A quoi ça serre?
Ser...vice compris!
Et puis quelques jours plus tard, dans la rubrique y'a d'l'Ubu... je découvre:, en guise de SAV...
Au pays du soleil couchant
Il est des soirs où l'on croirait vivre au pays... des matins calmes!
Ne croyez tout de même pas que j'habite la Corée.
Mais après avoir effectué le matin une jolie balade dans les chemins creux emperlés de givre, après avoir fait voler en soirée un modèle dans une atmosphère très calme... on peut encore avoir la chance de bénéficier d'une autre parcelle de bonheur.
Lorsque le soleil se couche.
Que tout va s'éteindre...
Hier soir, j'ai -aussi longtemps que possible- observé la grosse boule de feu qui passait derrière le rideau d'arbres, pour enfin disparaître sous la ligne d'horizon...
Le côté éphémère du temps...
Que l'on voudrait pouvoir maîtriser.
Mais comme je voulais absolument vous faire partager ces instants magiques, j'ai sollicité l'aide d'un éternel compagnon...
Vous le connaissez fort bien bien: il s'agit de mon appareil numérique.
Lui qui permet de faire arrêt sur image!
Le reste se passe de commentaires...
Eolienne de Champgenêteux 22/01/15
Mon service de renseignements ne m'avait-il pas dit:
"Y'a des camions qui étaient en attente hier du côté de l'Aubrière. Ils portaient comme de grosses rouelles de jarret de veau... C'est sûrement pour l'éolienne!"
Il n'en fallait pas davantage pour que ce matin je file vers le chantier.
Je me suis donc posté aux environs de E1, et j'ai eu tout loisir d'observer le va-et-vient des techniciens, casqués, gilet fluo...
Un camion qui avait apporté du matériel a voulu quitter le chantier... mais comme ses roues patinaient, il a fallu recourir à un engin pour le remorquer en marche arrière.
Après cet intermède, j'ai patienté de longs moments... où il semblait ne rien se passer.
Et dans la mesure où je commençais à poireauter, j'ai fini par trouver un siège.
Découpé rien que pour moi, dans un tronc de chêne!
Sauf que je l'ai très vite abandonné, succombant aux doléances de mon arrière-train qui se plaignait furieusement du froid!
En fin de matinée, j'ai vu la seconde rouelle au "décollage".
Elle s'est stabilisée à hauteur d'homme afin que ces derniers puissent passer consciencieusement le balai sur toute la base.
Puis elle s'est envolée complètement pour rejoindre le premier tronçon.
Et je suis redescendu chez moi en raison de la pause déjeuner.
En début d'après-midi, incité par un petit soleil d'hiver, j'ai enfourché mon VTT pour rejoindre "E1" par les petits chemins de terre.
Cette fois, le chantier paraissait en stand-by.
J'ai donc poursuivi ma balade, m'arrêtant de temps à autre afin de capturer des photos sous différents angles.
Sur mes clichés pris au zoom, j'ai même eu la surprise de trouver des vanneaux passant devant l'objectif.
Omniprésents en ce moment dans nos contrées!
Mais le vent du Nord étant de plus en plus agressif, j'ai décidé d'abréger ma sortie.
Et j'ai fini par me réfugier près d'un bon feu de cheminée.
La témérité a ses limites, n'est-ce pas?
Neige, ou n'ai-je pas?
Lorsque je me suis levé ce matin, j'ai admiré la campagne environnante enjolivée par un saupoudrage neigeux.
Dès lors, je me suis posé la question:
"Ai-je, ou n'ai-je pas l'intention de sortir?"
N'ai-je pas l'intention de laisser la trace de mes pas dans la neige?
Ai-je ou n'ai-je pas envie d'aller faire des photos?
J'ai fini par prendre mon courage à deux mains, et je suis parti vers le plan d'eau.
Où, passant du côté de la piscine, je me suis fort diverti à la lecture du panonceau...
Baignade interdite...
Un peu plus loin, quelques perspectives... Quelques autres images...
Et après quelques moments d'hésitation, j'ai décidé de faire le grand tour par les Batailles, en espérant bénéficier d'une couche de neige un peu plus épaisse.
Mais à la place des flocons espérés, je me suis vu offrir une petite pluie fine...
Du côté de la Chauvière, alors qu'une sorte de grésil tambourine sur la capuche de mon ciré, quelques oies m'ont salué à leur façon... pas toujours sympathique!
