Le brouillard a tout mis dans son sac de coton
Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton
Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison...
Maurice Carême
Je partais faire voler vers le Montaigu.
Lorsque, arrivant au sommet de la Beslière, j'aperçois le château de Montesson qui émerge de la brume...
Mais tout autour, la ouate semble avoir du mal à se dégager du sol...
Forcément, je m'arrête... et clic!
Puis je remonte en voiture, direction le parking... d'où je vais surplomber la plaine des Coëvrons.
Emergeant de la brume, la silhouette un peu massive de la basilique d'Evron tente de se faire une place au soleil...
Quelques molles fumées tentent d'escalader le ciel, sans grande conviction...
Des bruits me parviennent, lointains, feutrés... Parmi lesquels... Mais? ne dirait-on pas le roulement d'un train?
Vers la droite, je cherche les bâtiments de la Dolomie de Neau, que j'ai du mal à distinguer... Quant au plan d'eau de Gué de Selle... inutile: il a été complètement absorbé... ingurgité... avalé pour la masse ouatinée.
Et puis je reste là, à contempler le paysage... de longues minutes... en me disant que les clichés ne réussiront pas à traduire ce que je ressens.
Au fait? N'étais-je pas venu là pour faire évoluer un modèle?
Face au spectacle qui m'est offert, la motivation principale est devenue secondaire; mais je remplirai tout de même mon contrat en filant côté Nord de la butte.
Où, ce coquin et paresseux soleil n'a pas encore fait l'effort nécessaire pour se trouver un peu plus haut dans le ciel... moi je serai dans l'ombre... mais j'enverrai ma petite aile volante se chauffer en altitude, là où elle aura la chance d'évoluer en pleine lumière.
Elle s'en donnera à coeur joie, en multipliant les cabrioles et les passages rapides dans le cri aigu de son hélice.
Pour le plus grand plaisir de son pilote encore totalement sous le charme...
Plus tu joues, et plus tu gagnes moins!
Dans le domaine du jeu... y'en a toujours au moins un qui gagne.
C'est bien connu.
Si LE gagnant est fort satisfait d'avoir atteint son but, combien sont ceux qui ont investi plus ou moins de pognon dans une hypothétique mise de fonds, dont le principal bénéficiaire est celui qui aura organisé le jeu!
Je ne vous parlerai pas de la FDJ, du PMU, ou des différents casinos...
Non, non... Je prélèverai simplement mon exemple dans ma revue TV hebdomadaire.
Ainsi donc, supposons que je sois tenté par les 200€ que l'on promet au gagnant.
- Première option:
- La ligne Audiotel n° 0 892 12 09 12 (0,50 € TTC la minute hors surcoût éventuel opérateur).
Ce qui, somme toute ne semble pas très onéreux. Mais combien de temps avant de pouvoir déposer sa réponse...?
- Seconde option:
- SMS + 74 400 (0,75 € TTC par SMS + prix d’un SMS X 4 maximum).
en envoyant au 74400 le mot ARGENT. Si la réponse est bonne, il recevra un nouveau SMS lui demandant de renvoyer son numéro de téléphone(!!!), nom, prénom et adresse complète. Un SMS de retour lui indiquera alors qu’il est bien inscrit pour participer au tirage au sort qui sera effectué parmi l’ensemble des bonnes réponses à la date indiquée sur le visuel du jeu. Pour toute la durée du jeu, une seule participation par joueur (même nom et/ou même adresse et/ou même téléphone) pour le présent jeu, sera remboursée comme suit :
– Par SMS au tarif maximum soit de 3,00 €uros (ce qui correspond à la tarification SMS+ pour 4 SMS)
– Par Audiotel, au temps réel de communication passé, avec un plafond maximum de 1,50 € par appel correspondant à 3 minutes de connexion.
Pas besoin d'avoir fait les grandes écoles pour comprendre que l'organisateur du jeu va vite récupérer ses 200€... voire nettement plus!
Ah... faut quand même mentionner qu'on peut se faire rembourser son appel pour 1.50€ maximum ou son SMS pour 3€ maxi. Qui a dit que l'organisateur n'était pas philanthrope?
Hein? Elle est pas belle la vie?![]()
Post Scriptum: Ah, j'ai oublié de mentionner une chose importante. Chaque joueur est prié de bien vouloir fournir un certain nombre de renseignements... qui constitueront un fichier d'adresses avec numéros de téléphone... que l'organisateur pourra (éventuellement,) monnayer, non?
