De l'homo erectus à l'homo connectus ?
A chaque fois que mon esprit n'est plus accaparé par des tâches bassement matérielles, une info parue les jours passés dans les médias n'a cessé de me trotter par la tête.
Et je me suis souvenu,
Le Lycée, la classe de Sciences Expérimentales, les cours de philo.
On nous posait un problème, on en débattait... oralement.
Le prof apportait les connaissances nécessaires en faisant référence à Platon, Diogène, Aristote…
Et ensuite ?
Ben il nous dictait une phrase, la ponctuant de la traditionnelle formule :
« C'est le sujet de votre nouvelle dissertation. Copies à me rendre pour le ... »
Quelques jours plus tard, il relevait les copies, leur accordait une note. Il évaluait...
Tout comme le fait la personne chargée d'un examen, pouvant être à l'origine du précieux sésame... ou du recalage!
J'avais en horreur ces dissertations…
Mais aujourd'hui, je me suis imposé le sujet à moi-même ! Curieux, n'est-ce pas ?
« Ne plus apprendre à écrire avec un stylo, mais avec un clavier. En Finlande, dès la rentrée 2016, l’écriture cursive (dite aussi "en attaché", à l'aide d'un crayon ou d'un stylo) ne sera plus enseignée aux élèves du primaire. Les cours d’écriture seront remplacés par de la dactylographie, discipline jugée plus utile.
Développez.»
Je ne vais certes pas me livrer au schéma classique de la dissert'.
Mais cette info m'interpelle et bouscule carrément mes mécanismes de pensée.
Moi, qui ai passé une bonne partie de ma vie dans des classes… élève, puis instit'.
Moi qui ai maudit le porte-plume agressif aux doigts du gamin que j'étais en raison de sa base métallique.
Moi qui ai enseigné à des enfants de CP comment calligraphier aussi proprement que possible.
Moi qui, enfin, ai découvert les bienfaits du traitement de texte…
Ben moi, je m'interroge.
Au nom de quels principes va-t-on zigouiller l'écriture manuscrite à l'école primaire?
Parce que c'est du temps « perdu » dans les apprentissages fondamentaux?
Parce que cela représente une contrainte tant au niveau des enseignants que des élèves ?
Parce que… c'est ringard d'écrire à la main ?
Alors, vive le modernisme!
Se profile pourtant au-dessus de nos têtes une véritable épée de Damoclès, qui ne tient que par un minuscule fil...
Un fil électrique.
Que deviendrait en effet notre société si tout à coup l'électricité venait à manquer ?
Plus d'ordinateurs, plus de tablettes, plus de smartphones…
Plus de paiements bancaires par carte bleue…
Plus d'ascenseurs...
Plus de soins dans les hôpitaux...
Plus rien !
Vous comprenez dès lors que l'homme déconnecté de sa perfusion informatique serait devenu carrément infirme, impotent, moribond!
Et puis, ne plus noter furtivement une adresse, un N° de téléphone…
N'envoyer des condoléances ou une carte d'anniversaire que par message virtuel…
Ne plus être en mesure d'écrire à la main sur le sable de la plage ou sur un morceau de papier :
« Je t'aime »... « Gros bisous »...
Non merci, c'est pas pour moi !
Mais suite à cette info, j'ai parcouru de nombreuses pages… sur le Net (ben oui, faut quand même vivre avec son temps!)
Pour apprendre qu'aux USA les dirigeants des grandes entreprises informatiques envoient leurs enfants dans des écoles… traditionnelles !
Où même si on utilise un génial tableau interactif, on apprendrait encore à écrire avec la main, où on enseignerait encore le calcul mental, où on demanderait encore aux élèves d'apprendre des textes, des poésies…
Curieux, non ?
Loin de moi pourtant l'idée de me caler sur des pratiques pédagogiques ancestrales. Je pense que mes anciens élèves pourraient témoigner sur le sujet…
Par ailleurs, je ne suis pas le dernier, loin s'en faut, à utiliser les nouveaux moyens « branchés », « connectés »....
