L'Administration avec un grand "A"
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et que Mamie Hélène devrait recevoir un chèque égal au montant des sommes indument perçues./http%3A%2F%2Fwebmail1d.orange.fr%2Fwebmail%2Ffr_FR%2FtinyMCE%2Fplugins%2Femotions%2Fimg%2Ffixe%2Fenerve.gif)
Le canal d'Ille et Rance
Si vous êtes un(e) habitué(e) de ce blog, vous connaissez sans aucun doute l'amour que je porte aux voies d'eaux.
N'ai-je pas déjà parcouru en compagnie de mon fidèle VTT tout le Canal du Midi, celui du Nivernais, le canal de Bourgogne ?
N'ai-je pas entamé quelques portions du canal de Nantes à Brest ainsi que celui du Centre ?
Mais toujours à la recherche de nouveaux terrains d'aventure(s), je me suis rendu hier dans l'Ille et Vilaine.
La raison principale était en fait de « consommer » une box qui me donnait droit à un repas dit « à la ferme ».
Car à propos de ces « box », j'avoue qu'il est difficile de trouver une maison d'accueil dans des conditions qui pourraient nous convenir... sans dépasser la date limite d'utilisation !
Et dans un rayon raisonnable par rapport à mon domicile !
J'ai donc fini par trouver « un point de chute » à Cardroc, où déjà satisfait d'avoir reçu un accueil très chaleureux, j'ai pu déguster un excellent repas :
Puis je me suis déplacé vers Hédé (35), où grâce à Internet, j'avais lorgné la maison du canal d'Ille et Rance. (Fallait « rentabiliser » le déplacement, n'est-ce pas ?)
C'est donc à Hédé-Bazouges que se trouve une maison éclusière dans laquelle on a aménagé un musée se rapportant au canal.
Exposition, cartes, différents objets ayant trait à la batellerie ou aux canaux, photos d'époque, vidéo avec témoignages d'éclusières...
Echanges divers avec l'hôtesse d'accueil... remise de documents.
Pour la modique somme de 2,50€ par personne, il est donc possible de passer un bien agréable moment.
Suite à quoi, en compagnie de mon épouse, j'arpente une partie de "l'escalier" composé de 11 écluses.
Séparés d'environ 200 mètres les uns des autres, ces ouvrages sont destinés à « absorber » un dénivelé de 27 mètres.
Il faut en effet savoir que le profil d'un canal s'apparente à celui d'une « montagne » pour laquelle on franchirait un col.
Avec cette absolue nécessité que « le col » se trouve impérativement à un niveau inférieur à celui des points d'eaux destinés à alimenter ledit canal.
Car cette eau doit descendre toute seule par gravité, sans recourir à des pompes (Se reporter à l'époque où l'on a construit ces canaux!)
Cette obligation du « plan d'eau au-dessus » a souvent contraint les ingénieurs à réaliser d'autres prouesses techniques.
C'est la raison pour laquelle on a dû creuser des tunnels dans la partie « haute » de certains canaux. Voir les exemples que constituent les voûtes de la Colancelle sur le canal du Nivernais, ou bien encore la voûte de Pouilly en Auxois sur le canal de Bourgogne.
Ces ouvrages sont toujours très spectaculaires... avec des règles de circulation contraignantes pour les bateliers, dans la mesure où, en raison de l'étroitesse du passage, il est impossible d'effectuer un croisement. Ce qui implique des heures réservées à la voie montante, et d'autres à la voie descendante.
Concernant donc ce canal d'Ille et Rance, j'ai pu découvrir qu'il était aménagé en voie verte, et je pense qu'il recevra un jour la visite de mon VTT.
Il faut en effet souligner que de nombreux départements ont compris l'aspect touristique de ces voies navigables qui, conçues à l'origine pour permettre le trafic de marchandises, ont vu leur activité péricliter face à la concurrence « déloyale » du rail, puis de la route.
Et ont failli carrément mourir!
Mais la navigation de plaisance leur a redonné vie, et c'est tant mieux.
Et puis je voudrais signaler une utilisation sans doute marginale.
Et pourtant...
J'ai plusieurs fois remarqué que des gens ont élu domicile sur un canal.
