Déconfinement J2
Ah... ce déconfinement, synonyme de déconfiture pour certains.
Nous l'attendions tous avec plus ou moins d'impatience... et il est arrivé!
Dans le recoin de mon sous-sol, y'en avait un qui l'attendait aussi... Je veux parler de mon VTT équipé d'électrons. Lui qui se languissait depuis plusieurs semaines!!! Et qui me faisait la gueule à chaque fois que je passais près de lui.
Il aura tout de même dû patienter une journée supplémentaire avant que je ne lui fasse prendre l'air.
Vous auriez vu son sourire! Il faisait plaisir à voir.
C'est pas qu'il avait le moral complètement à zéro, mais il a bien fallu que je le regonfle un peu... Quelques coups de pompe, et la pression est remontée.
Et puis je suis parti en direction de La Brosse... Un longue côte assez raide à monter... ce qui me permet de comprendre combien l'assistance se montre efficace. Tiens... les cerises de la Haute-Brosse sont déjà mûres. L'échelle est d'ailleurs de sortie.
Je quitte alors le goudron pour un virage à gauche en direction de la Chauvière... sauf que je me retrouve devant un amas de branchages et une cordelette bleue tendue en travers du chemin... Point signalé 1 sur la carte.
Un peu plus loin, j'entame une descente vers le Vaublin, traversée de la route qui mène à Villaines... Petite grimpette vers La Roche. Et juste au moment de m'engouffrer dans le tunnel verdoyant, ce panneau avec coquille St Jacques qui m'indique être sur un chemin de Compostelle.
Looongue descente dans ce boyau étroit... Typique de notre bocage mayennais.
Et je freine, afin de faire durer le plaisir!
En sortant du côté de chez MBA, je reprends la route qui monte vers les Batailles.
Mais cette fois, je ne suis plus à l'abri du vent qui me cingle le visage. Aigre bise de Nord-Est, que je dois combattre en utilisant le maximum d'électrons.
Je passe le point haut... et j'entame à nouveau une descente fort sympathique... sans oublier de réaliser un petit cliché: fières digitales et gentil coquelicot...
Deux cents mètres de goudron, et hop, je me faufile à nouveau dans un chemin verdoyant... pour redescendre vers Bais... M'arrêter à la croix celtique pour un petit cliché souvenir...
Passer devant le "land art" qui a évolué tout au long du confinement... avec maintenant une inscription sur le tronc d'arbre isolé "C FINI"
Lorsque je parviens à l'entrée de la ruelle de la Chapelle, je tourne à droite vers le centre bourg.
Sur la place ou sur les trottoirs, nombreux sont les gens qui portent un masque tout en discutant à distance respectable avec leurs vis à vis.
Rue Henri Quentin, son lavoir et ses chicanes...
A droite toute... Puis à gauche vers le plan d'eau... Où, suite à l'arrêté préfectoral, des barrières interdisant son accès avaient été posées... Mais cette fois, déconfinement oblige... on a le droit de faire le tour.
Sortie par la station d'épuration, avenue de Normandie... Et retour à la maison.
Mon application endomondo semble avoir "dérapé" entre les km 4 et 5... une longue ligne anormalement droite trahit sa défaillance. Quoi qu'il en soit, le kilométrage semble à peu près cohérent.
C'est ainsi que j'ai dû effectuer environ 12 km... pour le plaisir de retrouver MON bocage et ses chemins creux. Ainsi que mon vélo, bien sûr!!!
Et puis je ne souhaitais pas casser ma mécanique corporelle... plus toute jeune. Pour un reprise, je préférais y aller tout en douceur.
On fera peut-être un peu plus long la prochaine fois... Parce que je désire également rendre visite à mon soldat romain... Vous savez bien, celui qui se trouve tout à côté du Musée de Jublains. Lui aussi doit se demander pourquoi je le boude! Je lui expliquerai... mais pas en latin... parce que j'ai oublié les cours de monsieur Neveu... J'utiliserai le français. Il n'aura qu'à faire l'effort de traduire... Si besoin est, je lui prêterai volontiers mon dictionnaire Gaffiot!!!![]()
A la prochaine!
PS: le soir même de la parution.... je reçois un appel téléphonique émanant de quelqu'un qui semble fort bien connaître le "climat" très particulier qui règne autour du hameau de la Chauvière.
