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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50
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Le halage de la Mayenne? Tape-cul!

19 Mars 2025 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #VTT

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas pédalé le long du halage de la Mayenne.

Il faut bien dire que l'hiver dernier n'a pas été particulièrement clément au niveau des pluies.  Et notre jolie rivière a connu de "belles" crues!

 

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Avec pour conséquences un ravinement prononcé du chemin de halage. Par endroits, on roulait carrément sur des gros gravillons d'un diamètre conséquent...

Bref, la bande de roulement n'avait plus rien à voir avec ce que j'avais pu connaître.

 

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Et les secousses engendrées ont eu raison du support de mon  Garmin GPS

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Malgré tout, le spectacle est reposant... on  trouve le long des berges de coquettes maisons... dont quelques-unes ont dû avoir les pieds dans l'eau!

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Il est dommage que certaines maisons éclusières soient à l'abandon. Sans doute  que leur confort ne correspond pas à ce que pourraient en attendre d'éventuels locataires.

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!
Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

J'étais  parti de l'écluse de Boussard en direction du  Nord. Juste avant d'arriver au restaurant Beaurivage, j'ai eu le plaisir de rencontrer  Nathalie, une ancienne élève  qui faisait une marche en compagnie de trois amies.

Sous le pont conduisant à Saint-Baudelle, j'ai fait demi-tour... je suis repassé devant mon point de départ... et je suis descendu un tout petit peu plus loin que Montgiroux, écluse  du Port.

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!
Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!
Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Où j'ai pu constater avec tristesse que le chalet qui faisait le plaisir des promeneurs avait malheureusement brûlé.

Quelques clichés encore...

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!
Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!
Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Un arrêt devant l'un des postes de contrôle en rapport avec les turbines hydro-électriques...

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!
Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Et sur le chemin du retour...  quelques chevaux...  Des "Pégases"?

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Et alors que je suis presque revenu à la voiture... je m'amuse à voir une femme courir après un coq épris de liberté!

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Le temps de replacer mon VTTe sur son support... fort pratique avec sa rampe!

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!
Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

Si je n'ai totalisé que 27km...  c'est la faute au revêtement "tape-cul"  que  mon arrière-train n'a pas du tout apprécié.

J'y retournerai... quand les employés du département déjà à l'ouvrage auront tout remis en état. Et ils ont de quoi faire.

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!
Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!

PS:  quelques jours après, je trouve dans Ouest France l'article ci-dessous

Le halage de  la Mayenne? Tape-cul!
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C'est la cata... la cata-quoi? La catapulte, voyons!

14 Mars 2025 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Bidouilles en tout genre, #Modélisme

Si vous suivez plus ou moins attentivement ce blog, la cata...  cela doit un peu vous parler.

Parce que dans la mesure où j'ai plaisir à faire évoluer des ailes volantes, il m'est malheureusement arrivé de les lancer parfois de façon très maladroite... Sans compter que si je n'ai pas  retiré mes doigts assez rapidement juste après le fameux lancer, je me retrouve avec  quelques stries ensanglantées nettement marquées sur l'index et le majeur!

Considérant donc  que c'était parfois la cata,  je me suis naturellement tourné vers  le système de lancement nommé cata... cata-quoi? Mais cata-pulte, voyons!

C'est la cata... la cata-quoi? La  catapulte, voyons!

Le modèle à propulser  repose sur une sorte de rail;   une boucle solidaire de l'élastique que l'on tend  est reliée à un crochet sur l'avant du fuselage, une autre boucle  solidaire de l'élastique est retenue  par la pédale (en rouge sur le  cliché.)

En appuyant sur cette pédale, on libère les "chevaux" et l'aile est propulsée avec vigueur en l'air.  Il ne reste plus qu'à pousser la manette des gaz pour entamer le vol...

C'est la cata... la cata-quoi? La  catapulte, voyons!

Je me dois d'ajouter que, afin de rendre plus  rapide la phase installation, mon copain Félix a aménagé au milieu de notre piste un petit fourreau permanent, repérable grâce à un bouchon rouge.

De ce fait, après avoir glissé la longue sardine dans ce trou, et après avoir fixé la cata au sol à l'aide de deux gros clous, il ne me reste plus qu'à tendre l'élastique... passer les boucles là où elles doivent se trouver.... et hop!

Je vous laisse imaginer la suite...

J'avoue que ce système me semble être  à la fois sécurisant et confortable...

 

Côté pile et côté face.
Côté pile et côté face.

Côté pile et côté face.

Sauf que... clous, marteau, élastique, rail...  tout ça se promenait plus ou moins en vrac dans le coffre de ma bagnole.

Je me suis donc adressé au bureau R&D  (traduisez par Recherche & Développement,  l'ensemble des processus qui, partant de la recherche fondamentale ou d'une invention, assurent sa faisabilité )

Et j'ai obtenu un  appareillage très compact  où tous les éléments sont solidaires.

C'est la cata... la cata-quoi? La  catapulte, voyons!
C'est la cata... la cata-quoi? La  catapulte, voyons!

Avouez tout de même   que mes ingénieurs ont fait du bon boulot, non?

C'est la cata... la cata-quoi? La  catapulte, voyons!
C'est la cata... la cata-quoi? La  catapulte, voyons!
C'est la cata... la cata-quoi? La  catapulte, voyons!

Oui, je sais, ce ne sera pas primé au concours Lépine.

Mais ce n'était pas l'objectif à atteindre! 

L'essentiel est que le résultat corresponde à mon attente.

Et c'est bien le cas!