Mais je me dis : « Jusqu'où faut-il ne pas aller ? »
Si je pouvais donc me permettre de donner un conseil à ceux qui sont chargés de prendre des décisions à la place du bon peuple…
Si je pouvais dire à ces gens qui ont reçu mandat de nous représenter…
J'aurais envie de leur dire :
« Hâtez-vous… mais lentement »
Dans une société où priment l'immédiateté, le « tout-de-suite », le « sur-le-champ », le « dare-dare »
Ayez la sagesse de prendre votre temps.
Laissez les Finlandais et autres Etas-Uniens expérimenter leurs méthodes pédagogiques ainsi que leurs contenus.
J'ai encore en mémoire la réforme des maths modernes, ou l'apprentissage de la lecture par la méthode globale… dont on a constaté au bout de très peu de temps les ravages que cela pouvait entraîner.
Tout comme pour mon prof de philosophie, il sera toujours temps d'évaluer les « bienfaits(?) » consécutifs à la suppression de l'écriture cursive à l'école primaire.
A moins qu'il n'y ait une volonté réelle ou inconsciente de nous faire gentiment passer du stade homo erectus à celui d'homo connectus…
Mais ceci est une autre histoire !
Qui demanderait de nombreux développements sur ce que représente la trace laissée par l'Homme tout au long de l'Histoire,
Qui demanderait de savantes études quant à l'usage de la main et la fabrication des outils qui n'en sont que ses prolongements… intellectuels!
Moi, je veux bien être un homo erectus, de temps à autre connectus…
Mais surtout pas rien qu'un homo connectus !
J'ai pas un disque dur à la place du cerveau. (Même s'il s'agirait d'un SSD!)
Et encore moins un micro-processeur quad core ( donc à 4 coeurs) bardé de barrettes de RAM à la place de mon seul et unique coeur…
PS : précisons que si ce texte a été rédigé sur ordinateur, il convient tout de même que je vous rassure:
Je sais encore me servir d'un outil
ancestral qu'on appelle le crayon.
Bien voir... et être vu! Crotte alors!
Vous savez toutes et tous à quel point j'aime arpenter les chemins de notre bocage.
A pied ou à VTT.
Lorsque je suis un point moins courageux, je fais une courte marche dans mon petit village.
Et ce matin, j'ai entrepris de filer vers l'ouest, direction Carrefour Contact...
Mais vous savez aussi sans doute que j'ai toujours l'oeil qui traîne...
"Bien voir!"
A ce propos, sur l'avenue de Normandie, je suis tombé face à un panneau publicitaire qui...
Mais voyez plutôt:
Bien voir et être vu!
Notre sécurité passe par là...
Mais là où est placé le panneau, et avec son papier quelque peu bouchonné, il me semble difficile d'en tirer profit.
BIEN VOIR, c'est une chose.
ETRE VU, c'en est une autre.
Mais ne dénigrons pas cette campagne d'information en direction des usagers de la route.
Je continue ma virée, et je passe par le plan d'eau.
Là, je constate que la remise en état des berges semble terminée.
Et toujours méditant sur la pertinence de bien voir et être vu... mon regard tombe sur...
Bien fraîche, presque encore fumante.
Ce genre de rencontre a le don de me foutre en pétard!
Tolèrerait-on qu'un être humain dépose ses excréments là où bon lui semble???
Et pourquoi l'accepter d'un animal?
Bref, j'ai pesté... et j'ai poursuivi ma marche, en faisant bien attention où je mettais les pieds.
Et puis après avoir traversé le bourg, j'ai attaqué la légère grimpette qui caractérise la rue de Oy-Mittelberg.
Mais tout en regardant autour de moi le plus attentivement possible afin de ne pas effectuer une rencontre trop "glissante", j'ai fini par m'arrêter devant quelques trémières.
Jolies trémières qui ont donné une seconde floraison.
C'est alors qu'en contemplant ces fleurs gracieuses, je me suis dit qu'il serait préférable que les possesseurs de canidés sèment des graines de trémières.
Ce serait nettement mieux que des crottes de chien!!!
Pas vrai?
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PS1: je voudrais juste signaler que je rencontre parfois des propriétaires d'animaux qui ont la délicatesse de se promener avec un sac plastique afin d'éliminer toutes traces gênantes pour autrui.
Qu'ils en soient remerciés et félicités!