Et pour illustrer mon propos, j'emprunterai à La Fontaine la fable "Le cochet, le chat et le souriceau..."
Je me suis donc apparemment trouvé en présence d'un chat... que le fabuliste évoque en ces termes:
" ...ce doucet est un Chat,
Qui sous son minois hypocrite,
Contre toute ta parenté
D'un malin vouloir est porté. »
Et de conclure:
Garde-toi, tant que tu vivras,
De juger des gens sur la mine.
Dont acte!
Déconfinement J1
Tout comme bon nombre de gens, cela faisait déjà un certain temps que je lorgnais cette date!
Et, quelle que soit la météo, je m'étais promis... de faire un "pèlerinage" au Montaigu.
En milieu de matinée, je me suis donc installé au volant... déjà très content de ne plus avoir à remplir de "laisser-passer" sans la restriction d'une heure... et du fameux rayon de un kilomètre autour du domicile.
Et puis j'ai pris la route...
Mais je n'étais vraisemblablement pas le seul à être "déconfiné". Un méchant vent d'Est balayait la campagne. Des feuilles jonchaient la route. J'ai même ramassé une petite branche qui est venue percuter le pare-brise en descendant la côte du Bois-Mabon.
Arrivé à l'endroit où je stationne habituellement en vue de faire évoluer mes modèles, je constate que l'herbe a bien poussé... et mon véhicule braille comme un sauvage: "Attention obstacle"... aussi bien à l'avant qu'à l'arrière!
Mais comme je n'ai pas de motoplaneur dans le coffre... because le vent, je repars en direction du parking... où les branches d'arbres gémissent sous les rafales.
Empruntant le petit raccourci à gauche de la pinède, je suis un protégé des rafales. Mais ça hurle un max!
Arrivé au sommet, je constate que là encore l'herbe a poussé! Elle n'est plus rase comme à son habitude. Elle n'a pas eu droit, elle non plus, d'accéder aux services de son coiffeur!
En contrebas, dans la parcelle aux biques... les fougères ont atteint une hauteur respectable, ce qui ne manquera pas de me gêner lors des atterrissages quand j'utiliserai le vent d'Ouest.
Je me planque alors bien à l'abri du vent, côté porte d'entrée, et je devise...
Et je me remémore le joli(?) temps où j'étais pensionnaire au bahut de Château-Gontier. De longues semaines enfermé entre quatre murs... Où les seules sorties "officielles" étaient encadrées par un pion... Epoque au cours de laquelle j'étais très heureux de pouvoir chiner un billet de sortie pour aller chez Clanchin me faire couper les cheveux, ou chez Ouin-ouin le réparateur de godasses! Tout prétexte était bon à prendre pour s'évader du confinement généré par le pensionnat.
Et puis j'ai pris le chemin du retour...
En me disant que malgré tout, deux mois ça passe assez vite...
Et que les réflexes acquis durant cette parenthèse ne vont pas me quitter de si tôt.
La prudence est encore de mise!
Confinement... Autour de la maison...
Depuis combien de jours? Depuis combien de temps? "Dis quand reviendras-tu?..."
https://www.youtube.com/watch?v=nUE80DTNxK4
Il paraît qu'en ce quarante-huitième jour de confinement la sortie se profile... Oh, à petits pas... Mais...
Et pendant tout ce temps... Tout ce temps dont chacun d'entre nous dispose, parfois en accusant un mal-être profond. Tout ce temps que certains considèrent comme perdu...
Tout le monde me dit que j'ai la chance de pouvoir m'occuper d'un rien, voire de ne rien faire sans jamais donner l'impression de m'ennuyer.
Héritage familial sans doute... car notre grand-père Duarté savait nous intéresser à tout. Observer, sentir, toucher, écouter, admirer, réfléchir...
En ouvrant les volets ce matin, j'ai aperçu un ciel ensoleillé... Et sortant de la maison pour aller quérir mon journal dans la boîte aux lettres... j'ai laissé traîner mon regard... vers cet iris.
Un peu plus loin, dans le talus, des marguerites... comme des oeufs sur le plat... façon étoilée...
Juste à côté, un assemblage de fleurs mauves... pervenches piquetant la verdure.
