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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50
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Le bon sens des Anciens...

18 Juin 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

 

Ce lundi matin, il bruine...

« Le lundi au soleil… » Chanson bien connue !

Mais dois-je vous  dire que je  ne suis pas surpris?

Parce que je crois avoir hérité de ce 6ème ou 7ème sens qu’utilisaient les Anciens…

J’y reviendrai  d’ici peu.

 

Pour l’heure donc, le ciel est bas, grincheux, d’un gris uniforme qui rappelle la couleur du plomb. La météo annonce que nous devons absorber cette queue de traîne avant de redécouvrir des conditions un peu plus conformes avec cet été qui s’approche en hésitant.

Mais  toujours en phase avec les Anciens, j’ai appris qu’il faut profiter du 2011-randos-2820.JPGtemps présent.

C’est la raison pour laquelle hier matin j’ai chaussé mes godasses, et que je suis parti faire ce que j’appelle mon « Grand Tour des Batailles » : environ 9km à pied.

Au sortir de ma maison, je n’ai qu’une petite centaine de mètres à parcourir pour me retrouver dans le chemin creux qui escalade le bocage.

Véritable boyau végétal au cœur duquel je me sens bien.

Et toujours grimpant, je finis par arriver au point culminant de mon périple, entre « Les Tertres » et « la Noë Fèvre du Haut ».

C’est un magnifique balcon qui me permet -entre autres- de visualiser 17 éoliennes !2011-randos-2785.JPG

Sans compter les 4 actuellement en construction sur Hambers.

Mais je peux aussi apercevoir  les cités de Jublains, Mayenne…

J’y rencontre fréquemment quelques animaux : hérons, lapins, buses…

A propos des buses, j’ai longuement admiré  ce dimanche matin  une «danse» effectuée par deux rapaces. Jeux amoureux sans doute.2011-randos-2800.JPG

Sur le retour, alors que j’emprunte la rue de Normandie, juste avant de bifurquer vers le plan d’eau, j’avise un tout petit coquelicot qui tente de survivre, au bord de la route2011-randos-2824.JPG. Bousculé par le souffle engendré à chaque passage de véhicule.


Je ne vous décrirai pas le sourire des automobilistes qui,  me voyant  à quatre pattes afin de réaliser mon cliché, doivent me prendre pour un doux dingue !

 

 

 

 

 

 

 

 

Au milieu de l’après-midi,  comme la météo annonce du vent de Sud-Ouest,   je m’en vais, planeur sous le bras, en direction d’un pente qui « va bien ».

Mon épouse m’accompagne. Elle sera mise à contribution afin d’effectuer quelques clichés.

Après 1 petit km de marche dans des « boyaux », nous débouchons sur l’aire de vol.

Devant nous : Bais, le Mont Rochard, le Montaigu…DSCN3787.JPG 

En contrebas, tels des animaux miniatures,  paissent de tranquilles ruminants ; sur leur droite, l’immensité d’un champ de maïs.

Déjà dans le chemin, au travers des branchages, j’ai aperçu des oiseaux voiliers en train de jouer avec les courants d’air. C'est de bon augure!

Mon planeur ne tardera pas  à les rejoindre afin de profiter de ces conditions favorables au vol à voile.

A plusieurs reprises,  mon modèle  va partager avec eux  les puissantes ascendances générées par le soleil réchauffant  la colline.

Mon attention sera toutefois  attirée par une buse dont le vol  me rappelle celui d’une de ses congénères au Montaigu.

Elle va choper une ascendance relativement bas, juste au faîte d’un rideau d’arbres. Puis elle se met à « enrouler » joyeusement pour gagner une altitude impressionnante.

Dès lors, elle va littéralement «jouer ». Repliant légèrement ses ailes, elle perd rapidement de l’altitude, puis les rouvre pour « rebondir » vers le haut… « décrocher » à nouveau et repartir vers le sol, « rebondir » à nouveau...

J’ai un oeil sur mon planeur, et un autre en direction de ces harmonieuses montagnes russes.

Puis la buse va retrouver un autre ascendance, dont elle tire le maximum de profit.

C’est alors que, arrivée au-dessus de la Cossonnière, elle effectue un rapide  demi-tour, repliant assez fort ses ailes, pour  partir « vent au cul » en direction de l’endroit d’où elle avait surgi. Vitesse impressionnante !

Puis plus rien… Elle disparaîtra pour le reste de l’après-midi !

Je vais essayer de l’imiter avec mon planeur.

Capable lui aussi de fantaisies acrobatiques semblables  à celles de la buse. Mais « mon oiseau »  y ajoute tonneaux, vol dos, renversements… Ce que l’oiseau pourtant bien plus doué que moi pour tirer profit des ascendances ne peut sans doute pas faire.

Je vais donc effectuer un vol supérieur à une heure et demie, terminé par un atterrissage impeccable dans le tout petit bout de prairie abandonné par l’agriculteur… étroit !

Faut pas se louper...

 

Retour à la maison en empruntant à nouveau le boyau végétal sous l’accompagnement musical des oiseaux.DSCN3796.JPG

Le cœur gai…

 

Mais revenons à mes propos du début.

Ne vous ai-je pas dit que j’avais adopté la philosophie des Anciens ?

Qui disaient : « Profitons du temps présent, demain est un autre jour. »

Mais qui utilisaient un certain nombre d’observations récurrentes pour en faire des « prévisions » quasi infaillibles.