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Aile volante Eclipson EBW 140

13 Mars 2025 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Bidouille informatique, #Bidouilles en tout genre, #Impression 3D, #Modélisme

Lorsque j'ai entrepris de fourrer mon nez dans les modèles réduits construits en 3D à partir d'une imprimante, j'ai vite été séduit par les formes de cette aile pour laquelle on peut acheter les fichiers d'impression à partir de ce site:

https://www.eclipson-airplanes.com/fr/blackwingsport

Après quoi  je me suis fait plaisir en  construisant un premier modèle.

Et comme je le trouvais particulèrement joli en vol, je me suis dit qu'il serait peut-être prudent d'en avoir un autre exemplaire sous la main, au cas où...

A mes moments perdus(?) j'ai enfourné les fichiers fournis au format GCODE dans mes imprimantes 3D, jusqu'à ce que je décide d'y apporter une touche personnelle.

Je savais que la version avec moteur arrière propulsif entraînant une hélice fonctionnait correctement.

Et comme je possédais une turbine  45 mm inutilisée... pourquoi ne pas modifier afin de tester cette autre motorisation?

Aile volante Eclipson EBW 140

La bête étant finie, mais sans déco... je suis parti ce jeudi matin ensoleillé vers mon aérodrome favori, avec deux autres ailes volantes. "Nurflügel¨"...Le fil rouge du jour!

A ce propos, j'ai pris l'habitude de faire décoller tout ce petit monde grâce à une catapulte. Ce que je trouve très sécurisant dans la mesure où l'on déjà  les pouces sur les manches et qu'il suffit d'appuyer sur la pédale pour que le décollage s'effectue proprement.

Aile volante Eclipson EBW 140
Aile volante Eclipson EBW 140

Pour ce qui est de l'exemplaire n°2...  je l'ai posé ce matin sur la rampe de lancement, et après avoir tendu l'élastique, j'ai respiré un grand coup, et hop...

La bestiole est partie tout droit, j'ai alors actionné la turbine, et le vol s'est poursuivi sans autre forme de procès! Pas même un trim à retoucher!

Quatre minutes d'un vol que j'ai trouvé splendide... puis  j'ai procédé à l'atterrissage... dans l'herbe... Concernant l'état de  charge de la batterie, mieux vaut être prudent !

Cette dernière n'est qu'une 0.95mAh, suffisante pour obtenir l'équilibrage sans  ajout de lest.

Aile volante Eclipson EBW 140
Aile volante Eclipson EBW 140
Aile volante Eclipson EBW 140
Aile volante Eclipson EBW 140
Aile volante Eclipson EBW 140

Quelques détails  à signaler: l'aile N°2 pèse pile 480g, comme annoncé sur le site Eclipson... Cette masse me semble cependant difficile à tenir avec un accu 1500.

Aile volante Eclipson EBW 140

Le capot donnant accès à la triperie est équipé de deux petites pattes sur l'arrière, et une languette pivotante sur l'avant.

Quant à la déco...  les adhésifs "normaux" ont peine à prendre sur ce fichu matériau qu'est le PLA LW...  Plutôt que d'utiliser la colle cyano à tour de bras, j'ai rusé.

Je savais que dans mes fonds de tiroir, je devais posséder du papier adhésif imprimable  avec les paramètres photo. Vous pourrez remarquer  que son emballage affiche un prix en Francs.  Cela ne doit donc pas dater d'hier!

Muni de ce support, je me suis  amusé à créer mes propres motifs.

J'ai ensuite passé sur l'aile  un voile de vernis brillant acheté tout dernièrement chez Action,  pour la modique somme de 2.99€.

 

Aile volante Eclipson EBW 140

Et après séchage, j'ai posé mes adhésifs sur l'aile... avec un voile de vernis par dessus afin que l'encre ne se dissolve pas à l'humidité.

Aile volante Eclipson EBW 140
Aile volante Eclipson EBW 140
Aile volante Eclipson EBW 140
Aile volante Eclipson EBW 140

Dernier détail: en lieu et place du patin prévu, j'ai installé une roue. Elle guide le modèle dans le rail de lancement, et cette solution déjà utilisée sur la version 1 me semble plus solide...

Aile volante Eclipson EBW 140
Aile volante Eclipson EBW 140

Imaginons qu'il  me prenne  un jour  l'envie de revenir à une solution moteur à hélices: il me suffira d'utiliser un petit tournevis afin  de procéder au remplacement  de l'actuel capot moteur. 

Aile volante Eclipson EBW 140
Aile volante Eclipson EBW 140

Je vous souhaite autant de plaisir que je peux en avoir  éprouvé avec les machines dont je viens de vous parler.

Bons vols à tous!

Quand je vous dis que j'aime les ailes volantes... Quelques exemplaires issus de mon écurie.

Quand je vous dis que j'aime les ailes volantes... Quelques exemplaires issus de mon écurie.

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Girouette-anémomètre sur trépied photo

7 Mars 2025 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Bidouille informatique, #Impression 3D, #Modélisme

Cela faisait un moment que l'idée me trottait derrière la tête.

Faire en sorte que je ne sois pas obligé de tenir mon anémomètre au bout du bras et de l'orienter convenablement.

Je me suis tout naturellement  tourné vers Thingiverse, où j'ai pu découvrir différents exercices de style.

Et après quelques bidouilles... j'ai obtenu...

 

Girouette-anémomètre sur trépied photo
Girouette-anémomètre sur trépied photo

Pour assurer une rotation aussi correcte que possible, j'ai carrément utilisé un moteur brushless qui ne fonctionnait plus.  Les roulements sont impeccables de douceur.