PS2: Arrêté municipal ville de Royan (extraits)
Des sacs pour ramasser les déjections canines sont mis, gratuitement, à votre disposition à l'accueil de l'Hôtel de Ville, à l'office du tourisme à l'annexe de la poste du Parc.
Par ailleurs, 47 "toutounet" (distributeurs gratuits de sacs), ont été installées en différents endroits de la ville :
Garder nos rues et nos trottoirs propres, c’est non seulement respecter autrui mais aussi participer à l’image de notre ville. N’oublions pas que l’entretien et le nettoyage de nos rues et trottoirs a un coût et que celui-ci est acquitté par le contribuable.
Enfin, la Ville de Royan rappelle que par un arrêté en date du 25 avril 2002 tout contrevenant s’expose à une amende.
Article I : il est fait obligation aux personnes accompagnées d’un chien de procéder immédiatement, par tout moyen approprié, au ramassage des déjections que cet animal abandonne sur toute partie de la voie publique y compris dans les caniveaux ainsi que dans les squares, parcs, jardins et espaces publics.
Article II : Monsieur le Directeur Général des Services de la Mairie, Monsieur le Commissaire de Police, Monsieur le Commandant de Gendarmerie et Tous Agents de la Force Publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.
PS3: Arrêté Ville de Paris:
http://www.paris.fr/pratique/proprete-des-rues/proprete-canine/p1301
Soleil d'automne, où es-tu?
Après avoir connu un septembre et un octobre plutôt favorables, nous abordions novembre avec des conditions nettement moins clémentes.
Il suffisait de constater mes statistiques sur Endomondo pour voir à quel point j'avais pu me montrer paresseux.
La faute au temps gris, à la pluie... et sans doute aussi à un certain manque de motivation de ma part.
Mais dis-moi, soleil, où es-tu?
Il s'avère tout de même que cet après-midi, j'ai fini par enfourcher mon VTT électrique afin de voir si je n'avais pas tout à fait perdu l'usage de mes jambes.
Mais de gros nuages d'un gris presque noir traînaient lourdement en raclant l'horizon, rendant l'atmosphère peu sereine...
Dans de telles conditions, à quoi bon prendre l'appareil photo?
Dans la montée vers Champgnêteux, les phares des voitures lançaient une lumière blafarde.
Mon éclairage à LED était là -en principe- pour que les conducteurs me voient...
Puis direction Hambers, Le Tay.
Ensuite à droite, vers la Guinebaudière...
Au carrefour, je prends tout droit, Grazay.
Par places m'arrivent des odeurs de bois brûlé... douces senteurs émanant des cheminées avec des nuances diverses.
Sauf à un endroit, où je me suis fait carrément agresser par l'âcreté de matières plastiques qu'on cramait!
Direction Jublains, via la charmante Chapelle de Doucé...
Et petit à petit... je rêve?
Mais non! Le soleil a dû entendre ma complainte.
Les nuages daignent peu à peu m'offrir quelques petits arpents de ciel bleu.
Lentement, timidement...
Jusqu'à ce que le paysage qui me semblait atrocement lugubre prenne des tons chauds.
Des couleurs tentantes, de celles qui me font stopper pour effectuer quelques clichés.
Sans numérique, ce sera donc mon smartphone qui sera mis à contribution...
Quelques kilomètres...
Et le soleil se montre encore un peu plus vaillant.
Autres clichés sur le bord de la route.
J'arrive au petit pont du Consent.
C'est un chêne majestueux qui m'offre l'occasion d'effectuer une autre pause...
Et puis soudain, je prends un flash dans les yeux!
J'ai le soleil pile derrière moi, et il tape comme un malade sur mon rétroviseur!
J'enfourche à nouveau mon fier coursier, et dans la grimpette menant au moulin de Lingé, mes narines sont tentées soit par les relents de fumier, soit par l'odeur aigrelette des choux du champ voisin...
J'arrive à Hambers.
La quiétude du plan d'eau est troublée par les rugissements d'une tronçonneuse.
Une halte pour se désaltérer, et je file maintenant vers Bais.
Sur ma droite, j'aperçois la masse du Montaigu qui s'obscurcit à nouveau.