C’est ainsi que je sais depuis  longtemps… 

« Bernard, si tu vas faire voler à la Roche… le vent est Sud-Ouest… dans les heures qui vont suivre, c’est pratiquement sûr… il pleuvra ! »

Là encore, je ne me suis pas trompé.

Mais loin de moi l’idée d’éprouver le moindre regret vis-à-vis de cette pluie.

Parce qu’hier, j’ai largement profité des conditions météo m’ayant permis de parcourir quelques jolis km dans mon bocage.

Le tout agrémenté par un bien agréable  séance de vol !

 

Reportage photographique ici : https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/DigitalesEtAutresFleurs?authuser=0&feat=directlink

 

https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/DigitalesEtAutresFleurs?feat=email#slideshow/5754955947595282818

 

 

 

 

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Les chevrons du bocage

15 Juin 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Humour et modélisme

Il faut absolument que je vous remette en mémoire mon ami Félix, « le Félix des histoires »… celui qui durant de nombreuses années a tout fait pour alimenter la chronique mensuelle que je tenais dans la revue de modélisme MRA,  avant de poursuivre  chez Looping.

Félix  a effectué un break de quelques années avec l’aéromodélisme.

Mais il nous  est revenu tout dernièrement .

Durant ce laps de  temps, il avait ajouté à ses hobbys la collection de vieilles voitures.

Une Triumph Spitfire… suivie par deux  Citroën 2CV.

Devenant par la même occasion membre de l’association « Les Chevrons du Bocage des Coëvrons ».

 

Mais je vais m’arrêter plus particulièrement sur la version camionnette de ses 2CV.2011-2778.JPG

Parce que celle-là, je la connais fort  bien. Pour l’avoir vue très fréquemment !!!

Et pour cause…

Figurez-vous que cette Deuche grise, elle appartenait à monsieur Leroux, le menuisier qui avait son atelier à Villaines la Juhel, rue du Bignon, là, où je suis né !

Là où résidaient mes grands-parents.

Là où j’allais passer mes vacances scolaires.

J’évoque d’ailleurs l’anecdote dans mes « Chroniques des années 50 ».

 

Livrée neuve par le garage Albert Tireau ("Bébert"  était cousin de ma mère par alliance!), cette 2CV n'a connu qu'un seul propriétaire avant que Félix ne l'achète;  il a pu récupérer tous les documents concernant le véhicule : facture(s), bon de livraison, carte grise, carnet d’entretien… et même le porte-clé  offert par la quincaillerie Vallée ! Authentique, et d’époque !2011-2775-copie-1.JPG

Vous aurez pourtant noté que  l’ancêtre arbore fièrement une enseigne de plombier nommé Lafuitedo… imaginaire. Sauf qu’à l’origine, Félix était plombier ! Clin d’oeil à son ancien métier !

Malicieusement, même le N° de téléphone a été « maquillé » en 19 64…. 1964, année de mise en circulation de cette Deuche !

Mais où je reconnais l’astuce de mon ami Félix, c’est quand je vois la façon dont il a aménagé son véhicule… pour accroître le volume arrière, permettant ainsi de transporter un Fieseler Storch construit en 199 x? 

Equipé à l’origine d’un moteur thermique « 4 temps », le modèle réduit a tout dernièrement subi une petite  mutation,  afin d’être converti à la propulsion électrique.2011-2774.JPG

 

Et puis comme j’en suis à divulguer des secrets d’Etat, je vous fais part d’une utilisation très particulière de cette camionnette.

Hé oui, lors des rassemblements de « Chevrons », notre ami Félix effectue parfois de longs déplacements… étalés sur plusieurs jours. Il faut bien faire dodo de temps en temps, non ?

C’est alors que  la  Deuche  devient… camping car !2011-2777.JPG

Avec volet roulant à l’arrière, actionné par un moteur électrique comme on en trouve dans vos maisons,  mais celui-là  puise son énergie au travers d’un appareil convertissant le 6V de la batterie du véhicule en 220V !

Et ça marche !

 

 

 

Bref. J’en suis toujours à me poser la question de savoir si dans les « entreprises » de mon ami Félix, il n’y aurait pas à chaque fois une petite idée derrière la tête : donner à son homologue barbu (moi !) matière à rédiger.

 

Quand on sait qu’avec un rien j’arrive à élaborer une histoire !

Merci Félix !

 

PS: "C'est bien beau de raconter tout ça, mais tu pourrais pas signaler à tes lecteurs que je cherche une optique de phare pour cette Deuche? Signé Félix"

 

Voilà, c'est fait!.

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Je suis d’la mauvaise herbe, braves gens…

14 Juin 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

Tiens, le vent a  tourné ce matin !

C’est la réflexion que je me fais en allant récupérer mon journal dans la boîte aux lettres.

Tout ça parce que je renifle les effluves prodiguées par  l’élevage de volailles situé vers l’Est de ma noble demeure.

Mais comme la météo semble nous avoir accordé une trêve, je me dis qu’une virée dans mes chemins creux sera opportune.

C’est ainsi qu’après avoir avalé les nouvelles fraîches, je m’en vais emprunter le petit chemin qui passe derrière « les Lilas ».

arbre-tombe.JPGRemontant en direction des Batailles, je tombe nez à nez avec un arbre qui s’est littéralement affalé dans le chemin creux, et qui en obstrue le passage.

Je suis encore assez souple pour me faufiler entre les branches et poursuivre mon périple.

Mais je commence à sentir  l’humidité au niveau de mes ripatons.

En effet, j’ai sous-estimé  l’efficacité des gouttes de pluie enrobant encore les grosses touffes d’herbes…  et je décide alors de marcher en relevant les pattes de mon pantalon !