Girouette-anémomètre sur trépied photo
Girouette-anémomètre sur trépied photo
Girouette-anémomètre sur trépied photo

Cependant, un premier essai avec un moteur de diamètre plus faible n'ayant pas été totalement concluant (le jaune) je suis passé à une taille supérieure.

Et cette fois,  je dois avouer  que je ne suis pas trop mécontent du résultat!

Girouette-anémomètre sur trépied photo
Girouette-anémomètre sur trépied photo
Girouette-anémomètre sur trépied photo

J'ai très rapidement voulu tester...  d'autant plus que la météo annonçait un vent  Sud-Sud-Est avec 20/30 km/h.  

Notre piste étant située en haut d'un  repli de terrain qui génère une petite dynamique, je me suis rendu à Doucé.

J'ai sorti un antique Héron Multiplex... et j'ai lancé.

Sa motorisation est  relativement musclée, ce qui m'a permis d'effectuer des montées assez courtes  d'environ 6 secondes  à chaque fois.

Il s'avère que mes prévisions se sont avérées exactes, puisque mon modèle a rencontré des ascendances d'origine thermo-dynamiques.

Et après que le moteur ait été utilisé  durant 60  secondes, j'ai décidé d'atterrir... Le chrono annonçait alors 30 minutes de vol.

Girouette-anémomètre sur trépied photo
Girouette-anémomètre sur trépied photo

Moyennant quoi je suis rentré à la maison fort satisfait de mes bidouilles du jour.

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Vers les hauteurs de Trans

5 Mars 2025 , Rédigé par Bernardino Publié dans #VTT

Le soleil ne pouvait que m'inciter à...
J'ai donc enfourché mon VTTe, et je suis parti en direction de Champgenêteux.
Pour virer à gauche vers la route de Courcité.
Puis à droite en espérant retrouver le chemin creux qui mène aux éoliennes de Trans.
Sauf que, avant même que je ne l'emprunte, j'ai aperçu une énorme mare qu'il m'aurait fallu traverser.
J'ai donc continué jusqu'à Trans... et en traversant le village, j'entends: "Salut Bernard!"
Heu, ma voisine Marie en compagnie de sa copine Nicole, faisant une halte, toutes les deux assises sur le rebord du calvaire.
Elles aussi équipées d'un engin à moteur, elles ont 35 km à leur actif, et se demandent par où elles vont rentrer.

Vers les hauteurs de Trans

Je les quitte, et retour à Champgenêteux, route d'Hambers, à gauche l'Hôtellerie, puis à gauche encore pour reprendre la D35 qui me ramènera à Bais.
Mes compteurs se sont apparemment emmêlés les pinceaux en ce qui concerne le kilométrage.
Disons que je dois totaliser environ  27 km...
Et que ma batterie me créditait encore de 42km "pleine assistance".
J'avais de quoi voir venir...
Mais il faut être raisonnable, n'est-ce pas? 

Vers les hauteurs de Trans
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Evolution des techniques en aéromodélisme

5 Mars 2025 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Bidouille informatique, #Bidouilles en tout genre, #Billet d'humeur, #Impression 3D, #Modélisme

A part le type qui se trouve au milieu, qu'est-ce qui sépare ces deux modèles?

Evolution des techniques en aéromodélisme

Le bleu à gauche est né en novembre 2000.  Ce qui devrait lui permettre  prochainement  de fêter un quart de siècle.

Un modèle que j'avais conçu à l'époque en utilisant les matériaux à notre disposition, à savoir balsa et contreplaqué.

Mais en 2000, j'étais déjà convaincu que l'électrique serait quasiment incontournable...  Au cours de sa carrtière, je ne sais plus trop bien quels moteurs ont  pu le propulser...  Quant aux accus, là, ça ne fait aucun doute: à l'origine il s'agissait de batteries Cadmium Nickel, lourdes et peu performantes par rapport aux Li-ion actuels

Evolution des techniques en aéromodélisme

Il faut bien comprendre que ces accus "modernes"  combinés avec un moteur brushless  conduisent à obtenir un modèle nettement plus léger et à l'autonomie accrue.

De ce fait, le vol  est beaucoup plus plaisant!

A signaler qu'il n'a à ce jour subi qu'un   bobo mineur,  lorsque je l'ai sorti de la voiture imprécautionneusement, avec pour conséquence un demi stabilsateur qui pendouillait tel  une oreille de teckel.  Il a été rapidement réparé...  et il continue de me donner  entière satisfaction.

Toujours à propos du Xsir, il faut noter qu'un article lui a été consacré dans Looping N°68 d'avril 2001... https://lc.cx/8nlwXO

Et que mon seul regret tient dans le fait qu'on avait récemment envisagé d'en sortir   une version découpée laser au sein du club...  projet n'ayant malheureusement  pas abouti.

Evolution des techniques en aéromodélisme
Evolution des techniques en aéromodélisme

L'autre modèle est donc né 24 ans plus tard.

https://www.eclipson-airplanes.com/fr/modela

Plus  aucune trace de balsa ou de contreplaqué... rien que du PLA LW..

Kézako?  Sur un site Internet, on peut lire: "Le PLA-LW, également connu sous le nom de Polylactic Acid - Light Weight, est un matériau thermoplastique innovant qui offre de nombreux avantages dans le domaine de l'impression 3D. Il est dérivé de sources renouvelables telles que l'amidon de maïs ou la canne à sucre, ce qui en fait une option plus respectueuse de l'environnement par rapport à d'autres matériaux plastiques."

