Complètement déplacé...
Se déplacer sans adopter une attitude complètement déplacée..
That is the question.
Pourquoi donc ce matin aborder ce problème?
Sans doute parce que je reviens d'une virée au Portugal et que, à un moment donné, je me suis interrogé sur le sujet.
De tous temps, l'Homme a éprouvé le besoin de bouger, d'aller voir plus loin, et dans ce domaine les Portugais ont été des pionniers: Magellan, Vasco de Gama pour ne citer que les plus célèbres.
Pour faire avancer leurs caravelles, ils ont su tirer profit de la force motrice du vent, gratuite et écologique.
Faisons maintenant un bond dans le temps afin de nous retrouver au 21ème siècle.
Le besoin de "bouger" est encore plus prononcé et les moyens sont pléthoriques.
A pied, à cheval, à bicyclette, en voiture, en autocar, en avion...
Mais visitant Braga, et le mont Bom Jésus, j'ai découvert un funiculaire très particulier, puisqu'il fonctionne... à l'eau.
En effet, une cuve placée sous la cabine haute se remplit. Accusant alors une masse supérieure à celle d'en bas, elle va la faire remonter gratuitement! Et ainsi de suite!
Et puis je me suis penché sur d'autres moyens de transports.
Le tram, le téléphérique, le tuk tuk...
Qui ont tous besoin d'énergie pour fonctionner.
Ayant la possibilité de lire le tableau de bord de mon autobus, j'ai pu observer que le véhicule consommait environ 27 litres de carburant aux 100km... pour 53 passagers.
Un rapide calcul...
Et je me retrouve avec ce résultat: 0.5 l de gazole aux 100km par passager.
Pas mal, n'est-ce pas?
Quand je pense que ma bagnole bouffe environ 6l/100km, et que si je me déplace seul, ça fait 12 fois plus que le bus, et que même si nous sommes 4 dans la voiture, ça fait encore du 1.5l/100km/passager...
Pour le retour vers la France, j'ai pris l'avion... un Boeing 737 relativement neuf...
Via les haut-parleurs, on nous a fourni un certain nombre de renseignements, dont la consommation. Décidément, le problème me pousuivait.
"Et alors?" me demanderez-vous.
J'ai appris que notre avion consommerait 4500 litres de kérosène sur la distance Séville/ Nantes, soit 1400 km. Là encore, une rapide règle de trois.
Sachant que nous étions 180 sur ce vol, j'obtiens une conso de 1.78l par passager aux 100km.
Mieux que ma bagnole, mais quand même 3 fois plus que le car.
Je me suis soudain remis en mémoire les embarras de circulation typiques des villes portugaises.
C'est sans doute la raison pour laquelle je n'ai jamais autant vu de petites voitures, dont la célèbre Smart.
Facile à garer, consommant peu...
Et puis une image m'est revenue. Nous étions dans le village fortifié de Obidos.
Mon regard est attiré par des Twizy très colorées.
Vous savez, ce curieux petit engin produit par Renault et propulsé par un moteur électrique...
Idéal pour circuler en ville, n'est-ce pas?
M'approchant de ces véhicules, je découvre la pub dont ils se parent:
"Zéro CO2 Tours"
Autrement dit: promenez-vous sans agresser la planète. Aucun dégagement de CO2!
Génial!!!
Ah, que voilà une belle formule, écologique, sympathique et très "porteuse" du point de vue marketing.
Sauf que, un tout petit peu plus bas se trouvait un autre Twizy orange, avec un câble dans le pif, que j'ai suivi ce câble, et qu'il m'a conduit vers... un groupe électrogène pétaradant!
Là, je me suis dit: "Faudrait pas nous prendre pour des c..."!
Parce que c'est bien beau de prôner les véhicules "propres", mais faut aussi savoir comment on produit leur énergie.
Faut aussi se poser la question de savoir si on n'érode pas la planète en utilisant des matériaux "douteux" tels que le lithium, le samarium et autres terres rares entrant dans la compositon des moteurs électriques ou des batteries.
Quid de leur extraction et de leur recyclage?