Un peu plus loin, le petit calvaire de granite semble se recroqueviller sur lui-même.
Transi de froid.
Par instants, l'éolienne de la Roche devient rutilante avec la complicté d'un menu rayon de soleil...
Et alors que mes godasses crissent joyeusement en jouant avec la fine pellicule de neige, déjà, dans ma cervelle... l'idée (ou pas?) de jouer avec mes... pas.
D'où viens-je?
Où vais-je?
D'autres ont sans doute eu la même idée, allez savoir?
A pied, à pneu, à patte...
Plus je me rapproche du point haut de ma balade, plus le vent d'Est s'insinue sous les pattes de ma casquette. Impression désagréable de prendre la bise en pleine face.
Ce qui m'oblige à m'abriter derrière ma visière... tout en baissant la tête, et en détaillant les traces de mes propres pas!
C'est en montant vers les Grandes Batailles que j'ai commencé à éprouver la soif.
Et là, comme par enchantement, alors que je venais de basculer dans la descente, une averse de neige est arrivée.
J'ai pris comme un jeu d'enfant le fait de "gober" les flocons qui se déposaient sur les lèvres... et je les ai "lichés" avec une profonde gourmandise.
C'est un peu plus bas, après la croix bancale, que j'ai pu assister à un spectacle inhabituel.
Sur ma gauche, au milieu d'un champ où trônait un imposant et odorant tas de fumier, des oiseaux marins jouaient avec le vent qui remontait la pente. Décrivant de jolies arabesques.
Poussés vers l'Est par le coup de vent annoncé, ces réfugiés climatiques venus des côtes bretonnes n'étaient pas les seuls dans ce champ.
Ils se disputaient l'espace avec des vanneaux... qui, poussés par le froid, descendaient sans doute du Nord.
Je peux vous assurer que la cohabitation n'était pas vraiment cordiale!!!
Certains oiseaux se livrant même à un combat aérien pour chasser les autres... jusqu'à ce que les vanneaux finissent par quitter le champ de bataille en rangs serrés.
Et puis je me suis laissé glisser jusque chez moi... Tel un gamin qui a picoré tout au long de son parcours des feuilles, des fruits, des odeurs, des bruits, des images...
En début d'après-midi, j'ai alors ouvert mon sac à malices, pour en extraire avec curiosité mes petits trésors... que j'ai visionnés "gourmandement".
J'ai trié (un peu... pas assez) parmi les nombreux clichés...
Après quoi je me suis collé devant mon PC, pour rédiger ce petit compte-rendu...
Auquel j'aurais pu ajouter quelques autres études de formes...
Dehors, la neige s'était déjà depuis longtemps transformée en pluie...
Neige plus...Neige pas... N'ai-je pas...
Mais dans ma cheminée crépitait une flambée bienfaisante.
Eolienne de Champgenêteux
Le chantier de l'éolienne implantée sur Champgenêteux avance.
Enercon E82, identique à celle de La Roche.
Les fondations en béton armé sont terminées.
De loin, on aperçoit une grue téléscopique.
Une camionnette de l'entreprise de montage est sur place...
Le gardiennage est fonctionnel. Gare aux chiens pour ceux qui voudraient se montrer téméraires! Ou alors entraînez-vous à courir le 100 mètres en moins de 10 secondes!!!
Côté matériel, les éléments du puzzle ne devraient donc pas tarder à arriver.
Pour ma part, j'attends avec impatience les longs camions porteurs de pales... avec leurs impressionnantes manoeuvres au carrefour de l'Aubrière... ou de la Boyère!
Afin de patienter, je vous propose quelques liens fort intéressants, qui permettent en particulier de découvrir l'intérieur d'une éolienne.
http://www.windservice.eu//galeria,4-gallery.html
https://www.youtube.com/watch?v=JcBxSpuw02A#t=229
https://www.youtube.com/watch?v=YFkjY1Q4Wug
Poliment incorrect ou impoliment correct ?
Que je vous raconte :
Tout ça parce que dans mon quotidien préféré, je suis tombé hier sur un article évoquant la politesse.
Figurez-vous que l'autre jour, je m'en vais -comme je le fais souvent- rendre visite à ma petite boulangère.
