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Photo / VTT / Billets d'humeur /  Géocaching / Modélisme / Années 50
Articles récents

A quoi ça serre?

25 Janvier 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Cher monsieur Ouest-France
 
Je me souviens d'un  récent  "Y'a d'l'Ubu"  dans mon quotidien favori. Celui que tu connais très bien...
Le journaliste ironisait sur un courrier émanant d'un étudiant...  dont la maîtrise de "lortograf" était hasardeuse. C'est le moins qu'on puisse dire!
Ses collègues du Canard Enchaîné raillent également... mais ils ont un sens de l'humour que j'apprécie, même et surtout quand ils se font prendre à leur propre jeu.
C'est ainsi qu'ils entretiennent une rubrique intitulée: "Et pan sur le bec"!
 
Ben monsieur Ouest-France, tu me pardonneras de t'adresser un "Pan sur le bec".
 
Tu me diras:
"Mais à quoi ça serre?"
    
 
 
Elle le sert dans ses bras...
Elle le sert dans ses bras...

Elle le sert dans ses bras...

Ben ça sert à montrer que nul n'est à l'abri d'une clé anglaise qui dérape, d'un coup de "bois" donné par un cerf agressif, ou d'un enlèvement dans les serres d'un rapace.
 
Je ne cultive pas spécifiquement la fine fleur de l'orthographe dans une serre... mais je me sers souvent du dictionnaire.
 
C'est sur ces modestes cer...titudes quant à  l'incertitude de ses écrits, ou les servitudes de la grammaire, que  je me permets de te serrer la paluche.
 
Je te la serre très fort.
 
Et aussi peu sérieusement  que possible.
 
 
 
Bernard Munoz, le trublion de serre-vis
Ser...vice compris!

Ser...vice compris!

Et puis quelques jours plus tard, dans la rubrique y'a d'l'Ubu... je découvre:, en guise de SAV...

SAV: Serre-vis Après Vente  compris!

SAV: Serre-vis Après Vente compris!

A quoi ça serre?
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Au pays du soleil couchant

24 Janvier 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Photo et poésie, #Scènes de la vie rurale

Il est des soirs où l'on croirait vivre au pays... des matins calmes!

Ne croyez tout de même pas que j'habite la Corée.

Mais après avoir effectué le matin une jolie balade dans les chemins creux emperlés de givre, après avoir fait voler en soirée un modèle dans une atmosphère très calme... on peut encore avoir la chance de bénéficier d'une autre parcelle de bonheur.

Lorsque le soleil se couche.

Que tout va s'éteindre...

Hier soir, j'ai -aussi longtemps que possible- observé la grosse boule de feu qui passait derrière le rideau d'arbres, pour enfin disparaître sous la ligne d'horizon...

Le côté éphémère du temps...

Que l'on voudrait pouvoir maîtriser.

 

Mais comme je voulais absolument vous faire partager ces instants magiques, j'ai sollicité l'aide d'un éternel compagnon...

Vous le connaissez fort bien bien: il s'agit de mon appareil numérique.

Lui qui permet de faire arrêt sur image!

 

Le reste se passe de commentaires...

 

La chaleur d'un instant magique
La chaleur d'un instant magique
La chaleur d'un instant magique
La chaleur d'un instant magique
La chaleur d'un instant magique

La chaleur d'un instant magique

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Eolienne de Champgenêteux 22/01/15

22 Janvier 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Eoliennes, #Scènes de la vie rurale

Mon service de renseignements ne m'avait-il pas dit:

"Y'a des camions qui étaient en attente hier du côté de l'Aubrière. Ils portaient comme de grosses rouelles de jarret de veau... C'est sûrement pour l'éolienne!"

Il n'en fallait pas davantage pour que ce matin je file vers le chantier.

Panneaux à l'entrée du chemin de Jauneau
Panneaux à l'entrée du chemin de Jauneau

Panneaux à l'entrée du chemin de Jauneau

Je me suis donc posté aux environs de E1, et j'ai eu tout loisir d'observer le va-et-vient des techniciens, casqués, gilet fluo...

Un camion qui avait apporté du matériel a voulu quitter le chantier... mais comme ses roues patinaient, il a fallu recourir à un engin pour le remorquer en marche arrière.