Vous me direz que je suis le premier à utiliser un VTT à Assistance Electrique.
Et que là encore on a tenté de me berner en me disant que dans les descentes, je rechargeais la batterie.
M'ouais! Quand j'ai dit au vendeur que j'allais installer un wattmètre pour contrôler, il a fait la gueule.
Ben, pourquoi alors le voyant "recharge" s'allume-t-il sur mon contrôleur lorsque je suis à l'arrêt et que je serre les freins?
Je veux bien passer pour un gogo... mais y'a des limites.
Voilà... en omettant volontairement le cas des voitures hybrides, je n'ai pas la prétention d'avoir fait le tour de la question; mais j'avais à coeur de dire combien le problème est complexe... et que si l'être humain souhaite encore se déplacer, il va lui falloir faire preuve d'imagination afin de changer ses schémas énergétiques.
Les ressources fossiles ne sont pas inépuisables.
Que cela ne vous empêche pas d'effectuer de jolis voyages!
Y compris à pied pour se rendre à Compostelle!
Mais en ce qui me concerne, j'essaierai -autant que faire se peut- de me déplacer sans adopter une attitude complètement déplacée..
Au-dessus de Noirmoutier en Boeing 737
Venant d'effectuer un voyage "Découverte du Portugal" avec retour en avion, j'étais en attente de mon vol sur sur l'aéroport de Séville.
Au loin, on aperçoit un groupe d'Airbus A400... dont l'un s'est écrasé dernièrement dans les environs...
Notre vol doit s'effectuer sur un Boeing 737 de la compagnie Transavia, filiale d'Air France.
Renseignements pris après mon retour... J'apprends que l'appareil est récent puisque sa mise en service date du 23/03/2014.
Accueil sympathique par le personnel de bord...
Puis décollage pour un vol de 1400km avec une durée prévue de 1h50 minutes.
L'altitude de croisière est atteinte assez rapidement, et nous survolons l'Espagne du Sud au Nord.
J'ai pu récupérer le trajet sur Internet. D'où j'ai extrait le passage qui m'intéresse plus particulièrement...
Je me suis arrêté sur la courte séquence au cours de laquelle le pilote nous a gratifiés d'un survol de Noirmoutier... peut-être parce qu'il devait attendre son tour pour se poser à Nantes.
Toujours est-il que nous avons pu admirer Noirmoutier et son pont... l'avion virant à gauche, j'étais du bon côté!
Leçon de géographie en direct...
Nous avons ensuite survolé le lac de Grand-Lieu.
Avant de toucher terre sur l'aéroport de Nantes Atlantique... où le service de sécurité m'a interdit de photographier l'avion.
"Plan Vigie-Pirate" qu'elle m'a intimé, la dame!
Bof, c'est pas grave, Internet est truffé de photos concernant cet avion...
Si vous le souhaitez, tapez F-GZHL dans un moteur de recherche, et vous saurez tout (ou presque) de ce modèle fort élégant avec ses winglets en bout d'aile!
Pour le simple plaisir des yeux
Ce matin, j'ai enfourché mon VTTélectrique... sans trop savoir quel parcours j'allais emprunter.
Et j'ai tourné par-ci, et j'ai tourné par-là... au gré de mon humeur
Et je me suis souvent arrêté pour fourrer mon nez dans les petites fleurs...
Tel un gamin qui picore le long de son parcours, pour déballer tout ça sur la table lorsqu'il rentre...
Je n'ai pourtant pas pu emmagasiner les odeurs ou les bruits de la Nature.
Donc... rien que pour le plaisir des yeux...
Ce qui n'est déjà pas si mal.
Et comment vous faites pour le faire revenir?
Faut que je vous raconte.
Comme j'ai l'habitude de le faire très souvent, je me suis posté au pied du Montaigu.
Parce que j'y suis tranquille
Parce que les rares personnes qui empruntent cette portion de route sont des connaissances qui m'adressent un signe de main au passage...
Parce que, avec un petit coup de moteur, hop, c'est parti pour des vols qui durent parfois une heure... laps de temps que mes cervicales ont du mal à franchir.