Ou encore: "Outre sa légèreté, le PLA-LW présente d'autres caractéristiques intéressantes pour l'impression 3D. Il est facile à imprimer, offrant une grande stabilité dimensionnelle et une bonne adhérence entre les couches. Cela permet d'obtenir des résultats de haute qualité et précis. De plus, le PLA-LW a une faible tendance à se déformer pendant le processus d'impression, ce qui facilite son utilisation sur différentes configurations d'imprimantes 3D."

Vous aurez donc compris qu'il est nécessaire de possèder une imprimante 3D afin d'obtenir toutes les pièces composant la cellule.

Evolution des techniques en aéromodélisme

Que cela demande un temps d'impression non négligeable.

En revanche,  on obtient des modèles aux dessous très chics...

...qui n'apprécient pourtant pas le moindre choc.

En cas de "bobo", on peut cependant reproduire toutes les pièces endommagées...

Evolution des techniques en aéromodélisme
Evolution des techniques en aéromodélisme

A travers ces quelques lignes, je viens donc de vous faire parcourir presque 5 lustres d'aéromodélisme... 

Pour ma part,  lorsque j'ai mis Xsir 2000 en construction, j'étais loin de penser à ce que l'on pourrait bricoler 25 ans plus tard.

Ainsi va l'évolution technologique...

Que nous réservera-t-elle encore?

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Robot de tonte Works

3 Mars 2025 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Robot de tonte Works

Je viens d'embaucher un nouvel employé...  en CDI qui plus est.

Hé oui, je possédais un Indego 1200 Bosch qui m'avait causé quelques problèmes peu  après son achat.  Déverminage pour ma pomme.

Mais après trois aller-retours chez Bosch l'engin a fini par effectuer correctement son travail...  jusqu'à ce que tout dernièrement  je le  retrouve un matin immobilisé au milieu de la cour, complètement en dehors de la zone de tonte!

Avec affichage d'un message selon lequel  il avait perdu la boussole...  J'ai tenté diverses solutions...  En vain.  "Si le phénomène persiste, veuiller contacter  le service dépannage".

Ce que j'ai fait. Mais prise en charge + le port+ éventuellement changement de batterie Lithium+ dépannage...  je me suis dit que cela commençait à faire une somme rondelette... avec perspective incertaine pour le futur.  J'ai donc décidé d'arrêter les frais.  Pensez tout de même que ce robot avait 8 ans. Acheté 1.200€, il aura travaillé pour 150€ par an.  Qui pourrait tondre ma pelouse régulièrement pour une si maigre rémunération?

J'ai alors parcouru le Net, consulté des bancs d'essai... et j'ai fini par jeter mon dévolu sur un appareil de marque works.

Payé 649€ avec l'abri fourni gratuitement en promo.

Je viens de le mettre en route: il m'a simplement fallu changer la station de  charge, et mon ouvrier a parfaitement reconnu le fil délimitant la zone à tondre installé pour son prédécesseur.

Robot de tonte Works

Pour sa première tonte, je l'ai démarré "manuellement".. et  il a fait son boulot très correctement.

Reste à voir maintenant comment je vais programmer son logiciel... Quelques tâtonnements sans doute.

On verra à l'usage  s'il est aussi "bon" que son prédécesseur, mais je n'ai plus l'intention de trotter derrière une tondeuse "manuelle"!

En charge sous son  abri.

En charge sous son abri.

PS: l'engin est protégé par un code PIN et traçable.  Au cas où un malandrin aurait l'intention de le subtiliser!

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Trente ans: discours

2 Février 2025 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Chroniques d'un instituteur original

En raison d'une sono peu performante n'ayant pas permis de bien saisir mon discours, on m'a demandé de... Vous trouverez donc ci-dessous la totalité  de mon intervention.

Trente ans:  discours

Le vieil instit que je suis a été  contacté pour faire un exercice scolaire nommé rédaction,  dont le sujet serait : histoire des écoles  de la commune de Bais. (Vous avez deux heures, je relève les copies)
Et vous le savez bien, toute histoire comporte forcément des dates. 1515, 732… ce que nous apprenions autrefois !
Tout cela me conduit  inévitablement à évoquer l’imposant bâtiment situé route de Trans.
Conçu  de façon ostensible en 1905 à la gloire de la République, il fêtera cette année ses 120 ans. Actuellement dénommé « centre culturel Raoul Couzin ».
Raoul Couzin était cantonnier. Ainsi dénommait-on le directeur de l’école de garçons située au chef-lieu de canton. Il était chargé de la bonne organisation du certificat d’études, du brevet sportif populaire ainsi que du lendit.
En 1963, sont créés les collèges, et on charge les cantonniers de les mettre en place… avec parfois des moyens dérisoires, ne serait-ce qu’au niveau des locaux. On tente d’y remédier avec des préfabriqués que la plupart d’entre vous ont sans doute  fréquentés.
Arrive l’année 1966 qui, du point de vue pédagogique,  sera une année charnière pour notre commune.
Raoul Couzin fait valoir ses droits à la retraite.
De ce fait, les deux casquettes qu’il porte sont réparties ainsi : la direction de l’école de garçons échoit à Pierre Duval, et celle du collège à Daniel Desmots qui arrive du collège d’Evron en compagnie de son épouse Monique.
 Cette même annéee 1966, on envoie  les jeunes mariés que sont Annie et Bernard Munoz boucher les trous dans le personnel. 
Suite au décès de madame Duval en juillet, Annie sera chargée d’une classe difficile à l’école de filles dont Alice Rondi prendra la direction.
Bernard héritera d’un CP/CE1 laissé vacant par un instit qu’on aura prélevé afin d’assurer les cours d’anglais au collège.