C'est qui gagne? Hein?
Dois-je préciser que je n'ai pas jugé utile de jouer!
Points du jour
Ce matin, en allant chercher le journal... mon regard est attiré par quelques perles qui scintillent dans le maigre faisceau lumineux des LEDs... dont l'énergie est fournie par le soleil via des capteurs.
Et puis ce soir, au moment où le soleil enflamme l'horizon... avec une puissance infinie...
Deux extrémités de la journée aux couleurs très différentes...
Qui me laissent toujours autant admiratif des spectacles magiques dont la nature a le secret
.
Aile volante Mini Rainbow Wing
Par un joli(?) jour d'octobre au ciel bas et gris... je déambule sur le Net... pour tomber sur un mini arc-en-ciel!
Il s'agit en fait d'une toute petite aile volante en EPP... donc quasiment incassable, et dont le prix défie toute concurrence puisqu'elle est affichée à 15.85€, port compris!
Et comme j'ai envie de me faire plaisir... bing, un coup de Paypal... et c'est parti.
Que sait-on de cet engin?
| Marque d'article: DW HOBBY Nom de l'article: Mini Rainbow EPP 600mm Wingspan RC Airplane Kit Matériel: EPP Envergure: 600mm Longueur: 300mm Poids volant: 110 g |
Moteur: C10 2900kv ESC: 10A Hélice: 5x3 Servos: 2.5g * 2 Batterie: 2s 400-600mAh |
J'en profite pour commander le moteur, le variateur, la batterie..
Le petit colis me parvient quelque temps plus tard... et dans la mesure où je suis accaparé par un autre sujet... je mets provisoirement de côté.
Pour ré-activer le projet... un jour pluvieux... toujours sans arc-en-ciel.
L'assemblage ne demande pas un investissement/temps extraordinaire... et comme tous les collages s'effectuent à la cyanolite... le bidule est opérationnel très rapidement.
Ne possédant au niveau des réglages que la position du centre de gravité... je ne sais rien quant à la valeur que je dois donner aux deux élevons pour le vol "normal"... et rien non plus sur les débattements. On verra ça sur le terrain!
Or donc, un matin sans vent, je file vers un champ herbeux... je tâte les gouvernes...
Et "J'y vas-t-y, j'y vas-t-y pas?
Pis comment qu'on fait pour lancer?"
La solution qui me semble la plus pertinente consiste à saisir l'engin par le bout de l'aile et hop!
Là, je comprends très vite deux choses:
- j'ai été fort généreux au niveau des débattements...
- le centre de gravité est sans doute un poil top arrière!
Retour à l'atelier où, afin de dompter le cheval sauvage, je procède à quelques aménagements... avec ajout d'un chouïa de plomb dans le nez.
Deux ou trois nouveaux lancers pour affiner le neutre des gouvernes... établir les débattements à 4mm de chaque côté... et 50% d'exponentiel... pour me retrouver alors aux manches d'un petit bolide fort sympa à piloter!
N'empêche que cette mini aile s'avère très véloce. Sans doute que I'impression de vitesse est accentuée par la taille rikiki de l'engin et le miaulement de l'hélice propulsive. Toujours est-il qu'on peut alors enchaîner les tonneaux, les loopings... maintenir le vol dos... sans aucune difficulté! Tout ça dans un mouchoir de poche! (ou presque!)
Mais il est également possible de faire évoluer Flying Wing très lentement... au point de pouvoir se l'amener dans le creux de la main!
Je ne m'étendrai pas plus longtemps sur le sujet... dont la masse finale atteint... 110 grammes!
Bien loin des fatidiques 800g au-dessus desquels il faut procéder à la déclaration auprès de la DGAC/AlphaTango...
La morale de mon histoire? C'est qu'en ce qui me concerne, je n'ai pas besoin d'un investissement financier ébouriffant pour me faire plaisir...
Mon petit véhicule tolère la présence de cette aile sur la plage arrière.
Et un tout petit bout de champ suffit pour effectuer un vol de 12 minutes.
Alors, que demander de plus?
Vol de pente En Bretagne
Durant les dernières vacances d'été, j'ai effectué un séjour à Erquy.
Petit port que j'avais déserté depuis pas mal de temps.
Les conditions météo se montrant favorables, j'ai pu me livrer à l'un des mes sports favoris, à savoir le vol de pente en bord de mer.