Certains par choix délibéré, habitant une péniche qui peut s'avérer luxueuse.
D'autres par absolue nécessité...
J'ai pu le constater tout dernièrement sur le Canal du Midi, où un « marinier » avait affiché devant son embarcation les raisons pour lesquelles, plutôt que de devenir « sans-abri », il avait dû se résigner à loger dans une embarcation de « fortune ». (Sans jeu de mot, bien sûr!)
Est-ce la même raison qui a conduit ce jeune homme aperçu hier près de l'écluse de la Madeleine ?
Il semblait avoir élu domicile dans une antique caravane elle-même installée sur une barge.
Un câble électrique était raccordé à une borne sur le quai... alors que le scooter utilisé pour les déplacements terrestres attendait sagement près de la passerelle donnant accès à la demeure flottante...
Parce que je ne suis pas absolument certain que ce bateau devait quitter souvent son « port d'attache ».
Quoi qu'il en soit, si vous voulez en savoir davantage sur ce « petit » canal qui ne figure pas parmi les plus connus de France, il suffit d'utiliser un moteur de recherche...
Vous savez bien, comme le dit si souvent mon petit-fils :
« Hé, Papy, on trouve tout sur Internet ! »
http://www.jedecouvrelafrance.com/f-65.cotes-d-armor-canal-ille-rance.html
------------------------Post Scriptum--------------------
J'ai oublié de vous dire que j'ai fini la journée à Cancale.
Et avant d'aller déguster des huîtres sur le port, je m'étais installé sur la pointe du Grouin, d'où j'ai pu assister à un magnifique coucher de soleil...
Autres clichés ici:
http://bernardino.over-blog.net/coucher-de-soleil-%C3%A0-cancale.html
Passer à travers les gouttes
Que j'vous raconte...
Cela faisait un bon moment que je n'avais pas effectué de marche... Pas envie, pas le courage...
Bref, compteur à zéro.
Et cet après-midi, voyant le soleil pointer le bout de son nez, je me décide (enfin) à partir dans les petits chemins.
Le vent de Sud-Ouest se déchire et hurle en agressant les branchages...
Mais dans mon creux de chemin, je ne le sens absolument pas.
Je débouche sur la route qui monte vers Trans, et là... changement de décor.
Une horde de corbeaux crie à tue-tête,
Les oiseaux semblent surfer à la crête de vagues invisibles qui, poussées par le vent violent, remontent les flancs de la colline.
Je continue à grimper vers les Batailles...
Mais arrivé au sommet de mon périple, j'aperçois au loin une magnifique nuée qui se déleste gentiment.
De gros nuages gris arrosent abondamment le village de Jublains.
Je décide alors d'accélérer le pas afin de parvenir au moins à la Chauvière, où je pourrai me réfugier sous le hangar.
Je constate alors avec délices que la pluie a dû prendre du retard.
Mon prochain abri devrait donc être le Carrefour Market.
En avant pour cette option.
J'en profite pour grappiller quelques mûres, sans doute les dernières de la saison.
Mais les gouttes entament leur gentil ballet... doucement, posément...
C'est alors combien je regrette de n'avoir pris qu'une polaire... rouge et noire.
Ah, elle va être jolie dans quelque temps mon "éponge" bicolore!
Mais que vois-je sur le parking de la supérette?
Une Toyota Avensis portant une longue caisse grise.
Que je connais forcément très bien !
Vite, je me précipite... Mais la voiture démarre...
Je cours comme un dératé...
Arrivée au Stop du Parking, mon épouse ne m'a toujours pas vu.
C'est alors que survient un gros camion qui l'oblige à attendre!
Je frappe au carreau! Elle sursaute.
Je suis sauvé!
Non seulement j'ai trouvé un abri, mais je peux bénéficier d'un véhicule pour le retour,
Juste au moment où la pluie se met à tomber à seaux.
Voilà comment j'ai réussi à passer à travers les gouttes.
Un dernier détail: j'ai parcouru 5.5km, dont la plupart en montée, à la vitesse moyenne de 5.4km/h... (Voir ci-dessous)
Pas mal, non?