L'année scolaire 1966/1967 s'avance, jusqu'à ce le jeune couple Munoz voie arriver un soir Pierre Duval, Alice Rondi et... Albert Chauveau, le maire.  Qui "débarquent" sans préavis à la porte du logement de fonction tout en haut de la ruelle des Petits Champs.
Après les préliminaires d'usage, monsieur Chauveau nous demande ce que nous avons l'intention de faire à la prochaine rentrée.

"Je suis sursitaire, marié... de ce fait, je vais demander une affectation au 38ème RIT de Laval, et Annie postulera pour une école de la banlieue."

Monsieur le Maire semble devenir tout rouge en me  disant:
"Mais vous ne comprenez donc pas?
- Heu, ben non... Qu'est-ce qu'il y a à comprendre?
- Nous venons vous dire que la population voudrait  que vous restiez à Bais... et nous aussi!"

Ce qui n'était pas du tout notre programme. Nous avons alors  demandé à réfléchir, et quelques jours plus tard,  nous sommes allés voir monsieur le Maire, en lui demandant s'il consentait à faire des travaux dans le logement de fonction (Rappelons qu'à cette époque les instituteurs  étaient logés par les  communes).
Il accepta... et nous  restâmes, avec la promesse de  monsieur Chauveau qui se chargerait des négociations plus ou moins académiques, (c’est le cas de le dire!) avec l’inspecteur d’Académie, le Préfet et les élus du personnel enseignant.
Quelques années plus tard, l’école de garçons et l’école de filles fusionnent.

En 1978, le collège déménage pour s’installer dans ses locaux actuels
Toujours en 1978, Pierre Duval décède. Sa sépulture aura lieu le jour de la mémorable tornade d’Izé.

Suite à quoi, je suis instamment  prié de prendre la direction de l’école, ce qui ne me tentait guère. Il aura même fallu qu’un inspecteur descende à Bais afin de  me signifier : « Vous avez 24 heures pour réfléchir ! »
Néanmoins, poussé amicalement(?)  par mes collègues, j’ai accepté d’assumer sans aucune décharge cette lourde tâche durant de longues années,  avec des épisodes  marquants, dont celui ayant trait à l’école pour laquelle  nous fêtons aujourd’hui les 30 ans.

En abordant le chapitre concernant ce groupe scolaire, je vais inévitablement réveiller quelques souvenirs passionnants, et passionnels.
Sans vouloir raviver la polémique, il est nécessaire de rappeler que les bâtiments de la route de Trans nés en 1905 et  ceux de la maternelle abritant maintenant la salle de Oy-Mittelberg   se dégradaient lentement, ce que ne manquaient pas de souligner lors de leurs différents passages les inspecteurs de l’Education Nationale comme en témoigne un document  en date du 23 février 1989.

Les enseignants n’étaient pas les seuls à s’impatienter…
Et c’est ainsi  que la bombe éclata,   à la rentrée de septembre 1989.
Un petit groupe de parents manifestait devant l’école, pétition en mains.
Cela fit grand bruit dans notre petite commune… et au-delà, puisque les médias s’emparèrent de l’affaire.  

Les relations avec la municipalité se tendirent… chacun campant sur ses positions.
Mais il semblait que chaque partie ait pris conscience qu’il devenait urgent de faire quelque chose.
Différents projets vont alors voir le jour.
Groupe scolaire neuf, vite abandonné.
Extension-rénovation en maintenant chacune des deux écoles sur site… également repoussé.

En  mai 1992,  j’adresse un courrier à monsieur le Maire  en lui faisant part de mes propres réflexions.  Madame Rondi, ma  collègue de maternelle en fait autant.
Nos arguments se rejoignent  sur le fait  qu’en cas de rénovation,  l’ampleur des travaux ne permettra pas une réalisation sur les seules vacances d’été. Pour ma part, j’ajoute  qu’une construction neuve implantée  près de la salle polyvalente présenterait de nombreux atouts : proximité de la cantine et du collège, vaste parking… sans omettre le fait que le centre économique de notre village-rue a pour vocation de se déplacer vers l’Ouest. Et je termine en faisant des propositions sur la réutilisation future des deux écoles qui seraient dès lors disponibles pour des activités de loisirs par exemple.
Mais  les choses ne semblent guère avancer.
Les parents d’élèves se montrent de plus en plus pressants.
Rentrée 93, nous perdons une classe : effectifs insuffisants ; Guy Lahellec part pour Evron.
Et c’est au cours de cette année scolaire que le coup de théâtre se produit.
Une délégation de parents assiste au conseil municipal  dont l’ordre du jour  doit évoquer le choix des travaux à effectuer. Monsieur le maire expose alors que  les délais ne permettent pas de rénover. Mise aux voix.
Et une grosse majorité  de conseillers vote  en faveur de locaux neufs.
Vers 21 heures ce soir-là, je vois débarquer chez moi une bande d’excités m’annonçant la nouvelle, et me priant de bien vouloir faire sauter le champagne.
Devant mon incrédulité, ils finissent tout de même par me convaincre, et nous arroserons longuement « la bonne   nouvelle ».
A partir de cet instant, les relations vont devenir plus harmonieuses.
Nous allons faire en sorte qu’une commission extra-municipale soit mise en place : y siègeront des élus de la municipalité,   des représentants de parents, ainsi que Nicole Leduc devenue directrice de l’école maternelle après le départ en retraite de Madame Rondi, et moi-même, directeur de l’école élémentaire.