Dans la mesure où la côte est très découpée, les orientations utilisables sont multiples, avec une prédominance "Nord".
Un jour où je faisais évoluer mon "Ippon" sur le Cap, j'ai été abordé par un jeune homme avec lequel j'ai eu le plaisir d'échanger quelque peu.
Et comme il avait pris plusieurs clichés, je lui a demandé s'il aurait la gentillesse de me les envoyer...
Le temps a passé... jusqu'à ce que 1er décembre je reçoive un mail ainsi libellé:
Merci donc à Benjamin de ne pas m'avoir oublié.
Car avec ces clichés, j'ai pu me remémorer de bien agréables moments.
Support de caméras
Cela faisait un moment que l'idée me trottait dans la cervelle. Mais j'avais beau crayonner, bidouiller, essayer... Rien à faire, je ne parvenais pas à obtenir ce que je souhaitais.
J'étais pourtant allé sur différents sites tel le fameux Thingiverse... et là non plus... rien pour me satisfaire.
Mais vous allez me dire: "Quel était donc ce projet?"
Un truc tout bête.
En un premier temps, lorsqu'il est posé sur mon trépied "made in China", pouvoir basculer mon smartphone de la position horizontale à la position verticale. Et inversement!
Un coup d'imprimante 3D à partir d'une esquisse sommaire... Charnières, tige filetée de 4mm, écrou nylstop.
Ça marche!
Mais non satisfait d'avoir greffé cet appendice sur mon trépied, voilà-t-y pas que je me mets en tête d'y adjoindre un appareil photo numérique.
"Prendre deux clichés en même temps? Faut être complètement malade!"
Ben chacun fait comme il l'entend, non?
Mettant alors à profit mes petites connaissances en dessin 3D ( pas facile d'essayer d'être autodidacte) je recommence à dessiner à l'aide du logiciel Sketchup.
Et au final?
Une sorte de base en forme de "Z", avec en quinconce une bascule pour le smartphone et une autre pour le numérique. Pourquoi ce décalage? J'avais peur qu'en position "paysage", mes appareils ne se touchent. Avec ma solution, aucun problème..
Et on envoie tout ça dans l'imprimante Anet 3D...
Quelques longues minutes plus tard, il me suffit de limer un p'tit coup par-ci, un p'tit coup par-là...
Glisser une tige de 4mm... et afin que ça reste dans la position souhaitée, serrer juste ce qu'il faut pour que ça pivote librement, mais sans forcer!
Grâce à ma bidouille, je vais maintenant disposer d'un outil fort pratique, me permettant sans grandes manoeuvres de positionner mes "preneurs de vues" comme je le souhaite! (Y compris une caméra vidéo ou une petite Moebius...)
Parce que lorsque je pars faire voler en solitaire (ce qui est très souvent le cas), je ne veux pas perdre mon temps rien que sur l'aspect photos.... je préfère me concentrer sur le vol... dont les conséquences pourraient s'avérer plus douloureuses qu'une fausse manip' sur le trépied.
J'en connais qui vont encore dire:
"Mais quand est-ce qu'il laisse ses neurones au repos?"
Faut pas les laisser s'ankyloser! Les "grands sportifs" vous le diront... "Entraînement... Entraînement... Entraînement... Telle est notre devise!"
Sauf que moi, je n'ai jamais été vraiment sportif des muscles...
Peut-être un p'tit peu sportif du cerveau? Allez savoir?
Lutter pour bouffer
Ce matin, je suis allé au Montaigu, comme souvent.
Il n'y faisait pas chaud, d'autant plus que le soleil tardait à dépasser la crête de la colline.
Mais juste avant de lancer mon motoplaneur, j'entends des piaulements... ces cris caractéristiques émis par les buses.
Scrutant alors le champ en contrebas, j'aperçois deux oiseaux dont la couleur et la forme se confondent avec les mottes de terre et les restes de maïs. Apparemment, ils se restaurent d'un petit animal. L'ont-ils chassé? L'ont-ils trouvé mort?
Soudain, je vois arriver un corvidé.... qui se pose à quelques mètres du couple. Puis qui s'approche... lentement... La tonalité des cris change. Des ailes se déploient. Reculade... Avancée... Et puis l'une des buses décolle.... filant se mettre à l'abri sur un chêne situé dans une une haie toute proche.
Corbeaux: 1- buses: 0
La guerre d'intimidation continue entre les deux oiseaux restés sur le champ de bataille... quand une autre ombre noire rapplique.