Passage devant le château de Montesson, toujours aussi majestueux...
Et retour à la maison...
Pour assister à un magnifique feu d'artifice.
Comme quoi, contrairement à ce que j'avais pu craindre, le soleil est toujours là!
Drones pas vraiment drôles...
Rencontrant tout dernièrement un monsieur qui s'intéresse à mes "bidouilles", je suis abordé en ces termes:
"On a pensé à vous l'autre jour, quand il a été question des drones au-dessus des centrales nucléaires...
- Ah bon, et pourquoi?
- Je suppose que vous en avez un...
- Ben non, je ne suis pas attiré...
- Heu... pourquoi donc?
- Tout simplement parce que ces engins ont une forme de vol qui ne correpond pas à ma philosophie. Même si je vous accorde le fait qu'ils sont très pratiques pour effectuer des prises de vue aériennes... non, non, pas intéressé. Même si c'est la mode!"
Le monsieur a eu l'air très très étonné.
Je voudrais toutefois revenir sur la notion de drone.
La définition "officielle" accorde le nom de drone à tout engin volant effectuant une mission sans pilote à bord.
Pour prendre un exemple de sinistre mémoire, les V1 nazis chargés de bombarder Londres étaient donc... des drones.
Et dans les armées actuelles, que croyez-vous qu'on développe avec une certaine frénésie?
Sauf que dans l'imagerie populaire, un drone est un engin muni d'au moins 4 hélices se mouvant dans le plan horizontal. Hélices entraînées par des moteurs électriques.
On peut acquérir ce genre de jouet pour quelques dizaines d'Euros.
Equipés de gyroscopes en tous genres, ils sont de plus en plus faciles à piloter: nul besoin d'apprentissage.
Si on monte en gamme, on trouve des engins à la charge utile intéressante(?), et dont on peut programmer entièrement le vol, avec retour automatique "à la maison".
On leur entre les coordonnées des points de passage... et le bidule accomplit sa "mission" tout seul en se calant sur les satellites GPS, sans même que le "pilote" n'intervienne!
Ben moi, c'est pas ça qui m'intéresse.
De plus, les "multirotors" (ainsi devrait-on les appeler) sont des engins qui me vrillent les oreilles avec le bruit de leurs hélices.
Pour ma part, j'utilise des motoplaneurs équipés eux aussi d'un moteur électrique... et si je pouvais m'en passer...
Mais cela me permet d'envoyer mon modèle en altitude afin de le faire jouer ensuite avec les courants ascendants ou les oiseaux.
Moteur coupé... calmement... en silence...
Et ça plane pour moi!
Cela ne m'empêche toutefois pas d'embarquer une caméra... Mais j'ai toujours mon "oiseau" à portée de vue... Et je ne le fais pas survoler des zones interdites.
Je m'efforce d'avoir un comportement responsable, contrairement à certains crétins qui envoient leurs engins à des distances ou des altitudes répréhensibles.
Le jour où un avion de ligne se "bouffera" un tel engin, on en reparlera.
Mais malgré tout ça, mon interlocuteur est revenu avec insistance sur le "raid" effectué par des drones au-dessus des centrales nucléaires.
"Quel est votre avis sur le sujet?" m'a-t-il demandé...
Je n'ai bien évidemment pas les compétences pour répondre.
Mais au travers de ce que j'ai pu apprendre, je crois pouvoir dire que ces "missions" ne sont pas l'oeuvre de "rigolos" ou de gens isolés.
Elles semblent répondre à une organisation très coordonnée... structurée...
"Mais qui se cache derrière?"
Je n'en ai aucune idée...
"Dans quel but?"
Les Pouvoirs Publics sont eux-mêmes bien embarrassés pour répondre...
Mais, si j'en crois un ingénieur en génie nucléaire qui s'exprimait dernièrement "dans le poste", son hypothèse serait la suivante (voir lien en fin d'article):
La mission de ces drones serait d'effectuer une cartographie précise des installations nucléaires grâce à des caméras infra-rouge.
Pas pour savoir où se trouve le réacteur protégé par une respectable épaisseur de béton... mais pour savoir où sont les transformateurs.
"Ah, bon? Et pourquoi?"