Parce que le vent de Nord génère une portance que mes planeurs apprécient.
Parce que...
Et puis, parce que...
Mais pourquoi est-ce que je suis en train de vous bombarder avec des Parce que? Vous ne m'avez rien demandé en fait!
Bref..
Hier, pendant que mon planeur évolue sous un gros nuage noir, j'avise tout au bout de la route un marcheur arborant un "marcel" rouge, short bleu, bâton noueux à la main... et tongs aux pieds.
Lorsqu'il arrive à ma hauteur, il me salue, je lui réponds, il s'arrête... et commence alors son long questionnaire.
"Vous avez pas de drones?
- Non...
- Ben pourquoi?
- Parce que ça ne m'intéresse pas.
- Et pourquoi ça vous intéresse pas?
- Parce que ça plane pas.
- Mais c'est pourtant la mode..."
Là, j'ai failli lui répondre que la mode, je me la mettais...
Mais j'ai encore quelques bribes de bienséance... jusqu'à un certain point toutefois.
Et lui d'ajouter:
"C'est quoi qui cause?
- La dame qui est dans mon émetteur, elle indique l'altitude du modèle.
- Ah... ben, c'est pas une dame qu'est dedans!
- Je sais, il s'agit d'une voix de synthèse, mais je trouve le renseignement très pratique.
- Ah, et pourquoi?
- Cela permet de confirmer mon impression visuelle pour savoir si le modèle est dans une ascendance ou pas.
- Pas mal... J'y avais pas pensé... Et vous pouvez le faire monter jusqu'à combien?
- Mieux vaut s'arrêter avant de ne plus rien voir..."
Mon interlocuteur marque un temps, et renchérit avec la question qui tue:
"Et comment vous faites pour le faire revenir quand vous le voyez plus?"
Et moi, quelque peu agacé:
"Ben je le siffle, je lui dis Aux pieds!, et mon modèle accourt!"
Là, j'ai eu comme la vague impression -sans doute réelle- qu'il avait compris que je me payais sa tête.
J'ai vite ajouté:
"Plus sérieusement... ça existe, certains drones sont équipés d'un système qui, grâce à un simple basculement d'interrupteur sur l'émetteur, reviennent à la maison. Tout dernièrement, j'ai d'ailleurs acheté un bidule dans ce genre... Mais,
- soit je me suis gourré à l'achat,
- soit j'ai pas su le programmer...
J'ai pourtant pas dit mon dernier mot... parce que je me remettrai prochainement les mains dans le cambouis, parce que le système m'intéresse, ne serait-ce que pour programmer un parcours via des way-points (points de passage)
Et puis parce que les nouvelles technologies constituent un vaste champ d'investigation...
Parce que je voudrais pas mourir idiot...
Parce que..."
Là, mon bipède au marcel rouge a semblé perturbé.
Je n'ai plus eu droit au moindre Pourquoi ou au plus petit Comment... et je n'ai donc pas eu à balancer le fatal Parce que...
Mon questionneur est resté muet quelque temps; puis il m'a souhaité bon vol... et a disparu un peu plus tard à la faveur d'un virage.
L'homme aux tongs et aux multiples questions, je ne le voyais plus...
C'est alors que je me suis demandé pourquoi je me posais cette stupide question (c'était bien mon tour, non, de demander et pourquoi et comment):
"Ben... quand tu ne le vois plus, comment tu fais pour le faire revenir?"
- Parce que...
Bien sûr!
Epouvantails et VTT
En ce dimanche où le soleil semble revenu, j'ai pris mon courage à deux mains, le guidon de mon VTT des deux autres, et je suis parti effectuer une virée.
Les premiers tours de pédales ont été difficiles! Pensez, cela faisait plus de 15 jours que je n'avais ni marché, ni vététisté!
Et comme j'ai eu la "bonne"(?) idée de partir vers La Chapelle au Riboul, je me suis trouvé avec le vent dans le nez dès l'entame de mon parcours!
J'ai donc mis lentement et progressivement la machine humaine en route, en l'accompagnant d'une aide électrique bienvenue.