Polaris... Dragonfly... Skipper...
Il en est du modélisme comme pour beaucoup d'autres formes d'activités.
Je veux parler des effets de mode.
Certains se souviennent de l'époque PiccoZ, ce micro hélicoptère qui fit des ravages au niveau chiffre de ventes.
Et actuellement?
Il semblerait qu'un avion un peu étrange soit destiné à connaître un grand succès lui aussi.
Il s'agit de la réplique d'un modèle nommé Northstar, qui était paru en plan dans la revue MRA il y a de cela quelques "bonnes" années. ( N° 569, en 1987)
Déjà à l'époque, le concept m'avait séduit.
Pensez: un avion amphibie qui peut décoller de la terre, de l'eau, et même de la neige.
Qui peut donc être utilisé comme aéroglisseur!
Mais sans doute occupé par d'autres projets, j'avais abandonné...
Il se trouve que je viens de découvrir la réplique de ce modèle!
http://www.colinusher.info/Model%20Aircraft/Polaris%20Construction%20Guide%20Scratchbuild.pdf
D'une taille réduite, construite en dépron, propulsée par un moteur électrique.
Et sur les différentes listes de discussion, on vantait les qualités de vol de cet engin.
Fouinant sur le Net ou dans les revues, je devais découvrir qu'on pouvait trouver un modèle très semblable nommé Butterfly ou Snipper selon les revendeurs!
Avec des articles élogieux!
Il n'en fallait pas davantage pour que je me mette au boulot.
J'ai donc construit mon Polaris.
Et alors?
Ben dès le premier vol, j'ai compris que mon modèle devait être né sous une mauvaise étoile.
Un centrage un peu trop avant, un atterrissage un poil trop cabré, le "cul" qui talonne, et tout l'empennage arraché!
Mais déjà j'entrevois les capacités du modèle!
Réparation... Et pose de quelques renforts...
Seconde sortie. L'engin décolle en glissant sur l'herbe accompagné du miaulement aigu de l'hélice...
Le bonheur!
Et puis tout à coup, mon Polaris s'incline à droite, s'engage en virage serré...
Damned!
Je comprends immédiatement que le servo d'ailerons vient de lâcher!
Je préfère ne pas décrire le retour au sol. Mais mon bel oiseau est très fortement cabossé.
Re-réparation...
Troisième sortie: je perds l'hélice en vol!
Quatrième sortie: juste avant le décollage, je me rends compte que le servo d'ailerons (pourtant remplacé...) vient de rendre l'âme! Avouez que le sort s'acharne, non?
Retour à l'atelier pour procéder au changement.
Cinquième sortie: en enfournant le Polaris dans le coffre, je m'y prends comme un manche: je casse l'extrémité de l'aile gauche et son flotteur...
Re-re- réparation.
Mais depuis, j'ai effectué quelques vols sans ennuis.
Je crois donc avoir enfin vaincu le (très) mauvais oeil qui me poursuivait!
Cependant, échaudé par mes "expériences malheureuses", j'avais déjà entrepris la construction d'un second appareil!
Il est donc bien avancé.
Mais je voudrais juste revenir sur les réparations.
Pour ce faire, j'utilise la colle "Résist à tout" de chez Pattex. Pas donnée, puisque je la trouve dans mon patelin à 7.56€ le tube de 20 grammes.
Cela fait cher du kilo! (Je vous laisse faire le calcul!) Mais je lui trouve tellement de qualités..
Et au niveau de la finition? Je me sers d'un enduit de rebouchage...
Vous trouverez ci-dessous quelques clichés de mon modèle N°1... alors en pleine restructuration. Et à ses côtés, celui qui est appelé à lui succéder!
Ah, j'ai oublié de mentionner un de mes "défauts" dont certains se moquent allègrement:
il paraît que j'ai horreur de jeter, et que "je fais durer"... (consultez d'autres articles de ce blog, vous comprendrez!)
Même avec un modèle très endommagé, j'entreprends une expertise, souvent suivie d'une remise en état.
Curieux comportement tout de même... dans ce monde du consommable où dès qu'un produit présente la moindre panne, on s'empresse de le remplacer par un neuf!