Dans le parterre du pignon Est... des giroflées aux tons de rouille... côtoyant des tulipes finissantes après avoir éclaté de santé...
J'arrive au coin du mur... et sur le rebord du bac... un escargot... Serait-ce l'un de ceux qui hier tendrement s'enlaçaient sans se lasser... sans se soucier de la distanciation sociale toujours en vigueur? (Tiens, voilà que j'allitère allègrement! Effet pervers du confinement? Allez savoir?)
Et puis levant la tête... quelques moulins... créations parfaitement inutiles... objets improductifs à souhait... mais qui m'offrent un spectacle varié par leurs démarrages aléatoires, leurs arrêts, leurs rotations brutales sous l'effet d'un coup de vent...
Quand soudain le coq qui réside non loin se met à pousser un tonique cocorico auquel cet univers de silence confère une étonnante puissance.
J'approche de la boîte aux lettres, et au sol... une drôle de construction qui n'était pas là hier...
Une colonie de fourmis s'est éveillée à l'intérieur d'un parpaing utilisé pour établir le seuil d'entrée... Confinement? Ralentissement de l'activité "économique"? Les fourmis ne connaissent pas!
Provenant des arbustes voisins, un chant d'oiseau enivrant... presque autant que l'odeur dégagée par les fleurs blanches du seringat, le jasmin des poètes...
Je récupère mon journal, et remontant doucement le plan incliné qui me ramène à la porte d'entrée, je jette un oeil vers la droite... en direction de l'Est... Pour prendre un grand coup de flash dont je me détourne brusquement...
Préférant jeter mon regard vers cette petite rose qui tarde à éclore.
Mais, elle aussi, elle semble prendre son temps. Ce temps qui depuis plusieurs semaines ne me paraît pas être le même.
Ce temps "parenthèse" qui nous incite à percevoir la vie sous un autre angle...
Et s'il fallait déceler alors un aspect positif concernant cette saloperie de virus?
Prenez patience, à l'instar de mes escargots ou de ma rose.
Profitez du temps qui passe... même à propos de ce qui vous semblera n'être que futilités...
Car ces futilités font partie des plaisirs de la vie.
Portez vous bien!
Confinement... pandémie... et littérature
J'ai reçu ce matin copie de ce qui suit...
"Voici ce que Madame de Sévigné écrivait à sa fille Madame de Grignan
Jeudi, le 30ème d'avril de 1687
"Surtout, ma chère enfant, ne venez point à Paris !
Plus personne ne sort de peur de voir ce fléau s’abattre sur nous, il se propage comme un feu de bois sec. Le roi et Mazarin nous confinent tous dans nos appartements.
Monsieur Vatel, qui reçoit ses charges de marée, pourvoie à nos repas qu'il nous fait livrer. Cela m’attriste, je me réjouissais d’aller assister aux prochaines représentations d’une comédie de Monsieur Corneille "Le Menteur", dont on dit le plus grand bien.
Nous nous ennuyons un peu et je ne peux plus vous narrer les dernières intrigues à la Cour, ni les dernières tenues à la mode.
Heureusement, je vois discrètement ma chère amie, Marie-Madeleine de Lafayette, nous nous régalons avec les Fables de Monsieur de La Fontaine, dont celle, très à propos, « Les animaux malades de la peste» « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »".
Je vous envoie deux drôles de masques; c’est la grand'mode. Tout le monde en porte à Versailles. C’est un joli air de propreté, qui empêche de se contaminer.
Je vous embrasse, ma bonne, ainsi que Pauline.
Sauf que dès le début, j'ai senti que ça clochait...
https://www.baskulture.com/article/quand-madame-de-svign-tait-confine-paris-3024
Joli pastiche donc ...
Doté de quelques gentils anachronismes, puisque Mazarin était mort depuis déjà deux décennies. Et Vatel en 1671.
Sans compter la date de sortie de la pièce "Le menteur"... très antérieure à la prétendue date de rédaction du document.
Ceci étant dit, je me suis bien amusé à lire ce texte rédigé à la manière de...
Exercice auquel se livraient avec grand plaisir mes élèves de CM2... dont madame de Sévigné fut justement l'héroïne en 1996... 300 ans après son décès.