Mais avant d'entrer dans la boutique, je croise quelques personnes que je salue « à ma façon » (vous verrez comment d'ici quelques lignes) et avec lesquelles je papote un peu.
Arrive alors un monsieur, un poil plus âgé que moi, et afin de le saluer, comme je l'ai fait précédemment, je retire mon gant droit et j'ôte ma casquette,
Ce qui me vaut de sa part la réflexion suivante, accompagnée d'un grand éclat de rire :
« Ben dites-donc, vous, vous avez été élevé à l'ancienne ! »
Seul reste à rire le monsieur auteur de ces paroles.
Et il ajoute : « Ah, ben moi, j'enlève pas mon chapeau, il fait trop froid... »
Je reste un peu circonspect, mais tout est dit dès le début de cette réplique...
Ah, ben MOI! Je... personnellement... tout seul...
Je me permets cependant d'ajouter mon grain de sel :
« Je ne sais comment je dois interpréter votre expression à l'ancienne, mais je remercie mes parents de m'avoir inculqué un certain nombre de pratiques…
C'est pas à mon âge que je vais changer!
Il est maintenant trop tard ! »
Le monsieur a continué son chemin, nous laissant sur le trottoir sans qu'aucun d'entre nous n'ajoute de commentaire.
Je suis ensuite entré dans la boulangerie et, fidèle à mon habitude, j'ai dit :
« Bonjour m'sieurs-dames... »
Seule la boulangère a répondu par un « Bonjour monsieur ! »
Les bras chargés de baguettes et de viennoiseries, une cliente s'apprêtait à sortir.
Je me suis alors permis de lui ouvrir la porte. Normal, non ?
J'attends cependant encore son « Merci... »
Et alors ?
Ben je me fiche de passer pour un extra-terrestre, un dinosaure, un vieux con réac, un original, ou un je-ne-sais-quoi...
Mais c'est pas demain que je vais croiser des gens sans « m'occuper » d'eux.
Je continuerai à me soucier de mon « environnement »… au sens le plus large du terme.
Même si cela (vous?) fait sourire !
Seule question qui me préoccupe malicieusement :
Suis-je donc si poliment incorrect... ou impoliment correct ?
Est-ce que, par hasard, mes pratiques dérangent ?
Peu importe, mais en reprenant les mots de mon ami Alain-le-Chérancéen, j'ajoute même que j'assume mes « grognements de vieux grincheux !!! »
Salut à vous !
Meilleurs voeux 2015
Les photos jointes ont été réalisées ce matin du premier janvier 2015.
Vol du Dream Surfer... Caméra Möbius sur le nez...
Puis une petite marche de 3 km autour du Montaigu.
Faisait pas bien chaud.
Le givre avait décoré la nature.
Quelques feuilles... une bogue de châtaigne, une fougère...
Mon numérique n'a pu rester insensible au charme des paillettes!
Féérique!
Et puis, démarrer l'année en pratiquant trois des activités qui me réjouissent pleinement...
Vol, marche, photo...
Manquait plus que le VTT... et quelques autres "bricoles" parmi mes nombreux hobbies!
J'vous connais !
Que je vous raconte.
Il fait un froid sec sous le soleil d'hiver,
Peu ou pas de vent : même l'éolienne de La Roche est immobile. C'est dire !
Je décide alors de filer au Montaigu, mon Dream Surfer « sous le bras »... vous savez bien, ce motoplaneur équipé d'une petite caméra qui peut varier les plans et que je peux commander depuis mon émetteur.
Décollage du parking.
Et mon petit modèle diffuse le cri suraigu de son hélice dans le silence du Montaigu, jusqu'à ce que je coupe le moteur.
Le Dream Surfer plane en silence… et filme.
Arrive un monsieur.
Il porte un trépied pliant qu'il tient derrière son dos.
« Je peux vous observer ? J'espère que je ne vous dérange pas ?
- Non, non... »
Il reste un moment sans parler, observe mon modèle qui filme les environs, puis il finit par me dire :
« Mais j'vous connais !
- Ah bon ? Moi, j'ai pas l'impression, mais comment me connaissez-vous ?
- Ben par votre blog !
- Vraiment ? »
Et lui d'expliquer :
« J'aime me promener au Montaigu, j'y viens assez souvent... Et un jour que je cherchais un schéma de balade dans le coin, j'ai tapé des trucs sur Google, qui m'a proposé d'entrer dans votre blog.