Mais j’ai déjà remarqué les nombreuses digitales qui fleurissent les talus.

 

 DSCN3751

Admiratif devant cette "mauvaise herbe"… pourtant si élégante.

Je me remémore avec plaisir ces fameux « péteriaux », jolies corolles mauves avec lesquelles le  gamin que j’étais prenait un malin plaisir en les faisant  claquer (péter…péteriaux ?) d’un brusque mouvement des mains.

Mauvaises herbes…

Curieusement, c’est l’ami Georges Brassens  qui vient d’entonner  cette chanson dans mon baladeur !

« Je suis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves gens… » (Voir extrait des paroles dans quelques lignes)

www.musikiwi.com/paroles/georges-brassens-mauvaise,herbe,32612.html

 

Et dès lors, tout au long de mon parcours, je vais repenser à ces mauvaises herbes.

 

 

 

 

Pour m’arrêter un long moment,  et enfiler sur le bout de mes doigts… les élégantes digitales! Que l'on surnomme parfois "les doigts de gants de la vierge"

 

   doigts

Pour admirer longuement  les innombrables coquelicots qui osent partir à l’assaut des champs de céréales…

Et aussi pour me remémorer l’entretien que j’ai eu dernièrement avec des randonneurs, des vrais, habillés avec la tenue « kivabien »… et qui s’étaient perdus lors de la labellisation d’un sentier de randonnée, parce que leur chef d’équipe avait dû les abandonner précipitamment. Lui  seul était doté d’une  carte et d’un  GPS !DSCN3774.JPG

 

Et à l’issue de la discussion, j’avais cru comprendre qu’ils marchaient, marchaient, papotaient… apparemment sans autre but que… marcher !

          Pauvres gens…

 

Les hommes sont faits, nous dit-on
Pour vivre en bande, comm' les moutonsmarguerites--1-.JPG
Moi, j'vis seul, et c'est pas demain
Que je suivrai leur droit chemin

Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
Je pousse en liberté
Dans les jardins mal fréquentés
La la la la la la la la
La la la la la la la la
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu

 

Moi, je suis la « mauvaise herbe » des randonneurs, celui qui marche seul, celui qui s’arrête pour contempler longuement un talus tapissé de marguerites, une fleur de chardon, une ombellifère sur laquelle butinent des nuées d’insectes.

 DSCN3773.JPG

Tiens, le héron qui trône habituellement dans la prairie située sous le château d’eau n’est pas là ce matin…

  

  

  

  

Un bruit de machine lancinant… on  doit couper de l’herbe pas très loin…

J’adore l’odeur d’herbe fraîchement coupée. Que ce soit de la bonne herbe, ou bien de la mauvaise herbe.

 

 

A ma droite,  des coquelicots rutilent sous les rayons du soleil qui filtrent au travers d’un ciel parfois laiteux.

 

 

D’autres   armées de digitales brandissent leurs hampes vers les nuages.

  

  

  

  

Elles acceptent toutefois de façon très pacifique la visite des abeilles qui viennent chatouiller le tréfonds de leurs corolles.

  

      chien.jpg

  Aboiements. C’est le gros chien de la  Noë Fèvre du Haut  qui m’accueille en effectuant une ronde fougueuse autour de moi,  annonçant ainsi de façon  bruyante mon passage auprès de ses maîtres.

 

 

 

 

 

 

 

roses--1-.JPGUn peu plus loin, je m’arrête pour humer et admirer quelques jolies roses au bord du jardin.

 

Quelques mètres encore, et je passe sous un cerisier, sec, sec, sec…

Pas de fruits cette année. Les conditions climatiques ont joué un vilain tour aux arbres « à noyaux », et aux autres aussi sans doute.

 

Petit à petit, je suis envahi pour les lourdes senteurs des vaches autour desquelles paissent tranquillement de jeunes veaux.  Nourris à la "bonne herbe" de notre bocage.

Long meuglement…

  

Une troupe de corbeaux criards… Ils  se chamaillent en effectuant des figures de voltige mal coordonnées.

C’est alors que je vois sortir d’un bosquet une élégante buse.

Patiemment, méthodiquement, à coups d’ailes bien dosés, elle va finir par trouver ce qu’elle cherche : une masse d’air,  réchauffée par le soleil  pourtant encore peu vigoureux, qui va « décoller » telle une montgolfière.

Le rapace  s’inscrit   parfaitement en son centre,  se mettant  à décrire dans le ciel de magnifiques orbes.

Et il grimpe, tout en douceur, ajustant au mieux la position des ailes avec des mouvements imperceptibles. églantines

La buse, ne serait-ce pas  le compas du ciel?.

Gentiment, elle va prendre de l’altitude… pour ensuite replier légèrement ses ailes et filer tout droit… puis  disparaître  définitivement derrière une haute rangée de chênes.

 

 

Descente du chemin de la Chauvière.

Je m’arrête longuement pour contempler de frêles  églantines…

 

 

 

  

 

 

« Je suis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves gens… »

Les hommes sont faits, nous dit-on
Pour vivre en bande, comm' les moutons
Moi, j'vis seul, et c'est pas demain
Que je suivrai leur droit chemin

      Georges Brassens 

  pieds-humides--1-.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'album  photographique complet  sur Picasa Google:

https://picasaweb.google.com/104003666207931930280/Digitales

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Néanmoins

10 Juin 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie

Imaginez-moi ce matin,  le nez collé aux  carreaux, constatant que  le temps est maussade… néfaste pour la promenade.     