Cette commission va fonctionner  avec efficacité.
Chaque mercredi matin,  en compagnie des différents  corps de métier, nous rencontrerons monsieur Yves-Marie Belaud, qui a été choisi en tant qu’architecte,
Monsieur Belaud, qui ne manquait pas de nous rappeler à quel point notre cahier des charges lui avait été difficile à tenir: plain pied, forme arrondie... j’en passe et des meilleures...

Mais au cours de ces  échanges fructueux, chaque partie exposait ses commentaires, posait  des questions…

Et tout  au long de la construction, les enseignants vont demander à gérer un certain nombre de choses, dont les revêtements : tapisseries, carrelages, ainsi que le renouvellement d’une partie du  mobilier. La consigne du Maire étant : « Moi, du moment que vous restez dans l’enveloppe budgétaire… »
Quant à l’architecte, sa stratégie était comparable : « Je veux bien pousser une  cloison, mais pas un mur porteur ! »
L’hiver particulièrement humide va malheureusement retarder les travaux.
Si bien que la rentrée prévue pour septembre 94 se verra repoussée à novembre de la même année. Cette même rentrée verra partir Gisèle Petiot, dont vient d’être supprimé le poste de « soutien » que l’on nous avait demandé d’expérimenter…  avec succès pourtant !

Tout au long de la construction, nous avons effectué avec les élèves de nombreuses visites afin de suivre l’évolution des travaux..
Parallèlement  j’ai pris une grande quantité de photos qui ont été utilisées afin de réaliser une  courte vidéo projetée dans l’une des salles.

Restent gravées dans ma mémoire les images du  déménagement ! Exécuté aux vacances de Toussaint en collaboration avec le personnel municipal.
Tous les enseignants sur le pont.
J’ai le souvenir d’être rentré chez moi certains soirs  complètement vanné… mais heureux du travail réalisé.

Autre moment fort : le jour de cette seconde rentrée… où mes CM avaient rédigé des textes dans lesquels ils évoquaient leur ressenti.

Et puis nous nous sommes tous appropriés  ce nouveau bâtiment. Dont un Inspecteur   le visitant me dit un jour : « Monsieur Munoz, je découvre une école accueillante, bien conçue, avec des maîtres et des élèves radieux ! ça fait vraiment plaisir à voir !»

Nous venions de palper la réussite de l’entreprise. Et si j’ajoute que lors de chacune de ses visites, l’architecte ne manquait pas de souligner :
« Le bâtiment  ne bronche pas, aucune trace d’usure, il est toujours neuf ! Comme j’aimerais qu’il en soit ainsi de toutes les constructions auxquelles j’ai participé ! »

L’inauguration se fera le samedi 26 octobre à 14 heures, en présence  de Monsieur Desmots Maire,   deux ministres : François d’Aubert et Jean Athuis, ainsi que de nombreuses personnalités départementales.

J’ai pu bénéficier de ce groupe scolaire  jusqu’en juin 2000… où en compangie de mon épouse je l’ai quitté pour partir en « grandes vacances. »

Mais je ne saurais clore mon texte  sans mentionner une fois de plus le fait que je venais de vivre une  expérience exceptionnelle, qui restera un fait marquant de mon parcours professionnel.

Avant de mettre un point final à ma rédaction, et dans la mesure où vous avez été tous très très sages, je voudrais vous conter une histoire.

Il était une fois…
Ce devait être peu de temps après la rentrée de novembre 1994.
J’aperçois une fillette, plantée au milieu de la cour côté école primaire.
Afin de ne pas l’effaroucher, je m’approche doucement…  je me penche, et je lui glisse à l’oreille :
« Dis-moi, à quoi tu penses ? »
Un temps. Et puis elle   murmure : « A rien... »

Je laisse passer quelques instants, et je poursuis :
« Vraiment ? Tu ne penses à rien ? »
Nouveau silence.
Que je romps doucement en ajoutant :
« Entre nous… ça restera un secret... »
Long silence à nouveau.
Puis  joignant lentement le geste à la parole, elle dit tout bas :
« Cette école, je l’aime déjà… parce que je sens qu’elle a envie de me prendre dans ses bras ! »

Merci à vous tous pour votre attention...

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Trente ans du groupe scolaire: témoignage

2 Février 2025 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Chroniques d'un instituteur original

Je suis arrivée à l'école de Bais à 5 ans, avril 1990. Rue Oy mittelberg. Souvenir de Madame Rondi. Très gentille maîtresse qui me vite fait oublier que ce n'est pas facile de changer de vie.
Je me souviens des jacinthes que nous plantons et que nous allons mettre dans le noir dans la
cave chez la maîtresse. C'était trop bien, grande expédition (!) Et qu'est-ce que ça sentait bon… Depuis,  chaque fois que je sens une jacinthe, j'ai ce souvenir qui me revient. Nous jouons les artistes peintres sur le mur du fond de la cour aussi, trop génial! J'avais adoré!

CP avec Madame Muñoz. Quel bonheur de découvrir la lecture et l'écriture ! Je me souviens m'entendre dire que j'étais une pipelette, mais c'est vrai, j'aimais beaucoup parler et notamment avec ma maîtresse. Merci Annie pour ce passage si important! Je me souviens bien de la classe avec des images partout,  avec des syllabes en haut dans les préfabriqués. "Scrogneugneu" disais-tu quand tu étais fâchée.

CE1 avec Madame Lahellec. Une crème. Gentillesse incarnée qui sait aussi se faire respecter. Tous les lundis nous racontons ce que nous avons fait le week-end. Marinette à l'écoute, le sourire espiègle, d'une bienveillance qui donne tout son sens à la définition.