Après avoir atteint le couvert de l'ancienne voie ferrée, j'ai pu rencontrer une multitude de gens qui marchaient, qui couraient, qui pédalaient...
J'ai même vu déboucher subitement un petit écureuil, qui a trotté une vingtaine de mètres devant moi, avant de bifurquer sans prévenir en direction d'un cerisier sauvage qu'il a escaladé en un éclair.
Nippe pour la photo.
Toujours bredouille quand un geai s'est posé sur ma droite: arrêt, prise de l'appareil numérique... appui sur le bouton marche... et l'oiseau multicolore s'enfuit à tire d'ailes.
Pas davantage de réussite avec une buse, qui se pose sur un poteau téléphonique, redécolle... plane en effectuant un virage, revient se poser sur le même poteau, et au moment où je suis prêt à déclencher le déclic, pftttt, elle s'en va... avec le soleil pile dans l'axe. Ce qui m'éblouit bien évidemment!
Un peu dépité tout de même, j'ai mieux réussi mon coup lorsque, dans un champ, j'ai aperçu deux épouvantails dont les jupailles virevoltaient sous la brise.
Entre Grazay et Jublains, je pénètre dans le bois de la Guesnerie... où un autre "épouvantail" vient juste de se désaltérer!
Chapelle de Doucé, Jublains, virage à gauche direction Hambers, où un jeune cycliste me double dans l'ascension de la Saulaie.
Dans la descente, je croise un couple assez âgé qui escalade la côte sur de magnifiques vélos au cadre tout carbone.
Hambers... et son plan d'eau, où quelques pêcheurs s'adonnent à leur loisir favori.
Je refais le plein de liquide, je bois un bon coup, et je repars en direction du Montaigu.
Juste avant "La Mare", je bifurque à gauche pour emprunter le chemin de terre. A partir de cet instant, je vais pratiquement abandonner le goudron pour utiliser un itinéraire nettement plus bucolique.
Par endroits, le sol est tapissé de pétales blancs comparables à des confettis.
Il faut dire que les haies sont abondamment fleuries et qu'elles embaument l'atmosphère.
Quant aux cerisiers sauvages, ils laissent entrevoir une excellente récolte dans les semaines à venir...
Arrivé au parking du Montaigu, je contemple le paysage tout en me désaltérant, puis je me laisse glisser vers le chemin qui, via le carrefour des Pommiers, me ramènera vers Bais.
Quelques passages boueux m'obligent à mettre pied à terre.
Je parviens à la Colouzière, qui m'offre un vaste panorama vers la gauche.
Arrêt pour une photo... d'un autre épouvantail!
Et je plonge dans le chemin creux.
Sur ma droite, un ruisselet distille un gentil gazouillis qu'accompagne le chant des oiseaux...
N'hésitez pas à monter le volume du son...
Sortant du petit chemin, je découvre à nouveau un vaste panorama qui embrasse le tranquille bocage verdoyant.
Je boucle enfin mon circuit avec un peu plus de 37 km au compteur... et je n'ai "mangé" qu'une seule barre sur les 5 que propose la batterie.
C'est dire si j'ai été peu "gourmand"!
Il est presque midi...
Et l'épouvantail au maillot rouge se montre très satisfait de sa sortie...
A la prochaine!
Boum dans les carreaux... ou les méfaits du GPS!
Héron Multiplex
Juste un préambule concernant le nom de cet "oiseau" produit par Multiplex.
Faut-il y voir une référence avec notre héron?
Un jour, sur ses longs pieds, allait, je ne sais où,
Le héron au long bec emmanché d'un long cou... (La Fontaine)
Je pense plutôt que les gens de chez MPX ont voulu faire référence au mathématicien grec nommé Héron d'Alexandrie
Quoi qu'il en soit, j'ai tâté de nombreux planeurs Multiplex, avec toujours autant de bonheur... y compris quand leur fabrication a délaissé les matériaux "conventionnels" au profit des "mousses".
C'est ainsi que j'ai acquis un premier Easy-Glider, puis un Easy Glider Pro, puis un Solius... puis un Héron.