 

Néanmoins, je garde le moral, parce que je viens de rebondir sur un mot qui m’intrigue.

Vous me direz que se consoler de la piètre météo en s’amusant avec le vocabulaire, c’est très singulier. Heu, masculin singulier ? Ou masculin pluriel ?

Et pourtant ! HUME-copie-1.jpg


N’empêche  que s’il faisait beau, j’aurais pu sortir, et nez au vent, j’aurais pu humer les douces senteurs du printemps.

Pourtant, je vais rester enfermé.

Malgré tout, je m’évade.

Nez en moins…  nez collé aux carreaux !

 

Néanmoins !

 

Ah que voilà un bien joli mot dont nous gratifie la langue française.

Sphynx.pngCependant, ce « nez en moins » me fait divaguer vers le Sphynx de Gisey.

Imaginez un seul instant  que son nez soit encore en place ? Il serait nettement moins célèbre.Cleopaptre.png

Toujours est-il que tout le monde le connaît,  sans même l’avoir vu !

 

Toutefois, faites donc le tour de  ces « célébrités » qui doivent peu ou prou leur renom à leur nez ?

Avec ou sans  nez, nez en plus ou nez en moins…

 

Je citerais volontiers la belle Cléopâtre,  dont on dit que si son appendice nasal « eût été » moins long… Son « Jules » n’était pourtant  pas  Néron, un célèbre négus tout feu tout flammes.

Ah, Cléopâtre, elle qui possédait un nez pas laid.  (pas Népalais tout de même !)

Néanmoins, ou plutôt nez en plus, elle a laissé une trace dans l’Histoire, tout autant que Néfertiti..

Et que dire du Cyrano de Bergerac ? « Que dis-je, c’est un cap, c’est une péninsule… »

 

Sans mentir, si Pinochio n’avait  pas eu ce  nez  en plus, celui qui s’allonge au fil de ses mensonges… vous en auriez nettement moins souri.

CLOWN.jpgEn revanche, le clown au nez rouge a parfois  des accents de tendresse.

Du rire aux larmes… en dépit de  l’aspect burlesque… néfaste.

 

Toutefois, imaginez que nous soyons nez en moins…

Sur quel support tous  ceux qui comme moi ont du mal à voir pLUNETTES.jpglus loin que le bout de leur nez pourraient-ils poser leurs lorgnons de myope ou de presbyte ?

Ces encombrantes  lunettes dont certain(e)s personnalités usent et abusent en tant que signe distinctif ?

 

BONHOMME.jpgTout de même, vous viendrait-il à l’idée de concevoir un bonhomme de neige sans sa carotte en guise de nez… Nez en moins, il n’aurait plus le même attrait.

 

Nonobstant mes divagations, ce « néanmoins » m’intrigue.

D’où vient-il ? Quelle est son étymologie ?

D’aucuns prétendent qu’il tirerait ses racines de niënt meins, de néant moins, pour  rien moins…

 

Mais peu importe.

Je ne m’adresse pas à de néfastes  néophytes, n’est-ce pas ?

 

Nez fastes, nez gros, néophytes, nez aux phytes ?

 

En regard de tout ce qui précède, je vous vois plisser les ailes de votre gentil  nez.

Et vous vous dites : « Ah… ça y est, il va encore fourrer son nez dans un nouveau mot, un néologisme… » 

Un nez au…

 

Que nenni !

        Négatif !

                 J’arrête là…

 

                  Néanmoins… j’aurais bien envie de repartir vers d’autres mots 

                                                                nébuleux

                                                                     Nez…

 

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e-commerce or not e-commerce?

31 Mai 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Peu après la parution de  mes "Chroniques des années 50 en Mayenne...", j'avais été contacté par quelques libraires à qui des gens avaient demandé un exemplaire. 
Suite à quoi, je leur avais laissé en dépôt quelques bouquins... et nous avions négocié ensemble la part de leur "ristourne".
Et ce matin, afin de faire le point, je passe un petit coup de téléphone par-ci par-là.
Tout semble se dérouler normalement avec toutefois une remarque  déjà formulée, et que j'avais  déjà rapportée  à mon "imprimeur":
"Pas facile de se procurer des ouvrages  hors circuit traditionnel de diffusion..."
Rappelons que j'ai entrepris la publication de ce livre  via une solution  numérique, dont je suis le principal artisan: écriture, choix du format, mise en page, couverture....
Internet permet cette possibilité...  que je n'aurais jamais pu mettre en oeuvre en utilisant le circuit "éditeur classique".
C'est alors qu'une  des "dépositaires"  a ajouté, un peu amère:
"Si tous les auteurs font comme vous, à diffuser par Internet, qu'est-ce qu'on va devenir, nous les libraires?"
That is the  question!!!
 
Je n'ai donc pas été spécialement surpris, mais voici la réponse -un peu agacée- que j'ai été amené à fournir:
"Ce n'est  pas moi qui ai demandé à déposer des livres chez vous.  (deux "petits" exemplaires...) et s'ils vous embarrassent, je passe les récupérer dans la foulée.
Par ailleurs, vous n'ignorez pas le parcours du combattant que doit effectuer celui qui veut éditer un livre via le circuit classique. Faut d'abord qu'un éditeur "ose", et ensuite si tant est qu'il accepte, il vous propose à compte d'auteur. D'où une mise de fonds non négligeable. Ce à quoi je n'étais surtout pas prêt!"
... 
S'écoule un léger temps... une page "blanche"... et la dame de  reprendre:
"Ah ben... va quand même y avoir la fête des mères et la fête des pères, votre bouquin peut intéresser quelques personnes... Vous n'avez qu'à me les laisser  quand même !"  
 