- Ah, c'est donc ça !
- En plus, quand je vous ai aperçu tout à l'heure, habillé de rouge et noir… j'ai tout de suite compris que je tenais-là le bonhomme dont je lis les écrits avec un énorme plaisir !
J'ai même acheté votre bouquin sur les années 50! »
Moi, un peu embarrassé… (mais flatté tout de même ! Chut, gardez ça pour vous!)
« Ravi d'apprendre que… Pourrais-je savoir ce qui vous attire dans ma prose ? »
Et le monsieur de poursuivre :
« Je me retrouve pleinement dans ce que vous faites. Vous avez une approche de la Nature qui correspond à la mienne. Je suis capable de m'asseoir sur mon tabouret pliant pendant de très longues minutes en espérant voir surgir du bois une biche, un lapin…
Je suis capable de m'arrêter devant un tout petit coquelicot qui pousse là de façon incongrue. Je suis capable de regarder les nuages se déformer au fil du vent.
J'aime me promener dans les chemins creux. J'adore flâner le long du halage de la Mayenne, à pied, ou à vélo. D'ailleurs, j'ai mon VTT dans la voiture. J'ai hésité à le sortir, et aujourd'hui, finalement, je suis parti à pied…
Et puis j'adore vos billets d'humeur ! »
Pendant que je pilote, ma petite tête engendre des idées confuses :
« Tu vois Bernard, où te mène ton goût pour l'écriture, ta manie de la mise en scène, ton narcissisme en quelque sorte.»
Puis je demande à mon interlocuteur de se reculer quelque peu afin que je puisse atterrir mon Dream Surfer sans faire prendre de risques.
Arrive alors un jeune homme à VTT.
Qui commence à poser lui aussi des questions sur le moteur, le matériau utilisé, les batteries, la caméra...
Au fil de la conversation, mon marcheur me dit avoir mis en chantier une réplique de gabarre comme celles qui naviguaient sur la Loire, et qu'il compte la radio-commander avec… un ensemble Robbe qui date des années 70 !
Pour du vintage, ça c'est du vintage !
La discussion à trois se poursuit longuement.
Je refais un vol. Toujours filmant.
Atterrissage… autres questions.
Puis mon jeune vététiste finit par nous remercier d'avoir pu discuter avec des personnes plus âgées que lui, exprimant le grand plaisir qu'il avait à tirer profit de leur expérience.
Il enfourche son bicycle afin de redescendre vers Bais, et disparaît au détour du bois de sapins.
Mon marcheur regarde sa montre, et juge qu'il est temps pour lui aussi de rentrer à la maison… St Georges sur Erve…
Il remonte dans sa voiture.
Je remballe mon matériel, et je prends le chemin du retour.
Voilà comment on peut passer un bien bel après-midi au soleil d'hiver.
Simplement.
Naturellement.
Pas pleurer
Pas pleurer...
an intitulé "Pas pleurer". (Lydie Salvayre, Editions du Seuil)Pas pleurer...
Parce que j'ai encore en bouche la saveur du dominical lapin au riz, à la murciana... (recette issue de la province de Murcie)
J'ai encore le souvenir âcre des cigarillos fumés en fin de repas par les hommes.
Je salive encore au simple mot mantecados.
Et je revois la bouteille d'anisette "Anis del Mono".
Tous ces repas au cours desquels ressurgissaient les zébrures qui avaient fissuré la belle unité des Républicains.
Mais où tout le monde s'accordait pour dire, espérer, rêver, que demain serait un jour meilleur.
Avec une figure emblématique qu'était la tía Catalina, la soeur de ma grand-mère Antonia, qui à l'hiver de sa vie, allongée sur son lit d'hôpital, avait encore la fougue de brandir le poing fermé en scandant: No pasarán...
Devant moi, une bouteille "Anis del mono", récupérée chez mes grands-parents, et qui contient encore de la liqueur "d'époque"! Sur le cliché ancien, au premier plan...































/image%2F0552751%2F20141230%2Fob_578e73_anis-del-mono-fileminimizer.png)
/image%2F0552751%2F20141230%2Fob_84b644_15-nf.jpg)
/image%2F0552751%2F20141230%2Fob_039d55_livretmilitaire-jose-004.jpg)