Cf le chapitre qui lui est dédié dans mon recueil "Chroniques d'un instituteur original"
PS: Ah... si les gens pouvaient se montrer un peu plus curieux et ne pas prendre pour argent comptant tout ce qu'on leur demande de relayer via les réseaux dits "sociaux"!
Confinement: fin des promenades
Ayant fortuitement appris hier qu'il semblait interdit d'utiliser les chemins qui partent des ruelles de Bais pour se fondre dans la nature...
Je me suis documenté via la Mairie.
Qui m'a envoyé copie de l'arrêté préfectoral en date du 15 avril 2020... et que chacun pourra consulter en suivant ce lien:
Où l'on peut effectivement lire:
Je me vois donc dans l'obligation de mettre un terme à mes sorties bucoliques. Et je prie instamment les agents de la force publique de m'être ainsi fourvoyé
De ce fait, vous n'aurez plus le loisir de lire le compte-rendu de mes tribulations.
Je me contenterai d'arpenter sagement les rues de mon village. Où je risque d'ailleurs de croiser davantage de monde que dans le petit chemin de La Haute Brosse.![]()
Et, comme me disait malicieusement au téléphone mon amie Clara:
"En somme, on est condamnés à faire le trottoir!" Et elle est partie dans un rire étrange qui devait masquer à la fois son incrédulité et sa colère.
Terminons toutefois sur une note d'humour:
Confinement J29 Vaugroux
Ainsi passe le temps...
Et nous ne sommes pas près de voir le bout du tunnel.
Sauf que dans mon cas, j'aime bien me glisser dans les "tunnels" que nous offre notre joli bocage mayennais.
C'est ainsi qu'hier après-midi je suis parti en direction de Vaugroux... fermette qui se trouve sur la route menant vers "Les Ruisseaux". (Voir en bas à droite de la carte)
J'ai alors "descendu" mon lotissement, pour virer à gauche et atteindre la place du Rochard, au bas de laquelle se trouve un des nombreux lavoirs autrefois installés le long de la rivière Aron.
J'escalade ensuite le raidillon pour prendre à gauche en direction de la Hamonnière. Et là où s'arrête le goudron, je tourne à droite pour m'engouffrer dans ce chemin étroit et ombragé.
Pentu, exigu, caillouteux et comme le disent les gens d'ici... sourceux!
Il est vrai qu'en temps "normal", ce sentier ressemble davantage à un mini cours d'eau alimenté par une multitude de "sourcettes" qui pointent leur nez entre les pierres. Avec une source mère un peu plus haut...
Lorsqu'atteignant le chemin dit des Ruisseaux, je débouche enfin à l'air libre, pour réaliser un petit selfie... Et tournant le dos à la direction "Vaugroux" je file vers l'Ouest.
Ce qui me permettra de bénéficier de vues sur le bourg de Bais... bien différentes de celles que m'offre le "balcon" de la Chauvière.
Et là, je décide de faire demi-tour, pour reprendre le chemin creux, dans la descente cette fois.
Il y fait presque frais. Sur ma droite, à peine perceptible, le gazouillis de l'eau.
Puis je poursuis mon chemin en direction de ce quartier que les habitants du village ont surnommé "La Russie". Est-ce dû au fait que les maisons sont accolées à la colline, dos au Sud... ouvertures au Nord... L'ubac... il faut bien reconnaître que lors d'hivers rigoureux, la neige et le verglas y ont perduré plus longtemps qu'à l'adret ensoleillé, rive droite de l'Aron.
Il n'empêche que ce coin un peu oublié de Bais offre des perspectives intéressantes..
Un petit bout de chemin le long de l'Aron pour quelques clichés entre des jardins dont certains semblent à l'abandon...
Et retour au pied de la place du Rochard, avec virage à droite en direction de l'ancienne école. Imposant bâtiment érigé par la République au début du siècle dernier... avec sans doute la volonté ostentatoire de marquer son territoire face à l'enseignement catholique très florissant dans nos régions.
Bâtiment que je connais fort bien pour y avoir exercé mon métier jusqu'en 1994... date à laquelle nous avons investi le groupe scolaire neuf. Bâtiment doté de 3 logements de fonction... quittant en 1988 celui que j'occupais pour rejoindre mon pavillon neuf.
Je bifurque ensuite vers la résidence "les Lilas"... où j'aperçois Delphine, une ancienne élève réduite au chômage technique en raison des mesures de confinement... Delphine avec laquelle j'échange quelques propos, et qui met à profit cette trêve pour venir épauler sa maman âgée.