Soit!

Mais en présence de  cette situation, je ne manque pas de me poser quelques questions...
Les commerçants "classiques" doivent affronter  la concurrence d'Internet, et je suis bien conscient de  la difficulté devant laquelle ils sont placés...
Néanmoins,  les choses évoluent, les techniques itou, et les procédés de fabrication s'en trouvent facilités.
N'oublions pas que les copistes ont beaucoup râlé  quand l'imprimerie "moderne" a pointé le bout de son nez avec Gutenberg...
Et le Monde s'est forcément adapté... déjà!
 
Serait-ce à moi  de subir l'ancestralité du système?
Je peux maintenant partager ma prose très facilement... même si le cercle de mes lecteurs peut paraître dérisoire aux "grands éditeurs".
Il y a là une niche dont  certains ont saisi l'opportunité
Loi de l'offre et de la demande, c'est vieux comme le Monde.
Au fil des siècles, des métiers naissent,  d'autres disparaissent! A qui la faute?
 
Le monde du commerce et de la distribution est appelé à subir encore de profonds changements....
Qui doit s'y adapter?
Sans doute les deux mon adjudant: le commerçant tout autant que le client potentiel.

On pourra dès lors le regretter...
Moi le premier, pour qui arpenter les centaines de m² d'un Hyper n'est pas dans ma culture.
Tous ces Hypers qui ont bien souvent ouvert un espace "Média"... avec vente de revues, de livres, concurrençant fortement les petits détaillants.
Mais quand je ne trouve pas ce dont j'ai besoin dans mon environnement propre,  je suis parfois contraint de fréquenter ces monstres de la distribution!

Alors?
Hyper or not Hyper?
e-commerce or not e-commerce?
That is the question!

Il serait toutefois intéressant que le système  "numérique" puisse permettre aux commerçants "classiques"  de s'approvisionner  en livre papier afin de continuer leur vente de détail,  non?
 
Et pardonnez-moi de ne pas même avoir abordé les problèmes que soulève la diffusion des écrits via e-book!!!
Ce propos ne figure pas encore sur mes "tablettes"!
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Politesse...

28 Mai 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Ce matin, une histoire très courte.

Figurez-vous qu'en ce lundi de Pentecôte, je vois trois gamins arriver à la porte de la maison.

Ils me saluent, et presque en choeur:

"On vient s'excuser pour l'autre jour..."

DSCN3725-copie-1.JPG

Mais, me direz-vous,  qu'avaient-ils donc commis comme délit?

Il font partie du petit groupe de gamins qui jouent habituellement dans la haie derrière chez moi.

 

Certains y ont  entrepris la construction d'une cabane, alors que d'autres avaient trouvé sans doute plus marrant de balancer sur ma pelouse  tout un tas de vieilles branches déglinguées.

Suite à quoi,  j'avais croisé un jour  une maman du lotissement, et je lui avais fait part de mon léger désagrément...

Le message a dû être transmis...

D'où la visite de mes petits repentants!

DSCN3726


A qui j'ai dit tout le bien que je pensais de leur démarche, et à qui j'ai offert quelques bonbons...  


Faut-il aussi que j'évoqu
e ce que je pense de la façon dont leurs parents les éduquent?

 

 

 

Je suppose que vous avez compris ce que je veux dire...

Il est encore des gens qui savent enseigner la politesse et les "bonnes manières"!


 

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Je l'ai lu dans ton regard…

25 Mai 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie

Je l'ai lu dans ton regard…

 

C'est ainsi que ma femme ponctua  une conversation dès potron-minet.

Il faut dire que lire, ça la connaît: avec tous les ouvrages qu'elle a dévorés, j'en arrive à craindre pour elle  que l'ophtalmo lui trouve des caries dans les yeux.

Et  si j'ajoute que dans sa carrière d'institutrice, elle aura vu passer environ 800 paires d'yeux  éblouis par l'apprentissage de l'acte de lire dans une classe de Cours Préparatoire, vous comprendrez que  nous sommes là face à une   "espécialiste" de la prise de sens.

N'empêche que cette expression

"Je l'ai lu dans ton regard…" me troubla ce matin-là.DSCN3523

On pouvait  donc   explorer le tréfonds  de mon cerveau, me déshabiller l'esprit; en un mot, faire de moi un involontaire nudiste  cérébral.

 

Troublé, inquiet, abasourdi…

 

Depuis ce jour, je me guette.

Je me place en vis à vis de mon miroir.

Et je m'interroge.

Vous remarquerez que ma démarche n'est pas celle de Blanche Neige: "Miroir, mon beau miroir…" Je me fiche de savoir si je suis le plus beau. Les autres, je m'en moque éperdument.  ( quoi que…)

C'est surtout moi que je voudrais connaître.

Et parfois cacher aux autres.

Alors?

 

Je guette le plus imperceptible signe qui pourrait m'aider à me comprendre.

Je me questionne, je m'interprète; et je me soupçonne parfois: ne me cacherais-je pas des choses à moi-même?

Je m'aide, je m'encourage. J'essaie d'y mettre le ton.

Je m'efforce de n'oublier aucune liaison.

Mais des liaisons  entre...   ce que je pense et ce que je crois en avoir  compris…

J'ai même parfois l'impression que, si je ferme les yeux, tout cela s'éclaire  nettement mieux.