Remorquage...

Remorquage...

Au fond, une des 4 machines d'Hambers

Au fond, une des 4 machines d'Hambers

Après cet intermède, j'ai patienté de longs moments... où il semblait ne rien se passer.

Et dans la mesure où je commençais à poireauter, j'ai fini par trouver un siège.

Découpé rien que pour moi, dans un tronc de chêne!

Sauf que  je l'ai très vite abandonné,  succombant aux  doléances de mon arrière-train qui se plaignait furieusement du froid!

Le trône, et son "Roi", frigorifié par le vent du Nord.
Le trône, et son "Roi", frigorifié par le vent du Nord.

Le trône, et son "Roi", frigorifié par le vent du Nord.

En fin de matinée, j'ai vu la seconde rouelle  au "décollage".

Elle s'est stabilisée à hauteur d'homme  afin que ces derniers puissent passer consciencieusement le balai sur toute la base.

Puis elle s'est envolée complètement pour rejoindre le premier tronçon.

Et je suis redescendu chez moi en raison de  la pause déjeuner.

 

 

Les rouelles de béton...
Les rouelles de béton...

Les rouelles de béton...

Eolienne de Champgenêteux 22/01/15
Eolienne de Champgenêteux 22/01/15
Eolienne de Champgenêteux 22/01/15

En début d'après-midi, incité par un petit soleil d'hiver, j'ai enfourché mon VTT pour rejoindre  "E1"  par les petits chemins de terre.

Cette fois, le chantier paraissait en stand-by.

 

J'ai donc poursuivi ma balade, m'arrêtant de temps à autre afin de capturer des photos sous différents angles.

 

Eolienne de Champgenêteux 22/01/15
Eolienne de Champgenêteux 22/01/15

Sur mes clichés pris au zoom, j'ai même eu la surprise de trouver des vanneaux  passant devant l'objectif.

Omniprésents en ce moment dans nos contrées!

Eolienne de Champgenêteux 22/01/15
Eolienne de Champgenêteux 22/01/15
Eolienne de Champgenêteux 22/01/15
Eolienne de Champgenêteux 22/01/15

Mais le vent du Nord étant de plus en plus agressif, j'ai décidé d'abréger ma sortie.

Et j'ai fini par me réfugier près d'un bon feu de cheminée.

La témérité a ses limites, n'est-ce pas?

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Neige, ou n'ai-je pas?

21 Janvier 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale, #Photo et poésie

Lorsque je me suis levé ce matin, j'ai admiré la campagne environnante enjolivée par un saupoudrage neigeux.

Dès lors, je me suis posé la question:

"Ai-je, ou n'ai-je pas l'intention de sortir?"

N'ai-je pas?

N'ai-je pas?

N'ai-je pas l'intention de laisser la trace de mes pas dans la neige?

Ai-je ou n'ai-je pas envie d'aller faire des photos?

J'ai fini par prendre mon courage à deux mains, et je suis parti vers le plan d'eau.

Où, passant du côté de la piscine, je me suis fort diverti  à la lecture du panonceau...

Baignade interdite...
Baignade interdite...

Baignade interdite...

Un peu plus loin, quelques perspectives... Quelques autres images...

Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?

Et après quelques moments d'hésitation, j'ai décidé de faire le grand tour par les Batailles, en espérant bénéficier d'une couche de neige un peu plus épaisse.

Mais à la place des flocons espérés, je me suis vu offrir une petite pluie fine... 

Du côté de la Chauvière, alors qu'une sorte de grésil tambourine sur la capuche de mon ciré, quelques oies m'ont salué à leur façon... pas toujours sympathique!

Neige, ou n'ai-je pas?

Un peu plus loin,  le petit calvaire de granite semble se recroqueviller sur lui-même.

Transi de froid.

Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?

Par instants, l'éolienne de la Roche devient rutilante  avec la complicté d'un menu rayon de soleil...

Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?

Et alors que mes godasses crissent joyeusement en jouant avec la fine pellicule de neige, déjà, dans ma cervelle... l'idée (ou pas?) de jouer avec mes... pas.

D'où viens-je?

Où vais-je?

D'autres ont sans doute eu la même idée, allez savoir?

A pied, à pneu, à patte...