Un peu plus loin, c'est le couple du haut des Lilas qui m'interpelle. "Tu as tes papiers?
- Oui René... je suis discipliné!" Et son épouse Jocelyne de rire... Là encore, et à bonne distance, échange de quelques badineries.
Mon crédit temps n'étant pas épuisé, j'en profite pour emprunter le chemin à droite... et faire demi-tour au bout d'une centaine de mètres, afin de revenir chez moi dans les délais impartis.
Au final, mon logiciel Endomondo me crédite de 3.820km... effectués à la moyenne de 5.64km/h... Heu, là encore, j'ai comme l'impression qu'il s'est mélangé les crayons dans la gestion du chronométrage en gommant certaines pauses...
Mais l'essentiel est que je sois sorti... J'ai pris l'air... et cela me donne aussi la possibilité de vous faire partager ma promenade.
Bon confinement! Et gardons espoir... On finira par bien par voir le bout du tunnel...
Confinement J28 et télétravail
Mardi 17 avril: la "sentence" est tombée! CONFINEMENT...
Ce qui se traduit par d'inévitables modifications dans le comportement des gens...
Et si certains employés se voient contraints de rester chez eux, il en est d'autres qui peuvent "télétravailler"
Ben moi dans tout ça?... ça fait déjà un bon bout de temps que je n'ai plus de compte à rendre au Ministre de l'Education nationale, mon ancien employeur.
Et comme la plupart des gens ayant un minimum d'esprit civique, je reste chez moi, hormis pour les déplacements à propos de la nourriture... ou de la dérogation exercice physique dans un rayon de 1 kilomètre.
Sauf que... Dans mon entourage, on avait l'habitude de me solliciter pour de menus travaux ayant trait à la bidouille, et en particulier dans le domaine informatique.
C'est donc là que les nouvelles technologies permettent de dépasser l'enfermement complet et le repli sur soi-même!
Premier exemple, avec mon cousin Michel, qui m'adresse un message dans lequel il me dit ne plus pouvoir accéder à sa messagerie sur son smartphone. Je l'appelle sur sa ligne fixe... Et tout en effectuant les manipulations que je lui préconise, son épouse tapote sur l'écran utilisé habituellement par son mari.
Lorsque j'entends soudain Olivia s'écrier: "ça marche!" Et moi de répondre: "Il faudra maintenant vous acquitter d'un apéro... virtuel!"
Quelques jours plus tard... C'est ma fille qui appelle... pour demander des nouvelles des "ses vieux"... Et au fil de la conversation, elle me glisse : "Quand tu penses qu'on ne peut même pas se procurer des dérogations de sortie... notre imprimante est en panne!"
C'est alors que je pose quelques questions pour mieux cerner le problème, et ayant appris qu'il s'agissait d'une HP... je suggère.
"Démonte une cartouche et dis-moi ce que tu vois!" Le dialogue est difficile. Je propose alors: "On n'a qu'à démarrer un échange vidéo via whattsapp." Ce qui me permet en direct de détailler le tamis "tête" d'écriture... apparemment plein d'encre sèche.
"Tu te procures un dissolvant quelconque et tu nettoies ce petit rectangle coloré.
- Ben dis- donc, c'est crasseux comme pas possible!
- Vas-y doucement quand même, sinon tu vas vider la cartouche. Remets tout en place et relance une impression..."
Lorsque j'entends: "Ouais ça marche!"
Encore un peu plus tard, une voisine qui m'appelle en me demandant si j'ai du débit Internet.
"Moi? Oui. Que dit ta box?
- Le voyant réseau clignote en rouge..."
J'explique la première procédure à mettre en oeuvre... Et force est de constater qu'il n'y a pas de réseau.
"Tu contactes Orange avec ton portable via le 3900... Tu expliques ce qu'on vient de faire, et tu me tiens au courant."
Quelques longues minutes plus tard: "Il y a un problème sur la ligne, on m'enverra un technicien demain samedi..."
Et puis avant-hier... Un message:
Cela fait donc déjà 4 semaines que...