Je crois bien qu'on y voit plus distinctement  quand on a les yeux fermés!

Mais alors comment interpréter  "l'Autre" si on ne perçoit pas son regard?

Je m'approche du miroir, je scrute. "Tiens, une ride de plus à  la  paupière gauche!"

Mais  à part ça, rien de neuf sous le soleil.

Faudra-t-il donc qu'un jour je me fasse lire mon regard, comme d'autres se font lire les lignes de la main?

 

Plus le temps passe, et plus je me  trouve analphabète de la lecture du regard.

 

"Je l'ai lu …" Vous ne pouvez pas savoir  ce que cette anodine phrase a pu jeter le trouble dans mon esprit.

Pourvu que mon regard ne m'ait pas trahi!

 

A bien y réfléchir, je  me prends à penser que je ne dois pas être le seul à…

Vous n'en connaîtriez pas par hasard,   qui,  comme moi, s'interrogent  de la sorte?

Non? Vraiment ? C'est pourtant simple!

 

Vous n'avez qu'à suivre mon regard!

 


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A propos de mon livre...

24 Mai 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Chroniques des années 50

Ma jeune soeur ne m'avait-elle pas adressé un courriel qui débutait ainsi:

"A propos de ton livre...

Dis quand l'écriras-tu?

Dis, quand le feras-tu?

Car le temps qui passe ne se rattrape guère...

Le temps qui passe ne se rattrape pas!"

 

Ce qui avait constitué un  facteur déclenchant!

Il n'y avait plus à reculer: il fallait  que je  me mette -enfin- sérieusement au travail.

 

Cela fait donc quelques semaines que mon opuscule est édité.

Que  le nombre de personnes l'ayant acheté me surprend...

  DSCN3662

Et qu'au niveau des surprises...

 

Lisez plutôt:

 

 

Hier  matin, rentrant de ma balade à pied vers le Montaigu, je croise deux personnes... L’une à la sortie de la boulangerie, l’autre un peu plus loin, près du mur où croissent les roses trémières que j’ai semées là clandestinement !

Et qui prospèrent !

L’une et l’autre de mes rencontres :

« On pourrait pas avoir un bouquin sur vos souvenirs de gamin ? »

Cet après-midi, je m'en vais chez la coiffeuse.

Et sur le trottoir une dame, ancienne parente d'élève, qui m'arrête:

"Ah, Bernard, j'ai commencé votre livre. J'arrive au chapitre le camion. C'est rudement bien. C'est facile à lire. Je me régale!"

 

 A signaler que d'habitude la dame s'adresse à moi en y allant d'un "Monsieur Munoz"... Etonnant, non? Comment expliquer cette soudaine familiarité? Qui ne me gêne pas, bien au contraire!



 

Quelques pas encore, et je passe devant un commerce. Les jeunes patrons sont sur le pas de la porte.

M'apercevant, il m'interpellent!

Je fais un crochet:

"Alors, et votre bouquin? C'est la gloire, hein! Tout le monde à Bais en parle!

On peut en avoir un?

-         Ben quand j'aurai refait mon stock, début de semaine prochaine. Je n’arrive pas à fournir…"



 

Arrive une jeune dame, la trentaine. Qui nous entend causer du fameux livre.

S'adressant aux commerçants:

"Ah! moi, ma belle-mère l'a apporté l'autre soir à la maison.

J'ai juste eu le temps d'en lire un chapitre, parce qu'elle me l'a vite repris des mains, en me disant qu'elle le dévorait.

Si les autres valent le seul chapitre que j'ai lu: les cabinets! 

Ben ça promet!!!

Ah, c'est trop!!!"

 

Fin de journée, afin de renouveler mon ordonnance, j'avais rendez-vous chez le toubib, qui m'avait dit au téléphone:

"Ben faudra m'apporter un bouquin, n'est-ce pas? Avec une dédicace!"

 

Forcément, je me suis exécuté.

A (nom du toubib)…

Guérisseur de mes maux

Ce qui me permet ainsi d’écrire encore mes mots risibles…

Afin que je m’en souvienne comme mes mots "risables"…
(mes mots "risables"…  mémorisables?) 

PS : cette dédicace n’est pas remboursée par la Sécu !

 

Et enfin, dans la soirée.

 

Cet appel téléphonique :

« Je viens de lire votre bouquin. Je me suis régalée. J’y ai retrouvé plein de souvenirs personnels : les métiers, les jeux,  les odeurs, les couleurs, les bruits… Merci à vous.

Mais dois-je-vous dire que vous m’avez donné envie ?

Envie de vous imiter, et de me lancer moi aussi à écrire.

Pour que les générations à venir sachent comment nous vivions… »

 

Et mon interlocutrice de commencer à rédiger oralement son récit…

 

Poursuivant : 

« Si j’ai besoin, pourrais-je m’adresser à vous pour me donner un petit coup de main ? »

  

J’ai hésité à vous faire part de ces quelques témoignages.

Mais je me dis quand même que je vous devais un retour sur ce fameux bouquin  destiné à une diffusion restreinte, et que l’on m’a « poussé » à publier... bien au-delà du cercle familial!

 Il  mériterait maintenant presque à lui seul un roman entier !

  DSCN3721.JPG

 

  

Je me dois aussi de préciser que si j’ai réussi à faire lire des gens qui ne sont pas de « grands » lecteurs, et faire écrire des personnes qui n’auraient pas osé… 

Ben… J’ai obtenu là une  des immenses satisfactions qui font suite à cette modeste publication.

