maurice qu'était journaleux au Ouestefrance... il  'tait toujours pris! Toujours parti. On pouvait jamais l'inviter à casser la croûte le soir... Eune pitié!
C'est sûr, vaut cor bin mieux que vous fassiez joujou avec vos p'tits avions ou  ben vout' vélo!
Allez, à la revoyure!"
 
Et nous nous sommes quittés, jusqu'à la prochaine rencontre!
 
 
PS: admettez tout de même que le reportage ci-dessus n'aurait aucune place dans un journal sérieux, surtout lorsqu'il est rédigé  par un "journaleux" pas vraiment motivé,  et  un peu galopin!
 
Le journaleux et son remplaçant
Le journaleux et son remplaçant
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Ravitaillement par les corbeaux...

2 Juillet 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

 Ce matin, j'étais chez ma coiffeuse préférée.

Arrive l'un de ses beaux-frères, qui lui demande si elle peut lui accorder un créneau.
Ce dont ils conviennent pour 18h30, "tonte" qui sera suivie de l'apéro.
Et au fil de la conversation j'apprends que le monsieur a tout dernièrement changé de domicile, et qu'il attend depuis une semaine le transfert de sa ligne téléphonique.
Précisons qu'il est artisan, et que là où il a choisi de résider, même le portable ne passe pas toujours.
Il se plaint donc de ne pouvoir envoyer ses devis via Internet, et aussi de ne pouvoir être contacté téléphoniquement par ses clients...
Et il ajoute, un peu marri:
"De toutes manières, chez nous, les corbeaux volent à l'envers..."
Je m'en étonne, et lui demande pourquoi les corbeaux seraient-ils contraints de voler "sur le dos".
 
Ce à quoi il me répond,:
"Ben comme ça, ils ne voient pas la misère."
 
Je connaissais l'expression "Etre ravitaillé par les corbeaux..."  mais pas cette variante concernant les corbeaux "acrobates"!
 
Et enfin, permettez-moi de poser cette question, valable aussi pour les mouches quand elles se collent au plafond: comment ces acrobates se mettent-ils sur le dos?
Par demi-boucle, en tirant sur le manche... 
Ou bien  par demi-tonneau, en balançant le manche d'ailerons tout à droite ou tout à gauche?
 
Allez savoir, hein!
 
Mais rappelez-vous que j'étais chez ma coiffeuse... et qu'il n'est peut-être pas question de couper les cheveux en quatre pour donner une réponse!
 
PS à propos du demi-tonneau ou du demi-looping, un lecteur vient de me faire parvenir le lien suivant
http://jean_pierre.jacquemin.perso.sfr.fr/histoire(s)/mouche.htm
 
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La quête du Graal...

20 Juin 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

Que je vous raconte...

L'autre jour, je choisis d'aller faire un tour avec mon VTT électro.
Pour le plaisir.
Et sur la route conduisant de Loupfougères vers Champgnêteux, j'aperçois au  loin un type poussant son vélo.
Plus je me rapproche, plus je distingue l'incroyable  bataclan qu'il trimbale  sur son deux-roues.
Un gilet fluo "anti-accident" pendouille à l'arrière.
Et de plus en plus distinctement, je perçois une musique à la qualité sonore douteuse.
Lorsque j'arrive à la hauteur du bonhomme...  je comprends qu'il possède un "auto-radio"(?), fixé sur son guidon.
Alors que sur le mien...
 
D'autres accessoires pendouillent d'un peu partout sur  ce véhicule insolite.
 
Je jette un bref coup d'oeil sur le côté au moment de le doubler.
Je ne perçois  de son  visage qu'une barbe hirsute.
 
Qui est cet homme?
 
Est-ce le survivant de ce nous nous autres gamins, nous appelions les traîniers?
Ces vagabonds d'un autre âge qui allaient de ferme  en ferme.
Et qui, en échange de menus travaux, se voyaient offrir un repas et le couchage dans le foin... parfois même quelques piécettes.
 
Qui connaît ce vagabond du XXIème siècle?
 
Je l'ai revu hier: il était près du château de Montesson et il se dirigeait vers Hambers.
Toujours poussant son vélo.
Avec pour seul compagnon de route, son "auto-radio" criant à tue-tête.
 
Homme "libre", sans point d'attache... en quête du Graal?
 
Que serait donc pour lui ce fameux Graal?
Un toit, un foyer, une famille...
 