Après avoir constaté que ces modèles apportaient à chaque fois un petit "plus" par rapport à la version précédente, le Héron me tentait vraiment, particulièrement du fait de ses volets.
Pour qui a déjà pratiqué le planeur avec utilisation des volets, ma remarque va sembler très évidente.
Bien sûr, le pilotage est plus "subtil", plus "technique" mais, du moins en ce qui me concerne, le plaisir est nettement supérieur.
J'ai donc fait venir un Héron, en version "yapukabrancher-le- récepteur-et-la-batterie"
Faut quand même passer un petit bout de temps afin de régler l'émetteur et les différents mixages pour que tout ça fonctionne correctement.
Mais l'émetteur Taranis est suffisamment souple, surtout pour quelqu'un comme moi qui est très familier de la logique Multiplex (MC3000, MC4000...)
Et puis un jour... c'était hier... je suis allé au Montaigu, pour constater que le vent était faible, très faible...et qu'il était hors de question que je puisse m'aider d'un quelconque effet de pente.
Vérification pré-vol aussi soigneuse que possible... et on jette.
La première impression est que le moteur est bien présent
Quand on a atteint une altitude respectable, il est alors possible de tester le décrochage, l'efficacité des volets en positif et/ou en négatif, les volets "crocos".
Et comme cela demande quelques ajustements, on pose, on redécolle, on repose, on re-décolle...
Et au fil des vols, tout ça commence à prendre une tournure sympathique.
Passage rapide avec un léger sifflement très sympathique
Alors que vous dire?
Ben que cet oiseau est vraiment le maillon qui manquait dans la lignée "mousse" des planeurs MPX.
Agréable en vol, gratteur à souhait, ne dédaignant pas de voltiger d'une manière sympathique... avec une allure nettement plus "maquette" que le Solius.
A ce propos, il faut faire remarquer que le fuselage est absolument identique pour les deux modèles, que l'aile du Héron possède un poil plus d'envergure, et qu'elle est plus jolie... à mon goût!
Que toujours à propos de ces ailes, elles sont interchangeables, mais qu'il vaut mieux assortir ailes et stabilisateur en cas de panachage... (le plus grand stab avec les ailes du Héron, dans l'autre sens, c'est moins gênant)
Attention également au centrage qui n'est pas au même endroit... (Il suffit de déplacer la batterie)
Et surtout, ces fameux volets.
Pour ma part, la solution "croco" est de loin la plus intéressante.
Surtout au moment de l'atterrissage.
Atterrissage, en position "croco": volets baissés, ailerons relevés, profondeur légèrement compensée en piqueur
En guise de conclusion provisoire(?), je voudrais dire que malgré mes décollages/ atterrissages à répétition, mon modèle a cumulé 30 minutes de vol pour 3 minutes de moteur, et qu'au retour j'ai ré-injecté 1800mA dans la batterie dont la capacité est de 2200Mah.
J'en termine donc ici avec une présentation certes sommaire de ce Héron.
Mais je ne pense pas devoir insister sur le fait que je suis très satisfait de ce modèle.
Sur la façon d'éduquer les enfants...
Que je vous raconte...
J'habite dans un charmant village, un petit coin tranquille nommé résidence des Petits Champs, au-dessus de laquelle se trouve la résidence Baudiaca.
De ce fait, ma maison est en contrebas... et on peut donc ausculter sa toiture sans besoin d'échelle.
En y regardant de plus près, on peut même y découvrir quelques cailloux arrivés là on ne sait trop comment...
Sauf que moi, je sais...
Figurez-vous que déjà par le passé, ma noble demeure avait subi l'attaque de malandrins qui trouvaient très plaisant de balancer d'en haut quelques cailloux ou autres branchages disponibles à proximité.
Après avoir réussi à mettre la main sur les fautifs... j'avais retrouvé ma petite quiétude...
Jusqu'à ce que ces derniers jours, je me retrouve à nouveau avec des cailloux sur ma terrasse, des branches au devant de ma porte... et qu'hier, alors que je me trouvais dans mon atelier, je perçoive nettement des bruits de choc contre les murs.