 

Et je ne parle même pas des jolis moments passés chez les gens lorsque je vais effectuer moi-même la livraison de mon opuscule.

 

Conséquences inattendues, mais ô combien réjouissantes !

 

Merci à tous !

      ---------------------------

 

PS: cette autre remarque obtenue quelque temps après..............

"Ton livre est, comment dirais-je... parce que tu utilises parfois un vocabulaire choisi, faut pas que je dise une banalité... ton livre est ... gouleyant!!! c'est ça... gouleyant!

C'est pour ça que je le prends à petites doses, je voudrais pas le finir trop vite!"
Sachant que cet adjectif est plutôt utilisé  à propos d'un vin...
 Qu'importe le flacon...

PS2...
Toujours à propos de ce bouquin qui n'en finit pas de m'étonner, deux réactions:
- hier, je m'en vais livrer un bouquin, et  au cours de la conversation, on  me dit:
"Ah, tu peux pas savoir l'émotion... c'est la première fois que je peux rencontrer l'auteur d'un livre que je vais lire, un auteur encore vivant!"
- ce soir, je m'en vais livrer un autre bouquin. Arrive la fillette de la maison à laquelle la mère explique,: "C'est Bernard, il vient nous apporter un livre, un livre qu'il a écrit."
Et la gamine de me regarder avec un drôle d'air, et de me dire:
"Alors toi, t'es écrivain? Ouah!!!"
Bonnard, non?

PS3: pour faire suite au commentaire qui a été posté  par un lecteur de ce blog. Comment se procurer ce petit livre, pour lequel on me réclame de récidiver!

Ici: (Copier et coller le lien dans le navigateur)
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Brèves images en descendant du Montaigu

22 Mai 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

Ce matin, le ciel semble convalescent.

Il faut dire qu'après ces longues journées de bruine, de pluie et de vent, il devient nécessaire de  savourer l'instant présent!

Le soleil perce à travers de légers bancs de brume, et cela suffira à mon bonheur.

Je vais enfin pouvoir aller traîner dans les chemins de mon bocage.

Armé d'un appareil photo, du Nokia GPS enregistreur de parcours, et de mon baladeur diffusant de la musique dans mes écouteurs, je pars vers le Montaigu.

Choix pas forcément judicieux,  car je vais avoir le vent de face durant presque toute la montée. Easy-Glider-Old--4-.jpg

Bruckner...  Requiem... http://www.youtube.com/watch?v=hSN3vvvp4YI

Après 5 km pile, j'arrive sur le banc du parking. Je m'y assois, et je contemple la  campagne qui s'étend à mes pieds. Sous le soleil, seuls quelques gros  damiers jaunes de colza tranchent nettement avec le vert sombre  qui domine 

 Tiens, le coucou. J'ai quelques pièces dans ma poche, ça tombe bien!

      Puis je monte à la chapelle.

Là, je m'installe sur l'arbre coupé qui me sert habituellement de trône.

 Face à moi, Hambers, Jublains, Mayenne...

Mais une  bise aigre  transperce  férocement ma polaire rouge...

Le fût du tronc  est gorgé d'eau, et mon jeans ne tarde pas à devenir tout humide.

Vite, j'abandonne la place, non sans avoir observé au sol de nombreuses pelotes de réjections... souvenez-vous, la chouette effraie qui niche sous la cloche de la chapelle!

Et je m'engouffre dans l'épaisse végétation, bien à l'abri du vent que j'entends gémir dans les arbres.

Soudain, un petit lapin sort du fourré, il bifurque très rapidement vers la descente, ne me laissant comme souvenir qu'un toupet blanc qui effectue de brusques sauts...

Un pois sauteur!... 22052012241.jpg

Même pas eu le temps de dégainer l'appareil photo!

Quelques dizaines de  mètres sur ce qui semble être une piste de descente VTT...

Et hop, un autre toupet blanc qui détale vivement.

 

Tournant à droite, je longe maintenant une corniche sur laquelle je vais découvrir un rocher à la forme bizarre.

 Je voudrais me prendre en photo assis dessus, mais j'ai oublié mon trépied aux jambes molles, celui qui peut s'entortiller aux branches.

 

DSCN3686.JPG

Tant pis, je vais suspendre mon appareil numérique à une branche, en espérant que le vent ne le fasse pas tourner.

C'est alors que,   à travers une trouée d'arbres,  je vois apparaître une buse.

Utilisant les courants frappant la colline pour gagner de l'altitude,  elle pratique le vol de pente, 

 Assis sur mon rocher, je vais alors  m'amuser pendant un bon moment à imaginer que j'ai un émetteur dans les mains, et que je pilote l'oiseau!

Concerto pour clarinette de Mozart.

http://www.youtube.com/watch?v=K98Rwo1fI1U

 

Après s'être immobilisé en vol stationnaire,  l'oiseau va brusquement se laisser tomber à la verticale tel un caillou.

Vision fugitive... malheur  au petit animal qui servira de proie!

 

Je reprends la marche en descente. Dans mes écouteurs, Wagner, le Hollandais volant.

A quelques dizaines de mètres, un magnifique geai ne m'a pas vu venir. Je m'apprête à dégainer mon numérique... mais l'oiseau ne m'en laisse pas le temps: il part vivement en poussant des cris aigus.

Je suis toujours à l'abri du vent. DSCN3694.JPG

Mais débouchant  au carrefour de la Caillardière,  je me fais agresser par les rafales.

 

Sur la route, un papillon: se cramponnant  au goudron,  il a toutes les peines du monde à  ne pas se faire emporter par le vent ... Mais si une voiture passe...