Sur l'un des clichés, au-dessus des pattes d'oiseau... un lapin?
Sur l'un des clichés, au-dessus des pattes d'oiseau... un lapin?
Sur l'un des clichés, au-dessus des pattes d'oiseau... un lapin?
Sur l'un des clichés, au-dessus des pattes d'oiseau... un lapin?
Sur l'un des clichés, au-dessus des pattes d'oiseau... un lapin?

Sur l'un des clichés, au-dessus des pattes d'oiseau... un lapin?

Plus je me rapproche du point haut de ma balade, plus le vent d'Est s'insinue sous les pattes de ma casquette.  Impression désagréable de prendre  la bise en pleine face.

Ce qui m'oblige à m'abriter derrière ma visière... tout en baissant la tête, et en détaillant les traces de mes propres pas!

C'est en montant vers les Grandes Batailles que j'ai commencé à éprouver la soif.

Et là, comme par enchantement, alors que je venais de basculer dans la descente, une averse de neige est arrivée.

J'ai pris comme un jeu d'enfant le fait de "gober" les flocons qui se déposaient sur les lèvres... et je les ai "lichés" avec une profonde gourmandise.

 

Neige, ou n'ai-je pas?
Une autre croix, mal en point...

Une autre croix, mal en point...

C'est un peu plus bas, après la croix bancale,  que j'ai pu assister à un spectacle inhabituel.

Sur ma gauche, au milieu d'un champ où trônait un imposant et odorant  tas de fumier, des oiseaux marins jouaient avec le vent qui remontait la pente. Décrivant de jolies arabesques.

Poussés vers l'Est par le coup de vent annoncé, ces réfugiés climatiques venus des côtes bretonnes n'étaient pas les seuls  dans ce champ.

Ils se disputaient l'espace avec des vanneaux... qui, poussés par le froid, descendaient sans doute  du Nord.  

Je peux vous assurer que la cohabitation n'était  pas vraiment cordiale!!!

Certains oiseaux se livrant même à un combat aérien pour  chasser les autres... jusqu'à ce que les vanneaux finissent par quitter le champ de bataille en rangs serrés.

Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?
Neige, ou n'ai-je pas?

Et puis je me suis laissé glisser jusque chez moi... Tel un gamin qui a picoré tout au long de son parcours des feuilles, des fruits, des odeurs, des bruits, des images...

En début d'après-midi, j'ai alors ouvert mon sac à malices, pour en extraire avec curiosité mes petits trésors...  que j'ai visionnés "gourmandement".

 

J'ai trié (un peu... pas assez) parmi les nombreux clichés...

 

Après quoi  je me suis collé devant mon PC, pour rédiger ce petit compte-rendu...

Auquel j'aurais pu ajouter quelques autres études de formes...

 

Dehors, la neige s'était déjà depuis longtemps transformée en pluie...

Neige plus...Neige pas... N'ai-je pas...

Mais dans ma cheminée crépitait une flambée bienfaisante.

 

Ai-je, ou neige pas?
Ai-je, ou neige pas?
Ai-je, ou neige pas?
Ai-je, ou neige pas?
Ai-je, ou neige pas?
Ai-je, ou neige pas?
Ai-je, ou neige pas?

Ai-je, ou neige pas?

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Eolienne de Champgenêteux

18 Janvier 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Scènes de la vie rurale, #Eoliennes

La grue télescopique sur le site de Champgenêteux

La grue télescopique sur le site de Champgenêteux

Le chantier de l'éolienne implantée sur Champgenêteux avance.

Enercon E82, identique à celle de La Roche.

Les fondations en béton armé sont terminées.

De loin,  on aperçoit une grue téléscopique.

Une camionnette de l'entreprise de montage est sur place...

Le gardiennage est fonctionnel.  Gare aux chiens pour ceux qui voudraient se montrer téméraires!  Ou alors entraînez-vous à courir le 100 mètres en moins de 10 secondes!!!

 

Côté matériel, les éléments du puzzle ne  devraient donc pas tarder  à arriver.

 

Pour ma part, j'attends avec impatience les longs camions porteurs de pales... avec leurs impressionnantes manoeuvres au carrefour de l'Aubrière... ou de la Boyère!

 

Afin de patienter, je vous propose quelques liens fort intéressants, qui permettent en particulier de découvrir  l'intérieur d'une éolienne.