Hier... un Bernard m'appelle... Pour demander comment nous vivons ce confinement... et arrive la question:
"Dis-moi, professeur
, j'ai un courrier qu'il me faut adresser à une juge... Mais je ne voudrais pas que le truc soit bancal... Est-ce que tu pourrais lire mon premier jet et y apporter les modifications nécessaires?"
Pas de problème... Je reçois l'exemplaire de la lettre, et dans l'heure qui suit, je retourne ma copie via la messagerie électronique.
Si j'osais, j'évoquerais bien également l'appel téléphonique de Monique, une amie qui me dit:
"J'avais acheté deux de tes bouquins, en me promettant de les lire un jour... parce que je ne suis pas une grande lectrice... Mais le confinement m'a permis d'ouvrir celui des années 50... Et alors!... quel plaisir, quel bonheur de parcourir ces anecdotes qui nous rappellent tant de choses... Grand merci...."![]()
Ce ne sont là que des petites tranches de vie liées au confinement... à propos duquel nous avons appris hier soir qu'il durerait encore jusqu'au 11 mai... minimum. Avec desserrement progressif de l'étau.
Mais à travers mes anecdotes, je voulais principalement mettre l'accent sur les bienfaits que l'on peut tirer des nouvelles technologies... quand on en a un minimum de maîtrise... que l'on peut partager et mettre au service des autres.
Evoquerai-je aussi les visières réalisées avec mes imprimantes 3D? Modeste contribution à la lutte contre ce satané virus.
Voilà pour aujourd'hui, je viens d'ajouter une nouvelle page à mon "Journal d'un confiné!"
C'est l'un des moyens que j'utilise avec bonheur(?) pour passer le temps...
Portez-vous bien et soyez prudents!
Confinement... Faut la boucler!
C'est l'histoire, non pas d'un mec... Non, c'est l'histoire d'une boucle...
Mais auparavant, j'aimerais signaler que je note avec plaisir des effets plutôt positifs sur le comportement des gens...
Le temps dont ils disposent à cause de (grâce à? ) ce confinement permet à certain(e)s de s'extérioriser....
Et l'on peut ainsi voir fleurir une créativité fort réjouissante à mes yeux ainsi qu'à mes oreilles.
Créativité? Vous avez dit créativité? Je pense que je n'avais pas besoin de la "confination" pour mettre la mienne en oeuvre.
S'il fallait en donner une preuve... je la puiserais dans l'actualité de mon quotidien.
Imaginez qu'en voulant boucler mon ceinturon, je me retrouve avec un kit de boucle dans la main. Boucle cassée!!!
Que faire? Jeter le tout? Ah, que nenni! Je ne peux m'y résoudre!
Alors? N'oubliez pas que je possède des imprimantes 3D... D'où l'idée toute naturelle de mettre en oeuvre mon bureau Recherche et développement, et ainsi pouvoir créer ma propre boucle en m'inspirant de celle qui est fichue.
Je m'attelle donc à un logiciel de dessin 3D... Je tâtonne... et je finis par sortir un premier prototype.
Pas peu fier de mon résultat, j'en fais état sur Facebook.
Sauf qu'un esprit chagrin
répondant au nom de Christian V... me retourne la remarque suivante: "Ben pourquoi n'y as-tu pas mis ton nom?"
Et moi de renvoyer: "J'y avais même pas pensé!"![]()
Je me remets donc au boulot afin d'insérer le prénom dans cette fichue boucle... Et j'obtiens un deuxième proto.
Encore un peu plus content de moi d'avoir relevé le défi... je montre mon gadget à mon épouse... qui me rétorque:
"Ah... c'est trop carré! Pourquoi n'y as-tu pas mis un poil d'arrondi comme sur celle qui est cassée?"
C'était hier soir... J'ai laissé réfléchir mon bureau "Recherche et développement".
Puis au matin, l'esprit reposé, je me suis de nouveau attelé au logiciel de dessin.
Mais cette fois je suis parti d'un scan de la boucle, copie qui m'a servi de calque.
Et j'ai commencé à dessiner par dessus en suivant au plus près les contours... C'était avec Google Sketchup...
Mais comme je ne parvenais pas à maîtriser totalement cet outil... j'ai exporté l'ébauche de ce que je venais de réaliser, pour la rouvrir dans 3D Buider. Logiciel plus basique, mais avec lequel je me débrouille moins mal.