 

 Plus loin, quelques chevaux dans un pré où fourmillent les boutons d'or...

 

Pointillisme  à la Sisley!

DSCN3696.JPG

 Un peu plus loin encore, des genêts éclatants illuminent le bleu du ciel. DSCN3699.JPG

Au carrefour des Ormeaux, c'est le gazouillis du ruisseau qui m'attire. Je vais rester là un bon moment, charmé par la scène.

 

Je repars.

Sur le talus à gauche, des marguerites ploient leur  frêles tiges. DSCN3704.JPG

A droite, le vent fripon retrousse la jupette jaune des fleurs de colza!

Ah, le coquin...

 DSCN3702

 

Le Bois-Mabon... sur la haie, des myosotis, des rugosas.

J'attaque la côte de la Beslière.

    Quelques vues sur le château de Montesson. DSCN3708.JPG

Le champ offre de magnifiques ondulations dues au vent qui balaie le coteau.

DSCN3710.JPG

 Juste avant le lotissement du Montaigu, je retrouve l'abri du talus.

J'aperçois la pancarte d'entrée du bourg.

Beethoven, l'Hymne à la joie!

http://www.youtube.com/watch?v=U8lpPZdBYL0

 

Le lavoir de la rue Henri Quentin...

L'Eglise...

Au sortir de la boulangerie:

"Ah, vous tombez bien! On pourrait avoir votre livre?

- Mais bien sûr... sauf qu'il faudra attendre la prochaine livraison"

 

Rue de Oy Mittelberg.

Et là encore, je rencontre quelqu'un:

" J'ai appris par le journal, votre bouquin... je pourrais pas..."

 

Et pendant qu'on bavarde, une magnifique chenille grasse et dodue se trémousse sur le mur aux roses trémières!

DSCN3712.JPG

Là, contrairement aux situations rencontrées avec les petits lapins ou les oiseaux, j'ai tout le temps de cadrer!

 

 Mon périple s'achève.

 J'ai dix kilomètres au compteur...



 Et matière à partager le plaisir éprouvé au long de cette balade.

  

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L'Etrier

12 Mai 2012 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale

Il y a quelque temps de cela, j'ai découvert dans ma boîte mail l'invitation suivante:

 

12052012227.jpgNathalie et Alain Galesne vous invitent à l'inauguration du restaurant L'Etrier  de Vimarcé, qui vous ouvre ses portes spécialement le

samedi 12 mai à 11h

pour une présentation de l'activité (cuisine au four à bois de fouaces angevines), des dégustations et des échanges.

 

Je reviens tout juste de Vimarcé.

12052012234.jpgJ'y ai bien entendu rencontré Nathalie et Alain Galesne.

Et nous avons choqué nos verres. 

La spécialité du lieu? Les fouaces célébrées parFrançois  Rabelais! 

http://www.commeautrefouee.com/les_fouaces_historique.html

 

Cuites au feu de bois devant les convives, les Fouaces d12052012229-copie-1.jpge l'ETRIER sont garnies à volonté de:

  • Rillettes
  • Beurre au sel de Guérande
  • Gratiné de légumes
  • Poulet sauce Layon (recette unique)
  • Fromage gratiné
  • Ganache de chocolat faite maison

   Le tout arrosé d'un vin  qui sait parler de son terroir!

La Fouace est une galette de pâte à pain, fine, qui gonfle au four à bois t

12052012231.jpgDans la petite salle de ce tout nouveau restaurant régnait  une ambiance très conviviale.

 

Parmi les "convives" qui exprimaient pleinement  leur  bonheur de voir rouvrir un commerce,  d'anciens Vimarcéens,  12052012235 dont les ouvriers bourreliers ayant travaillé  dans ce local, avant qu'il  ne devienne épicerie... pour s'endormir quelques années... et qu'il ne ressuscite aujourd'hui!

 

 

 Chacun s'accordait à dire que cette ouverture redonnerait un peu de souffle à ce petit bourg paisible.

 

Au fil de mes rencontres, j'ai croisé le Maire de la commune, le responsable tourisme au sein du SVET des Coëvrons, des membres d'associations...

 

Et puis aussi  des amoureux de notre région, au point de s'y investir fortement.

Je citerai:

- "Le Bistrot d'Izé", tenu par des motards originaires de Toulouse

http://restaurant-letrier.pagesperso-orange.fr/amis_avec_lieux_superbes_087.htm 

ou:

http://www.facebook.com/pierrepptlv

 

 

ou bien encore

- "Lhomme Vert" à Saint Pierre sur Orthe...  dont  la very british  patronne   assure  une ambiance fortement  festive grâce à son accordéon!!

Et, dès qu'elle le peut,   elle n'hésite  pas  à se faire épauler par d'autres musiciens!

Le site, rédigé en anglais:  (Dis madame  "Homme Vert", on pourrait pas en avoir une version française?heureusement, il y  a  Google traduction!)

http://www.upstandinghommevert.com/

 

 

12052012236Saluons tous ces  aventuriers qui tentent de dynamiser notre territoire en y apportant une touche personnelle... teintée d'un poil d'exotisme!

 

Bonne chance à eux!

   

http://restaurant-letrier.pagesperso-orange.fr/accueil_038.htm

 

PS: et  comment mettre le pied à l'Etrier?

Ben, c'est facile, dans  Vimarcé, le resto est juste en face l'église, et il fait l'angle avec la rue qui mène à... la Petite Folie!!!

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