M'enfin!
C'est pas maintenant que je vais changer!
Voici donc mes ingrédients pour redonner vie à un modèle mal en point...
Bons vols à tous avec ce Polaris ou l'un de ses nombreux "cousins"!
Détail emplanture droite réparée avec colle "Résist à tout" et le nez barbouillé avec enduit rebouchage.
Le saumon gauche a été arraché lors de la mise dans le coffre de la voiture... La séquence: recollage, enduit, puis peinture.
Fête de la bière à Munich
J'ai eu tout dernièrement l'occasion d'effectuer un séjour au Tyrol près d'Innsbruck. (Breitenbach am Inn, 6252, Tirol, Autriche)
Et parmi les "excursions" figurant au programme, on trouvait bien évidemment la fameuse fête de la bière... (Oktober Fest en allemand)
Pour s'y rendre, il suffisait de parcourir une grosse centaine de kilomètres et arriver en Allemagne, côté Bavière...
Ce dimanche matin du 22 septembre, j'étais donc confortablement installé dans des gradins pour admirer le défilé folklorique traversant Munich.
Avec de nombreux groupes venant de l'étranger.
Longue cavalcade musicale et très colorée. avec des chars dont l'un était tracté par 10 magnifiques chevaux noirs. (voir dernier cliché ci-dessous)
Dès la fin du défilé, de puissantes balayeuses nettoyaient immédiatement la chaussée, pendant que des équipes enlevaient barrières et balustrades...
Efficacité toute germanique!
Vers 13h30, on se retrouve dans une immense salle pour le repas "bavarois".
Avec animation, dont la chope de bière est un élément essentiel: le fameux mass, contenant un litre!
Et à plusieurs reprises, on entonne "Ein prrrosit..." en levant le coude.
(Cliquer sur la flèche "Lecture" ci-dessous)
Sauf que lorsqu'on boit un peu plus que d'habitude, il faut ensuite inévitablement distiller... plus souvent que d'habitude, évidemment!
C'est pourquoi même les urinoirs sont eux aussi "à la hauteur" de l'événement!
Et l'après-midi, c'est le passage obligé vers la fête foraine.
Moi qui n'aime pas particulièrement les grands rassemblements, ben... j'ai été servi!
Tout est dans la démesure.
Des chapitaux pouvant contenir jusqu'à 6000 personnes!
Des litres et des litres de bière engloutis par une foule assoiffée...
Que dis-je, des hectolitres!!!
Et pour tout ce joyeux monde, la recherche d'une profonde griserie à tous les niveaux.
Que ce soit au niveau de l'ambiance, de la boisson, de la bouffe ou des sensations fortes procurées par les attractions foraines plus délirantes les unes que les autres.
Je ne vous fournirai aucun chiffre concernant cette "Oktober fest". (voir l'article wikipédia en 1)
Ils me donnent le vertige.
Mais une toute autre forme de vertige que celui éprouvé par ces nombreux buveurs qui, allongés sur la pelouse bordant l'immense statue "Bavaria", cuvaient péniblement leurs excès de bière! Ou de schnaps...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bavaria_(statue)
Il ne fait cependant aucun doute que cette fête "kolossale" est un événement exceptionnel qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie!
Ein prosit.... Ein prosit... der gemütlichkeit!
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Documents divers
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Oktoberfest
www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=VSTY-Aan7Q0
http://www.allemagne-service.com/Pagef/Fete-de-la-Biere-Munich.html
LE TROU DE BOZOULS
Lorsqu'on se trouve dans l'Aveyron, il est une curiosité naturelle incontournable: je veux parler du trou de Bozouls.
http://www.bozouls.com/idx2.html
Impressionnant canyon creusé par un cours d'eau dans la roche calcaire.
Début de la visite "par le haut"...
Puis resto au bord du précipice, avec au menu saucisse et aligot.
Et puis on descend dans le trou...
Voilà pour cette journée passée dans l'Aveyron...
Petit rappel: nous avons installé notre caravane sur le camping de Saint Geniez d'Olt... juste en bordure du Lot.
Charmante petite ville touristique très animée.