 

http://www.windservice.eu/

http://www.windservice.eu//galeria,4-gallery.html

 

https://www.youtube.com/watch?v=JcBxSpuw02A#t=229

 

https://www.youtube.com/watch?v=YFkjY1Q4Wug

 

 

 

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Je suis Charlie...

8 Janvier 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Je suis Charlie...

Les mots me manquent pour dire ce que je ressens...

 

http://www.charliehebdo.fr/index.html

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Poliment incorrect ou impoliment correct ?

5 Janvier 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Que je vous raconte :

Tout ça parce que dans mon quotidien préféré, je suis tombé hier sur un article évoquant la politesse.

Figurez-vous que l'autre jour, je m'en vais -comme je le fais souvent- rendre visite à ma petite boulangère.

Mais avant d'entrer dans la boutique, je croise quelques personnes que je salue «  à ma façon » (vous verrez comment d'ici quelques lignes) et avec lesquelles je papote un peu.

Arrive alors un monsieur, un poil plus âgé que moi, et afin de le saluer, comme je l'ai fait précédemment, je retire mon gant droit et j'ôte ma casquette,

Ce qui me vaut de sa part la réflexion suivante, accompagnée d'un grand éclat de rire :

« Ben dites-donc, vous, vous avez été élevé à l'ancienne ! »

Seul reste à rire le monsieur auteur de ces paroles.

 

Poliment incorrect ou impoliment correct ?

Et il ajoute : « Ah, ben moi, j'enlève pas mon chapeau, il fait trop froid... »

Je reste un peu circonspect, mais  tout est dit dès le début de cette réplique...  

Ah, ben MOI!  Je... personnellement... tout seul...

 

Je me permets cependant d'ajouter mon grain de sel :

« Je ne sais comment je dois interpréter votre expression à l'ancienne, mais je remercie mes parents de m'avoir inculqué un certain nombre de pratiques…

C'est pas à mon âge que je vais changer!

Il est maintenant trop tard ! »

 

Le monsieur a continué son chemin, nous laissant sur le trottoir sans qu'aucun d'entre nous n'ajoute de commentaire.

Je suis ensuite entré dans la boulangerie et, fidèle à mon habitude, j'ai dit : 

« Bonjour m'sieurs-dames... »

Seule la boulangère a répondu par un « Bonjour monsieur ! »

 

Les bras chargés de baguettes et de viennoiseries, une cliente s'apprêtait à sortir.

Je me suis alors permis de lui ouvrir la porte. Normal, non ?

J'attends cependant encore son « Merci... »

 

Et alors ?

Ben je me fiche de passer pour un extra-terrestre, un dinosaure, un vieux con réac, un original, ou un je-ne-sais-quoi...

Poliment incorrect ou impoliment correct ?

Mais c'est pas demain que je vais croiser des gens sans « m'occuper » d'eux.

Je continuerai à me soucier de mon « environnement »… au sens le plus large du terme.

Même si cela (vous?) fait sourire !

Seule question qui me préoccupe malicieusement :

Suis-je donc si poliment incorrect... ou impoliment correct ?

Est-ce que, par hasard, mes pratiques dérangent ?

 

Peu importe, mais en reprenant les mots de mon ami Alain-le-Chérancéen, j'ajoute même que j'assume mes « grognements de vieux grincheux !!! »

 

Salut à vous !

 

 

 

 

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Meilleurs voeux 2015

1 Janvier 2015 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Billet d'humeur

Meilleurs voeux 2015

Les photos jointes ont  été réalisées ce matin du premier janvier 2015.

Vol du Dream Surfer... Caméra Möbius sur le nez...

Puis une  petite marche de 3 km autour du Montaigu.

 

Faisait pas bien chaud.

Le givre avait décoré la nature.

Quelques feuilles... une bogue de châtaigne, une fougère...

Mon numérique n'a pu rester insensible au charme des paillettes!

 

Féérique!

 

 

Meilleurs voeux 2015
Meilleurs voeux 2015
Meilleurs voeux 2015
Meilleurs voeux 2015

Et puis, démarrer l'année en pratiquant trois des  activités qui me réjouissent pleinement... 

 

Vol, marche, photo...