CE2 avec Monsieur Jubin. Nous apprenons les maths… aïe ce n'est pas ma matière favorite. Les problèmes, rien que le mot ça en dit long! Par contre nous faisons aussi de la musique.
Monsieur Jubin a un synthé : il nous joue des notes que nous devons chanter… j'adore. Nous chantons aussi, je me souviens encore de "l'Hippo l'hippo l'hippopotame de Mésopo sopotamie.... " 

CM1/2 avec Monsieur Muñoz,  et Monsieur Soutif ponctuellement.

J'adorais faire de l'informatique. Il y avait un logiciel qui s'appelait  "...box" où en inscrivant des calculs nous créions des dessins sur ordi… Début septembre 1994, nous déménagerons pour changer d'école en cours d'année… quelle effusion !!! Monsieur Muñoz, maître passionné et passionnant, à fond dans la pédagogie
alternative, nous fait participer à toute la vie de la classe. Alors bien entendu nous sommes conviés pour donner notre avis sur la future école. Nous allons même aider à créer le logo de l'école ! Incroyable! C'est un projet immense, ça va être magnifique, ...et ça l'est! 

 

Je sens encore les peintures fraîches et l'odeur
du mobilier tout neuf! Quelle chance nous avons!
Nous poursuivons les enseignements dans ces nouveaux locaux « super classe »!!! Bernard est un féru de français! Nous étudions Rabelais sous toutes les coutures, quel prodige!

 

Nous entretenons une correspondance épistolaire avec Madame de Sévigné! Et plus réellement, nous avons des correspondants bretons à qui  nous écrivons régulièrement! Trop bien!
Nous faisons des sorties scolaires trop intéressantes, cf La mine Bleue… nous écrivons un recueil de mots valises!!!! Souvenir trop agréable! Et nous participerons aussi à un concours poétique!
Et puis il y a cette école dans laquelle nous évoluons. Tellement belle qu'on aurait envie de retourner en petite section!!!

Merci à vous toutes et tous!!!
Merci pour votre envie de transmettre, votre joie de vivre, votre professionnalisme, votre passion
d'enseignant!
Merci de m'avoir permis de grandir dans de si belles et bonnes conditions!
Merci pour tous ces bons souvenirs que je garde en mémoire et que je raconterai à ma fille afin
qu'elle ait, elle aussi, une belle image et une envie d'aller à l'école!

Marina Lemosquet
31/01/2025

Trente ans du groupe scolaire: témoignage
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Cette année-là...

24 Janvier 2025 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur, #Chroniques d'un instituteur original

Ainsi s'amorcent parfois les questions lors  de jeux tels que "Question pour un champion" ou "le jeu des mille euros"...

Je pourrais donc vous lister certains événements  qui vous permettraient de trouver... Mais ce serait trop compliqué.

C'est pourquoi je vous livre de suite la réponse: il s'agit de 1966.

Mais encore?

Il se trouve que se prépare actuellement  une commémoration qui me tient particulièrement  à coeur... A savoir les 30 ans du Groupe Scolaire de Bais... J'y reviendrai.

De ce fait, mon épouse et moi-même avons replongé dans nos archives, pour y retrouver des documents assez surprenants.

1966, c'est l'année où Annie Genevrais et Bernard Munoz décident de faire équipe.

Il est vrai qu'ils se sont connus  en 6ème au Lycée de Château-Gontier...  que  plusieurs années plus tard, ils ont passé   le concours d'entrée à l'Ecole Normale de Laval.

Après leur formation, les jeunes instits sont priés de rejoindre Bais en septembre 1966 où l'on a des besoins.

Annie sera chargée de remplacer madame Duval décédée en juillet...  Elle "hérite" d'une classe difficile dans la mesure où elle doit faire cours à des élèves allant du CE1 au Fin d'Etudes. C'est Alice Rondi qui prend la direction de cette petite école à deux classes.

Pour Bernard? Arrivant  en plein chambardement sur l'échiquier pédagogique local, il se voit confier les garçons pour faire classe à des CP/CE1...  dans un  local actuellement occupé par la salle de Oy-Mittelberg. Parce que, malgré les préfabriqués qui poussent chaque année rue des Alpes Mancelles, le collège manque de locaux...

 Le "cantonnier" Raoul Couzin avait donc  pris sa retraite fin juin 1966.    Ainsi nommait-on le directeur de l'école de garçons située au chef-lieu de canton. Il avait en charge d'organiser le fameux certif',  le brevet sportif populaire ainsi que le  lendit scolaire. (Le père d'Annie ayant suivi le même parcours à Pré en Pail)

Juin 1934. Certificat d'Etudes de ma mère, mention Bien.

Juin 1934. Certificat d'Etudes de ma mère, mention Bien.

C'est en 1963 qu'avaient été créés les Collèges.  L'Education Nationale demandant  alors aux cantonniers de mettre en place une classe de 6ème... l'année suivante une classe de 5ème... Jusqu'à ce que... Raoul Couzin fasse valoir ses droits à la retraite. Mais dans la mesure où il porte  deux casquettes, il va falloir redistribuer les rôles.

La direction de l'Ecole de Garçons  sera confiée à Pierre Duval, celle du du Collège  sera  attribuée à Daniel Desmots.

On récapitule donc les 3 directions de l'époque: Alice Rondi, Pierre Duval, Daniel Desmots .

Cette année-là...

Vous aurez donc compris que, avec l'arrivée du couple Desmots et celle du couple Munoz,  le paysage pédagogique de Bais se trouve quelque peu chamboulé.