Sauvegarde du fichier au format STL afin que mon imprimante puisse le digérer...
Et on lance l'impression...
Quelques 30 minutes plus tard, je n'ai plus qu'à décoller la pièce du plateau, pour admirer le résultat...
Le comparer aux différents éléments réalisés.
Et adapter ma nouvelle boucle au ceinturon...
Alors, me direz-vous, tu n'avais pas les moyens de te racheter un ceinturon?
Ben si... mais je vous répondrai que:
- il est actuellement interdit de sortir effectuer des achats non indispensables à la vie quotidienne. C'est à dire que j'avais par contre le droit d'avoir mon "grimpant" au bas des pattes! Ce qui aurait fait désordre... même en confinement!
- je ne peux me résoudre à jeter sans avoir essayé de trouver une solution. Faire durer... Ne pas succomber aux achats intempestifs... Tordre le cou à l'obsolescence, même si elle est trop souvent programmée.
Alors, ma ceinture, je l'ai bouclée. (Rappelez-vous du titre: bouclez-la!)
Mon froc reste bien en place. Et je suis content de moi.
C'est déjà pas si mal!
Confinement J 26
Confiné... Confiné...
Au 26ème jour de ce confinement dont on ignore totalement la date de sortie...
Moi qui suis un campagnard heureux de vivre à côté des prés et de leurs occupants à 4 pattes.
Moi qui ai le droit de m'échapper dans un rayon de 1 km autour de ma maison...
J'ai profité du soleil estival pour me glisser dans les chemins creux de notre joli bocage.
Mais au tout début de ma sortie, je suis allé déposer des supports de visières chez un proche voisin qui travaille au CHS de Mayenne. Ma maigre contribution dans la lutte contre l'envahisseur.

Et puis à la sortie de la résidence Baudiaca, j'ai tourné à droite en direction de la Turpinère... Passage devant la croix celte, et virage à gauche pour attaquer la montée. Et encore à gauche vers la Haute Brosse.
Je passe devant la cache que j'ai déposée au creux des racines d'un chêne... vérifier qu'elle est en bon état, et rappeler que les instances du géocaching interdisent actuellement toute activité afin de respecter les consignes de confinement.
En vue de la Chauvière, je tourne très légèrement à droite pour parvenir au terminal de la sortie du jour: une autre croix... enfouie dans la végétation, et que l'on distingue à peine...
Demi-tour... Je croise Maryvonne et Michel les habitants de la Brosse, puis une autre couple, ainsi que deux joggeurs qui courent alors que leur smartphone connecté à une enceinte bluetooth gueule une musique "fracassante". Est-ce bien nécessaire pour pratiquer de l'exercice physique?
Toute cette partie du chemin suit grosso-modo une courbe de niveau... Mais au bout, je pique à droite pour entamer la descente...
Et arriver à l'emplacement du land art.
Oeuvre évolutive mise en place par deux artistes locales qui résident à une centaine de mètres de chez moi.
Des branchettes portent la date des jours de confinement... Le temps...

Et on a même droit à une devinette.
Chaque visiteur peut s'il le souhaite laisser un petit mot sur un papier inséré dans une sachet de plastique... Y'a même le crayon!
Quelques clichés, et une vidéo que je déposerai en rentrant sur Facebook...
https://www.facebook.com/bernard.munoz.73345/videos/2567072443549261/
Mais une heure, ça passe très vite... Surtout si, ayant prévu de viser les 5 km, on s'arrête pour échanger même rapidement à distance deux trois mots avec les quelques personnes croisées... et faire une pause photo...
Je reprends donc mon chemin, à l'ombre... en me disant que je suis tout de même un privilégié...
Et je rentre chez moi dans les délais impartis... 4.680km en 58 minutes... Mais je suis persuadé que l'appli Endomondo n'a pas été fiable dans la gestion arrêt/reprise automatique du chrono...
N'empêche... J'ai pris l'air... J'ai pu bénéficier du chant des oiseaux...
Que demander de plus en ces temps où d'autres rugissent comme des lions en cage dans un appartement exigu?
Portez-vous bien et soyez prudents!
La "Libération" finira forcément par arriver un jour!























