Toujours d'après ce spécialiste, Il suffirait que lors d'une période de froid intense on "bombarde" -ne serait-ce que quelques centrales- afin de détruire leurs transfos, pour que la totalité du réseau électrique national s'écroule complètement.
La France serait alors totalement plongée "dans le noir".
Paralysée...
Plus de téléphone, plus d'informatique, plus de feux tricolores, plus de plaques de cuisson, plus de TGV, plus de chauffage... Plus rien!
Bref, l'apocalypse...
Effrayant, n'est-il pas?
Reste cependant une toute dernière question, et pas la moindre: à qui profiterait le crime?
Et là, notre "ingénieur-spécialiste" n'a pas apporté la moindre réponse...
Quand la brume noie la plaine d'Evron
Ce matin, je devais me rendre à Evron.
Déjà sur Bais, la brume paressait dans le creux du vallon.
Le soleil avait bien du mal à se frayer un passage, mais ses rayons faisaient parfois chatoyer les couleurs de l'automne.
Quand débouchant sur le versant Sud du mont Rochard...
Ce spectacle féerique...
Je me suis arrêté, j'ai sorti l'appareil photo... vous savez bien qu'il ne me quitte que très rarement, et j'ai "mitraillé"...
J'ai admiré...
J'ai rêvassé...
J'ai récité...
Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton;
Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison.
Plus de fleurs au jardin,
Plus d’arbres dans l’allée;
La serre du voisin
Semble s’être envolée.
Et je ne sais vraiment
Où peut s’être posé
Le moineau que j’entends
Si tristement crier.
(Maurice Carême)
Rencontres en Cantabrie
Que je vous raconte...
Je suis tout dernièrement parti faire un tour en Espagne par le biais d'un voyage organisé.
Ce type de déplacement où on monte dans le car et où il suffit de se laisser guider.
Certains se récrieront face à ce genre de loisir, mais cela n'a pas que des inconvénients... loin s'en faut.
Le point de chute se situait à Isla, dans la province de Cantabrie.
Avec des paysages qui ne ressemblent en rien aux clichés qu'on peut se faire de l'Espagne aride.
Et comme notre hôtel avait presque les pieds dans l'eau... certains voyageurs en ont profité pour faire trempette... en se mouillant plus que prévu!
Mais je voudrais simplement revenir sur trois moments très particuliers.
Le premier se situe au monastère de santo Toribio de Liebana.
De nombreux cars ont déversé leurs pélerins.
Et sur le parvis, j'entends soudain une femme espagnole d'un certain âge, qui parle fort... très fort!
Son smartphone collé à l'oreille, elle tonne ses paroles, comme si elle voulait que le monde entier l'entende!
Jusqu'à ce qu'elle se fasse rappeler à l'ordre par une de ses congénères* qui lui signifie fermement que le groupe auquel elles appartiennent a disparu dans le sanctuaire! (*la dame à la canne près de la pancarte verte)
La deuxième séquence se déroule au restaurant à Potès, où nous avons pu déguster l'apéritif local, le Tostaniego... et à la fin du repas, on nous a proposé d'acheter quelques bouteilles.
http://www.vamosacantabria.com/vino-dulce-tostaniego/
Vin doux naturel. En apéritif ou en accompagnement de desserts. Elaboré avec des raisins blancs de variété " Jerez " .
Mais les échanges avec la vendeuse sont parfois difficiles.
C'est alors qu'on vient faire appel au petit-fils d'immigrés espagnols que je suis...
Il me reste en effet quelques bribes, mais cela doit être un curieux sabir loin des normes officielles de la langue locale.
¡qué barbaridad!
Mais il faut aussi avouer que je n'ai plus gère pratiqué cette langue après être parti dans le Sud-Mayenne loin de mes grands-parents.
N'empêche qu'il doit y avoir encore quelques (bons?) restes, ce qui m'a au moins permis de me faire comprendre.
J'aide donc les protagonistes à échanger... et comme le commerce prend fin, je salue la vendeuse pour me diriger vers le car...
Sauf qu'elle me rappelle gentiment, me tend une bouteille tout en me disant:
"Esta botella, es para el traductor ... Muchas gracias!"