Avec tout ce qu'il faut sous la main pour passer des vacances tranquilles.
A+
Canal du Nivernais: Ecluse d'Anizy
Juste un petit mot à l'adresse de la dame qui gère l'écluse d'Anizy. N°24 versant de La Loire...
Employée par VNF en compagnie de son mari, elle entretient les lieux avec beaucoup d'assiduité.
Ne nous a-t-elle pas dit qu'elle avait utilisé hier au soir 144 arrosoirs afin d'humidifier ses plantations?
Etonnifiant!!!
Avec énormément de passion, elle nous a parlé de son métier, de son amour pour ce canal...
Et de ses efforts afin de le rendre plus attrayant encore.
Et aussi de sa prochaine retraite...
Qu'elle envisage néanmoins active, en proposant gîte d'étape, boissons, rafraîchissements, tartes, confitures, légumes... ainsi que location de vélos...
Tout ça en allant s'installer dans l'ancienne école du village tout proche.
Je n'aurai qu'un mot: bonne chance à vous, madame l'éclusière.
Et merci pour votre enthousiasme.
Les 16 écluses Canal du Nivernais
J'ai découvert ce canal il y a déjà quelques années.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_du_Nivernais
Et j'ai eu envie de retourner faire un tour le long de son halage
Lors de ma première visite, j'avais particulièrement apprécié le passage dit des 16 écluses, qui démarre aux étangs de Baye, là où on est sur le point haut de cette voie d'eau artificielle.
J'ai donc posté mon véhicule près de l'écluse N°16, et j'ai commencé l'ascension.
Sachez que sur 3.6km, on va découvrir 16 écluses chargées de gérer un dénivelé de 40 mètres.
Le tout dans une vallée relativement étroite et sinueuse.
Certaines écluses sont encore actionnées par des poutres de bois, ce que les opérateurs chargés d'ouvrir les portes préfèrent bizarrement aux manivelles, qu'ils trouvent plus agressives au niveau des bras et du dos!
A certaines écluses, on peut se désaltérer, et l'on rencontre également des animations apportant un brin de fantaisie...
Et puis on arrive à Port Brûlé...
Là où se trouve un feu rouge qui régule le passage sous les voûtes de La Colancelle.
Le canal se faufile alors entre deux parois encaissées, pour disparaître parfois sous des tunnels, les fameuses voûtes.
Le canal n'est plus alors signalé en surface que par quelques puits d'aérations en pierre, sur lesquels on peut lire l'altitude dans des "poinçons" métalliques. (points géodésiques)
Et puis on parvient aux étangs de Baye, chargés d'alimenter en eau les deux versants du canal.
Je décide alors de faire demi-tour, afin de profiter de la descente...
Et prendre le temps de contempler l'admirable travail réalisé par des hommes qui ne possédaient pas les moyens techniques actuellement à notre disposition!
Je ne voudrais cependant pas terminer ce mini-reportage sans évoquer la conversation échangée avec une dame plus toute jeune.
Qui descendait systématiquement de son bateau pour tourner les manivelles, aider les éclusiers, et faire la causette avec qui le souhaitait.
C'est ainsi qu'elle m'a appris sa nationalité: Suisse allemande.
Mais en compagnie de son capitane de mari, elle avait vécu de longues années en Afrique du Sud, et disait maintenant s'exprimer plus facilement en anglais qu'en allemand.
Mais je peux vous assurer que son français était fort bien maîtrisé, et très fleuri!
Avec des expressions dénotant un esprit malicieux et fort vif!
Ces rencontres fortuites font également partie des charmes de ce canal!
Mais vous voudriez peut-être voir d'un peu plus près le profil de cette magnifique promenade?
Enregistré par mon logiciel Endomondo, le parcours de ces 16 écluses est donc visionnable à cette adresse:
http://www.visugpx.com/?i=1376418959
A bientôt pour de prochaines aventures!
--------------- une vidéo fort intéressante -----------------
http://www.terredescales.net/terredescales/Accueil.files/html5video/cdnshort.mp4
Quand l'honnêteté n'est pas un vain mot...
Ce vendredi 9 août
J'accroche les vélos derrière la voiture, et nous partons en direction de Biches, à quelques km au sud de Châtillon en Bazois.