Je sors précipitemment, et je vois déguerpir une bande de gamins qui escaladent le talus en direction de Baudiaca.
Le vieux bonhomme que je suis s'empare d'un long bâton dont sa terrasse a hérité au même titre que les cailloux, et tel le père Fouettard, je prends en chasse les malandrins.
Qui courent plus vite que moi, forcément!
Et qui s'éparpillent dans le lotissement.
Mais ayant choisi de "courser" une gamine plus lente que les autres, je parviens avec quelque retard jusqu'à la porte de sa maison.
Toujours muni de mon bâton et fort essouflé... je sonne.
La maman m'ouvre.
J'explique le pourquoi de ma venue.
La dame appelle sa fille qui fond en larmes.
"C'est pas moi, j'ai rien jeté!
- Ben tant pis, tu n'as pas fait ton boulot. Tu aurais dû dire à tes copains que ce n'était pas bien Tu vas commencer par t'excuser auprès du monsieur!"
Après quoi, j'ai demandé si je pouvais "embarquer" la gamine afin qu'elle me conduise vers le domicile des autres compères.
Seconde maison.
Accueil presque similaire, avec remontée de bretelles.
Troisième maison...
Je suis accueilli à la porte du garage, par une dame tout sourire. Ben voyons!
Et qui, avant même que j'aie expliqué quoi que ce soit, me dit tout de go:
"Ben il est monté dans sa chambre, il ne veut pas descendre."
Et moi, furibard:
"Mais c'est ça toute l'autorité que vous avez sur vos enfants???"
Au fond du garage, le père, passif, les mains dans les poches, qui ne décoince pas un mot.
J'ajoute alors:
"Mais qu'est-ce que vous avez l'intention de faire?
- Ben j'sais pas... on.. on lui dira... on lui dira que c'est pas bien..
- Et c'est tout?
- Ben... Heu... "
Devant une telle "connerie", j'ai tourné les talons... sans oublier de préciser que si je chopais un autre de ces loustics, c'était mon pied au cul illico... et que je mettais en place dès aujourd'hui un dispositif capable d'identifier les éventuels contrevenants.
Je ne sais pas si ma démarche aura un effet positif...
Mais ne vous avais-je pas laissé entendre en préambule qu'il existait plusieurs façons "d'éduquer" les enfants?...
La bonne...
Et la moins bonne.
Je vous laisse choisir celle qui vous semble la plus pertinente!
-
Quand c'est l'heure du thé...
En ce matin de mai particulièrement "chaleureux", je suis monté une première fois vers le Montaigu, où j'ai lancé mon Solius.
Au second vol, j'ai mis en route la caméra Mobius arrimée sur ma casquette...
Et puis j'y suis retourné cet après-midi... afin de tester le stabilisateur de vol acheté chez Hobby King.
http://www.hobbyking.com/hobbyking/store/__38543__OrangeRX_RX3S_3_Axis_Flight_Stabilizer_V2_V2_1_firmware_V_tail_Delta_AUX_.html
Et là, y'a pas photo: le vol est nettement plus stable, plus fluide...
Il me faut également signaler que durant quelques minutes, mon planeur a partagé une ascendance avec un oiseau échassier, qui me faisait penser à une cigogne. Mais ce n'était certainement pas un héron, reconnaissable à son cou replié quand il vole.
Et pendant que je faisais évoluer mon modèle, j'entends soudain des pas derrière moi.
Je me retourne furtivement, et je vois un monsieur en tenue estivale, lunettes de Mickey relevées, short, chaussures et chaussettes de ville...qui entame la conversation.
A son accent, je comprends qu'il n'est pas Français.
Je lui demande d'où il vient: "Irlande..." me dit-il fièrement
Puis au cours de nos échanges dans un franco-anglais assez hilarant, il me dit avoir quand même eu peur.
M'expliquant (Je vous fournis directement la traduction, vaut mieux!): "Je croyais que c'était un vrai planeur, et je me disais que le pilote était en bien mauvaise posture à une altitude aussi faible!"