"Cette bouteille, c'est pour le traducteur... Merci beaucoup!"
Et elle me fait la bise.
Sympa, non?
Et enfin, troisième séquence.
Nous sommes sur le site du cap Mayor et de son phare près de Santander.
Nos touristes se dirigent vers la petite boutique de souvenirs tenue par un homme qui semble avoir la soixantaine... Enfermé dans une cage de verre.
Là encore, certaines personnes éprouvent des difficultés pour se faire comprendre.
A nouveau, on fait appel à mes services.
J'explique, je traduis, je cherche mes mots, je bafouille...
Mais au final, tout le monde semble satisfait.
Alors que tous les passagers s'apprêtent à remonter dans le car, le vendeur me rappelle, et me demande de choisir une carte postale... pour me remercier, dit-il, d'avoir joué l'interprète.
Je lui réponds que c'est gentil, mais que...
Il insiste.
Je m'exécute, et il me demande alors pourquoi je "baragouine" sa langue.
Je lui explique simplement que je m'appelle Muñoz.
Et que mes grands-parents... Que mes grands-oncles, la guerre d'Espagne...
Je le sens alors très ému, et il me prie de choisir une autre carte.
Il me tend sa main, me prend la mienne qu'il enserre chaudement dans ses deux grosses paluches...
Ajoutant être particulièrement content de rencontrer un "compatriote" dont les ancêtres...
Voilà...
J'aurais pu vous raconter mes différentes visites, ma dégustation d'olives, d'anchois ou de langouste... les paysages spendides, la mer, la montagne...
Sauf que ce programme compose le menu classique proposé par tous les tours opérators.
Mais aucun d'entre eux n'aura au programme MES rencontres.
Car elles sont uniques et très chaleureuses...
Et j'en suis particulièrement heureux.
Soyez assurés qu'elles figureront en bonne place dans mes souvenirs de la Cantabrie!
Quand les pales d'éoliennes peignent les filets d'air
Il ya quelques jours, je croise une randonneuse qui me dit:
"Je suis passée par le chemin de La Roche, et il me semble avoir vu comme des piquants au bout des pales de l'éolienne... J'ai rêvé ou quoi?"
J'ai bien évidemment répondu qu'elle avait de bons yeux, et j'ai commencé à expliquer.
Cette machine est de marque Enercon.
La société s'ent engagée envers l'exploitant:
C'est ainsi que les techniciens d'Enercon sont intervenus cet été sur le site afin d'effectuer des travaux au bout des pales de cette éolienne.

Ils ont posé des "peignes", comme ils ont pu le faire sur d'autres éoliennes.
Ce n'est d'ailleurs plus un secret pour personne, puisque le sujet a été traité dans la presse écrite ou radiophonique... mais pas chez nous.
http://lenergeek.com/2014/08/11/des-peignes-sur-les-eoliennes-pour-reduire-les-nuisances-sonores/
http://www.lesoir.be/623233/article/demain-terre/2014-08-12/des-peignes-pour-calmer-eoliennes
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Des éoliennes moins bruyantes grâce au hibou
Cela ressemble à un peigne de 9 mètres qu'on installe au bout des pâles. Des dents atténuent le bruit fait par le métal quand il fend l'air. C'est assez spectaculaire. Cela peut s'adapter à d...
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Cela ressemble à un peigne de 9 mètres qu'on installe au bout des pales. Des dents atténuent le bruit fait par le métal quand il fend l'air. C'est assez spectaculaire. Cela peut s'adapter à des éoliennes déjà existantes. C'est le fabricant allemand Enercon - plus gros fournisseur d'éoliennes en France - qui a mis au point ce peigne en s'inspirant du hibou.
L'oiseau, pour chasser, doit voler en silence. Ses plumes ont, tout au bout, des petits crochets disposés en peigne qui créent des tourbillons dans l'air et atténuent le bruit. Les ingénieurs allemands ont copié la nature et s'en sont inspirés. Les premières éoliennes ont été équipées en Charente et en Bretagne dans deux parcs. Le coût n'est pas exorbitant, et les riverains ont constaté une amélioration.
Ce système de "serrations" a été mis en place sur quelques turbines E82 dont celle de Bais/ La Roche
"On a bien vu des gens pendus dans des nacelles, mais qu'est-ce qu'ils ont fait exactement?"