Les corbeaux sont maintenant supérieurs en nombre...
La buse tente de résister... mais les assaillants se montrent de plus en plus menaçants.
Semblant abandonner la "partie", le rapace finit par rompre le combat en décollant.
Les oiseaux noirs le prennent en chasse. Et la buse n'a d'autre solution que de trouver refuge sur le chêne déjà occupé par son alter ego...

Débarrassé de leurs concurrents, les corbeaux retournent alors sur le terrain... où ils commencent à ripailler tranquillement en vainqueurs qu'ils sont.
Corbeaux 2, buses 0
Et malheur aux vaincus!
J'ai vivement regretté de ne pas disposer d'un appareil numérique avec un zoom intéressant...
Mais le combat auquel j'ai pu assister pourrait se résumer de la sorte:
"Lutter pour bouffer".
Pourtant, avant de propulser mon modèle dans les airs, je me suis posé la question de savoir si la situation dont j'avais été le témoin n'était que l'apanage du monde animal...
J'en doute vraiment!
Mise en scène
Voilà-t-y pas qu'un jour, je reçois un appel émanant d'un ami, me disant en substance:
"Est-ce que tu te souviens du soir où l'on t'a demandé si un autre livre était en préparation?"

Ce à quoi j'avais répondu que, pour l'instant... j'étais déjà fort surpris moi-même d'avoir édité trois ouvrages.
Et mon compère de poursuivre:
"On t'avait amené à nous confier que tu avais des écrits en vrac... dont on avait réussi à te soutirer une copie... J'ai montré ça à un copain aux talents certains de comédien... et il m'a certifié après lecture qu'il verrait bien une utilisation de toute ta production..."

Mais comment? Parce que moi, je ne voyais pas bien ce qu'on pouvait tirer de tout ça.
C'était sans compter sur l'obstination de mon ami... qui en avait aussi parlé aux membres de la bibliothèque de son patelin... intéressés -paraît-il- en vue d'une animation locale.
Retour téléphonique: "Serais-tu d'accord pour participer à une rencontre avec du public?
- Euh... pourquoi pas... mais comment vois-tu ça?
- Pour l'instant, je retiens une date à la salle de Sainte-Gemmes le Robert... je vois avec mon comédien, et je te tiens au courant..."
Puis, silence radio... Jusqu'à ce que l'on me convie à rencontrer le comédien.
C'était hier... Nous avons échangé à bâtons rompus... et j'ai vu alors se dessiner une présentation théâtralisée de l'Ecole... du moins celle que j'ai connue... plus ou moins déformée par les yeux d'un "instituteur original" et d'un comédien!
Où les auditeurs-spectateurs seraient amenés à participer sous forme de témoignages...
Dans une salle aux murs desquels figureraient des cartes "Vidal-Lablache", des gravures Rossignol... Avec un tableau noir aux réglures Sieyès arborant la date et la Morale du jour... De vieux bouquins scolaires aux 4 coins de la classe d'un soir...
Au programme, on mettrait bien évidemment une récré, au cours de laquelle les participants auraient la possibilité d'utiliser des plumes, de l'encre violette, des buvards...
Voilà. Ce ne sont que des grands traits... mais j'avoue que ce projet me gratte la cervelle.
Alors, si vous avez des idées... si vous pensez pouvoir être des nôtres ce soir-là... n'hésitez pas à m'en faire part!
Et, si en plus, vous figurez parmi mes ancien(ne)s élèves, avec des souvenirs que vous avez envie de partager...
Cogitez bien!
"Spectacle" prévu pour novembre 2019... à Sainte-Gemmes le Robert.
Qu'on se le dise!
(Roulement de tambour du garde-champêtre!)
Fermez le ban!
Sur la voie verte vers Mayenne
Cela faisait un petit moment que je n'avais pas sorti un modèle réduit. Il fait beau, je décide alors de filer vers le Montaigu... Où la crasse s'accroche malheureusement à la cime des arbres. D'ailleurs, au loin, on distingue une langue nuageuse qui masque en partie les éoliennes d'Hardanges. Inutile d'insister!
Je redescends donc un peu dépité.
Et en sortant de voiture, qu'est-ce que j'aperçois? Vite, un trépied, le smartphone juché dessus, et on s'amuse un petit peu... (photo non truquée, j'insiste!)
Combien de "clones"?