C'est l'époque où Annie et Bernard sont heureux de posséder  une jolie Dauphine rouge.

 

 

Ils sont logés en haut de la ruelle des Petits Champs,  dans un bâtiment sans aucun confort... Pas de chauffage, pas d'eau chaude... Pour les toilettes, il faut descendre au bas de la cour... Pratique lorsqu'on a "la courante", n'est-ce pas?

L'année scolaire 1966/1967 s'avance, jusqu'à ce le jeune couple voie arriver un soir Pierre Duval, Alice Rondi et... Albert Chauveau, le maire.  Qui "débarquent" sans préavis.

Après les préliminaires d'usage, monsieur Chauveau nous demande ce que nous avons l'intention de faire à la prochaine rentrée.

"Je suis sursitaire, marié... de ce fait, je vais demander une affectation au 38ème RIT de Laval, et Annie postulera pour une école de la banlieue."

Monsieur le Maire semble devenir tout rouge en me  disant:

"Mais vous ne comprenez donc pas?

- Heu, ben non... Qu'est-ce qu'il y a à comprendre?

- Nous venons vous dire que la population voudrait  que vous restiez à Bais... et nous aussi!"

Ce qui n'était pas du tout notre programme. Nous avons alors  demandé à réfléchir, et quelques jours plus tard,  nous sommes allés voir monsieur le Maire, en lui demandant s'il consentait à faire des travaux dans le logement de fonction (Rappelons qu'à cette époque les instituteurs  étaient logés par les  communes).

Il accepta... et nous  restâmes!

 

 

En juillet 67, tout comme le frère d'Annie, instit' également, j'ai  donc endossé l'uniforme militaire, mais sans intention d'y faire carrière. Annie a été officiellement nommée sur son poste peu attrayant. Mais le mien, il n'est paru nulle part. A la demande de monsieur Chauveau, il fut escamoté avec l'accord tacite de l'Inspecteur d'Académie, du Préfet et des représentants du personnel.

Notre fils Olivier est né en mai 68, en plein dans les fameux événements... A ce propos, j'aurais de nombreuses  anecdotes à raconter...

Novembre 1968, je suis libéré de mes obligations militaires, et je "récupère" mon poste pour enseigner  à de nouveaux CP/CE1... toujours  ruelle des Petits Champs.

Quelques années plus tard, nouveau changement: les deux écoles fusionnent. Pierre Duval prend la direction de l'Ecole Primaire et Alice Rondi devient directrice de  l'Ecole Maternelle.

1978... Le Collège intègre ses nouveaux locaux... Les Desmots quittent le logement  de l'école rue des Alpes Mancelles, qui sera dorénavant occupé par le couple Munoz et ses deux enfants. Olivier ayant vu la naissance de sa soeur Florence en avril1972...

Entre temps,  Annie est devenue maîtresse  de CP. Poste qu'elle occupera avec brio jusqu'en 2000.

Bernard aura escaladé  les différents niveaux... pour parvenir au CM1. Et faire construire des planeurs en balsa (Je sais qu'il en subsiste de nombreux exemplaires dans les greniers!) Ajoutons que cette activité a donné naissance au Club d'Aéromodélisme de Bais dont le 40ème anniversaire tombe en 2025... Là encore, je pourrais développer. Mais revenons à nos moutons!

 

L'imposante façade du bâtiment rue des Alpes Mancelles. Construit à la gloire de la  République en 1905

L'imposante façade du bâtiment rue des Alpes Mancelles. Construit à la gloire de la République en 1905

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Fin 1978...  Pierre Duval décède...  et, appuyées  par monsieur Desmots devenu maire,  les instances académiques prient(?) un  Bernard Munoz très réticent de bien vouloir prendre la direction de l'Ecole Primaire.

L'inspecteur  de la circonscription finissant par se déplacer en personne et me dire fermement: "Vous avez 24 heures pour réfléchir!"

Et sous la pression amicale de mes collègues, il me fallut donc accepter de devenir directeur d'école, presque à mon corps défendant.

Une sacrée équipe, oui, Jean-François!

Une sacrée équipe, oui, Jean-François!

Quelques années encore...  pour arriver à 1994... Installation dans les locaux rue de L'Europe. (cf la commémoration prévue le 31 janvier 2025)

 

Inauguration du groupe scolaire 1966 en présence de Jean Arthuis et François d'Aubert

Inauguration du groupe scolaire 1966 en présence de Jean Arthuis et François d'Aubert

Juin 2000: Annie et Bernard Munoz prennent leur retraite. Fin du parcours professionnel.

Le logo de l'école offert par la municipalité à l'occasion de notre départ à la retraite.

Le logo de l'école offert par la municipalité à l'occasion de notre départ à la retraite.

A travers ce long texte que de nombreux Baidicéens m'ont suggéré d'écrire (y compris madame le  maire Béatrice Le Goff) j'ai pu retracer quelques décennies d'école à Bais...

1966-2000... un long parcours au cours duquel nous avons croisé aux alentours de 700 élèves!  Qu'il m'arrive de  rencontrer  toujours avec grand plaisir.

La conclusion?  Je me permettrai de l'emprunter à un l'un d'entre eux,  prénommé Jean-François, humoriste à ses heures (mais n'était-il pas à bonne école?):

Cette année-là...

Me permettrez-vous toutefois  d'émettre un souhait?

 En 2026, Annie et Bernard Munoz pourraient fêter 60 ans de présence à Bais!

Et dire que nos y avions été nommés de façon provisoire!

Cette année-là...
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