Et que je vous recommande de consulter.
Frelon asiatique
Il y a quelques jours, je rencontre mon ami Michel "paysan retraité", et apiculteur amateur de son état, qui me dit:
"Si tu en as le temps, monte-donc à la Brosse un de ces jours, et n'oublie pas de prendre un appareil photo, je te montrerai le carnage que font les frelons asiatiques au niveau de mes ruches."
Ce que j'ai donc fait en soirée.
Michel m'a d'abord mis sur la table les deux types de frelon, l'européen, et l'asiatique.
A gauche de chaque cliché l'européen, et à droite l'asiatique aux pattes jaunes. Côté pile et côté face.
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Filmer un frelon asiatique
Cette histoire de frelon asiatique m'a interpellé.
Parce que hier soir j'avais bien réussi à saisir furtivement quelques photos, mais il me manquait le moment précis où le prédateur se saisit d'une abeille.
Bien décidé à ne pas revenir bredouille, je suis donc remonté à La Brosse ce matin avec un matériel différent.
A savoir que j'ai emporté une caméra Mobius, je l'ai installée sur un trépied le plus près possible d'une ruche. (Attention Bernard à ne pas affoler les abeilles, sinon...)
J'ai relié la caméra à un émetteur vidéo (celui que j'utilise sur mes modèles réduits), avec retransmission sans fil vers un écran de contrôle.
Mais je me suis sans doute un peu trop approché de l'entrée, ce qui m'a valu une piqûre sur la joue. Sans gravité.
Et puis j'ai attendu.
La photo animalière demande un peu (beaucoup?) de patience... et les clichés se "méritent"... n'est-ce pas?
Contrairement à mon attente, ma première "visiteuse" a été la poule qui cohabite dans l'enclos.
Un peu trop intéressée par le matériel vidéo à mon goût!
Mais, alors qu'ils étaient si nombreux hier soir, ces fichus frelons ont mis du temps à réapparaître.
Quand est arrivé le premier, j'ai activé la caméra, et j'ai laissé faire.
J'ai ainsi filmé pendant environ 20 minutes... durant lesquelles il ne se passe souvent rien d'intéressant... sauf à un moment donné où l'on "saisit" très bien la capture d'une abeille.
Pour pouvoir ensuite réaliser un montage aussi clair que possible, il m'a fallu utiliser VLC que j'ai fait défiler très très ralenti, pour en extraire 26 "captures" ... d'écran que j'ai utilisées pour en faire un gif animé...
Malheureusement, le poids de ce fichier dépasse très nettement la limite autorisée sur le site qui héberge mon blog.
Je me suis alors remis à l'ouvrage... pour en tirer un film.
Malheureusement encore la qualité des images est nettement moins bonne, mais vous aurez quand même tout loisir de détailler la séquence.
Et dire qu'on n'a toujours pas trouvé l'endroit où nichent ces fichus frelons!
Peu de temps après la mise en ligne de ce document, mon ami Jean-Paul m'a fait parvenir ce message:
Bonjour Bernard,
Une vidéo pour contenter le modéliste aéronautique qui s'inquiète des ravages causés par les frelons asiatiques :
https://www.youtube.com/watch?v=KTkQ2fJfXyU
Bien amicalement,
Adieu ma trémière rouge!
Ce matin, un brouillard tenace a envahi la campagne.
Je sors faire un "tour de jardin", et je picore quelques fraises "remontantes".
Délicieuses et fraîches...
J'en profite pour admirer les toiles d'araignées emperlées par l'humidité ambiante.
Derrière la clôture, de jeunes bovidés paissent paisiblement.
Mais il me semble que...
Non?
C'est pas possible!!!
Qui a dit que les vaches n'ont pas le sens de l'esthétique?
Parce que la bestiole a remarqué une de mes trémières, une jolie avec fleur rouge...
Elle s'en approche et ...
Miam!
La tige en a pris un sérieux coup!
Et la fleur a failli y passer.
Ben ça m'apprendra à disperser des graines de trémières un peu partout!
Celle-là, elle était manifestement trop près de la clôture!




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