Manquait plus que le VTT... et quelques autres "bricoles" parmi mes nombreux hobbies!

 

Entamer l'année de cette façon, que rêver  de mieux?
 
 
Mailleurs voeux à tous.
Que l'année 2015 vous soit douce et féconde.
Meilleurs voeux 2015
Meilleurs voeux 2015
Meilleurs voeux 2015
Meilleurs voeux 2015
Meilleurs voeux 2015
Meilleurs voeux 2015
Meilleurs voeux 2015
Meilleurs voeux 2015
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J'vous connais !

31 Décembre 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Tranches de vie

Que je vous raconte.

Il fait un froid sec sous le soleil d'hiver,

Peu ou pas de vent : même l'éolienne de La Roche est immobile. C'est dire !

Je décide alors de filer au Montaigu, mon Dream Surfer « sous le bras »... vous savez bien, ce motoplaneur équipé d'une petite caméra qui peut varier les plans et que je peux commander depuis mon émetteur.

Le parking, et ma voiture, facilement reconnaissable avec sa caisse de toit!

Le parking, et ma voiture, facilement reconnaissable avec sa caisse de toit!

Décollage du parking.

Et mon petit modèle diffuse le cri suraigu de son hélice dans le silence du Montaigu, jusqu'à ce que je coupe le moteur.

Le Dream Surfer plane en silence… et filme.

La Chapelle Saint Michel, Hambers et ses éoliennes.

La Chapelle Saint Michel, Hambers et ses éoliennes.

Arrive un monsieur.

Il porte un trépied pliant qu'il tient derrière son dos.

« Je peux vous observer ? J'espère que je ne vous dérange pas ?

- Non, non... »

Il reste un moment sans parler, observe mon modèle qui filme les environs, puis il finit par me dire :

« Mais j'vous connais !

- Ah bon ? Moi, j'ai pas l'impression, mais comment me connaissez-vous ?

- Ben par votre blog !

- Vraiment ? »

Et lui d'expliquer :

« J'aime me promener au Montaigu, j'y viens assez souvent... Et un jour que je cherchais un schéma de balade dans le coin, j'ai tapé des trucs sur Google, qui m'a proposé d'entrer dans votre blog.

- Ah, c'est donc ça !

- En plus,  quand je vous ai aperçu tout à l'heure, habillé de rouge et noir… j'ai tout de suite compris que je tenais-là le bonhomme dont je lis les écrits avec un énorme plaisir !

J'ai même acheté votre bouquin sur les années 50! »

A droite, l'ombre du modèle prêt à se poser. Au fond, le p'tit bonhomme en rouge!

A droite, l'ombre du modèle prêt à se poser. Au fond, le p'tit bonhomme en rouge!

Moi, un peu embarrassé… (mais flatté tout de même ! Chut, gardez ça pour vous!)

« Ravi d'apprendre que… Pourrais-je savoir ce qui vous attire dans ma prose ? »

 

Et le monsieur de poursuivre : 

« Je me retrouve pleinement dans ce que vous faites. Vous avez une approche de la Nature qui correspond à la mienne. Je suis capable de m'asseoir sur mon tabouret pliant pendant de très longues minutes en espérant voir surgir du bois une biche, un lapin…

Je suis capable de m'arrêter devant un tout petit coquelicot qui pousse là de façon incongrue. Je suis capable de regarder les nuages se déformer au fil du vent.

J'aime me promener dans les chemins creux. J'adore flâner le long du halage de la Mayenne, à pied, ou à vélo. D'ailleurs, j'ai mon VTT dans la voiture. J'ai hésité à le sortir, et aujourd'hui, finalement, je suis parti à pied…

Et puis j'adore vos billets d'humeur ! »

 

Pendant que je pilote, ma petite tête engendre des idées confuses : 

« Tu vois Bernard, où te mène ton goût pour l'écriture, ta manie de la mise en scène, ton narcissisme en quelque sorte.»

Puis je demande à mon interlocuteur de se reculer quelque peu afin que je puisse atterrir mon Dream Surfer sans faire prendre de risques.

 

Arrive alors un jeune homme à VTT.

Qui commence à poser lui aussi des questions sur le moteur, le matériau utilisé, les batteries, la caméra...