Il m'explique également que tout près de chez lui se trouve un club de modélisme, et qu'il trouve nettement plus sympathique le bruit émis par mon moteur électrique... ajoutant que les moteurs thermiques lui pètent les oreilles... "Et je ne parle pas des mini-réacteurs, dit-il, c'est affolant."
Au loin, il aperçoit une tache blanche sur l'horizon, me demandant de quoi il s'agissait.
"C'est la Dolomie Française, carrière qui produit des ingrédients pour le ciment.
- Ils travaillent pour Lafarge?" me questionne-t-il alors. (Ce qui prouve qu'il avait compris ce que je lui disais)
Puis regardant sa montre, il me fait:
"Ah! Désolé de vous quitter, mais c'est l'heure du thé!".
Un bref coup d'oeil en direction de ma tocante digitale, qui affiche 16h58!!!
Quelques instants plus tard, je fais atterrir mon modèle, et je vais me réfugier à l'ombre afin de profiter de la tranquillité du site.
J'aperçois soudain mon Irlandais qui sort de son mini-camping-car... et le voilà qui se met à secouer violemment deux arbustes.
Quid?
C'est en le voyant revenir avec ce qui paraît être un filet dans les mains que je saisis soudain le but de la manoeuvre: il a l'intention d'installer un hamac.
Sacré bonhomme!
J'effectue un second vol...
Atterrissage... démontage et rangement du modèle dans le coffre de toit.
Et lorsque je passe devant lui en voiture, il lève une main amicale pour me dire au revoir.
Good bye, mister Irish man!
Have fun in France...
Toujours est-il que des rencontres comme celle-là, moi, j'en redemande!
Duxford, Pomp and circonstance
Ce matin, alors que j'étais encore douilletement lové au creux de mon lit, et jugeant qu'il était encore trop tôt pour me lever, je dépose mon casque audio sur les oreilles... et ...
France Musique diffuse la marche N°1 composée par Sir Edward Elgar... juste au moment où, comme en communion avec l'orchestre, le public reprend en choeur le puissant et célèbre refrain.
Presque élevé au rang d'hymne national par nos voisins britanniques.
Sir Edward Elgar - Pomp and Circumstance March No.1
C'est alors que me reviennent en mémoire les fabuleuses images emmagasinées à Duxford lors d'un des nombreux meetings auxquels j'ai eu le bonheur d'assister.
Et terminant le spectacle en apothéose, cet imposant et grandiose défilé composé par tous ces vieux avions disposés dans un "box" impeccable vrombissant au-dessus de nous...
Avions et pilotes étroitement liés dans la mémoire collective à la victoire des Alliés... et au refus de plier sous le joug nazi.
Avec comme musique d'accompagnement?
Le concerto pour moteurs Rolls-Royce en harmonie avec la marche N° 1 de Sir Elgar que diffuse la puissante sono.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui... veille du 8 mai, date ô combien symbolique.
Et si j'ajoute que la matinée débute aussi avec le soleil...
Have fun!
/image%2F0552751%2F20150614%2Fob_f96615_twizy-charge.jpg)




















/image%2F0552751%2F20150514%2Fob_07ba5b_heron-voli23.jpg)
/image%2F0552751%2F20150514%2Fob_dec87e_heron-voli21.jpg)
/image%2F0552751%2F20150514%2Fob_a839f4_heron-voli24.jpg)
/image%2F0552751%2F20150514%2Fob_cc4aae_heron-voli22.jpg)


/image%2F0552751%2F20150514%2Fob_b1c68c_heron-voli25.jpg)
/image%2F0552751%2F20150514%2Fob_b9bc7d_heroni5.jpg)
/image%2F0552751%2F20150514%2Fob_c0c240_heroni6.jpg)








/https%3A%2F%2Fwww.flyinglegends.com%2Fmedias%2F2014%2F02%2FTheAircraft-560x393.jpg)
/https%3A%2F%2Fwww.flyinglegends.com%2Fmedias%2F2014%2F02%2FA4-360x257.jpg)