Le parcours le long du canal « Nivernais » est fort sympathique.
Arrivée au port de Châtillon.
Nous nous installons à une table nouvellement aménagée.
Les prunes dans les arbres voisins sont encore très vertes.
Quelques photos...
Mais immédiatement nos regards sont attirés par de drôles de vélos... dont un grand bi !
Arrêt... et la discussion s'engage avec un couple de Hollandais qui nous vante les charmes de la Bourgogne.
Nous expliquant les difficultés auxquelles ils ont dû faire face afin de monter leur petite entreprise de locations de vélos.
Echange d'adresses mail...
« Au plaisir ! »
Je suis presque arrivé au terme de la promenade.
Mais c'est là qu'un plan me semble intéressant à mettre dans la boîte à images.
Je m'arrête...
Heu... où ai-je donc pu ranger mon appareil numérique ?
En un éclair, je revois la scène...
Mais c'est bien sûr !
Je suis absolument certain d'avoir laissé mon Panasonic Lumix sur la table à Châtillon.
Aux dires de mon épouse, il paraît que j'ai alors accéléré tous mes mouvements afin de remonter au plus vite les vélos sur la voiture.
Et sans trop d'espoir, je mets le cap sur Châtillon.
J'arrive devant le banc fatidique.
Une bande de cyclistes s'y trouve.
« Vous n'auriez pas trouvé un appareil photo?
- Euh, non ! On vient juste d'arriver... Mais demandez plutôt à l'éclusier ! »
Je préfère aller directement chez mes loueurs hollandais.
J'ai à peine le temps de descendre de voiture que j'entends :
« Ah, caméra ! »
Et je vois l'homme se diriger rapidement vers sa boutique, pour en ressortir avec ?
Mon appareil photo !
In-croy-able !!!
C'est alors qu'il m'explique :
« Un ami à nous est passé juste après votre départ de la table... Où il a trouvé un appareil photo.
Il est venu nous voir avec, en nous demandant si... par hasard...
J'ai visionné quelques clichés, et je lui ai tout de suite dit que je connaissais le propriétaire !
C'est alors qu'il m'a confié l'appareil !
Et voilà, je suis très heureux de vous le remettre !»
Comme vous pouvez facilement l'imaginer, en l'espace de quelques minutes, j'ai vécu des moments intenses, allant du désespoir total de retrouver mon numérique, à la douce folie de l'avoir miraculeusement récupéré !
Me permettrais-je toutefois d'ajouter que, en me rendant ce « jouet » témoin de mes virées, mon interlocuteur hollandais m'a dit :
« Ici, pas de criminalité ! Tout le monde est honnête ! »
Ayant bien du mal à maîtriser mes émotions, je l'ai chaleureusement remercié, en lui demandant de transmettre également tous mes remerciements à son ami.
Dois-je vous dire que je retournerai prochainement à Châtillon ?
Parce que j'irai voir ces Hollandais.
Et je ne viendrai pas les mains vides !
Car la probité est une vertu que l'on doit respecter...
et encourager, n'est-il pas ?
Il est des jours où rien ne se passe comme prévu!
Il est des matins, comme ça... où, sans trop bien savoir pourquoi, on se dit que la journée va être bien remplie.
Plantons le décor : il fait beau, et je propose à mon épouse faire un tour au bord du canal latéral à la Loire.
La virée commence par l'allée couverte longeant le port de Decize
puis à l'écluse de saint Maurice
virage à gauche vers l'écluse de Saulx.
Tout va bien...
Arrivée au pont lieu-dit les Feuillats.
« Qu'est-ce qu'on fait ?
- On continue encore un peu, » me répond alors mon accompagnatrice.
Un petit kilomètre en pédalant doucement, au rythme du canal.
Et puis elle décide de se désaltérer avant de faire demi-tour.
Et nous repartons en direction de Decize...
Mais j'ai à peine le temps d'effectuer une centaine de mètres que ma roue arrière s'est totalement dégonflée !
En un éclair !