Au fil de la conversation, mon marcheur me dit avoir mis en chantier une réplique de gabarre comme celles qui naviguaient sur la Loire, et qu'il compte la radio-commander avec… un ensemble Robbe qui date des années 70 !

Pour du vintage, ça c'est du vintage !

 

La discussion à trois se poursuit longuement.

 

Je refais un vol. Toujours filmant.

Vue vers le mont Rochard

Vue vers le mont Rochard

Atterrissage… autres questions.

Puis mon jeune vététiste finit par nous remercier d'avoir pu discuter avec des personnes plus âgées que lui, exprimant le grand plaisir qu'il avait à tirer profit de leur expérience.

Il enfourche son bicycle afin de redescendre vers Bais, et disparaît au détour du  bois de sapins.

 

Mon marcheur regarde sa montre, et juge qu'il est temps pour lui aussi de rentrer à la maison… St Georges sur Erve…

Il remonte dans sa voiture.

 

Je remballe mon matériel, et je prends le chemin du retour.

 

Voilà comment on peut passer un bien bel après-midi au soleil d'hiver.

             Simplement.

                         Naturellement.

 

 

 

J'vous connais !
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Pas pleurer

29 Décembre 2014 , Rédigé par Bernardino Publié dans #Tranches de vie

 

Pas pleurer...

Je viens de terminer...  Que dis-je? Je viens de dévorer un roman... en quelques heures... 280 pages...
Un roman intitulé "Pas pleurer". (Lydie Salvayre, Editions du Seuil)
 
Mais c'est pas parce qu'il a été couronné Goncourt 2014...  J'ai horreur des modes!
 
Non, c'est parce qu'il évoque des "choses" que je suis sans doute en mesure d'appréhender un peu  plus fort que les Français de souche.
Parce que tous mes ancêtres sont issus de la belle Espagne.
Maternels comme paternels.
 
 

Pas pleurer...

 
 
 
 
15:55
 
À : Munoz Florence, Jacques MUNOZ, CHEVREUIL marie jo Philippe, Mireille MUNOZ new, Pascal Duarté, Michel Duarté, Jean-Louis Duarté
 
 
 
 
 
Bonjour à tous
 
Je viens de terminer... en quelques heures... 280 pages...
La lecture d'un roman... moi qui ne suis pas fan du genre.
Un roman intitulé "Pas pleurer".
Commencé hier en fin d'après-midi.
Bouclé aujourd'hui à 14h30.
 
C'est pas parce qu'il a été Goncourt 2014...
 
Non, c'est parce qu'il évoque des choses que nous autres, nous sommes en mesure d'appréhender sans doute encore plus fort que les Français de souche.
 
Je ne vous dirai pas.
Je ne vous décrirai pas.
Mais à la lecture de certains passages, je me suis retrouvé quelques grosses dizaines d'années en arrière.
Je n'ai pas lu les mots.
Je les ai ENTENDUS.
Je n'ai pas traduit les mots.
Je les ai intégrés.
Je n'ai pas imaginé.
J'ai vécu certaines scènes.
 
Et j'ai revu en particulier le grand-père Duarté dire tout le mépris qu'il avait envers le clergé espagnol...
Comme certains personnages de ce livre.
 
Oui, j'ai "vivi" des moments émouvants, avec des néologismes dont pouvait faire preuve la grand-mère Antonia.
Confitura de pomas...
Le tout ponctué de jolis jurons comme on sait les mitonner en Espagne.
Madre mia, coño, y me caga en Dios...
 
Je n'ai jamais formulé le moindre conseil quant aux lectures que chacun peut faire.
Ni dans mon blog, ni oralement... jamais!
Mais aujourd'hui, je déroge à la règle.
Volontairement.
 
Si vous en avez la possibilité, prenez ce livre, parcourez-le... et je serais bien étonné que vous n'alliez au bout sans avoir une pensée pour  nos ascendants ibères...
 
Hasta luego.
Mon grand-père José-Bernardino Duarté, ma mère Marietta, ma grand-mère Antonia  née Sanchez

Mon grand-père José-Bernardino Duarté, ma mère Marietta, ma grand-mère Antonia née Sanchez

Parce que j'ai encore en bouche la saveur du dominical lapin au riz, à la murciana... (recette issue de la province de Murcie)

 

J'ai encore le souvenir âcre des cigarillos fumés en fin de repas par les hommes.