Allez savoir.
Je n'ai pas osé m'arrêter pour lui demander s'il avait besoin de quelque chose.
Peut-être m'aurait-il suggéré de me mêler de mes oignons, considérant que, en tentant de l'assister,  je portais atteinte à sa dignité d'Homme?
 
Je l'ai donc "abandonné" sur le bord de la route...
 
Mais tout en continuant de pédaler, bourgeoisement installé sur mon vélo "assisté"  électriquement, j'ai continué à me poser plein de questions.
 
Dont cette dernière: est-il heureux de son sort?
Contrairement à moi, cet homme a-t-il vraiment choisi de sillonner les petites routes en poussant son vélo d'infortune?
 
Quelle que soit la réponse, je vous souhaite "Bonne route", monsieur  le chemineau!
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Vous avez dit "Conscience professionnelle"?

5 Juin 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Hier, je suis allé à Laval consulter en vue de me faire poser deux implants dentaires.

Mon rendez-vous était prévu à 18h15... mais le praticien avait un certain retard.

Et puis  mon tour est arrivé.

J'étais apparemment le dernier "client".

J'ai pu échanger  très librement avec ce spécialiste fort abordable sur les différents points liés à la pose d'implants dentaires.

J'ai cependant  manifesté mon profond désaccord quand il m'a dit  que j'allais rester sans dents de devant durant... un certain temps.
J'ai déjà vécu 5 jours comme ça, quand mon bridge s'est décollé: inesthétique et très gênant! Mais attendez la suite!
C'est alors qu'il m'a proposé de me "coller" deux dents provisoires, à ma charge financière, mais dans cette hypothèse,  il convenait de prendre des empreintes.
Et  cela l'embêtait de me faire revenir à Laval, rien que pour cette opération très bénigne...
Il a donc demandé à l'une de ses assistantes si elle acceptait de faire un peu de "rab"... 
J'ai alors exprimé mon  étonnement face à ce geste assez inhabituel,  dans la mesure où on avait allègrement dépassé l'horaire de fermeture du cabinet!
Et il m'a fort aimablement rétorqué  que le fait de répondre à la demande des patients était pour lui très naturel...
 
Je lui ai alors raconté l'histoire  qui avait fini par me conduire dans son cabinet.
Pour mémoire.
Je possède un bridge "en façade", qui bouge depuis trop longtemps, et que ma dentiste habituelle tente de faire tomber à chacune de mes visites...
Jusqu'à ce que cette "prothèse" se détache seule en pleine nuit du samedi 17 au dimanche 18 mai.
Cette mésaventure se déroule chez ma soeur, qui réside à  l'Isle-Adam.
Vers 9 heures,  elle  me conduit à la clinique locale.
Où nous sommes gentiment reçus par une dame à qui je demande si l'on pourrait me recoller mon bridge.
"Je suis désolée, mais nous n'avons pas ce type de service.
Adressez-vous plutôt à Cergy, ils ont un pôle urgence dentaire...
Je vous conseille quand même de téléphoner avant,"  ajoute-t-elle  avec un léger sourire énigmatique.
Je téléphone, j'explique mon cas, et on me répond succinctement:
"Mais, monsieur, recoller votre bridge? Vous n'y pensez pas!
- Et pourquoi?
- Ben... Heu... tout simplement parce que n'avons plus de ciment dentaire destiné à recoller les bridges!"
J'ai été soudain pris d'une vive colère, et je m'étonne encore de n'avoir pas été plus virulent."
 
Revenons donc à ma consultation d'hier... au cours de laquelle j'ai raconté mon épisode de Cergy.
Mon dentiste du jour était abasourdi.
 
"On a osé vous dire que dans un service Urgence dentaire on n'avait  pas ce qu'il fallait pour recoller un bridge?
Mais c'est du grand n'importe quoi!
Cela mériterait d'être dénoncé!
Et si ces gens-là étaient un jour dans la même situation que la vôtre?
Ils n'ont même pas l'idée de se mettre dans la peau des personnes qui font appel à leurs services.
C'est une honte!"
 
 
Comme quoi, il est heureux de constater combien certains praticiens se comportent en vrais professionnels, avec un sens de l'éthique très respectable.
Alors que d'autres ne voient que leur tout petit intérêt.
Pensez que j'avais  "perdu" mes dents un dimanche, et que mon interlocutrice de Cergy n'avait sans doute pas du tout envie de s'emm...der pour un simple bridge.
 
Le drame, c'est que des fautes professionnelles comme celle dont j'ai été la petite victime ne seront jamais sanctionnées...
C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles je tenais à rendre hommage à la conscience professionnelle de mon praticien lavallois.
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