« C'est pas grave, dis-je alors avec un grand sourire, j'ai ma bombe miracle! »
Ouais, sauf que là encore, cela ne va pas se passer du tout comme prévu !
Car au lieu de se disperser dans la chambre à air, la mousse sort de partout !
« Comme avec une bombe de crème Chantilly ! » dirait ma sœur Marie-Jo. (Chantilly dont elle raffole, mais ne le répétez surtout à personne, hein?) !
Face à cet incident technique pour lequel je me réjouis de ne pas être tout seul au bord du canal, je propose alors à mon épouse le plan suivant :
« Ben tant pis !
Nous allons nous rendre jusqu'à l'auberge proche du pont.
Là , je prendrai ton VTT pour revenir au camping.
Il me suffira alors d'installer le porte-vélo sur la voiture et je reviens te chercher aussi rapidement que possible ! »
Sauf que là encore, ça ne va pas se passer comme prévu.
Parce que cette fichue roue arrière était équipée d'une chambre dite « anti-crevaison »,
Elle contient donc un liquide visqueux chargé de calfeutrer les fuites...
Mais, suite aux abondantes pluies de la nuit précédente, le « calfeutrage » a dû se diluer totalement, et ainsi libérer les trous précédemment occasionnés par des épines ! (Ce que nous ne tarderons pas à vérifier, mais attendez la suite!)
Et tout ce bidule visqueux va même provoquer le déjantement total de la chambre : une véritable étripation !
Tant bien que mal, nous parvenons à l'auberge.
Le patron sort, nous voit dans cette posture plutôt comique.
C'est là que je lui annonce mon plan.
Mais à ma grande stupeur, il me dit :
« Ben vous n'allez tout de même pas bousiller votre sortie à vélo ! Attendez un peu ! On va arranger ça tout de suite! »
Il disparaît quelques instants, pour revenir avec... une roue prélevée sur son propre VTT ! Je commence à comprendre : il veut me confier sa chambre à air !
Il entreprend le démontage de son pneu, tout en me demandant de regonfler ma chambre puis de la tremper dans une bassine toute proche !
C'est là que je découvre plusieurs trous !!!
Puis, passant la main à l'intérieur du pneu, je déniche trois grosses épines. Que je vais me faire un plaisir d'extirper !
Comme quoi le liquide anti-crevaison avait fait son boulot, mais il n'a surtout pas apprécié l'humidité !
En deux temps trois mouvements, l'homme de la Providence a déjà fini de remonter chambre + pneu, puis un coup de gonfleur à pied...
Et hop ! Mon VTT est redevenu opérationnel.
Je convie l'aubergiste à nous servir un bon demi bien frais, tout en le priant de ne pas s'oublier.
Lorsque je lui demande la note, il me « facture » uniquement les boissons.
Je lui dis qu'il n'est pas sérieux...
Mais il me rétorque avec un grand sourire :
«Ben quoi, qu'est-ce que ça coûte une chambre à air, hein ? C'est pas ça qui va m'empêcher de vivre !
Et puis si on ne peut plus rendre service aux gens... »
Nous avons alors entamé une longue discussion sur les rapports humains...
Et au moment de le quitter, j'ai bien évidemment laissé un pourboire qui devrait lui permettre de racheter au moins une chambre à air... et peut-être aussi quelques « rustines » !
Mais sûrement pas une bombe anti-crevaison !
Puis nous avons repris notre promenade le long du canal.
Tout en méditant sur l'accueil reçu à l'auberge.
Et s'il vous arrive de passer par les Feuillats, soyez sûrs que vous serez bien reçus !
Merci encore, Monsieur l'Aubergiste !
Elément Majeur de notre dépannage (il devrait comprendre l'allusion)
PS : rentrant au camping, et comme je trouvais mon pneu un peu sous-gonflé, je lui en ai remis un p'tit coup...
Sauf que là encore...
Durant le repas, nous avons entendu un drôle de bruit, suivi d'un sifflement !
J'ai fini par découvrir que la valve de ma « nouvelle » chambre venait d'exploser !
Ne vous avais-je pas prévenus :
Il est des matins, comme ça... où, sans trop bien savoir pourquoi, on se dit que la journée va être bien remplie !