Le repas se termine et, abandonnant l'idée de faire du modélisme, je décide de filer vers la gare de Villaines la Juhel afin d'emprunter la voie verte qui monte jusqu'à Javron. J'installe mon Pégase électrique sur le porte-vélo... et... et... je suis stoppé net dans mon élan, car à Champgenêteux, je me trouve dans un brouillard impénétrable. Il me faut donc là encore changer de stratégie. Mon choix se porte un poil plus au Sud: gare de la Chapelle au Riboul.
D'où je peux filer vers l'Ouest en direction de Mayenne. Et sous un soleil radieux!
Par endroit, le sol est jonché de feuilles multicolores, avec un prédominance du jaune...

Ayant atteint la borne qui se trouve à trois kilomètres de Mayenne, je décide d'effectuer un demi-tour.
Pour m'arrêter près d'un champ aux jolies fleurs bleues. https://fr.wikipedia.org/wiki/Phacélie_à_feuilles_de_tanaisie
Un peu plus loin, je découvre un tronc enjolivé de ronces... aux feuilles rouges.
Pendant que je prends ma photo, un groupe de cyclistes aux maillots bigarrés me double... Et ça papote, et ça discute... à plein la largeur du chemin.
Je n'en ai cure, et je poursuis ma route vers l'Est, pour m'arrêter une nouvelle fois, afin "d'admirer"(???) ce que l'on peut faire avec le cours d'un ruisseau. Rectifié et busé tout droit d'un côté du pont... Avec une sinuosité qui me paraît plus naturelle en aval...
Je voudrais pouvoir m'arrêter partout afin de profiter pleinement des couleurs de l'automne... nettement plus agréables sous le soleil que sous la pluie.
Autre arrêt, pour jouer avec la pancarte qui signale humoristiquement l'approche d'un carrefour...
C'est alors qu'un autre groupe me dépasse. Mais, me remettant vite en selle, je rattrape ces "jeunots" avec assez d'aisance pour provoquer chez certains une petite curiosité. Et j'ai une fois encore droit à "C'est de la triche"! Bof
Ayant atteint la gare d'Hardanges, je décide de faire à nouveau demi-tour.
Le chemin redescend gentiment vers mon point de départ.
Encore quelques clichés, pour le plaisir.
Et je retrouve Scénic sur lequel je hisse mon cheval "ailé".
Bilan de la sortie... Un bon bol d'air, quelques photos, la rencontre avec des marcheurs... et 27km au compteur!
C'est tout de même mieux que de rester "cutté" devant sa télé, non?
A cause de la guerre
A gauche mes grands-parents Duarté... A droite, les Munoz. Rue du Bignon à Villaines la Juhel, en 1943, pour le mariage de mes parents.
En ce 11 novembre 2018.... 100 ans après la fin des hostilités.
Alors qu'on rend hommage à tous ceux qui ont eu à souffrir de cette affreuse guerre.
Moi aussi je me souviens...
Je me souviens de mes grands-parents paternels et maternels.
1914... 1915... 1916... La plupart des hommes étant affectés aux tâches militaires (ouvriers d'armement, soldats...), la France avait besoin de bras.
C'est la raison pour laquelle de nombreux jeunes Espagnols ont franchi les Pyrénées, afin d'effectuer les indispensables travaux agricoles: moissons, cueillette des fruits, vendanges...
Leur tâche accomplie, ils repartaient vers leur pays natal... jusqu'à ce que certains décident de le quitter pour toujours et "débarquer" en France où, non seulement ils pouvaient trouver du travail, mais être reconnus avec davantage de dignité.
Migrants économiques s'il en est! (Et un peu politiques aussi... il me serait possible de développer!)
Combien de fois n'ai-je entendu mon grand-père Duarté m'expliquer les raisons de son "exil". L'arrivée de sa jeune femme, de ses frères... La formation de la "tribu" espagnole en terre française. L'éreintant travail dans la carrière de Fontaine Riant(!) à Sées dans l'Orne.
L'arrivée à Averton... puis à Villaines la Juhel...
Et le petit-fils d'immigrés que je suis se doit de leur rendre hommage.
Eux qui m'ont transmis des valeurs humanistes que j'essaie de porter aussi haut que possible. 
Et que j'espère avoir pu transmettre à mes propres enfants, à mon petit-fils...
Et peut-être aussi à mes jeunes élèves de CM...
Indispensable devoir de mémoire.



























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