Je salive encore au simple mot mantecados.

Et je revois la bouteille d'anisette "Anis del Mono".

Tous ces repas au cours desquels ressurgissaient  les zébrures qui avaient fissuré la belle unité des Républicains.

Mais où tout le monde s'accordait pour dire, espérer, rêver, que demain serait un jour meilleur.

Avec une figure emblématique qu'était la tía Catalina, la soeur de ma grand-mère Antonia, qui à l'hiver de sa vie, allongée sur son lit d'hôpital, avait encore la fougue de brandir le poing fermé en scandant:   No pasarán...‏

 

Devant moi,  une bouteille "Anis del mono", récupérée chez mes grands-parents, et qui contient encore de la liqueur "d'époque"!  Sur le cliché ancien,  au premier plan...Devant moi,  une bouteille "Anis del mono", récupérée chez mes grands-parents, et qui contient encore de la liqueur "d'époque"!  Sur le cliché ancien,  au premier plan...Devant moi,  une bouteille "Anis del mono", récupérée chez mes grands-parents, et qui contient encore de la liqueur "d'époque"!  Sur le cliché ancien,  au premier plan...

Devant moi, une bouteille "Anis del mono", récupérée chez mes grands-parents, et qui contient encore de la liqueur "d'époque"! Sur le cliché ancien, au premier plan...

Mais à propos de ce roman...
Je ne vous dirai pas.
Je ne vous décrirai pas.
Même si à la lecture de certains passages, je me suis retrouvé quelques grosses dizaines d'années en arrière.
Parce que je n'ai pas lu les mots.
Je les ai ENTENDUS.
Je n'ai pas traduit les mots.
Je les ai INGERES.
Je n'ai pas imaginé certaines scènes.
Je les ai VECUES.
 
Et j'ai revu en particulier mon  grand-père maternel José-Bernardino Duarté dire tout le mépris qu'il avait envers le clergé espagnol...
Comme certains personnages de ce livre.
Avec les mêmes arguments.
 
 
Photohèque pour la plupart des documents de cet article: Pascal Duarté

Photohèque pour la plupart des documents de cet article: Pascal Duarté

Oui, à la lecture de ce roman, j'ai "vivi" des moments émouvants.
Ravivés par des néologismes dont pouvait également faire preuve ma grand-mère Antonia.  Comme quand elle écrivait sur ses pots de confitures:
Confitura de pomas...  alors qu'elle aurait dû  écrire: mermelada de manzanas.
Ma grand-mère Antonia qui, à l'image de Montsé, avait fabriqué un étonnant sabir composé de mots espagnols francisés, à moins que ce ne soit l'inverse.
Madre mia! 
Qué barbaridad!

 

 

Car  au détour de certaines pages du roman, j'ai déniché de biens  jolis jurons comme on sait les mitonner en Espagne.
Madre mia, coño, hijo de puta, me caga en Dios...
Pour ne citer que ceux-là!
 
 
Pas pleurer
Je n'ai jamais formulé le moindre conseil quant aux lectures que chacun peut faire. Jamais poussé les gens à lire tel ouvrage plutôt que tel autre.
Ni sur ce  blog, ni oralement... jamais!
Mais aujourd'hui, je déroge à la règle.
Volontairement.
 
 
Pas pleurer
Si vous en avez la possibilité, prenez ce livre, parcourez-le... et je serais bien étonné que vous n'alliez au bout sans avoir une petite pensée pour  mes ascendants ibères...
Même si vos racines sont ailleurs!
 
Hasta luego.
 
PS: il est toutefois dommage qu'on n'ait pas cru bon de fournir aux lecteurs uniquement francophones un lexique avec la traduction de plusieurs passages. Parce que certains d'entre eux sont savoureux! Et parfois même difficiles à traduire en français! Pour ma part, tout au long de ma lecture, et parce que j'ai la chance de baragouiner un peu d'espagnol,  j'ai inséré des annotations au crayon à papier afin que mon épouse puisse éprouver le même plaisir que le mien...  
de manera que ella pueda comprender, captar el significado de las palabras!
 
Je suppose que vous avez "comprendi!"
Pas pleurer
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